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Communauté est un « terme qui sert aujourd’hui à définir un ensemble organique (comme un clan ou une tribu) que l’uniformité sociale voudrait voir définitivement mort. La Communauté représente le lieu ou la personne, en se formant et en se développant, acquiert et renforce sa conscience politique (de Polis) et conserve des racines solides dans son humus spécifique. Mais attention aux faux modèles : un ghetto n’est pas une communauté mais une prison commune. Un petit parti ou un petit mouvement n’est pas une communauté, mais une entreprise ruineuse. Une bande urbaine est bien une communauté, mais antipolitique. Souvent on qualifie donc de communauté ce qui n’est qu’un groupe. Pour qu’une Communauté puisse se définir comme telle, elle doit être fortement caractérisée et, en même temps, consciente d’un destin commun, qui atténue les rivalités avec les groupes voisins, puisque ce n’est pas le plan horizontal, mais le plan vertical, qui la caractérise. Et, dans la verticalité, il y a l’idée des Lares, qui fait de la Communauté une fenêtre constamment ouverte sur le passé, aussi bien que sur l’avenir. »

(Gabriele Adinolfi. Pensées corsaires.)

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marche sur Rome

« Comment donc les définir ces fascistes ?
Ils furent de droite et de gauche, sans être ni de droite, ni de gauche.
Ils étaient pragmatiques ; non pas dans ce sens ignoble que ce terme a pris aujourd’hui, parce qu’utilisé improprement pour atténuer le manque de points de repères et de cohérence des politiciens de tout bord, mais plus précisément, dans le sens d’une prédominance de la pratique sur la théorie. Il est certainement exact de les définir comme des réactionnaires, parce qu’ils réagirent : contre les indignités et contre les injustices. Mais ils ne réagirent pas comme le font habituellement les réactionnaires, c’est-à-dire par automatisme, par opposition ou par imitation : ils le firent en prenant l’initiative. Il est par conséquent exact de les définir comme des interventionnistes, parce que, fidèles à l’esprit qui anima le volontariat de la Grande Guerre, ils dictèrent et mirent en œuvre les lignes d’action, intervinrent et même, dans de nombreux cas, devancèrent les initiatives des fébriles socialo-communistes et ouvrirent eux-mêmes les voies qu’ils suivirent.
Et une fois au pouvoir, ils changèrent de fond en comble l’organisation sociale et économique de la Nation, ainsi que sa structure morale, en imposant l’éthique à un pays qui était alors saturé par l’hypocrisie des Savoie et de la papauté.
De tout leur être, donc, ils furent révolutionnaires.
Fascinés par l’impétuosité d’une modernité à façonner et à dominer, ils ne furent jamais rétrogrades, ne souffrirent pas de torticolis, tout au plus furent-ils tentés à maintes reprises par l’avant-gardisme, surtout par le futurisme.
Enthousiastes et triomphants, ils regardaient vers le futur, vers un futur proche, qui aurait vu le réveil de la patrie, le renversement des barrières sociales iniques et aurait été caractérisé par le progrès social et moral, au nom de la dignité et de la justice.
Une nouvelle Rome, réaliste, austère, guerrière, industrieuse et constructive. La charrue trace le sillon, l’épée le défend. »

Gabriele Adinolfi. Pensées corsaires. Les éditions du Lore.

