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Henry Albert Parr, qui déclarait être né à New York autour de 1843, même si le mystère demeure sur sa date et son lieu de naissance, a connu de nombreux visages au cours de sa carrière. Débutée lors de la guerre civile en tant qu’ agent des services secrets confédérés jusqu’à devenir « dentiste présidentiel », il a tenu, entre ces deux pôles, de nombreux rôles qui font de sa vie une véritable odyssée.

1862 : les raids du général confédéré Morgan

Au début de la Guerre de Sécession, Parr quitte sa maison dans le Tennessee pour rejoindre le 2ème bataillon de cavalerie du Kentucky commandé par le général John Hunt Morgan . Son premier fait d’armes reconnu date du 26 février 1862. Il fait partie de douze volontaires qui réussissent à pénétrer les lignes ennemies et à mettre le feu à un bateau à vapeur fédéral à Nashville. Malgré la poursuite de la cavalerie nordiste, ils parviennent à regagner leur Q.G. avec un blessé seulement. Plus tard, il est fait prisonnier. Il réussit à s’enfuir sur le territoire canadien. Sous liberté conditionnelle, il revient sur le sol américain.

1863 : agent des services secrets sudistes

Il est très difficile de situer le moment exact où Parr est devenu un agent secret confédéré. En 1863, Il est envoyé à nouveau à Nashville. Il y tient un drugstore de la W. F. Gray Company. En fait, sa mission est de pousser les soldats nordistes à déserter. Il y parvient en fabriquant de faux papiers. En janvier 1863, bien qu’étant accusé par le prévôt de l’Union d’avoir aidé trois soldats à déserter, il n’est pas davantage inquiété .

Le Chesapeake : un acte de piraterie qui déclenche une crise internationale

Associé à John Clibbon Brain, un espion sudiste , Parr recrute des hommes afin de s’emparer d’un bateau fédéral, le Chesapeake. Ce bateau transporte pour 10 000 $ de sucre destinés au Canada et 100 balles de coton d’une valeur de 40 000 $ destinées à des usines du Maine. Le samedi 5 décembre 1863, Parr et ses hommes embarquent sur le navire en destination de Portland. Le 7, les pirates s’emparent du bateau . Un membre de l’équipage est tué. Pour ravitailler, ils font route vers Halifax en Nouvelle Ecosse. Un navire de guerre nordiste Ella and Annie est lancé à la poursuite du Chesapeake après le 10. Les captifs sont libérés ce jour-là. Un deuxième vaisseau de guerre, l’USS Dacotah part à son tour à la poursuite du Chesapeake qui est repris le 15 aux soldats confédérés dans les eaux territoriales britanniques. Le navire devait être remis aux autorités canadiennes sur ordre du Département de la Navy de Washington. Le commandant de l’USS Dacotah hésite à exécuter cet ordre. Il finit par céder alors que les fusils canadiens sont sur le point de faire feu. Cet acte de piraterie en haute mer a déclenché une crise internationale entre le Canada et les USA qui a failli pousser l’Angleterre à entrer en guerre. Pendant ce temps, Parr parvient à s’échapper. Rentré aux Etats-Unis, il fait son rapport à ses supérieurs à Richmond .

Dernières actions…

Brain et son comparse se font une spécialité d’attaquer des bateaux nordistes . Ils s’emparent du Roanoke, le 29 septembre 1864. Avec celui-ci, ils capturent deux bricks nordistes. Une tempête les pousse à saborder le navire. Le 1er avril 1865, se faisant passer pour des soldats nordistes, ils investissent la goélette Saint Mary. Dernier bateau confédéré dans les Caraïbes, il est brûlé le 7 avril. La guerre finit le 9 avril. Parr rentre alors au Canada .

Après la guerre, un parcours chaotique…

En 1865, avec un associé, il ouvre une pharmacie en Nouvelle Ecosse puis une autre en 1875. En 1878, le 24 juin, il est arrêté lors d’un voyage à Boston et est mis en accusation du meurtre d’Owen Shaffer, le second machiniste du Chesapeake. Il est finalement relâché et les plaintes sont abandonnées .

Le dentiste

En 1879, il ouvre sa propre officine et commence à pratiquer la dentisterie. Il serait le premier à avoir posé des couronnes et des bridges en Nouvelle Ecosse. Son échoppe ayant brûlé, il se décide à partir à New York où il commence à suivre les cours à l’Ecole dentaire de Baltimore. En 1884, à l’âge de 38 ans, il obtient son doctorat de chirurgie dentaire à Baltimore. Il reçoit une médaille d’or pour ses compétences.

Le clinicien

En novembre 1885, il présente un premier cas de bridge avec des couronnes sur pivot ancrées dans les racines des dents . En septembre 1887, lors du 9ème congrès dentaire international tenu à Washington D.C., il présente des couronnes en or avec une facette en porcelaine. En 1889, il décrit dans le Dental Cosmos, les « attaches à ressorts » pour les dentiers partiels amovibles qui s’adaptent parfaitement aux contreforts d’une couronne. La même année, il publie un autre article où il décrit une autre technique de bridge. Dès 1890, Parr est désigné dans un éditorial comme « le spécialiste bien connu des couronnes et des bridges » .

