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Crise-euro-Union-européenne

« L’Europe est notre véritable patrie, culturelle, historique, ethnique, civilisationnelle, qui surplombe et englobe les patries nationales ou les patries charnelles.
Il s’agit de faire enfin de l’Europe un sujet de l’histoire. Il convient dès maintenant de se définir d’abord comme Européens, avant de se déterminer selon une nationalité juridique, tout simplement parce qu’un étranger peut se dire Belge, Allemand ou Français, mais beaucoup plus difficilement « Européen » (ou Castillan, Breton, Bavarois, etc.). L’Europe doit donc se penser comme la première communauté de destin qui, désormais, au cours du XXIe siècle devra se substituer à celles des États-nations.
D’ailleurs les autres peuples de la Terre nous envisagent de plus en plus comme Européens et non plus comme Allemands, Italiens, Français, etc. Le regard des autres est un signe qui ne trompe pas. Dans un monde planétarisé, en proie au choc des civilisations, l’Europe, démographiquement déclinante, victime de menaces mortelles, doit impérativement se regrouper pour survivre parce qu’isolés et menant chacun leur politique, ses États-nations ne font plus le poids dans un monde où toute entité de moins de 300 millions d’habitants ne pourra plus assurer son indépendance.
Or, l’Union européenne actuelle est un objet rampant non identifié et bâtard.
Les défauts rédhibitoires de l’Union européenne actuelle sont bien connus : bureaucratisme réglementaire allié au libre-échangisme planétaire, soumission globale aux États-Unis, abandon des souverainetés nationales au profit d’un « machin » sans consistance politique ni volonté, comportement erratique d’une monnaie commune sans direction, multiracialisme affiché, immigrophilie, etc. Le procès est connu. Les institutions de l’Union européenne actuelle desservent tous les intérêts des peuples européens. Mais un retour à une Europe des États-nations cloisonnés ne semble pas envisageable. L’État-nation français n’a jamais su préserver l’identité des peuples de France. C’est lui qui, le premier sous le coup de son idéologie cosmopolite, a ouvert la porte à la colonisation allogène. Nous sommes donc en face d’un terrible dilemme : la France ou l’Europe ? En réalité, la question est mal posée. Il faut se demander, en « dépassant » par le haut, et non par le bas, cette contradiction : comment faire l’Europe, la véritable Europe sans défaire ni renier la France ? La réponse est la suivante : c’est l’État français qui est critiquable, pas la France en tant qu’entité historique et culturelle. D’autre part ce n’est pas parce que l’organisation européenne actuelle est mauvaise qu’il faut renoncer à construire une autre Europe. »

(Guillaume Faye. Pourquoi nous combattons.)

europe-

« Les sciences naturelles modernes nous enseignent que la réalité du monde constitue un processus d’expansion sur quatre dimensions. Aux trois dimensions spatiales, il faut ajouter celle du temps, donc du mouvement dans le cours de la transformation des événements vers une direction et une relation d’échange. Lorsqu’on veut concevoir la réalité comme un tout, il ne faut pas considérer les données d’une situation seulement d’après leurs relations spatiales. On doit les estimer en tant que position temporelle d’après leurs caractéristiques évolutives, donc dans le contexte de l’évolution, prendre en compte le cours suivi et le degré potentiel de mouvement.

Cela est aussi bien valable pour la désignation physique du concept d’Europe que pour l’estimation de sa situation spirituelle, son organisation comme potentiel énergétique riche, divers et comme image de pouvoir au sein de la politique internationale.

L’Europe signifie plus que ses frontières géographiques changeantes, plus que ses types de gouvernements différents et ses migrations de peuples, plus que ses faits culturels et sa force de production économique. C’est une résultante de toutes ces données partielles, multipliée par la capacité à déployer des moyens et performances en sommeil qui furent jusque là anéantis par la division, l’étranglement et la désaffection. »

Theodor Soucek. L’Europe nous appelle. Éditions du Lore.

