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Moloch« Quelque part au monde il y a encore des peuples et des hordes, mais pas chez nous, mes frères : là il y a des États.
État ? Qu’est-ce que cela ? Eh bien ! Ouvrez vos oreilles, car je vais vous dire comment je vois la mort des peuples.
État, ainsi s’appelle le plus froid de tous les monstres froids. Il ment froidement, et ce mensonge bave de sa bouche : « Moi, l’État, je suis le peuple. »
Quel mensonge ! Ceux qui fondèrent les peuples étaient des créateurs et ils surent suspendre une foi et un amour au dessus d’eux; ainsi furent-ils des serviteurs de la vie.
Mais ceux qui tendent des pièges à la multitude et les appellent « État » sont des destructeurs : c’est un glaive et cent convoitises qu’ils suspendent au-dessus d’eux.
Là où il y a encore quelque chose qui mérite le nom de peuple, on ne comprend pas l’État et on le hait comme le mauvais oeil et comme une insulte aux bonnes mœurs et aux droits. Je vous donne ce signe : chaque peuple parle son propre langage sur le bien et sur le mal, un langage que le voisin ne comprend pas. Il s’est inventé ce langage à travers l’évolution des mœurs et des droits.
Mais l’État ment dans toutes les langues sur le bien et le mal. Quoi qu’il dise, il ment ; et quoi qu’il possède, il l’a volé. »

(Nietzsche. Ainsi parlait Zarathoustra)

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« La logique de l’État-nation est une logique fermée, centralisatrice, fondée sur une souveraineté unitaire et indivisible, qui ne fait aucune différence entre citoyenneté et nationalité. Le jacobinisme en représente l’une des formes les plus typiques (…). Il y a dans l’État-nation, une forte dimension relevant de l’individuo-universalisme. Le fédéraliste et régionaliste Frédéric Amouretti mettait déjà en garde en 1900 contre ceux qui font profession de « louer l’uniformité au nom du patriotisme », y voyant une justification indirecte de l’ »uniformité internationale ». La logique de l’Empire est au contraire une logique ouverte, fondée sur la souveraineté partagée, qui attribue une large autonomie à ses différentes composantes. L’unité, dans cette perspective, ne se paie pas du prix de la suppression des différences ; l’intégration ne se ramène pas à l’assimilation. Ce sont ces principes que l’on trouve historiquement incarnés dans l’Empire romain, l’Empire Byzantin, le Saint-Empire romain germanique, l’empire des Hohenstaufen et celui des Habsbourg, voire l’Empire ottoman (avec le système du « millet », relatif aux minorités religieuses autonomes protégées) mais certainement pas dans les impérialismes modernes, qui ne sont que des nationalismes agrandis, infatués d’eux-mêmes. Dans le fédéralisme moderne, il n’y a évidemment plus d’empereur, mais c’est quand même du modèle impérial que l’on est le plus proche, et non du modèle stato-national. La construction politique se fait à partir de la base, non à partir du haut. Il y a à mon sens une très forte cohérence logique entre le fédéralisme, le principe de subsidiarité, le localisme, la défense des régionalismes et des autonomismes, les perspectives d’économie autocentrée et relocalisée, et aussi la démocratie participative (ou démocratie de base) comme meilleure façon de suppléer aux défauts de la démocratie représentative parlementaire. Drieu La Rochelle disait en 1922, dans « Mesure de la France », que l’Europe se fédérera, ou elle se dévorera, ou elle sera dévorée ». C’est également mon avis. »

Alain de Benoist. Mémoire vive . Éditions de Fallois.

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« L’instinct de conservation de l’espèce est à l’origine de la formation de communautés humaines. L’État est donc un organisme racial, non pas une organisation économique : cette différence est aussi profonde qu’elle est peu compréhensible, surtout pour les pseudo-hommes d’État actuels. Ils croient qu’on peut construire l’État par des moyens économiques alors qu’en réalité, il n’est jamais que la résultante des forces qualitatives qui maintiennent l’espèce et la race sur la voie que lui indique l’instinct de la conservation ; ces qualités dont nous parlons sont des vertus héroïques et non pas un égoïsme mercantile, car, pour conserver l’existence d’une espèce, il faut d’abord être prêt à sacrifier l’individu.

Il est nécessaire de sacrifier l’existence individuelle pour assurer la conservation de la race. Pour former et maintenir un État, il y a donc une condition primordiale, c’est qu’il existe un sentiment de solidarité, reposant sur une identité de caractère et de race, et qu’on se montre résolu à le défendre par tous les moyens. Chez les peuples qui possèdent en propre un territoire, on arrive ainsi à acquérir des vertus héroïques, et chez les parasites, à une hypocrisie mensongère et à une cruauté perfide ; -à moins qu’on ne dise que ces caractéristiques sont innées et que la différence des formes politiques n’en est que la preuve. Mais, du moins au début, la fondation d’un État doit toujours résulter d’une manifestation de ces qualités. Les peuples qui succombent dans la lutte pour la vie, qui deviennent esclaves et se condamnent ainsi à disparaître tôt ou tard, sont ceux qui manifestent le moins de vertus héroïques dans cette lutte, ou qui sont victimes de la ruse et de la perfidie des parasites. Même dans ce dernier cas d’ailleurs, il s’agit moins en général d’un manque d’intelligence que d’un manque de résolution et de courage, dissimulé sous une apparence de sentiment humain. »

 

(une intéressante approche des problèmes actuels, signée Adolf Hitler, et qui aurait tout aussi bien pu être écrite aujourd’hui!)

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« – Crois-tu, dit le Grec, que si vous aviez gagné cette guerre, vous auriez fondé un véritable État, comme Rome ?

Mais le druide s’esclaffe.