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épée

« Nous vivons englués dans une époque horrible, qui uniformise au nom du totalitarisme soft, qui chloroformise, qui émascule et enlève tout élan vital, comme probablement cela n’était jamais arrivé par le passé. Spirituellement, il s’agit d’une civilisation aux traits homosexuels, eunuques, où l’on est prisonnier de la caricature de la Grande Mère , ou plutôt d’une grotesque Mamma méditerranéenne. Toute la déontologie non écrite de l’extériorisation sociale, non seulement sur le plan politique mais aussi sur celui moral, étudiant, sportif, est fondée sur l’homologation , sur le « ne pas sortir du chœur », sur l’impératif d’être égaux, sur le désir d’être acceptés, accueillis par le grand utérus informe, sans se détacher d’aucune manière mais émergeant seulement par cooptation, sur input depuis le haut, au nom du modèle uniforme, comme cela arrive aux enfants bûcheurs, dans un désir de reconnaissance propre de celui qui ne sait, et ne veut, marcher tout seul. Figurez-vous, voler tout seul ! Toute l’idéologie dont on nous abreuve est celle de la renonciation. « Ma chi te lo fa faré ? » « Mais pourquoi donc ? A quoi cela sert-il ? » « On ne peut combattre les puissants » « Les temps ont changé », etc… (…). L’alternative, la seule alternative radicale, réside dans la virilité spirituelle, dans cette voie pleine de périls et fascinante qui -s’il est vrai qu’elle conduit souvent à la grandeur et donc à une perdition épique- dans les meilleurs cas parvient à l’héroïsme : la voie guerrière. Pour lever toute équivoque ou toute interprétation distordue, fallacieuse ou de mauvaise foi, la voie guerrière ne signifie pas la voie de l’agression armée parce que, comme nous l’enseigne la tradition virile orientale, le guerrier est celui qui n’a pas besoin de dégainer parce qu’il est l’épée. L’alternative, la seule alternative sensée et possible, consiste dans le refus de l’entière imposition du langage social qui est tenu aujourd’hui, consiste dans l’affirmation de soi au moyen de la renonciation opposée à celle que l’on nous prêche journellement et que l’on nous impose, à savoir non pas la renonciation à la lutte mais celle aux honneurs, aux séductions faciles, aux surabondances inutiles et vides. »

Gabriele Adinolfi

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« La France a toujours été une étoile polaire sur le plan intellectuel. Pourtant j’ai l’impression qu’aujourd’hui elle est dans une impasse. Il faut aussi dire qu’à la différence de l’Italie, qui est une colonie depuis soixante-six ans, la France a joué pendant des décennies un rôle dans le monde. Son abdication géopolitique rapide en Afrique, son abdication civilisationnelle, graduelle mais accélérée, dans l’Hexagone même, bien que compensées par des intérêts boursiers et par des participations aux trafics les plus obscurs de l’Amérique Latine desquels la France n’avait jamais profité avant, ont dépossédé d’un coup les Français de tout optimisme en cette première décennie du siècle. Ne serait-ce que sur le seul plan économique.

Chiffres en main, bien que plus riches en salaire, les Français ont payé beaucoup plus que nous autres Italiens la crise économique mondiale déclenchée par la finance.

Par ailleurs la culture française est en recul, y compris dans les écoles de l’Hexagone où la langue est devenue un succédané pour tout nain inculte et un bien rare et précieux chez les moins de 45 ans. En dehors de quelques millionnaires francocosmopolites, personne n’a de raisons d’être enthousiaste vis-à-vis de la situation que connaît la France actuellement. Et, en l’absence d’une culture et d’une philosophie — qui ont été démantelées scientifiquement par des professeurs imbus de psychopathies gauchisantes — il est même difficile de trouver un dépassement du désespoir dans le monde de l’art. Ni joyeux ni tragiques, les Français se sentent confinés aujourd’hui dans la détresse. Un peu comme les Américains qu’ils se sont pris à imiter depuis un quart de siècle. Et comme les citoyens américains subissent et ne partagent pas les conquêtes des oligarchies qui les gouvernent, les citoyens français font de même par rapport à leurs princes vivant dans une autre dimension faite d’abstractions. Le but à atteindre pour se forger un futur est bien celui de ne pas voir ce processus de dépossession s’étendre à toute l’Europe. Il faut, pour cela, vouloir et savoir. La volonté et la connaissance : ceux contre qui la machine infernale à broyer la civilisation emploie tous ses moyens. Le défi est grand mais la volonté peut l’être davantage. Et si elle se nourrit de connaissance rien n’est joué définitivement. Rien. »

Propos de Gabriele Adinolfi recueillis par Yann Kermadec pour « RIVAROL ».

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