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NRH 65

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empire

« Empire : voilà un mot qui résonne fortement dans notre imaginaire. En bien, pour beaucoup d’entre nous, affamés de grandeur. En mal pour d’autres, effrayés par ce que la grandeur implique, inévitablement. Et aussi parce que certains assimilent aujourd’hui le mot Empire à la prétention hégémonique des États-Unis, confondant ainsi Empire et impérialisme. Nous laissons donc de côté cet usage abusif du mot pour nous attacher aux réalités historiques qu’il recouvre dans la tradition européenne et aux perspectives qu’il ouvre pour notre Europe des patries charnelles.

La notion d’Empire est un fil conducteur qu’on peut suivre tout au long de l’Histoire européenne -même si, comme le montre Jean Haudry, elle déborde les limites de notre continent. Elle a nourri nombre de grands desseins, d’autant qu’elle est porteuse d’une force, celle du mythe, qui mobilise les imaginaires et les volontés. Napoléon l’avait bien compris, lui qui, comme l’a magistralement analysé Jean-Claude Valla (…), a revendiqué avec force l’héritage carolingien et s’est posé en successeur de Charlemagne, entre autres par certains gestes forts hautement symboliques : devenu empereur des Français, ayant à sa botte le pape, il coiffe la couronne des rois lombards … et donne à son fils le titre de roi de Rome.

Aujourd’hui la magie des mots peut encore déboucher sur des visions d’avenir. Un Empire eurosibérien, regroupant sous une forme confédérale les peuples blancs de l’Atlantique au Pacifique, n’habite-t-il pas notre vision ethnopolitique du monde ? »

Pierre Vial

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indo-européens

« Que l’européanité soit une réalité, cela se manifeste déjà au niveau primaire des sensations. Au contact de l’altérité se perçoit l’identité.

Mais l’européanité est attestée aussi par l’histoire et le caractère transnational des grands faits de culture. Au-delà d’un art rupestre spécifique à toute l’Europe voici déjà 30 000 ans, au-delà des pierres levées et des grands poèmes fondateurs, ceux des Hellènes, des Germains ou des Celtes, il n’y a pas une seule grande création collective qui, ayant été vécue par l’un des peuples de l’ancien ‘espace carolingien, n’a pas été vécue également par tous les autres. Tout grand mouvement né dans un pays d’Europe a trouvé aussitôt son équivalent chez les peuples frères et nulle part ailleurs. A cela on mesure une communauté de culture et de tradition que ne peuvent démentir les conflits inter-étatiques. Les poèmes épiques, la chevalerie, l’amour courtois, les libertés féodales, les croisades, l’émergence des villes, la révolution gothique, la Renaissance, la réforme et son contraire, l’expansion au-delà des mers, la naissance des États -nations, le baroque profane et religieux, la polyphonie musicale, les Lumières, le romantisme, l’univers faustien de la technique ou l’éveil des nationalités… En dépit d’une histoire souvent différente, les Slaves de Russie et des Balkans participent aussi de cette européanité. Oui, tous ces grands faits de culture sont communs aux Européens et à eux seuls, jalonnant la trame d’une civilisation aujourd’hui détruite. »

Dominique Venner. Histoire et tradition des Européens. Du Rocher.

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Dominique Venner, répondant à un de ses lecteurs de 21 ans qui, dans le dernier numéro de la NRH, lui demande : « Que faire ? »

« N’attendez pas de moi des recettes pour l’action. Attendez de moi que je dise Symmachorumqu’elle est la vocation de votre génération. Si vous éprouvez le désir d’une action politique, engagez-vous, mais en sachant que la politique a ses propres règles qui ne sont pas celles de l’éthique. Quelle que soit votre action, il est vital de cultiver en vous, chaque jour, ce qui doit devenir, par répétition, une foi indestructible. Une foi indestructible dans le devenir européen au-delà de la période présente. Je songe souvent au désespoir de Symmaque, appelé « le dernier Romain », l’un de nos ancêtres spirituels. J’ai évoqué ce personnage bien connu dans « Histoire et tradition des Européens ». Symmaque, grand aristocrate romain, vivait à la fin du IVe siècle, époque sinistre entre toutes. Il est mort en témoin désespéré de l’ancienne romanité. Il ignorait que l’esprit de la romanité, héritier lui même de l’hellénisme, renaîtrait par la suite sous des formes nouvelles. Il ignorait que l’âme européenne, autrement dit l’esprit de l’Iliade, est éternelle à l’échelle humaine (qui n’est pas celle de la physique astrale). Nous qui connaissons l’histoire sur quelques milliers d’années, nous savons ce que Symmaque ne savait pas. Nous savons qu’individuellement nous sommes mortels, mais que l’esprit de notre esprit est indestructible, comme celui de tous les grands peuples et de toutes les grandes civilisations. Pour les raisons que j’ai souvent expliquées (conséquences du Siècle de 1914), ce n’est pas seulement l’Europe de la puissance qui est en sommeil. C’est avant tout l’âme européenne qui est en dormition. Quand viendra le réveil ? Je l’ignore, mais de ce réveil je ne doute pas. L’esprit de l’Iliade est comme une rivière souterraine toujours renaissante et intarissable. Parce que cela est vrai, mais invisible, il faut se le répéter soir et matin. »

