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« L’Empire, ou fédération impériale, est l’unification politique de peuples divers sous une autorité souveraine commune, laissant à chaque entité interne son autonomie et sa liberté ultime.

L’Empire fédère, assemble et agrège, mais n’homogénéise pas aveuglément, au contraire de l’État-nation égalitaire. L’ Empire unifie autour de la fonction de souveraineté, tout en préservant la diversité de toutes les autres fonctions. Son existence se justifie par la recherche de la puissance et de la pérennité des peuples qu’il rassemble de façon fédérale en une communauté politique et historique. L’ Empire n’a pas non plus vocation (car c’est une de ses dérives possibles) à devenir un « État mondial », comme c’est le rêve, par exemple, de l’ »islam ou du système de domination occidentalo-américain. Selon notre conception, l’ Empire n’inclut et ne prend en charge le destin que des seuls peuples qui peuvent historiquement, culturellement et ethniquement, se dire et se sentir parties de la même communauté globale.

Il existe pourtant une conception négative -disons suicidaire- de l’Empire : c’est le modèle de l’Empire romain finissant, celui d’après les édits de Caracalla (qui accordèrent la citoyenneté romaine à tous les sujets impériaux, quelle que fût leur origine), c’est le modèle de l’Empire d’Alexandre qui voulait fondre en un seul ensemble Grecs et Orientaux, c’est aussi celui des Empires coloniaux européens qui aboutissent aujourd’hui à la colonisation de l’Europe. Bref, cette forme d’Empire doit être rejetée parce qu’elle est ethnopluraliste et multiraciale, et aboutit toujours à la destruction du peuple-souche et aux conflits intérieurs.

La seule conception positive de l’Empire est celle qui ne l’oppose pas à l’idée de Nation au sens romain de « natifs d’un même grand-peuple ». L’Empire est alors une fédération de nations ethniquement apparentées, une Grande Nation Fédérale, en quelque sorte. Tel est le véritable modèle impérial. L’Empire n’est donc nullement l’ « État-nation » à la fois cosmopolite et centralisé, mais un ensemble de nations libres et fédérées, ethniquement, culturellement et historiquement parentes. L’idée d’Empire n’est donc admissible que si elle échappe à l’universalisme et à son inéluctable dérive vers l’idée d’ « État mondial ».

Bref, sous cette acception, l’Empire est une Fédération décentralisée dotée d’un pouvoir central fort mais limité aux domaines capitaux d’intervention selon le principe de subsidiarité : politique étrangère, protection des frontières, grandes règles économiques et écologiques, etc. Le principe impérial n’est pas uniformisant : ses composantes sont autonomes et peuvent être organisées de manière différente, tout en menant des politiques intérieures propres (justice, institutions, autonomie fiscale, éducation, langue, culture, etc.). Il maintient une unité d’ensemble et un projet de civilisation global. Mais l’Empire ne doit pas se concevoir comme une sorte d’association confédérale floue, totalement hétérogène, ouverte comme un moulin à vent : une discipline d’ensemble est nécessaire, comme une direction politique centrale ferme et claire. En ce sens, l’Union européenne actuelle, simple agrégat administratif sans volonté, est bien loin de représenter l’idée d’Empire.

Les composantes nationales (ou régionales) sont mises en « liberté surveillée ». Elles doivent se plier à la grande politique de l’ensemble et accepter la supériorité du pouvoir central qui, en échange, leur concède leur identité; en sachant que toute nation, conservant sa liberté, peut sortir à tout moment de la fédération impériale. La notion d’Empire suppose celle de projet collectif et de pérennité dans l’histoire. L’Europe serait le cadre idéal pour la constitution d’un Empire, comme regroupement de tous les Européens, dans leur diversité et leur unité. En sachant qu’un futur « Empire eurosibérien », incluant la Russie, devra répondre à cette question cruciale : faut-il fédérer les États-nations actuels ou plutôt de grandes régions ? Quelle que soit la réponse à cette question, l’idée de Fédération impériale semble être, à terme, la seule planche de salut pour les peuples européens menacés ».

Guillaume Faye : « Pourquoi nous combattons »

voir aussi : https://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2008/12/01/visages-de-larcheofuturisme/

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eire

Eurosceptiques irlandais au Parlement européen après le résultat du premier référendum de juin 2008.

