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Le 5 juillet 1944 : Françoise Pénicaut, 26 ans, est abattue sans jugement à Exideuil (Charente) par un groupe de « résistants » se réclamant du « maquis Bernard ». Les FTP l’avait interpellée la veille, à la sortie de la cérémonie de son mariage. Le marié avait été « invité » à suivre son épouse au lieu de détention, le château de Pressac … où ils passèrent leur « nuit de noces ». Le lendemain la jeune femme, qui n’avait eu comme seul tort que de s’inscrire à la Milice avant d’en démissionner en 1943, fut fusillée dans sa robe de mariée. Les FTP consommèrent le repas qui avait été préparé pour le mariage … Les mêmes ordures procéderont entre le 15 juin et le 11 août à 72 autres exécutions sommaires, dont celles de 14 femmes.

Le 5 juillet 1962 : Massacres d’Oran. Deux jours après la proclamation officielle de l’indépendance de l’Algérie, une manifestation est organisée à Oran par le Front de Libération Nationale (FLN) signataire des accords d’Évian . En fin de matinée, et alors que la manifestation se déroulait dans le centre-ville, de nombreux Européens, hommes, femmes, enfants de tous âges, furent pris à partie, lynchés et massacrés dans les rues, lieux et édifices publics où ils s’étaient réfugiés. D’autres, par centaines, furent pris en chasse et enlevés, souvent même à leur domicile ; la majorité de ces derniers demeurent, à ce jour, portés disparus. De leur côté, se conformant aux ordres reçus de Paris, les nombreuses troupes françaises encore stationnées à Oran n’intervinrent pas. Seuls quelques rares officiers prirent courageusement, à titre individuel, la responsabilité de contrevenir aux instructions … mais c’est devant ces ordures, auteurs des massacres, que nos pitoyables dirigeants aujourd’hui, font la queue pour se repentir …

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Je suis en ce moment en train de lire « l’ épuration sauvage » de Philippe Bourdrel… à petites doses parce que la lecture en est parfois éprouvante .. j’en suis à la page 536 (sur 695): 536 pages d’horreur, de honte, de cruauté … je ne peux même pas dire de bestialité parce que ce serait faire trop d’honneur à ces ordures immondes que de les assimiler à des bêtes … ces tueurs : « les hommes armés qui ont assassiné pour voler …tueurs aussi ceux qui ont assassiné pour se venger d’ennemis personnels à qui ils gardaient quelque misérable rancune. Tueurs ceux qui ont assassiné les malheureux témoins des crimes des tueurs. Tueurs enfin les misérables et les fanatiques qui, pour préparer la conquête du pouvoir par leur parti, n’ont pas hésité à faire place nette des patriotes qui pouvaient se mettre en travers de leur chemin. « 

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J’ai trouvé ce texte de Jérôme Cotillon (parutions.com) qui dit très bien ce que je passerais des heures à mettre en forme pour dire moins bien, alors voilà :

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epuration-sauvage2« Fruit de la réédition d’un ouvrage initialement paru en deux tomes en 1988 et 1991, L’épuration sauvage de Philippe Bourdrel nous revient sous une forme augmentée et enrichie de nouvelles archives régionales. Lors de sa parution, ce livre s’était surtout signalé par l’imbroglio judiciaire qui avait alors accompagné sa diffusion. Retirée de la vente à la suite de la plainte pour diffamation du fils d’un F.T.P. incriminé par l’auteur, cette étude était du coup passée plus inaperçue qu’elle ne le méritait, bien qu’elle vînt, en contrepoint de L’épuration française de Peter Novick ou de L’épuration d’Herbert Lottman, éclairer un phénomène capital pour la compréhension de la France de la Libération : l’épuration illégale, menée anarchiquement et hors de toute justice autorisée.

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L’ampleur de cette épuration sauvage comme la diversité de ses formes donnent toute la mesure de son importance historique. En effet, les 791 condamnations à mort légalement prononcées et mises à effet font pâle figure au regard des 10 000 à 15 000 exécutions sommaires qui émaillèrent la Libération, les procès officiels ne pèsent guère face aux innombrables sévices, attentats et autres fusillades tenant lieu de seul jugement prononcé arbitrairement et en toute impunité.

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Bourdrel insiste à raison sur le climat de guerre civile dans la guerre qui a précédé et préparé ce climat insurrectionnel qui se répandit de toutes les exactions possibles. Si cette terreur sourde s’abattit sur toute la France et prit partout le même visage, il apparaît que son intensité varie selon les régions et atteint un niveau particulièrement dramatique au sud d’une ligne reliant l’estuaire de la Gironde à la capitale des Gaules. Le Limousin fut le théâtre privilégié de ce jeu de pancrace intestin. Déboussolée par l’affaissement de l’autorité de Vichy au profit de maquis engagés dans une lutte d’influence sans merci, terriblement éprouvée par des colonnes nazies itinérantes et ivres de sauvagerie, la région paya un lourd tribut à cette épuration sauvage et devint une sorte de «champ clos de la violence».

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Les motivations de ces actes sont peu ou prou de même extrace. Derrière la rhétorique de la défense de la liberté, elle est certes une arme politique redoutablement efficace dans un contexte de guerre civile. Pour autant, du Nord au Sud, elle dissimule un nombre incalculable de règlements de compte, de vengeances personnelles assouvies dans le plus grand désordre au nom d’un idéal politique. Le Parti communiste, plus enclin à prendre ses ordres à Moscou que d’en recevoir du gouvernement du général de Gaulle, tint un rôle particulièrement coupable dans l’attisement des passions, préalable, selon lui, à l’enclenchement d’un processus révolutionnaire. L’identité et l’appartenance sociale des victimes désignées ou choisies au hasard furent donc pour la plupart sans surprise : les «ennemis de classe», bourgeois, prêtres et infortunés possédants désignés comme collaborationnistes ou pétainistes ; les résistants gaullistes ou issus de la droite, dangereux concurrents ; les élites locales, socialistes et radicales, accusées d’avoir trahi la révolution que le Front populaire était censé inaugurer.

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A la fois séquelle de l’Occupation et revers de la Libération, l’épuration sauvage a terriblement assombri la page des années d’immédiat après-guerre comme elle a durablement meurtri la mémoire de ses victimes, souvent injustement frappées, et de leurs descendants. L’importance de cet épisode de l’histoire de France, plus grande encore dans certaines régions, a pourtant longtemps été minimisée par les historiens et le populaire. L’ouvrage de Philippe Bourdrel, loin d’être un simple inventaire régional de ce phénomène, lui donne tout son relief et lui confère enfin sa juste place dans l’histoire des années noires. »

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