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«  (…) les Musulmans apparaissent en France, occupent le Languedoc et poussent leurs razzias jusqu’à Autun. (…) après leur victoire, les Arabes ne se sont point mêlés aux peuples de civilisation supérieure qu’ils avaient subjugués : ils ont continué à les dominer de haut, à les traiter comme un ramassis d’êtres inférieurs, dégradés , misérables, qu’on tolère mais qui vivent dans l’abjection. C’est qu’ils apportaient avec eux une foi nouvelle, simple et combative, qui les rendait inassimilables. (…) la guerre sainte devient une obligation morale. Entre fidèles et infidèles, la barrière est infranchissable.

(…) En 732, l’Aquitaine est envahie. Le duc Eudes est vaincu sur les bords de la Garonne, Bordeaux occupée, ses églises brûlées. Puis, l’ouragan fond sur Poitiers. La ville résiste. Charles Martel campe avec l’armée de secours. Enfin, un samedi d’octobre, la bataille s’engage ; la cavalerie sarrazine se brise contre les rangs serrés des soldats de Charles ; à la nuit, son chef tué, elle s’enfuit.

La bataille de Poitiers est une date mémorable de notre histoire. Les contemporains en eurent conscience. Un chroniqueur nomme les Francs, les Européens. En effet, en ce jour où il fut décidé que la vieille Gaule ne deviendrait pas sarrazine, comme l’Espagne, c’est bien l’Europe que les Francs ont sauvée. »

Pierre Gaxotte, Histoire des Français. Flammarion

Après Histoire et tradition des Européens, 30.000 ans d’identité et Le siècle de 1914, Utopie, guerres et révolutions en Europe au XXe siècle, Dominique Venner publie un nouveau livre majeur : Le choc de l’histoire : religion, mémoire, identité. « Français d’Europe, Européen de langue française d’ascendance celtique et germanique », Dominique Venner y fait preuve « d’optimisme historique ». Aujourd’hui en « dormition », les nations de civilisation européenne se réveilleront. Fruit d’une profonde méditation en forme de testament intellectuel, Le choc de l’histoire est un livre lumineux que Jean-Yves Le Gallou présente ici aux lecteurs de Polémia :

1- L’Europe en dormition

A la suite de la catastrophe européenne des deux grandes guerres, l’Europe est entrée en dormition en 1945. Elle recule sur tous les plans. Elle est soumise à la puissance américaine. Elle est culpabilisée sous les prétextes de la « Shoah », de la colonisation et de l’esclavage. « Le monde blanc est en recul général ». Les nations européennes se sont vues imposées « la domination sans partage de puissances et d’idéologies étrangères, dont la pseudo-Union européenne est le produit. » Sous couvert de libéralisme le pouvoir est aux mains « d’oligarchies prédatrices associées aux médias ». De plus – et à la différence de l’Inde, du Japon ou de la Chine – « l’Europe n’a pas de religion identitaire ». Car pour l’auteur, si le christianisme porte une part de l’héritage européen, il est universel : et l’universalisme qui fut un atout de l’Europe au temps de sa puissance se retourne contre elle au moment où notre continent subit une immigration de masse.