Il s’attribue diverses innovations techniques comme un nouveau maillet mécanique automatique destiné aux obturations en or (1894), un écarteur de bouche (1911)…

Un patient célèbre

Le Dr Parr a exercé pendant 15 ans à New York. Après la Guerre de Sécession, Ulysses S. Grant sera l’un de ses patients. Il ne commence à le soigner qu’à partir de 1885. Grant, qui se moque bien d’être traité par un ancien sudiste, meurt le 23 juillet 1885, d’une maladie considérée par beaucoup comme étant d’origine dentaire. Il est de notoriété qu’une molaire cassée a entraîné une irritation à la base de la langue et celle-ci, aggravée par la cigarette, a dégénéré en tumeur cancéreuse s’étendant au larynx et aux glandes lymphatiques. En 1926, des voleurs se sont introduits dans le bureau de Parr, sur la 42ème rue, et ont volé les appareils dentaires du président Grant et de sa femme.

Un « rebelle » jusqu’au bout

Le Dr Henry Parr décède le 6 août 1932, à New York, à l’âge de 86 ans. Il est enterré au cimetière de Laurel Hill de Philadelphie, le 8 août, dans une tombe sans nom. Il est resté jusqu’au bout un « rebelle » confédéré militant pour des causes sécessionnistes qui lui étaient chères .

auteur :  Xavier Riaud

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A l’issue de la Guerre de Sécession, les carpetbaggers, aventuriers du Nord qui affluent pour faire fortune sur les dépouilles de la Confédération,les scalawags, collaborateurs recrutés dans le Sud par les Yankees qui s’efforcent de conquérir des positions officielles pour mettre en coupe réglée les finances des cités et des États, et leurs complices noirs mènent la grande vie…

« Devant ce pillage, ce terrorisme et cette humiliation, un mouvement de résistance devait immanquablement se dessiner. Il verra le jour dans le premier État qui avait eu à souffrir de la Reconstruction, le Tennessee. Dans la meilleure tradition anglo-saxonne, six jeunes gens de Pulaski décidèrent au lendemain de Noël 1865 (ndlr : dans la nuit du 24 au 25 décembre) de fonder une société secrète, le Ku Klux Klan, appellation dont la signification reste obscure. Ils avaient l’intention de se distraire aux dépens des radicaux blancs ou noirs, en les effrayant par des mascarades nocturnes. Les résultats dépasseront les espérances. L’esprit superstitieux des Noirs est vivement impressionné par l’apparition de cavaliers portant cagoules et longues robes blanches, brandissant des torches et proférant les pires menaces.

Très vite, ce premier Klan fera école. Il est avant tout destiné à protéger les femmes blanches (ndlr : comme bien décrit dans « Autant en emporte le Vent »), contre les agressions sexuelles qui se multiplient. En effet, les noirs coupables de viols sont systématiquement relaxés par les tribunaux fédéraux, civils ou militaires.

Un congrès constitutif se tient en secret à Nashville en 1867 pour préciser l’organisation et les buts du Klan. Le général Nathan Forrest prendra la direction du mouvement. Celui-ci deviendra le seul recours et la seule protection des Blancs contre l’arbitraire et la violence des radicaux. Contrairement aux affirmations d’une littérature à sensations, les meurtres seront rares. Le Klan ne frappe que dans les cas évidents. Véritable organisation de résistance, il disparaîtra lorsque cessera l’occupation du Sud et lorsque les Blancs retrouveront les libertés traditionnelles qui leur avaient été arrachées (ndlr : auto-dissolution en 1869) »

Dominique Venner, Le blanc soleil des vaincus. La Table Ronde.

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Robert Edward Lee, bien qu’opposé à la sécession et hostile à l’esclavagisme fut le général en chef des armées des Etats confédérés au cours de la guerre de Sécession.

Il est mort le 12 octobre 1870


On profitera de l’occasion pour saluer le n° 3 Hors Série de la Nouvelle Revue d’Histoire qui vient de sortir. Il est précisément consacré à la Guerre de Sécession.

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Né dans la Missouri le 5 septembre 1847, Jesse James est élevé, avec ses frères, dans l’amour du Sud. Leur mère Zerelda verra toujours en eux non des hors-la-loi, mais des combattants de la Confédération. Quand commence la guerre de Sécession, Frank s’engage aux côté des Sudistes Jesse veut l’y rejoindre mais il est jugé trop jeune, car il n’a que 16 ans. Il s’engage alors en avril 1864 dans la bande de William Quantrill et William « Bloody Bill » Anderson, les bushwhackers, qui mènent une guérilla meurtrière et brutale. A la fin de la guerre, la famille, expulsée, doit s’endetter et les frères, plein de rancœur, se livrent à de multiples attaques de banques et de trains. En 1882, Jesse est trahi par des membres de sa bande, Charles et Robert Ford, avides de renommée et des 10 000 $ de récompense offerts : Ils l’assassinent dans sa maison le 3 avril 1882. Agé de 34 ans, il dépoussiérait un tableau quand il fut atteint d’une seule balle mortelle derrière l’oreille.