– Un État ? Comme Rome ? Quelle abomination ! Oh non, quelle épouvantable chose qu’un État ! Ce n’est pas du tout de cela que je te parle ! As-tu rencontré un seul Celte capable d’être un citoyen ?. C’est bon pour les Grecs et les Romains, cette chose abstraite et grégaire, cette chose petite et sans couleur ! Un citoyen ! Cette outre pleine de vent, et toute pareille aux autres ! Un Celte qui perdrait sa couleur et sa liberté perdrait la vie ! Un pouvoir, d’accord, tant que l’on peut mettre à mort le roi qui s’en rend indigne ! Un Empire, d’accord, tant que l’on peut y dénombrer des tribus toutes différentes, avec pour chacune ses petits chefs ! Mais un État … une organisation étatique … quelle absurdité insupportable pour des hommes libres ! Quelle contrainte vide et  déracinée ! Pourrions nous devenir comme les légionnaires de Rome, des fourmis toutes identiques, des fourmis serviles qui ne savent plus bien pour qui ni pourquoi elles meurent ? Sans tribu, sans roi, sans fief ? De qui est-on l’obligé quand on n’a plus de roi ? Peut-on vivre et mourir pour l’un de ces démagogues, l’un de ses fantoches en toge que l’opinion publique mène comme des marionnettes, et qui se gargarisent de leur civisme ? Et puis ce serait trahir les lois de la nature, la nature si imaginative qui a fait en sorte que personne ne marche au même pas… Donnerais-tu la même nourriture et la même loi à l’aigle, à l’ours, au loup, au cochon sauvage ? Donne à manger des glands au loup, il en mourra ! Oblige un aigle à courir dans les fourrés et ses ailes se briseront, ses serres deviendront des moignons, il ne sera plus un aigle ! L’État… Quel crime contre nature est-ce là ? Et quand on déciderait de commettre ce crime, sur quel animal ajusterait-on la conduite de tous les autres ?

Non, mon ami, le prodige dont je te parle, c’est l’aigle, l’ours, le loup, le cochon, la forêt entière s’armant contre l’intrus qui la mutile et qui la broie ! Un Cadurque et un Breton combattant côte à côte, voilà la merveille ! Voila la vraie force conforme aux lois sacrées de la nature ! Mais par quelle logique absurde l’ours chercherait-il à être chien ? Mais par quelle logique absurde le Cadurque chercherait-il à être Breton ? L’union n’est pas l’uniformité ! Est-il nécessaire d’être tous identiques pour défendre la même cause, et pour combattre ensemble, de manger le même foin aux mêmes heures ? »

Cécile Guignard-Vanuxem. Vercingétorix, le défi des druides. Ed.Cheminements

 

(ce texte admirable est dédié à tous ces cons et toutes ces connes qui n’ont que le mot « citoyen » à la bouche  ! (idem pou  l’adjectif  « républicain » ! )

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« – Crois-tu, dit le Grec, que si vous aviez gagné cette guerre, vous auriez fondé un véritable État, comme Rome ?

Mais le druide s’esclaffe.

– Un État ? Comme Rome ? Quelle abomination ! Oh non, quelle épouvantable chose qu’un État ! Ce n’est pas du tout de cela que je te parle ! As-tu rencontré un seul Celte capable d’être un citoyen ? C’est bon pour les Grecs et les Romains, cette chose abstraite et grégaire, cette chose petite et sans couleur ! Un citoyen ! Cette outre pleine de vent et toute pareille aux autres ! Un Celte qui perdrait sa couleur et sa liberté perdrait la vie ! Un pouvoir, d’accord, tant que l’on, peut mettre à mort le roi qui s’en rend indigne ! Un Empire, d’accord, tant que l’on peut y dénombrer des tribus toutes différentes, avec pour chacune ses petits chefs ! Mais un État … une organisation étatique… quelle absurdité insupportable pour des hommes libres ! Quelle contrainte vide et déracinée ! Pourrions nous devenir comme les légionnaires de Rome, des fourmis toutes identiques, des fourmis serviles qui ne savent plus bien pour qui ni pourquoi elles meurent ? Sans tribu, sans roi, sans fief ? De qui est-on l’obligé quand on n’a plus de roi ? Peut-on vivre et mourir pour l’un de ces démagogues, l’un de ces fantoches en toge que l’opinion publique mène comme des marionnettes, et qui se gargarisent de leur civisme ? Et puis ce serait trahir les lois de la nature, la nature si imaginative qui a fait en sorte que personne ne marche au même pas… Donnerais-tu la même nourriture et la même loi à l’aigle, à l’ours, au loup, au cochon sauvage ? Donne à manger des glands au loup, il en mourra ! Oblige un aigle à courir dans les fourrés et ses ailes se briseront, ses serres deviendront des moignons, il ne sera plus un aigle ! L’État … Quel crime contre nature est-ce là ? Et quand on déciderait de commettre ce crime, sur quel animal ajusterait-on la conduite de tous les autres ?

Non, mon ami, le prodige dont je te parle, c’est l’aigle, l’ours, le loup, le cochon, la forêt entière s’armant contre l’intrus qui la mutile et qui la broie ! Un Cadurque et un Breton combattant côte à côte, voilà la merveille ! Voilà la vraie force conforme aux lois sacrées de la nature ! Mais par quelle logique absurde l’ours chercherait-il à être chien ? Mais par quelle logique absurde le Cadurque chercherait-il à être Breton ? L’union n’est pas l’uniformité ! Est-il nécessaire d’être tous identiques pour défendre la même cause, et, pour combattre ensemble, de manger le même foin aux mêmes heures ? »

Cécile Guignard-Vanuxem, Vercingétorix. Le défi des Druides. Éditions Cheminements.

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