2- Le cycle historique commencé en 1914 touche à son terme

Comment dans ces conditions être optimiste ? D’abord parce que le cycle historique commencé en 1914 arrive à son terme. En 1917, sur les ruines de l’ordre ancien aristocratique, quatre idéologies sont nées et ont prospéré : le fascisme, le national-socialisme, le communisme et le mondialisme anglo-saxon. Le fascisme et le national socialisme ont disparu en 1945. Le communisme en 1989. Dans Le siècle de 1914 paru en 2006, Dominique Venner prédisait la chute du mondialisme anglo-saxon. Les crises financières à répétition et le désastre budgétaire américain ont confirmé depuis ce point de vue. On peut d’ailleurs se demander si Dominique Venner n’a pas eu tort de dater de 1989 (la chute du communisme) la fin du XXe siècle ; la date à retenir ne serait-ce pas plutôt 2007, le début de la fin de l’empire américain ?

3- La chute de l’Amérique va libérer les nations européennes

Quoiqu’il en soit, la chute de la domination américaine va libérer les nations européennes. Elle va affaiblir leurs oligarchies dominantes (économiques, médiatiques, politiques, culturelles) qui ne sont que le reflet des intérêts de Wall street, du Pentagone et de leurs alliés. Comme les dépêches de Wikileaks le révèlent, elle va permettre de s’affranchir d’un modèle économique technomorphe et marchand, trop réducteur pour être conforme à la mentalité européenne.

4- Face à l’immigration de masse, un réveil civilisationnel

Face à l’immigration de masse les réactions se font aussi jour : « des signes de réveil populaires apparaissent dans toute l’Europe occidentale montrant que les Européens commencent à retrouver une conscience de soi ». La vitalité des partis populistes, partout en Europe, en témoigne. Mais au-delà de cette analyse politique, Dominique Venner souligne à juste titre que l’opposition entre l’Europe et les masses musulmanes présentes sur son sol se cristallise sur le statut et l’image de la femme : pour une raison majeure, ce sont deux civilisations, deux représentations du monde qui s’affrontent. Or « Les grandes civilisations ne sont pas des régions sur une planète, ce sont des planètes différentes » (René Marchand, cité par l’auteur). La réaction à l’immigration ne relève pas d’une vulgaire xénophobie mais d’un réveil civilisationnel.

5-La mémoire identitaire : Homère et les humanités

Cet exemple aide à percevoir le rôle de la mémoire identitaire. La mémoire identitaire qui vient du fond des âges. Dominique Venner donne ici une très belle définition de la tradition. Ce n’est pas la nostalgie, « c’est tout le contraire, ce n’est pas le passé, c’est même ce qui ne passe pas. Elle nous vient du plus loin mais elle est toujours actuelle. Elle est notre boussole intérieure, l’étalon des normes qui nous conviennent et qui ont survécu à tout ce qui a été fait pour nous changer » (…) « L’histoire européenne des comportements pourrait être décrite comme le cours d’une rivière souterraine invisible et pourtant réelle. La rivière souterraine de la tradition ». Et Dominique Venner de revenir sur un de ses sujets de préoccupation : « l’Europe n’a pas de religion identitaire » [puisque le christianisme est universel] mais elle possède une « riche mémoire identitaire ». Pour Dominique Venner la cité grecque et Homère en sont le cœur : Homère qui « nous a légués nos principes de vie : la nature comme socle, l’excellence comme but, la beauté comme horizon ». Sans doute certains pourront-ils être tentés d’élargir ce point de vue à ce que furent les humanités classiques, modèle de l’honnête homme européen de 1500 à 1960.

6- Revisiter l’héritage : monde prométhéen, monde apollinien

Dominique Venner ne nie pas la part de responsabilité de l’Occident dans la domination arrogante du machinisme, de la technique, du commerce ; dans le triomphe de ce que Heidegger appelle le « Gestell », la raison utilitaire. Ce qu’un autre philosophe de l’histoire Spengler appelait la part prométhéenne, la part faustienne de la civilisation européenne. Dominique Venner appelle lui à réhabiliter la part apollinienne de la civilisation européenne qui est caractérisée par l’ordre, la mesure, la maîtrise de soi. Il est aussi permis de penser à Orphée à qui précisément Apollon donna des dons de communion avec la nature. Communion avec la nature que l’auteur évoque en se définissant ainsi : « Je suis du pays de l’arbre et de la Forêt, du chêne et des sangliers, de la vigne et des toits pentus, des chansons de geste et des contes de fée, du solstice d’hiver et de la Saint Jean d’été ».