Et pourtant, pas plus que le vote des français n’avait été respecté, puisque  nos dirigeants démocrates élus démocratiquement ont ratifié le traité de Lisbonne en complète opposition au « non » qui était sorti vainqueur des urnes, le vote des irlandais ne le sera pas non plus puisqu’un second référendum est organisé demain , 2 octobre pour tenter de revenir sur leur premier « non » et leur faire accepter l’Europe des marchands…

dans le temps, un dirigeant qui avait failli était mis à mort (en Irlande parfois même noyé dans un chaudron pour Samain…)

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Alors que j’attends avec une certaine fébrilité une ou deux petites choses que j’ai commandées et que le facteur tarde à me délivrer, ma boite aux lettres commence à se remplir de professions de foi en vue des élections européennes du 7 juin… aujourd’hui c’était le PS avec un texte d’une affligeante nullité, hier c’était le Front de gauche : pas mieux .. penser que ce sont ces gens là qui président à nos destinées … j’ai jamais pu comprendre …Élections, pièges à cons, ça n’a jamais été aussi vrai que pour ces européennes. Car on ne sait même pas de quelle Europe il s’agit… celle du fric assurément, celle des marchands qui veulent tout uniformiser, car il ne faut pas se leurrer, la droite et la gauche sont objectivement complices, les uns et les autres acharnés à gommer les identités, à promouvoir un gouvernement mondial … et pourtant, l’Europe à laquelle je crois, l’Europe que je rêve, d’autres l’ont rêvée avant moi : l’Europe des Patries charnelles …

Europe des ethnies

« Des idées qui nous sont aujourd’hui familières – enfin et heureusement ! – n’ont pas toujours la longue histoire que certains imaginent. Ainsi en est-il de ce qu’on nomme tantôt l’Europe des régions, tantôt l’Europe des Ethnies, tantôt l’Europe des Peuples, tantôt l’Europe des Patries charnelles, toutes notions assez synonymes surgies d’un combat guère plus ancien, celui de l’Europe des Minorités.

Parce que le XIXe siècle avait vu la naissance de l’unité italienne et de l’unité allemande, certains le nommèrent un peu hâtivement le siècle des Nations. C’était aller vite en besogne et y voir un prélude à cette Europe des Nations qui fut le grand échec du XX ème siècle. C’était oublier une des grandes lois de la nature, donc de la politique : les réalités vivantes ne sont jamais semblables et on ne peut appeler – comme aujourd’hui – du même nom de « nation » des entités aussi diverses que l’Espagne ou le Luxembourg, pourtant membres l’une et l’autre à part entière de cette communauté Européenne, qui a décidé de se construire sur les États existants, un peu comme en Afrique qui tient encore compte des frontières coloniales et non des réalités tribales.

Dans ce mariage de la carpe et du lapin, le fameux slogan de l’unité dans la diversité – belle formule par elle même – se réduit à un voeu pieux. Comment inclure dans un ensemble une Allemagne fédérale, bien vivante en ses Länder et une France centralisée, prise dans le corset d’un bi-séculaire jacobinisme ? Pour un observateur attentif, la « nation » en Europe se confond rarement avec « l’Etat ».

L’idée européenne

Il ne faut pas croire que l’idée d’Europe, au cours d’une très longue histoire, se soit confondue avec celle des patries qui la composent. Héritier d’une vieille tradtion « européenne » (où s’étaient déja illustrés ses compatriotes normands Pierre Dubois, le légiste coutançais, Philippe le Bel et l’abée de Saint-Pierre, l’adversaire du Roi-Soleil), Pierre Drieu La Rochelle écrivit en 1931 un essai très justement intitulé l’Europe contre les patries. C’était l’époque du rêve Européen de certains combattants de 14-18, qui mesuraient, avec un Aristide Briand, toutes les folies d’un traité de Versailles ayant crée de nouvelles « patries » aussi monstrueuses que la Tchécoslovaquie ou la Yougoslavie, héritières non du fédéralisme instinctif de l’empire des Hasbourg mais d’une conception « républicaine » et centralisée d’inspiration jacobine.

