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happy birthday Tintin

P1« Le numéro du Petit Vingtième du 10 janvier 1929 publie les deux premières pages d’une histoire intitulée : Les Aventures de Tintin, reporter au pays des Soviets. Nous avons donc là le véritable acte de naissance de Tintin. A qui ou à quoi ressemble Tintin, à cette époque ? Déjà un peu au Tintin de la maturité : « un Riquet à la houppe dégourdi par le scoutisme » (Robert Poulet). Milou est là, aussi, dès le début. Milou semble sorti tout droit d’un album de Benjamin Rabier. Sa tête à des expressions humaines, et il parle. Du moins, il parle à Tintin, ou il se parle à lui même. (…)

Une fois retirées les invraisemblances inhérentes au genre, Tintin au pays des Soviets est une approche inégalée de la Russie soviétique des années vingt. Hergé s’est largement inspiré du témoignage authentique d’un ancien consul belge en Russie, qui vécut trente-cinq ans dans le pays, de 1891 à 1926 : Joseph Douillet, l’auteur de Moscou sans voiles.

Relu à la lumière de ce que l’on sait aujourd’hui du « socialisme réalisé », ce livre démontre que l’ancien diplomate avait parfaitement compris la nature réelle du régime. »

(Francis Bergeron. Qui suis-je ? Hergé. Editions Pardès.)

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Jean-Jacques Matringhem : « Contre le cosmopolitisme et le métissage généralisé, Saint-Loup propose cette forme d’ethno-différencialisme qu’est le concept de « patrie charnelle » : une communauté ethniquement homogène sur un territoire délimité par l’histoire, la langue et les coutumes. Cette notion politique permet, bien mieux que l’état-nation ou le concept universaliste de « citoyen du monde » de préserver les différences, ou pour mieux dire, les identités. La patrie charnelle est le rempart à l’impérialisme et à l’uniformisation, fille perverse du multiculturalisme ultra-libéral. »

Philippe Randa écrit : « L’œuvre de Saint-Loup qui me fut une révélation -le mot n’est pas trop fort- est le cycle des patries charnelles. C’est lui qui devait me faire prendre conscience de la nécessité d’une Europe des ethnies -l’Europe aux cent drapeaux!- seul rempart contre l’avènement d’un grisâtre cosmopolitisme . »

Pour Jean-Jacques Mourreau : « la lutte pour les patries charnelles ne relève pas de la frigide rationalité, mais de la passion, de la volonté et du rêve de quelques hommes, à la fois activistes et poètes, qui ont la nostalgie d’un devenir identitaire. »

Jérôme Bourbon, directeur actuel de Rivarol, est, lui, complètement réticent : « On le sait, car il s’agit d’un vieux débat, l’exaltation du paganisme, de l’européanisme, du révolutionnarisme, du séparatisme régionaliste est à l’évidence aux antipodes du nationalisme à la française dont les références principales, sinon exclusives, sont capétiennes et chrétiennes. Mais de plus, et l’on rejoint là un débat très actuel, le mondialisme n’a-t-il pas aujourd’hui intérêt à promouvoir, fut-ce artificiellement, tous les régionalismes et les irrédentismes afin d’affaiblir l’État-nation, structure la mieux adaptée pour résister à toutes les agressions tant intérieures qu’extérieures ? »

Francis Bergeron, l’auteur du « Saint-Loup. Qui suis-je ? » chez Pardès abonde dans le sens de Bourbon : « le thème de la résurrection de patries charnelles dressées contre les États paraît aujourd’hui illisible quand l’uniformisation d’un monde devenu quasiment unipolaire menace tous les États. »

Aymeric Chauprade prend le contrepied : « Les capitalistes de Londres et de New York contribueront au déchaînement des nationalismes continentaux (français, allemand, russe) dont le seul but est de ruiner le projet européen (de la France jusqu’à la Russie) par crainte de voir le développement européen abattre la domination anglo-saxonne. »

Tandis que Pierre Vial prend lui aussi position pour « les patries charnelles qui heurtent le nationalisme hexagonal de l’auteur [Francis Bergeron], par ailleurs dubitatif sur la réalité de leur existence, alors qu’elles sont selon nous le seul mythe fondateur capable de résister au mondialisme, sur l’air bien connu du « vivre et travailler au pays »… »

Georges Feltin-Tracol ne dit pas autre chose : « j’exècre l’actuelle U.E. Atlantiste, libérale, bureaucratique, centralisatrice, soumise au Diktat du marché et pétrie de l’idéologie totalitaire des droits de l’homme parce que je suis européiste, identitaire et fédéraliste. Les souverainistes l’accusent d’être « fédérale ». C’est faux. Elle est en réalité « jacobine » puisqu’elle veut abolir toutes les différences substantielles. Conçue et promue par les atlantistes, les mondialistes et les technocrates, l’U.E. N’est qu’une parodie sinistre de l’idée européenne. Souhaitons lui une fin rapide ! D’autres élites, identitaires et alter-européennes celles-là, la refonderont sur des fondements plus réels. »

Entre les deux courants, j’ai fait mon choix depuis longtemps …

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