7- Le cœur rebelle et la bataille des mots

Loin de ces perspectives bucoliques, Dominique Venner n’oublie pas ses engagements de jeunesse dans le combat français sur l’Algérie ; engagement qui lui coûta dix-huit mois de prison en échange… d’une formation historique vécue. Cela vaut au lecteur de beaux passages sur Le cœur rebelle, titre d’un ouvrage paru en 1994. Car le cœur doit être « aventureux » pour se libérer du conformisme du politiquement correct et de la persuasion clandestine de la pub : « Le cœur aventureux se reconnaît à ce qu’il tire son plaisir de ce qui pour les autres serait un enfer ». Comment ne pas penser à la diabolisation et à son parfum capiteux. Autre définition, celle qu’on trouve dans Le Hussard sur le toit de Giono ; « Sois toujours très imprudent, mon petit, c’est la seule façon d’avoir un peu de plaisir à vivre dans notre époque de manufacture. » Dominique Venner souligne ici l’importance du courage moral (très différent du courage physique comme le comportement des militaires en est souvent l’illustration). Un courage moral qui doit être utilisé pour « se libérer de la peur ou de la fascination des mots ». Car le retour sur le devant de l’histoire des nations européennes passe aussi par la bataille du vocabulaire.

8- Le réveil européen : l’inattendu qui vient

Il n’y a pas de nécessité ni de déterminisme historiques. Les uchronies auraient pu survenir. L’effet papillon existe aussi en histoire. Celle-ci est le domaine de « l’inattendu ».Telle est la conviction de Dominique Venner : « Le monde est entré dans une nouvelle histoire où l’imprévu historique retrouve ses droits. Ce qui bouge ne peut-être que favorable à un réveil européen par ébranlement de la puissance suzeraine que sont les Etats-Unis. (…) « Je crois aux qualités spécifiques des Européens qui sont provisoirement en dimension. Je crois à leur individualité agissante, à leur inventivité et au réveil de leur énergie. Le réveil viendra. Quand ? Je l’ignore. Mais de ce réveil je ne doute pas. » N’oublions pas que « les réveils historiques sont toujours très lents, mais une fois commencés, on ne les arête plus ».

9-Le sang et l’esprit

Et en attendant que faut-il faire ? Transmette ! Transmette la vie, transmettre la culture. Génétique et mémétique. Le sang et l’esprit. L’avenir appartient à ceux qui ont la mémoire la plus longue !

Jean-Yves Le Gallou

Source : http://www.polemia.com/index.php

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Henri Fenet : Ancien capitaine SS-Haupsturmführer et porteur du ruban de Chevalier de la croix de fer, commandant le bataillon d’attaque de la 33ème Division des Waffen-Grenadier de la “Charlemagne” à Berlin entre le 23 Mars 1945 et le 2 Mai 1945. Sur 300 combattants de cette unité sortant des combats meurtriers de Poméranie , derniers défenseurs de Berlin, 30 environ ont survécu à cette apocalypse.

Henri Fenet a rejoint le Walhalla le 14 septembre 2002


Allocution officielle de  Henri-Josef Fenet, tenue en langue allemande en 1998 :

Chères Mesdames,
Chers Invités et Amis,
Mes chers Camarades,

En tant que représentant de mes camarades français je désire tout d’abord vous transmettre leur salut fraternel.

Il y a 2 semaines lors de la rencontre annuelle avec nos camarades des Divisions “Horst Wessel” et “Das Reich” nous avons déjà fêté notre vieille camaraderie de combat.

Le Français que je suis se doit aujourd’hui de rappeler à votre souvenir le sacrifice des soldats allemands tombés en Été 1944 sur la presqu’ile du Cotentin.

Nous ne devons pas oublier la fleur de cette jeunesse, en particulier les soldats des divisions L.A.H. et H.J en Normandie, dont le sol français est gorgé de leur sang, et qui sont tombés pour la défense du continent européen.

Est-ce que ce sacrifice a été pour rien ?

Mes camarades, pourquoi et contre qui avons nous combattu ?

Nous avons combattu pour l’Europe, pour une communauté européenne et contre le bolchevisme.