La plupart des partisans d’une Europe politique ne voyaient pas cette contradiction interne, car ils ne songeaient qu’à l’unification totale du continent, prêts à accepter une hégémonie qui n’était plus espagnole ou autrichienne comme au temps de l’Ancien Régime, ni française comme au Siècle des Lumières et surtout de l’Empire napoléonien mais fatalement, par sa position centrale et son dynamisme. Prussienne, allemande, germanique, cette Europe conduisait, sans le dire, à l’emprise d’une nouvelle hégémonie, celle de la première puissance continentale. On retrouvait finalement le rêve jacobin et bonapartiste. A l’Europe de Genève d’entre les deux guerres et à son échec, succédait inévitablement en 1940 la réalité de l’Europe de Berlin. C’est pourquoi il devait séduire tout à la fois des hommes de gauche et des technocrates. Voir à ce sujet le remarquable essai de L’Europe nouvelle de Hitler de Bernard Bruneteau (Le Rocher, 2003).

L’Europe unie des Européens démocrates comme celle des Européens « fascistes » (les guillemets s’imposent) était fatalement une Europe uniforme avant d’être une Europe en uniforme. L’idée européenne que prônaient les nationaux-socialistes au moment de la Croisade contre le Bolchevisme prétendait respecter les anciennes nations. Il ne pouvait rien en être, surtout en pleine guerre totale et le général Vlassov, par exemple, devait connaître bien des malheurs. Il ne fut jamais question d’une Europe fédérale et il fallut attendre 1945 pour que le fédéralisme devînt un peu à la mode.

Le génie de Fouéré

yann-fouere-copie-1 Mais alors d’où vient l’idée de cette Europe des régions dont nous nous réclamons aujourd’hui ? Absolument pas des partisans de l’unité Européenne de l’Entre-Deux-Guerres, à commencer par le fameux comte Goudenhove-Kalergi, né en 1894 à Tokyo de père Autrichien et de mère Japonaise, et pour qui les États-Unis d’Europe de son mouvement paneuropéen, fondé à Vienne en 1922, n’étaient que les États alors existants.

La réaction viendra de la base, c’est à dire des militants des « minorités ». C’est au début de l’année 1937 que paraît le premier numéro de la revue Peuples et Frontières, consacré, déjà, au Pays Basque péninsulaire, alors que la Guerre d’Espagne faisait rage et que le franquisme, férocement unitaire, était en train de triompher. Qui était l’animateur de Peuples et Frontières (qui portait le sous-titre de « revue d’information sur les peuples opprimés d’Europe occidentale ») ? Tout simplement le Breton Yann Foueré, né en 1910, qui devait par la suite écrire un superbe livre-manifeste L’Europe aux cent drapeaux (1968) et qui vit toujours à Saint-Brieuc, portant allègrement et combativement ses 94 printemps.

Alors que s’affrontaient démocraties et fascismes, nationalismes et internationalismes, droites et gauches, naquit un mouvement précurseur que la Seconde Guerre Mondiale ne pourra que totalement fracasser. Mais les 25 numéros de Peuples et frontières n’avaient pas semé en vain.

Le plus européen des penseurs politiques européens, Drieu La Rochelle, avait accueilli, il faut le dire, le mouvement Breton de Breiz Atao par des sarcasmes de Normand (vieille querelle gauloise du Couesnon) dont on trouve un triste témoignage dans un articulet fielleux de la Nouvelle Revue Française. Pendant la guerre, cependant, Drieu fut le seul à entrevoir l’idée d’une Europe fédérale. Il faut lire à ce sujet deux textes essentiels dans Le Français d’Europe. Le premier fut écrit en 1942 et parut en 1943 dans la revue Deutschland-Frankreich. Il s’intitule « France, Angleterre, Allemagne ». Le second, encore plus significatif, fut publié dans la NRF, en mars 1943, sous le titre « Notes sur la Suisse ». On y voit évoqué le mythe d’une Europe en quelques sorte helvétique qui serait celle des peuples et non des nations. Drieu se suicida. Le Français d’Europe fut pilonné et on n’en parla plus.

Cependant l’esprit de Peuples et Frontières, tel qu’il avait été développé jusqu’à la mi-juin 1939, ne pouvait disparaître. On va le retrouver au lendemain de la guerre, dans le cadre de la revue Fédération et surtout du Mouvement Européen des Régions et Minorités, animé par Joseph Martray, l’ancien bras droit de Yann Foueré, alors « empêché » et exilé en Irlande. Curieux mouvement qui enchanta mes vingt ans. Pour la première fois, on y était intégralement Européen sans renier sa communauté d’origine. On était Européen parce que Breton ou Flamand, Ecossais ou Catalan. Je me souviens d’un magnifique congrès à Versailles, ce devait être en 1947 ou 1948. L’amphithéâtre était décoré des blasons de tous les peuples alors « interdits ». De chacun d’eux partait un ruban écarlate rejoignant une vaste couronne de feuillage dominant l’assemblée. Cela avait une allure de solstice des peuples et j’avais passé quelques nuits avec des copains à assurer cette multicolore décoration d’une salle frémissante d’enthousiasme. Un second congrès eut lieue à Leeuwarden, capitale de la Frise occidentale, aux Pays-Bas. j’y étais aussi…

Idée née à la base

Il faut savoir qu’il régnait alors une ambiguïté qui n’a pas totalement disparu : le ton était donné par les « minorités », souvent à la base linguistique et les « régions » étaient mal reconnues.

