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La Fête des Lupercales est donnée en l’honneur de Faunus Lupercus (dieu tueur de loups, protecteur des troupeaux, assimilé à Pan dans le Panthéon romain). Célébrée le 15 février, elle correspond bien aux notions de fertilité et de relance du cycle de l’activité vitale dans la nature que marque Imbolc, fêté il y a quelques jours.

« La vocation de la fête est la purification, et son patron le dieu Faunus, le Bouc divin. Les Luperques qui officient figurent eux-mêmes des boucs, puisqu’un pagne, taillé dans la peau de cet animal, leur ceint les reins, et qu’ils manient, pour la purification qu’ils opèrent, des lanières de peau de bouc. Leur visage est peut-être masqué de boue, leur peau huilée, car ils incarnent des personnages inhabituels, comme les forces du désordre qui feraient irruption dans une ville par essence civilisée, et l’envers un peu fou des choses. C’est bien ainsi que les peint Cicéron : »Voilà une bande sauvage tout à fait fruste et primitive,une troupe d’hommes des bois, formée bien avant qu’ aient existé la civilisation et les lois ». On les voit descendre du Palatin, où, dans la grotte appelée Lupercal (un des hauts-lieux les plus vénérables de Rome, là où la Louve avait allaité les jumeaux) ils avaient sacrifié des boucs et découpé leur peau, tourner autour de la colline, puis déferler sur la voie Sacré, en cinglant de leur fouet tout ce qui se présente sur leur passage : les hommes et les femmes, mais aussi le sol, les rues, les remparts. Ce brutal et vigoureux décapage permettait à toute la Ville, délivrée ainsi du fardeau que constituaient toutes les souillures que l’année avait accumulées sur elle et qui pouvaient entraver le cours régulier de son existence, d’entamer son nouveau départ annuel.

Avant de se lancer dans leur course, les prêtres-flagellants avaient procédé à un mystérieux rituel : deux des leurs -un Fabius et un Quintilius, puisque ces deux familles gardaient l’exclusivité du recrutement de la confrérie- avaient tendu leur front pour qu’on y appuyât les couteaux dégoulinant du sang des boucs, et ce sang avait été aussitôt essuyé grâce à des flocons de laine trempés dans du lait.. Dès après, les deux jeunes gens devaient éclater de rire. Il parait aussi qu’on immolait un chien dans la grotte de Lupercal. Mais de cela, un seul témoin nous a parlé, Plutarque. Sang, désordre et fin d’année, lait de la naissance, rire et purification : peut-être s’agit-il là d’un lointain symbolisme de mort et de résurrection que les Luperques, une fois investis, transformés eux-mêmes en dieux-boucs, allaient transférer sur la foule ? Tous et tout, devant eux, tendaient les paumes, le dos, le corps ou la substance qui les composait, attendant la cinglante brulure des coups comme un vivifiant nettoyage ».

Danielle Porte, Fêtes romaines antiques.

(source : Fêtes païennes des quatre saisons)

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La Vénus de Willendorf est une statuette en calcaire du Paléolithique supérieur conservée au Musée d’histoire naturelle de Vienne en Autriche. Elle mesure 11 cm de hauteur et représente une femme nue, debout, les bras posés sur les seins. La tête, finement gravée, est penchée en avant et semble être entièrement recouverte par des tresses enroulées. Des restes de pigments laissent supposer qu’originellement la statuette était peinte en rouge.

Elle a été découverte le 6 août 1908 sur le site d’une ancienne briqueterie à Willendorf, région de la Wachau en Basse Autriche.

Les interprétations sont nombreuses et diverses … on cite d’abord l’orientation matrilinéaire »qui en ferait une déesse , gardienne de la maison et du foyer ,« gardienne du feu » ; un symbole de la fécondité féminine en rapport avec la grossesse et la maternité où les parties génitales féminines sont fortement soulignées; une représentation de « l’idéal féminin paléolithique », ou un exemple de l’imagerie érotique …

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famille_romaine

Il est difficile de dire si la déesse Libera eut jamais une existence propre et indépendante de celle de Liber, auquel elle est toujours associée. Liber et Libera (dont les noms dérivent du thème indo-européen leudh, que l’on retrouve dans le grec éleuthéros, libre, et l’allemand Leute, hommes, et qui signifie croissance, germination, développement) président à eux deux aux fonctions génératrices et ont rapport avec la fécondité aussi bien végétale qu’animale ou humaine. Le dédoublement en deux personnages de sexe opposé reproduit le souci courant dans la religion latine, au moment de la personnification d’un principe divin, de l’invoquer sous un aspect à la fois masculin et féminin afin que l’invocation ne manque pas son adresse (Faunus et Fauna, Maius et Maia, etc.). Liber et Libera sont fêtés à Rome le 17 mars aux liberalia.

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L’acte le plus intéressant de la journée était la prise de la toge virile pour les jeunes gens arrivés à l’âge de la puberté. Après avoir déposé sa bulla au cou des images des Pénates, le jeune homme allait, accompagné de ses parents et de ses amis, recevoir la toge dans quelque temple et même au Capitole, s’il appartenait à une grande famille. Puis on l’accompagnait en cortège au Forum. Le long des rues étaient assises de vieilles matrones de Bacchus, qui vendaient aux passants de petits gâteaux enduits de miel, seul présent que l’on fît au dieu.

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