Après un demi siècle, l’histoire vient justifier notre choix. L’empire russe, qui fit trembler le monde entier pendant plus de cinquante ans, est tombé sans intervention étrangère sous le poids de sa faiblesse et de ses erreurs. En comparaison je rappelle qu’ il a fallu mobiliser la planète entière pour venir à bout de la puissance allemande.

Nous avons aussi combattu pour une Europe unie et communautaire et depuis plusieurs années les peuples européens attendent la naissance de cette Europe unie en espérant que cela ne soit pas une fausse couche.

Nous avons jadis tracé le chemin de l’indépendance, pour notre auto-détermination, qu’empruntent maintenant les Européens . Au lieu de gratitude nous n’avons récolté que la persécution. Mais nous n’avons pas de mauvaise conscience. Si la question nous était posée de savoir si nous ne regrettons pas la voie que nous avons suivi, il nous suffirait de répondre: “Churchill a regretté, pourquoi devrions nous, nous aussi regretter ?”.

En effet dans ses Mémoires, Churchill a avoué: “ Le jour de la victoire (Victory Day) j’ai reçu de nombreux messages de félicitations, télégrammes, lettres, appels téléphoniques. Mon cœur était pourtant empli de noirs pressentiments puisque cette victoire dévoilait un danger encore plus grand pour ceux qui avaient désiré l’éviter”.

Ces paroles sont un aveu.

Les vainqueurs alliées se sont comportés comme cet ivrogne qui lorsqu’il pleut saute dans l’eau pour ne pas être trempé.

50 Millions de victimes dans le monde entier pour remplacer Hitler par Staline et pour établir un empire communiste sur la moitié du monde ! Quelle bêtise !

En ce qui concerne les persécutions et la haine qui ont été notre lot dans l’après guerre, Churchill a également prononcé devant le parlement britannique le 28 Octobre 1948 des mots sans ambiguïté: “ Pour ce qui est des ressentiments qui nous viennent du passé, à quelques exceptions près, il nous faut passer l’éponge, aussi difficile que ce soit. Nous devons tirer les conséquences pour l’avenir et penser à notre survie.”

Le même Churchill avait déjà en 1942 écrit a son ministre des affaires étrangères Anthony Eden: « Cela serait une catastrophe incroyable si la barbarie russe envahissait l’Europe » et quand on demanda au Capitaine Liddle Hart, l’ancien conseiller militaire britannique, : “ Comment pourrions-nous à l’avenir empêcher l’Union Soviétique de régner sur toute l’Europe ? Ce dernier répondit : “ Le seul pays qui est en mesure de nous protéger contre la menace russe est justement celui que nous voulons détruire”.

Pour en finir avec les citations de Churchill, je désire encore rappeler son aveu explicite : “Nous avons abattu le mauvais cochon !”

Je le dis encore une fois : les aveux de Churchill nous permettent d’avoir une conscience sereine .

1945 correspond à la plus grande victoire mondiale qui fut. Après la guerre totale, la victoire totale, la puissance totale sur le monde. Les vainqueurs disposaient en même temps, moralement et politiquement des valeurs et des principes, les meilleurs à leur sens pour ériger un nouveau monde, Roosevelt voulait avec Staline un monde où régneraient la paix et la justice. C’était la plus grosse erreur dans toute l’histoire politique. Et cette prétendue grande victoire ne fut qu’une fausse victoire. Ceci a été confirmé par le célèbre historien militaire anglais, le Général Fuller qui affirme: “ La guerre a été gagnée sur les champs de batailles et perdue sur les tables des négociations”

On subit encore les résultat de cette fausse victoire avec le monopole du monde communiste sur la moité de la planète et les guerres civiles et coloniales avec des millions et des millions de sacrifiés.

Juste après la fin de la guerre Eisenhower s’exprima: “ Si durant le temps qu’il me reste à vivre un seul soldat américain tombe encore au combat, alors je serai un Général vaincu”. Et c’est ce qu’il ait advenu. De nombreux soldats sont encore tombés.