On n’avait pas trop su où mettre les Normands, puisqu’ils prêchent un dialecte d’oïl ou parlent plus simplement la langue de Malherbe et de Corneille. Étaient donc absents de ces réunions « européennes » les Français, les Allemands, les Anglais, les Italiens, les Espagnols… L’Europe des minorités l’emportait sur l’Europe des peuples ! On devait par la suite retrouver les mêmes dérives dans les ouvrages du professeur Guy Héraud, qui vient de disparaître en janvier 2004, et dont le beau livre L’Europe des ethnies (1963) souffre de reposer exclusivement sur des critères linguistiques, qui ne devraient pas être les seuls. C’était bien l’avis de mon vieil ami Paul Sérant. L’auteur de La France des minorités (1965) avait pourtant compris que l’Europe devait arborer cent drapeaux (et j’en dénombrais pour ma part trois fois plus, si l’on voulait que toutes les « régions » de la future Euro-Sibérie soient présentes.

Cette idée de l’Europe des Régions n’est pas venu de quelque sommet bruxellois ou strasbourgeois mais de la base. Elle est née de militants enracinés dans leur terroir et non pas de fonctionnaires internationaux pris de l’envie de transformer l’Europe technocratique en un gigantesque puzzle.

L’Europe des minoritaires ou des régionalistes, peu importe leur étiquette, a plus d’un demi-siècle d’existence. C’est le serpent de mer qui ressurgit périodiquement. On l’a vue, il y a une vingtaine d’année, s’exprimer à Copenhague par l’organe puissant et rural de Pierre Godefroy, député-maire de Valognes et ancien collaborateur de la revue Viking, un de mes plus vieux compagnons de combat identitaire. C’est à lui que je dois d’avoir connu l’œuvre du grand réformateur Danois Nicolas Grundtvig (1783-1872) et de ses hautes écoles populaires.

Ne nous y trompons pas. Tous les « régionalistes » ne sont pas Européens, pas plus que tous les « Européens » ne sont régionalistes. On l’a bien vu avec le livre de Jean Thiriart, Un Empire de 400 millions d’hommes : l’Europe (1964). Nationaliste Européen de l’espèce jacobine et ennemi farouche des mouvements identitaires qui étaient à ses yeux séparatistes, il se voulut chef autoritaire mais, avant même sa mort, il avait sclérosé son propre mouvement par les outrances du caporalisme le plus sectaire. Il est peu d’exemple qu’une aussi grande idée laisse aussi peu de traces dans l’aventure d’une génération malgré quelques admirables militants.

Le prophète

Saint-Loup_portrait-copie-1Le vrai prophète de l’Europe des peuples ne fut pas un chef de bande mais un authentique écrivain. Il s’agit de Saint-Loup. On n’a pas assez insisté sur la rupture qu’il peut y avoir entre les idées qui furent les siennes au temps des auberges de jeunesse du Front Populaire ou des Jeunes de L’Europe Nouvelle (JEN) de l’occupation et des idées qu’un tout nouveau public devait découvrir dans quelques-uns des romans du chantre des « patries charnelles ».

Ancien volontaire du Front de l’Est, il avait rompu avec l’idée d’une Europe une-et-indivisible à la mode jacobine, telle que le voyait les dirigeants du Reich national-socialiste. Magnifique romancier à l’imagination fertile, Marc Augier avait de la vérité historique une vision qui rejoignait celle d’un Alexandre Dumas : il inventa littéralement une Europe des « patries charnelles », dont il attribua la paternité aux éléments oppositionnels de la SS et dont il publia la carte dans son récit historique Les SS de la Toison d’or (1975).

