You are currently browsing the tag archive for the ‘Fédéralisme’ tag.

solidarite« L’un des legs de la pensée grecque est que tout ce qui existe se compose d’un et de plusieurs. Le recours au fédéralisme résout le problème, sur lequel je me suis maintes fois penché, de l’articulation de l’Un et du Multiple -problème qui possède une dimension philosophique et théologique tout autant que politique et sociologique. Fondé sur le principe de subsidiarité, le fédéralisme est le seul système qui concilie la nécessaire unité de décision à la tête avec le respect de la diversité à la base. Il permet de se prémunir à la fois contre l’anarchie et contre le despotisme, de sortir de l’alternative entre l’extension sans bornes du pouvoir central et la dissolution sans fin d’une société uniquement composée de monades ou d’atomes individuels, de trouver une troisième voie entre le totalitarisme oppresseur et le libéralisme antisocial. C’est un système holiste, puisqu’il conçoit le tout comme plus que la simple somme de ses parties, mais c’est en même temps un système antiréductionniste, puisqu’il préserve la multiplicité et le « polythéisme des valeurs ». le principe de subsidiarité, dit aussi principe de suppléance ou de compétence suffisante, que l’on retrouve aussi bien chez Tocqueville que chez Proudhon, diffère profondément de la simple décentralisation en ce qu’il ne s’agit nullement d’une simple délégation de pouvoir. C’est un principe d’autonomie en ce qu’il postule que chaque sphère de la société, de la plus petite à la plus grande, doit chercher à résoudre par elle même les problèmes qui la concernent, en ne renvoyant au niveau supérieur que ceux de ses problèmes qui ne la concernent pas spécifiquement ou excèdent ses capacités pratiques de les résoudre. Les gens, en d’autres termes, doivent pouvoir s’occuper d’eux-mêmes le plus possible directement de ce qui les concerne -d’où la nécessaire réhabilitation des corps intermédiaires. Le fédéralisme, comme l’avait pressenti Boulainvilliers, n’est pas étranger à certains aspects des sociétés médiévales, qu’on peut caractériser comme des entrelacs d’allégeances organiques réciproques. Mais il s’apparente surtout au mode d’organisation traditionnel des empires. »

(Alain de Benoist. Mémoire vive)

—————————————————————————————————————————————-

Publicités

proudhon« 15 janvier 1809. Naissance, à Besançon, de Pierre-Joseph Proudhon, théoricien de l’anarchie mais aussi du fédéralisme. Son influence fut considérable sur le mouvement socialiste français, sa doctrine ne comportant pas ce nihilisme aveugle contenu dans le marxisme. Les militants de la première Action Française (celle d’avant 1914) se réclameront de lui, ainsi que divers mouvements nationalistes de l’entre-deux guerres. Si « la propriété c’est le vol », Proudhon a aussi déclaré « nous voulons la propriété pour tout le monde ». En réalité il s’opposa beaucoup plus au capitalisme et au libéralisme, défendant la petite propriété et les anciennes valeurs morales : « Tout attentat à la famille est une profanation de la justice, une trahison envers le peuple et la liberté, une insulte à la révolution. »

(Ephémérides nationalistes)

« Qui ne voit pas que l’idéologie républicaine de l’État-nation français est incapable de défendre les peuples de l’Hexagone ? Que la culture et la langue française n’ont pas besoin de cet État-là ? Que déjà une entité, qui a pris cette formidable décision de se doter d’une monnaie et d’un drapeau communs, est un nouvel État en gestation ?

Seule avec 0,9 % de la population mondiale, la France dans un superbe isolement, n’est ni protégeable, ni dynamisante. Déjà 40 000 Français se sont expatriés dans la Silicon Valley, près de San Francisco, remplacés par autant d’immigrés clandestins sans compétence. Quant au modèle de l’ »Europe des nations » sans transferts de souveraineté, ce serait une coquille vide où les Américains, « première puissance européenne » comme ils aiment à le répéter, joueraient à diviser pour régner. Pour nous affirmer et résister dans le difficile siècle qui s’annonce face aux grands blocs planétaires, c’est un Empire qu’il nous faut, pas une association diplomatique de petites ou moyennes nations pseudo-indépendantes (qui ne s’entendront jamais entre elles) sur le modèle obsolète du Congrès de Vienne de 1815.

Ceux qui pensent qu’un État impérial et fédéral européen va « tuer la France » confondent plan étatique et plan ethno-culturel. Ils professent des conceptions mécanistes et figées des appartenances. La disparition de l’État parisien, pour l’appeler par son nom, ne menacera en rien la vigueur et l’identité des peuples de l’ancienne Gaule. Au contraire, elle les renforcera.

Dans la perspective d’un futur État européen fédéral (et impérial, ce qui va de pair) la notion étatiste française du « droit du sol », héritée de la Révolution, devra reculer. Tout simplement parce que les traditions britanniques, espagnoles, allemandes, slaves, etc. sont beaucoup plus proches du droit du sang, et que l’État français devra abandonner une partie de ses prétentions universalistes. L’attachement obstiné à l’État français jacobin, qu’on soit de gauche ou de droite, signifie laisser le champ libre à l’automaticité de naturalisations massives. Les naturalisés, en panne d’intégration, ne se sentent nullement « français », mais toujours Arabes ou Africains. Eux raisonnent en termes ethniques.

Déjà aujourd’hui, hélas, il est question en Allemagne d’adopter, sous l’influence de la gauche française et par culpabilisation chronique, le droit du sol. Mais dans la perspective d’une Fédération fondée sur des régions autonomes aux racines traditionnelles (et ne dépendant plus mentalement de l’idéologie jacobine désincarnée et du cosmopolitisme de la Révolution française), la Bavière, le Palatinat, la Bourgogne o l’Occitanie, redevenus entités ethniques, pourront se débarrasser plus facilement de ce tabou contre le droit du sang et l’inscrire dans leurs législations.

Le passage à un État fédéral ne détruira pas non plus la substance charnelle de la France mais la renforcera. Comment ? En redonnant vie à des régions autonomes, Bretagne, Normandie, Provence… qui retrouveront ainsi dans la maison commune européenne leur personnalité. Dans une Europe fédérale, la France, de nouveau, redeviendrait ce qu’elle est dans son essence : la Gaule. »

Guillaume Faye, l’Archéofuturisme. L’Aencre.

—————————————————————————————-

Par http://terreetpeuplebourgogne.blogspot.com/2011/10/le-defenseur-des-patris-charnelle-sen.html, je viens d’apprendre la mort d’un amoureux des Patries charnelles, Yann Fouéré, l’auteur de  » l’Europe aux cent drapeaux ». L’année dernière, j’avais fêté sur ce blog son centième anniversaire. Il est mort le 21 octobre à Saint Brieux. RIP

—————————————————————————————————–

pour me contacter

juillet 2019
L M M J V S D
« Fév    
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031  

a

Des racines et des elfes

Tigialon uscas

Blog Stats

  • 1 278 117 hits
Publicités