Lorsque je n’étais encore qu’un gamin , j’ai appris que les chemins de l’enfer étaient pavés de bonnes intentions. C’est sous cet éclairage qu’il convient de regarder les « valeurs » que nous ont apportées les Alliés : la drogue, le sida, le chômage, la baisse de la fécondité en Occident, la surpopulation en Asie et en Afrique avec, comme conséquence, une transhumance géante de ces populations vers l’Europe. Il y a déjà 35 ans Karl Gustav Jung avait prédit:” Le plus grand danger à l’heure actuelle n’est pas la bombe atomique mais la surpopulation” . Chers Camarades, je vous laisse le soin de conclure vous-mêmes sur ce sujet.

Je désire parler d’autres dangers, et non des moindres, à savoir le déclin des qualités humaines et la perte de notre identité.

Le prix nobel français Alexis Carrel écrivait déjà avant la guerre: “ Le plus important n’est pas la vie, mais la qualité de la vie”

La sagesse vieille comme le monde nous a appris qu’un esprit sain vit toujours dans un corps sain. Dans notre civilisation, la santé des esprits et des corps est depuis des années malade et menacée.

Comme déjà annoncé, le déclin des qualités humaines, le laisser-faire et la destruction des réseaux sociaux, en particulier la famille, le changement des valeurs premières sont des symptômes des maladies dont souffrent les pays de l’Occident. Il faut que nous soyons clair à ce sujet, et sachions que dans les siècles prochains ces maladies seront mortelles. Il manque dans les livres de médecine un chapitre “Pathologie de l’identité”

Encore quelques exemples: Voici une dizaine d’années, plusieurs officiers français de la marine marchande faisant escale à Alexandrie en Égypte. Dans un restaurant des jeunes Égyptiens étaient assis à une table voisine et après quelques minutes une discussion amicale s’était engagée au cours de laquelle un des Égyptiens prévint : “ Vous, les Européens, vous êtes des peuples en déclin….Vous devez laisser la place maintenant à des peuples jeunes, montants et dynamiques“

Un deuxième exemple: l’ancien dictateur algérien Boumedienne déclara il y a quelques années: “ Nous allons conquérir la France, pas avec des armes mais par le ventre de nos femmes”. Emmanuel Kant avait déjà tout compris lorsqu’il écrivit : “ Nous pouvons avec une grande probabilité être sûr que le mélange des ethnies, qui mène tout doucement au nivellement des caractères, sans qu’il soit question de considération philanthropique , sera vraiment nuisible pour l’humanité”

Une dernière question. Que deviendrait l’Europe sans européens ?

De la même manière que les anciens Grecs et les anciens Romains ont disparus, ainsi l’identité européenne est en danger. Celui qui perd son identité n’est plus en mesure de défendre son territoire ni sa sécurité.

Après la guerre les Allemands, en particulier les jeunes ont été obligés de haïr leur identité. Ainsi se développa cette haine, ce complexe de culpabilité suivant une technique qui fut utilisée au moyen âge contre les juifs. Le résultat vous le connaissez tous.

Pour terminer encore un exemple: Déjà il y a 30 ans une jeune fille allemande qui était “au pair” chez-nous souhaitait coucher avec un coloré pour racheter ces remords allemands et cette mauvaise conscience.

Depuis de nombreuses années un complexe de culpabilité européen se développe vis à vis des peuples du tiers monde et avec des résultats identiques. La mort des esprits des peuples est le meilleur moyen pour les obliger à retourner à la servitude ou l’esclavage.

Nous sommes témoins aujourd’hui d’une criminelle entreprise géante de l’histoire mondiale.

C’est ainsi que les sociétés humaines deviendront sous développées. Partout on essayera de supplanter la qualité par la quantité et les anciens peuples seront remplacés par des masses ruminantes et indifférentiables.

L’Europe a toujours eu ses parasites, qu’ils soient riches ou pauvres. De plus l’immigration galopante des peuples a renforcé ce problème. Voilà la parasitisme qui est devenu un nouveau fléau en Europe. Déjà, au 19ème siècle Marx et Engels prêchaient : “Prolétaires de tous les pays unissez-vous pour traire la vache européenne”.