Sous le titre de « l’Europe des Ethnies » figure ainsi un projet dont il prétendait qu’il était tiré « des cartes ébauchées par le clan non pangermaniste de la Waffen SS », dans lequel chaque province d’Europe « recevait son autonomie culturelle totale et restait dépendante de la fédération pour l’économie, la politique étrangère et la défense ».

En attribuant à la SS un découpage en contradiction formelle avec le vieux projet pangermaniste d’une seul empire de la Norvège à la Flandre et au Tyrol à l’Estonie, l’écrivain fondait un mythe gigantesque, encore présent au XXIème siècle. Mais il l’enfermait dans une dangereuse nostalgie en l’accouplant à une incapacitante diabolisation. Lier l’Europe des peuples au combat crépusculaire du IIIe Reich ne sert pas cette cause qui repose sur un évident contre-sens historique. Sous cet aspect, un homme comme Jean Thiriart, qui fut dans sa prime jeunesse membre de l’association culturelle wallonne AGRA (Amis du Grand Reich Allemand) était plus « dans la ligne » hitlérienne que le sergent Marc Augier de la LVF !

Il n’est pas besoin de chercher de tels parrainages enfouis dans les cendres de l’Histoire. Transformer en fédéral un vieux rêve unitaire n’en est pas moins une belle trouvaille.

Saint-Loup aura beaucoup fait pour que l’idée de l’Europe des Ethnies (ou des Régions ou des Peuples) ait abouti à remplacer chez beaucoup de jeunes, le mot nationaliste par le terme identitaire. Les romans du Cycle des Patries charnelles, comme Nouveaux Cathares pour Montségur ou Plus de pardons pour les Bretons, sont l’œuvre d’un prodigieux éveilleur. Ces récits, où l’imagination transfigure la réalité historique, ne sont pas les témoignages d’une nostalgie du passé mais le fondements d’une vision de l’avenir.

Et pourquoi n’existerait-il pas contre l’Europe jacobine, une Europe romanesque ?  »

Jean Mabire

source : http://dhdc2917.over-blog.com/article-31295104.html
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interdiction

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Bon, je n’ai pas une sympathie exagérée pour Jean Marie Le Pen mais d’apprendre qu’il ne présidera pas la séance inaugurale du Parlement Européen en tant que doyen d’âge uniquement parce que, même s’il a été démocratiquement élu par une partie de la population, ça ne plait pas à l’establishment politique en place, et que le Parlement a donc modifié son règlement pour donner la présidence à quelqu’un d’autre me fout positivement en rogne..

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Beaucoup plus pour ce que ça traduit sur la vie et les mœurs politiques actuels que sur ce « point de détail » précis…(« détail = élément non essentiel d’un ensemble; circonstance particulière ». Le Robert 2009)

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On nous rabâche à longueur de temps qu’on vit dans un pays de libertés, un pays de démocratie et on voit pourtant se profiler un nouveau code mis à la disposition des hommes politiques « qui comptent » , en d’autres termes qui sont fréquentables et naviguent dans un système de pensée « correcte » qui se conjugue au singulier, pour ne pas dire « à l’unique »

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Un de ces articles a été écrit quand le vote populaire s’étant opposé à la ratification du traité de l’Europe, les petits marquis qui nous dirigent ont usé d’un subterfuge pour aller le ratifier à Lisbonne…

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Premier article : le vote populaire te dérange = ignore le…

(nouvelle illustration quand on revotera en Irlande …)

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Nouvel article quand le ministre de l’Immigration Eric Besson a réaffirmé que « tous ceux qui aident de bonne foi un étranger en situation irrégulière doivent savoir qu’ils ne risquent rien« .

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alors que l’ article L622-1 -du Code d’entrée et de séjour des étrangers et du droit d’asile stipule que « Toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers, d’un étranger en France sera punie d’un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 30 000 Euros. »

(je précise ici que je n’émets pas de jugement de valeur, je m’interroge seulement sur la validité du principe « la loi est la même pour tous » …)

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Deuxième article : la loi que tu es chargé de faire appliquer te dérange = ignore la …

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Nouvel article qu’on vient de voir avec l’abus de pouvoir du Parlement Européen

Troisième article : un règlement te dérange = ignore le …(mieux, change le…)

