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J’aurais aimé pouvoir, ce matin, annoncer l’avènement en France d’un gouvernement national-socialiste, ou, à défaut, d’un régime fasciste … et bien non … nous avons droit une fois de plus et sans surprise à une espèce de social-démocratie-chrétienne protéiforme qui ne nous apportera de toute manière qu’un monde uniforme où notre seul statut sera celui de consommateur et où s’effaceront toutes nos libertés…

Allez, il est temps de nous approprier ce Chant :

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme.
Ce soir l’ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau : dynamite…

C’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève…

Ici chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l’ombre à ta place.
Demain du sang noir séchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute…

Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu’on enchaîne ?
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh…

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Je rends hommage aujourd’hui, à un enfant du pays : Abel Bonnard, né à Poitiers le 19 décembre 1883.

« D’origine corse par sa mère, il est pour l’état civil le fils d’un fonctionnaire de l’administration pénitentiaire. En réalité son véritable père est un aristocrate italien, Joseph Napoléon Primoli, descendant de Lucien Bonaparte, qui séduisit sa mère, Marie-Pauline Benielli, peu avant son mariage.

Ses études conduisent le jeune homme de Marseille à Paris où il obtient une licence ès-lettres, avant de suivre les cours de l’École du Louvre. Sa conduite honorable en 14-18 comme fantassin puis commissaire de la marine, lui vaut la croix de guerre et la Légion d’honneur.

Il a commencé à publier un premier recueil de poèmes en 1906, deux autres suivront ainsi que deux romans. De ses voyages il ramène la matière de plusieurs livres. Simultanément il écrit plusieurs essais. Il écrit également de nombreux articles et chroniques. Par la pureté de la langue, l’acuité psychologique et la causticité de l’esprit, il s’apparente dans ses essais à Antoine de Rivarol, dont il partage le mépris pour la Révolution française et ses œuvres.

Jouissant d’une certaine fortune, il est la coqueluche des salons parisiens où l’on prise sa vivacité d’esprit et la qualité de sa conversation. Il est élu en 1932 à l’Académie Française. Rien, jusque là, dans sa vie ni dans ses écrits d’auteur mondain, ne laissait supposer l’engagement extrême qui sera le sien après 1940.

Une rupture apparait cependant en 1936 quand il publie à 53 ans « Les Modérés« , essai incisif qui lui confère soudain une stature d’écrivain politique de premier plan. Dans ce livre, écrit au lendemain du 6 février 1934, ce petit homme, dont les adversaires moqueront la tournure précieuse, offre les apparences d’une âme romaine. Le désastre de 1940 et la découverte chez les vainqueurs de vertus qui lui semblent avoir déserté la France vont faire de lui un adepte convaincu de la Collaboration. Il nourrit l’espoir que le national-socialisme soit un remède propice à la guérison de son pays.

Alors que rien ne le prépare à une fonction gouvernementale, il accepte le portefeuille de l’Éducation nationale que lui confie Pierre Laval du 18 avril 1942 au 20 août 1944. Dans ses fonctions il s’efforce de faire passer au sein de l’enseignement et de la jeunesse le message d’une Révolution nationale musclée. Ce « fasciste » se montre cependant parfois plus libéral que ses prédécesseurs. Ainsi réintègre-t-il les instituteurs anticléricaux et pacifistes révoqués en 1940.

Toujours convaincu de la victoire allemande, il signe avec trois autres ministres la Déclaration du 5 juillet 1944 critiquant la tiédeur du gouvernement Laval et demandant un engagement total avec le Reich. Ses positions provoquantes, son activité gouvernementale, ses relations avec Doriot, sa collaboration à Je Suis Partout, à La Gerbe d’Alphonse de Chateaubriant et la NRF de Drieu la Rochelle ne lui laissent aucune chance à la Libération. Réfugié à Sigmaringen, où il ne joue aucun rôle, puis en Espagne, il est radié de l’Académie française et condamné à mort par contumace le 4 juillet 1945. Peine effacée par une grâce amnistiante en 1961. Il meurt à Madrid dans un état proche de la misère le 31 mai 1968.

Pendant le quart de siècle qui a suivi la fin de ses espérances, il s’est abstenu d’écrire, ne laissant que des confidences rapportées par Saint-Paulien dans son Histoire de la Collaboration : »Maintenant tout est dit.(…) On est entré dans une période géologique de l’Histoire qui peut se caractériser aussi bien par des effondrements subits que par des engourdissements infinis, tandis qu’une réalité inconnue monte lentement vers la surface des choses. »

Dominique Venner, Histoire de la Collaboration.Pygmalion Gérard Watelet.

Bien évidemment, aucune rue à Poitiers, ne porte son nom…

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« Un des grands malheurs des hommes qui n’aiment pas la démocratie est assurément qu’Hitler commença son action politique avec neuf camarades dans le sous-sol d’une brasserie. Trop d’excellents garçons en ont conclu qu’avec une demi-douzaine de copains et une ronéo, ils allaient, eux aussi, s’emparer du pouvoir. Clarence malgré son emportement de néophyte, était un garçon courageux et estimable. Il avait osé sacrifier sa carrière et son confort pour protester violemment contre le procès de Nuremberg, indignation imprudente à cette date. Il se donnait tout entier, sans argent, sans appui, à un apostolat difficile et sans espoir. On ne rencontre pas si souvent des hommes de cette trempe. Pourquoi faut-il qu’ils aient presque tous en eux une prédisposition à un despotisme jaloux et implacable ? J’ai connu, après Clarence, beaucoup de « fascistes », car la race n’en est pas morte. Les uns avaient des bottes, ils connaissaient les runes et campaient aux nuits du solstice pour chanter sous les étoiles les beaux chants graves de leurs aînés. Les autres n’avaient pas de bottes, ils dressaient sévèrement leurs têtes maigres de réformateurs, portaient des lunettes, collectionnaient des fiches et faisaient des discours furieux. Tous étaient pauvres, ils croyaient, ils combattaient, ils détestaient le mensonge et l’injustice. Leurs journaux étaient éphémères, leurs revues n’avaient pas de lecteurs, leurs réunions ne déplaçaient pas la foule, mais tout cela n’était pas ridicule, car ces pierres dont ils semaient leur chemin, elles étaient si brillantes de leur volonté, de leur foi, de leur espérance et aussi de leur pauvreté qu’elles étaient comme des lumières qui nous enseignaient la voie du courage, de la ténacité, de l’espérance. Il n’est pas un parti qui n’eut été fier et riche de tels hommes. Pourquoi faut-il qu’ils aient tous, au fond d’eux mêmes, comme Clarence,une si grande envie de couper les têtes, et, pour commencer, celles de leurs propres partisans ? Ils ont trop souvent le même despotisme intellectuel. Ils brandissent comme lui la foudre et le couperet. Ils ne connaissent pas assez le prix de la tolérance et de sa nécessité dans l’action. S’ils avaient un jour cent mille hommes derrière eux, pensent-ils qu’ils auraient cent mille regards reflétant leur cervelle ? Le ver de la discipline les détruit comme le termite ronge les poutres. A les voir si absolus, je ne suis pas trop rassuré sur ce qu’ils feraient s’ils pouvaient un jour tailler dans la pâte humaine. »

Maurice Bardèche, Suzanne et le taudis.

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