Comme hier, nous sommes porteurs d’ une nouvelle pensée européenne et d’espérances pour une véritable qualité humaine. On a déjà fait beaucoup pour l’environnement mais trop peu pour améliorer la qualité des hommes et guérir les maladies de l’Europe. Nous ne devons pas nous résigner. Malgré toutes les mises en garde pessimistes la réunification de l’Allemagne a eu lieu. Seule cette Europe en laquelle nous croyons sera dans la situation de résoudre ses problèmes, ce que ne seront plus capables de faire des nations indépendantes.

Nous sommes Européens

En tant que français nous avons combattu hier pour l’Europe. Souvent on nous a posé la question: “ Pourquoi avez-vous combattu du côté des allemands ?” Après le tournant de la guerre fin 1942/début 1943 il était clair que toute l’Europe était menacée par l’armée soviétique avec les Alliés aux côtés de Staline : cette menace était un extrême danger pour le destin de notre continent et tout dépendait de l’issue des combats à l’Est. En été 1943, avec l’accord du gouvernement de l’époque, il fut donné aux français la possibilité de s’enrôler comme volontaire dans cette troupe d’élite en Allemagne. La défaite de 1940 a été pour de nombreux jeunes français un découragement terrible, il faut se replacer à cette époque et aller combattre à l’Est dans cette troupe d’élite était une occasion pour oublier ce découragement. Notre amour pour la patrie nous ordonna de coopérer avec les troupes allemandes pour l’avenir de notre pays et la sauvegarde de notre continent européen.

Autrefois ce fût un devoir, aujourd’hui notre fierté.

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(Enlèvement d’Europe d’après Véronèse © Palais des Doges)

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Relayée par Rivarol, lancée par la Nouvelle Droite Populaire ( http://ndp-infos.over-blog.com/ )et Synthèse Nationale, une pétition circule contre l’Europe de Bruxelles : appel national à la sécession

Partisans de l’Europe de la puissance ou partisans de l’Europe des Nations, il ne nous est plus possible d’accepter ce qu’est devenue aujourd’hui l’Europe.

Les récents propos d’une arrogance inouïe de la commissaire poli­tique luxembourgeoise quant à l’affaire des Roms sont la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

■ Sur le plan économique, l’Europe n’est rien d’autre qu’une zone de libre-échange sur le modèle anglo-saxon, incapable de défen­dre les intérêts  de ses peuples face à la mondialisation, incapable d’ériger les nécessaires frontières commerciales qui permettraient de protéger les industries et les emplois européens.

■ Sur le plan financier et bancaire, l’Europe a abandonné toute indépendance face aux intérêts de la finance internationale et s’est placée sous le contrôle d’une Banque centrale qui ne tire sa légiti­mité que d’elle-même.

■ Sur le plan militaire, l’Europe, dont la plupart des membres ap­partiennent à l’OTAN, est une vassale des Etats-Unis.

■ Sur le plan identitaire, l’Europe se révèle incapable de protéger la substance de ses peuples et accepte, voire encourage l’invasion de notre terre.

■ Sur le plan culturel, l’Europe subit la pire des déculturations au profit d’une sous-culture cosmopolite et américanisée.

■ Sur le plan diplomatique, l’Europe, à la remorque des Etats-Unis, ne pèse rien.

■ Sur le plan institutionnel, des nains bruxellois hautains préten­dent dicter leurs décisions aux peuples, relayés par des politiciens complices qui méprisent souverainement la volonté populaire, comme nous l’avons constaté en France avec le traité de Lis­bonne.

Dans le même registre anti-démocratique, Bruxelles prétend dres­ser les peuples européens en imposant une « charte des droits de l’homme européen » parfaitement liberticide.

Cette situation ne peut perdurer. L’Europe de Bruxelles trahit les peuples et les Nations qui la composent. Pour paraphraser Caton l’Ancien, Europa Brusselis delenda est, l’Europe de Bruxelles doit être détruite. La raison, l’honneur et la survie de nos peuples exi­gent que nous entrions en sécession.

Nous voulons que la France fasse sécession et se retire de l’Union européenne telle qu’elle existe aujourd’hui et souhaitons qu’elle entreprenne aux côtés des forces saines des nations européennes la reconstruction d’une nouvelle Europe respectueuse de ses iden­tités et des intérêts de ses peuples.

Pour signer : http://faisonssecession.hautetfort.com/

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Des racines et des elfes

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