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Le dernier exemple un peu atypique mais qui pourrait bien faire très rapidement force de loi ne concerne à priori que Dieudonné … vous savez, l’humoriste qui est prêt à tout pour faire parler de lui …Lui non plus ne m’inspire pas une sympathie exagérée… mais je ne vois pas ce qui pourrait, alors qu’on vit dans un régime de démocratie, l’empêcher de présenter des listes aux élections européennes. Or, lors d’un entretien sur une radio communautariste, Radio J, en entretenant volontairement l’amalgame antisémitisme/antisionisme , le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, a évoqué une possible interdiction des listes Dieudonné…ouvrant ainsi la porte à pas mal de dérives possibles…

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Quatrième article : des candidatures à des élections te dérangent = interdis les…

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(en fait ça pourrait être un jeu … toi aussi, trouve de nouveaux articles d’un nouveau comportement d’une nouvelle démocrassie, tu gagneras peut être le droit de donner ton avis … dont on ne tiendra pas compte …)

Alors que la racine chrétienne semble être de plus en plus tendance : revendiquée tout à la fois par le mari de la chanteuse (pas bien pourtant le divorce …), le Front National (ou ce qu’il en reste), Alain Soral (gazaoui déçu, rival évincé de Marine), Christian Bouchet (compère du précédent), Carl Lang (sécessionniste groupusculaire du Front), la Nouvelle Droite Populaire de Robert Spieler et sa soeur hérétique, elle aussi sécessionniste, Nouvelle Droite Républicaine de Jean François Touzé .. tous mouillent pour les racines chrétiennes de la France ou de l’Europe… et j’en oublie sans doute.

Dans le dernier numéro de Terre et Peuple nous vient un autre air, pur, tout droit d’en haut des cimes sous la plume de Jean Patrick Arteault qui insiste sur la nécessité de faire le choix de l’Europe contre l’Occident et détaille les grands thèmes d’un socle sur lequel pourrait s’édifier une démarche globale de libération de l’Europe.

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Premier d’entre eux : « le choix du recours aux valeurs de la tradition indo-européenne ou boréenne selon la belle appellation de Dominique Venner et le refus symétrique des valeurs bibliques qui en sont, point par point, l’opposé. Ce qui implique bel et bien, il faut oser le dire, la rupture avec le christianisme sous toutes ses formes. Celui ci, héritier direct du judaïsme, est inconcevable sans lui, même s’il l’a trahi d’une certaine manière, et a pu sembler s’opposer à lui à certaines périodes de l’histoire. Mais il ne s’agissait, pourrait-on dire, que d’un défaut de jeunesse : pour s’imposer à l’Europe, le christianisme a du composer (inconsciemment ou consciemment, peu importe) avec la tradition indo-européenne au point de donner l’illusion de lui être lié. Aujourd’hui, les choses sont plus claires: le protestantisme dès le XVIe siècle, a renoué avec les origines juives du christianisme; le catholicisme romain a suivi au XXe siècle (…). Sur le fond, bien des analystes d’horizons différents ont souligné la parenté matricielle entre le christianisme et l’Occident. L’Occident, c’est le christianisme laïcisé. Il appartient maintenant aux européens chrétiens qui se veulent identitaires, de faire leur examen de conscience et leur choix : on ne peut à la fois assumer un état et son contraire sans mentir à l’un ou à l’autre comme à soi même ».

Le 15 octobre 1844 naissait Friedrich Nietzsche.

« Je pense que la solution à la crise culturelle contemporaine nous est donnée par Nietzsche: en parlant de solution j’entends bien ce terme dans son sens le plus positif, le plus actif; Nietzsche ne nous apporte pas seulement des explications sur tous les problèmes culturels, sur le mal de vivre contemporain, il nous offre aussi des remèdes individuels et collectifs (…) Pour tous ceux qui aspirent à une vérité sans équivoque, à une cohérence des valeurs, cette lecture sera un lavage de cerveau et d’âme suivi d’un fleurissement de potentialités souvent insoupçonnées. S’ils sont assez nombreux, Nietzsche aura déblayé pour l’Europe la voie royale révolutionnaire, jeté les tisons ardents de la plus puissante révolution culturelle dans l’histoire connue de la planète ».

