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Jean-Jacques Matringhem : « Contre le cosmopolitisme et le métissage généralisé, Saint-Loup propose cette forme d’ethno-différencialisme qu’est le concept de « patrie charnelle » : une communauté ethniquement homogène sur un territoire délimité par l’histoire, la langue et les coutumes. Cette notion politique permet, bien mieux que l’état-nation ou le concept universaliste de « citoyen du monde » de préserver les différences, ou pour mieux dire, les identités. La patrie charnelle est le rempart à l’impérialisme et à l’uniformisation, fille perverse du multiculturalisme ultra-libéral. »

Philippe Randa écrit : « L’œuvre de Saint-Loup qui me fut une révélation -le mot n’est pas trop fort- est le cycle des patries charnelles. C’est lui qui devait me faire prendre conscience de la nécessité d’une Europe des ethnies -l’Europe aux cent drapeaux!- seul rempart contre l’avènement d’un grisâtre cosmopolitisme . »

Pour Jean-Jacques Mourreau : « la lutte pour les patries charnelles ne relève pas de la frigide rationalité, mais de la passion, de la volonté et du rêve de quelques hommes, à la fois activistes et poètes, qui ont la nostalgie d’un devenir identitaire. »

Jérôme Bourbon, directeur actuel de Rivarol, est, lui, complètement réticent : « On le sait, car il s’agit d’un vieux débat, l’exaltation du paganisme, de l’européanisme, du révolutionnarisme, du séparatisme régionaliste est à l’évidence aux antipodes du nationalisme à la française dont les références principales, sinon exclusives, sont capétiennes et chrétiennes. Mais de plus, et l’on rejoint là un débat très actuel, le mondialisme n’a-t-il pas aujourd’hui intérêt à promouvoir, fut-ce artificiellement, tous les régionalismes et les irrédentismes afin d’affaiblir l’État-nation, structure la mieux adaptée pour résister à toutes les agressions tant intérieures qu’extérieures ? »

Francis Bergeron, l’auteur du « Saint-Loup. Qui suis-je ? » chez Pardès abonde dans le sens de Bourbon : « le thème de la résurrection de patries charnelles dressées contre les États paraît aujourd’hui illisible quand l’uniformisation d’un monde devenu quasiment unipolaire menace tous les États. »

Aymeric Chauprade prend le contrepied : « Les capitalistes de Londres et de New York contribueront au déchaînement des nationalismes continentaux (français, allemand, russe) dont le seul but est de ruiner le projet européen (de la France jusqu’à la Russie) par crainte de voir le développement européen abattre la domination anglo-saxonne. »

Tandis que Pierre Vial prend lui aussi position pour « les patries charnelles qui heurtent le nationalisme hexagonal de l’auteur [Francis Bergeron], par ailleurs dubitatif sur la réalité de leur existence, alors qu’elles sont selon nous le seul mythe fondateur capable de résister au mondialisme, sur l’air bien connu du « vivre et travailler au pays »… »

Georges Feltin-Tracol ne dit pas autre chose : « j’exècre l’actuelle U.E. Atlantiste, libérale, bureaucratique, centralisatrice, soumise au Diktat du marché et pétrie de l’idéologie totalitaire des droits de l’homme parce que je suis européiste, identitaire et fédéraliste. Les souverainistes l’accusent d’être « fédérale ». C’est faux. Elle est en réalité « jacobine » puisqu’elle veut abolir toutes les différences substantielles. Conçue et promue par les atlantistes, les mondialistes et les technocrates, l’U.E. N’est qu’une parodie sinistre de l’idée européenne. Souhaitons lui une fin rapide ! D’autres élites, identitaires et alter-européennes celles-là, la refonderont sur des fondements plus réels. »

Entre les deux courants, j’ai fait mon choix depuis longtemps …

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« Qui ne voit pas que l’idéologie républicaine de l’État-nation français est incapable de défendre les peuples de l’Hexagone ? Que la culture et la langue française n’ont pas besoin de cet État-là ? Que déjà une entité, qui a pris cette formidable décision de se doter d’une monnaie et d’un drapeau communs, est un nouvel État en gestation ?

Seule avec 0,9 % de la population mondiale, la France dans un superbe isolement, n’est ni protégeable, ni dynamisante. Déjà 40 000 Français se sont expatriés dans la Silicon Valley, près de San Francisco, remplacés par autant d’immigrés clandestins sans compétence. Quant au modèle de l’ »Europe des nations » sans transferts de souveraineté, ce serait une coquille vide où les Américains, « première puissance européenne » comme ils aiment à le répéter, joueraient à diviser pour régner. Pour nous affirmer et résister dans le difficile siècle qui s’annonce face aux grands blocs planétaires, c’est un Empire qu’il nous faut, pas une association diplomatique de petites ou moyennes nations pseudo-indépendantes (qui ne s’entendront jamais entre elles) sur le modèle obsolète du Congrès de Vienne de 1815.

Ceux qui pensent qu’un État impérial et fédéral européen va « tuer la France » confondent plan étatique et plan ethno-culturel. Ils professent des conceptions mécanistes et figées des appartenances. La disparition de l’État parisien, pour l’appeler par son nom, ne menacera en rien la vigueur et l’identité des peuples de l’ancienne Gaule. Au contraire, elle les renforcera.

Dans la perspective d’un futur État européen fédéral (et impérial, ce qui va de pair) la notion étatiste française du « droit du sol », héritée de la Révolution, devra reculer. Tout simplement parce que les traditions britanniques, espagnoles, allemandes, slaves, etc. sont beaucoup plus proches du droit du sang, et que l’État français devra abandonner une partie de ses prétentions universalistes. L’attachement obstiné à l’État français jacobin, qu’on soit de gauche ou de droite, signifie laisser le champ libre à l’automaticité de naturalisations massives. Les naturalisés, en panne d’intégration, ne se sentent nullement « français », mais toujours Arabes ou Africains. Eux raisonnent en termes ethniques.

Déjà aujourd’hui, hélas, il est question en Allemagne d’adopter, sous l’influence de la gauche française et par culpabilisation chronique, le droit du sol. Mais dans la perspective d’une Fédération fondée sur des régions autonomes aux racines traditionnelles (et ne dépendant plus mentalement de l’idéologie jacobine désincarnée et du cosmopolitisme de la Révolution française), la Bavière, le Palatinat, la Bourgogne o l’Occitanie, redevenus entités ethniques, pourront se débarrasser plus facilement de ce tabou contre le droit du sang et l’inscrire dans leurs législations.

Le passage à un État fédéral ne détruira pas non plus la substance charnelle de la France mais la renforcera. Comment ? En redonnant vie à des régions autonomes, Bretagne, Normandie, Provence… qui retrouveront ainsi dans la maison commune européenne leur personnalité. Dans une Europe fédérale, la France, de nouveau, redeviendrait ce qu’elle est dans son essence : la Gaule. »

Guillaume Faye, l’Archéofuturisme. L’Aencre.

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