Robert Dun

« Une fête implique la fierté, l’exubérance, la gaieté, la raillerie à l’égard de tout ce qui est grave, bourgeois, une divine affirmation de soi, née d’un sentiment de plénitude et de perfection animales -autant d’états que le chrétien ne peut pas approuver sincèrement. Toute fête est païenne par essence … »

Je suis tombé sur l’info un peu par hasard et j’ai voulu en savoir plus en cherchant sur Google, mais en tapant les noms des généticiens, j’ai bien eu 1510 réponses mais seulement 2 en français. Alors je me pose la question : est-ce que tout le monde s’en fout ? Ou on ne veut pas que ça se sache, à une époque où le maître mot est « métissage » ? de manière tellement compulsive d’ailleurs qu’on en arrive à des aberrations du genre que pour saluer le prix Nobel attribué à Le Clézio, on loue son cosmopolitisme et son goût du métissage dans le même temps qu’on encense son combat pour la reconnaissance et la préservation des peuples premiers… et personne ne s’aperçoit que c’est complètement incohérent ? En fait je crois qu’on se fout de la cohérence ou de l’incohérence des choses du moment qu’elles aillent dans le sens du poil…

Quoiqu’il en soit, cette info confirme ce dont j’ai toujours été intimement persuadé, à savoir que je n’ai pas grand chemin à faire pour répondre à la question « à quoi pouvait bien ressembler mon ancêtre, celui qui marchait dans l’armée de Vercingetorix ? », tout simplement, à moi, il ME ressemblait…

elle est à rapprocher de l’article « une vieille histoire de famille » (voir supra) avec le même avertissement : pour répondre à tous ceux qui nous dénient le droit et la fierté de prétendre à une identité européenne sous prétexte qu’un métissage tous azimuths aurait depuis longtemps effacé toute trace de nos origines …

Il y a 28000 ans, l’Européen avait un ADN similaire au notre.

Un groupe de généticiens, coordonné par Guido Barbujani et David Caramelli de l’université de Ferrare et de Florence, a montré qu’un individu Cromagnoïde qui vivait dans le sud de l’Italie il y a 28000 ans était un européen moderne, et partageait non seulement les caractéristiques anatomiques de l’homme moderne mais également ses traits génétiques.

Toutefois, l’obtention d’une séquence d’ADN fiable d’une Cromagnoïde était techniquement difficile.

«Le risque dans l’étude des anciens hommes est d’attribuer à un fossile l’ADN laissé là par les archéologues ou les biologistes qui l’ont manipulé», explique Barbujani. « Pour éviter cela, nous avons suivi toutes les étapes depuis l’extraction des os fossiles et saisi les séquences d’ADN de toutes les personnes qui ont eu des contacts avec eux. »

Les hommes Cromagnoïdes coexistaient en Europe avec d’autres hommes, les Néanderthaliens, dont l’anatomie aussi bien que l’ADN sont clairement différents des nôtres. Les résultats démontrent donc, pour la première fois, qu’aux différences anatomiques entre Néanderthaliens et Cromagnoïdes s’ajoutent des différences génétiques. Ce qui laisserait à penser que l’homme de Cro-Magnon et l’homme de Néanderthal ont coexisté en Europe sans qu’il y ait métissage, et que les hommes de Néanderthal qui ont vécu en Europe près de 300000 ans, ne sont pas les ancêtres des Européens…

« Redevenons des Barbares, en mal de formes neuves et inconnues. Et si nous sommes à bout de souffle, nous savons que rien ne renaîtra plus de nous dans les formes quue nous connaissons, que la force de création ne reprendra en Europe qu’après de terribles dissolutions. Mais nous savons aussi qu’alors que le fleuve de notre civilisation est prêt de déboucher dans la mer qui boit tout, parcourant d’un trait le cycle récurrent des évaporations, des nuages et des pluies, notre imagination se rejette vers les sources d’où sortira le fleuve nouveau. Nous rôdons autour des abîmes parce que nous savons que nous y retombons mais que nous en ressortirons. Nous sommes l’Esprit Européen ».
Pierre Drieu la Rochelle    

Une théorie dissimulée par le monde scientifique et les grands médias (vous avez dit terrorisme intellectuel  ?) qui va à l’encontre de ce que certains (pour des raisons idéologiques et d’égo) voudraient bien voir accepter une bonne fois pour toutes comme paroles d’évangile (science politiquement correcte) … Reconquista !!!
Atapuerca et les origines de l’homme
Révélés par la revue scientifique Nature (n°452 du 27 mars 2008), les découvertes archéologiques qui viennent d’être faites à Atapuerca (Espagne) remettent en question toutes les hypothèses antérieures sur l’origine africaine de l’humanité. Explications de Bernard Lugan (université de Lyon III).
Selon l’hypothèse dominante, l’hominisation se serait faite en Afrique et l’ensemble de la planète aurait été peuplé à partir du continent africain. Une première fois vers 2 millions d’années, avec Homo erectus, et une seconde il y a 120 000 ans avec l’Homme moderne (Théorie de l’Eve africaine). Or ces deux postulats viennent d’être fondamentalement affaiblis.
En ce qui concerne la première période, il y a deux millions d’années, deux séries de découvertes majeures faites, les unes en Géorgie (1991-2007) et les autres en Espagne (1994-2008), conduisent à une profonde remise en question des théories conventionnelles :
1. A Dmanisi, dans le Caucase, où les trouvailles se succèdent, les chercheurs ont mis au jour Homo georgicus, daté de 1,8 million d’années et qui présenterait des traits à la fois habilis et erectus (Lieberman, 2007) [photo ci-contre]. Comme il est postulé que c’est Homo erectus et non Homo habilis qui serait « sorti » d’Afrique, de deux choses l’une :
– soit l’Homo habilis l’a précédé dans la migration, ce qui n’est pas attesté, avant de se « métisser » avec lui, ce qui ne l’est pas davantage.
– soit l’Homo georgicus n’a pas d’ancêtres « africains », ce qui signifierait alors qu’il serait le résultat d’une hominisation indépendante de l’hominisation africaine.
2. A Atapuerca, en Espagne [photo ci-contre], avec la mise au jour des restes d’un hominidé fossile daté de 1,1 à 1,2 millions d’années (Homo antecessor), c’est tout ce que l’on croyait savoir concernant la première occupation humaine de l’Europe occidentale qui se trouve bouleversé. D’autant plus que, selon le professeur Eudald Carbonell, auteur de la découverte, avec Homo antecessor, nous serions même en présence d’une nouvelle espèce d’hominidés (Carbonell, 2008). Comme il est postulé que l’hominisation ne se serait faite qu’en Afrique, force serait alors de réviser ce quasi dogme archéologique.
Le postulat diffusionniste se trouve donc affaibli. Cependant, la prégnance du paradigme « scientifique correct » des origines africaines de l’homme est telle que les chercheurs abandonnent les impératifs de la méthode expérimentale pour tenter de faire « coller » leurs découvertes à la théorie dominante. Ainsi, la seule quasi concordance des dates (sortie d’Afrique il y a 1,8 millions d’année), devrait les conduire à s’interroger sur la validité de l’hypothèse « Out of Africa », ce qu’ils refusent de faire. Le professeur José Bermudez de Castro, co-découvreur d’Homo antecessor, en est ainsi réduit, faute de pouvoir donner une ancienneté plus grande à Homo erectus, à avancer l’idée de la rapidité de son expansion, ce qui n’est qu’une hypothèse de substitution.

La machoire de l’Homo antecessor

Pour ce qui est de la seconde période, celle qui voit l’apparition des actuelles populations humaines à partir de -200 000, le bouleversement scientifique est également fondamental. Les découvertes d’Atapuerca, en Espagne, sont en effet en rupture totale avec les hypothèses antérieures puisque, selon Carbonell (2008), Homo antecessor serait le dernier ancêtre commun aux néandertaliens ET (nous soulignons) à l’Homo moderne européen (Carbonell, 2008). Si cette hypothèse prospérait, la conclusion serait que l’Homo moderne européen procéderait donc d’une évolution faite in situ, en Europe, et à partir d’Homo antecessor. Il n’aurait donc aucune parenté avec l’Homo moderne africain.

Dans l’état actuel de connaissances mouvantes, la plus grande prudence s’impose, mais deux conclusions provisoires peuvent tout de même être tirées :
– l’évolution humaine ne fut pas linéaire mais buissonnante ;
– plus les découvertes s’additionnent et plus l’hypothèse multicentrique semble prendre de la vigueur.
Bernard Lugan.
source : Nouvelle Revue d’ Histoire

ERIN GO BRAGH !!!!!

Avec 53,4% de «non», les Irlandais ont largement rejeté le Traité de Lisbonne dans le référendum organisé jeudi… Une belle baffe dans la tronche de tous ces politicardos-financiers… Sarkozy, lui, le mari de la chanteuse, n’avait pas tenu compte du « non » français (dans un silence quasi général …) pour aller ratifier le traité en douce … putain, c’est ça la démocratie ? tu dis « non » et celui qui est justement sensé te représenter dit « oui », en prétendant, qui plus est, parler pour toi ?… comment peut-on se laisser abuser par une telle mascarade ?…..

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