http://www.ericjames.org/

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Corsaire Alabama
La guerre de Sécession fait rage. Les corsaires sudistes portent des coups redoutables au commerce du Nord : l’issue de la guerre est incertaine. Maîtresse des mers, la Confédération peut espérer la victoire. La décision finale dépend peut-être d’un seul bateau et d’un seul homme : le croiseur de guerre Alabama, au sillage jonché d’épaves et de prises yankees, et son pacha, le commandant Semmes, un corsaire à l’âme chevaleresque.

Aux trousses de l’Alabama, le puissant Kearsarge battant pavillon nordiste, chargé de le couler coûte que coûte. Les deux navires feront le tour du monde pour, au terme d’une extraordinaire odyssée maritime, livrer bataille sur les côtes normandes : le 19 juin 1864, devant des milliers de spectateurs rassemblés sur la rade de Cherbourg, le Kearsarge enverra l’Alabama par le fond, consacrant le naufrage des idéaux sudistes…

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Corsaire AlabamaJean-Pierre Deloux, qui fut rédacteur en chef de la défunte et prestigieuse revue Polar, historien du cinéma et directeur de diverses collections policières ou ésotériques, était aussi passionné par la guerre de Sécession. Dans son ouvrage « Le Corsaire Alabama », Editions Edite, 2001, au-delà du récit de cet extraordinaire épisode, il suggère que la guerre de Sécession n’est pas terminée et qu’elle concerne directement l’Europe contemporaine, menacée par les rêves mondialistes de l’impérialisme yankee.
Il est mort le 23 janvier dernier : mauvaise nouvelle pour le polar sur l’avenir duquel il s’interrogeait avec justesse dans un entretien qu’il donnait à Michel Marmin dans le n°100 -mars 2001 de la revue Éléments.
Il m’avait envoyé son « Vacher l’Assassin », fort gentiment dédicacé .
« Personnage généreux, entier, excessif, tourmenté, pessimiste, grand amateur de bonne chère et de bons vins, Jean-Pierre Deloux laisse une œuvre atypique », qui aura, comme on dit, marqué ceux qui l’ont connu.
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« Dans l’aube dorée du 12 avril 1861, éclate le premier obus de la guerre de Sécession. De part et d’autre, on croit à une guerre courte, fraîche et joyeuse. Ce conflit durera quatre ans. Ce sera le plus sanglant de toute l’histoire américaine. Les pertes seront supérieures d’un tiers à celles des Américains durant la Seconde Guerre mondiale, 618.000 contre 407.000 pour une population sept fois moins nombreuse.

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Détruit par la guerre et la Reconstruction, le vieux Sud se survivra dans son mythe, dans l’image d’un passé idéal projetée sur l’avenir. Ce message dans sa condamnation d’une société dominée par le seul profit et les seuls impératifs économiques, a des accents étrangement actuels.
Le Sud se survivra également dans ses enfants perdus, les grands hors-la-loi de l’Ouest, les Jesse James, Cole Younger, John W.Hardin, Bill Doolin et même les Dalton. Dénoncés au Nord comme de cruels bandits, ces anciens guérilleros confédérés, contraints de continuer la guerre pour leur compte personnel, seront chantés dans le Sud comme autant de Robin des Bois.

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Son idéal chevaleresque se perpétuera dans le Western. Le cow-boy est un Sudiste. Il en a la fougue, l’amour de la vie libre et des grands espaces, le sens pointilleux de l’honneur, le mépris de l’hypocrisie puritaine et le respect sans borne de la femme.

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C’est peut être le film de Griffith, « Naissance d’une nation » (1914), l’un des monuments du cinéma, qui donnera au Sud sa première revanche. De son côté toute une génération de romanciers transmettra la légende dorée du vieux Sud, que ce soit Thomas Nelson Page ou Joel Chandler Harris. Le Sud deviendra le lieu inspiré de la littérature américaine. Caldwell, Faulkner, Melville, Adams, Henry James, Pen Warren y trouveront l’aliment de leur œuvre.

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Puis viendra en 1936 « Autant en emporte de vent » de Margaret Mitchell et son succès foudroyant aux États Unis et en Europe. Ce livre fera renaître les blanches plantations dans leur écrin de magnolias et de chèvrefeuille, les jeunes filles à crinoline, les planteurs galants et les gentilshommes saisis par l’angoisse d’un destin inexorable. Mais au-delà de l’évocation fidèle d’une époque terrible, et de la trame romanesque attachante, ce qui attire dans ce livre, c’est la nostalgie frémissante qui sourd tout au long des pages. Nostalgie d’un monde qui devait disparaître, d’un monde irrémédiablement condamné, mais auquel on ne cesse de rêver comme à un paradis perdu. Car si le Sud est mort, il continue de vivre dans le cœur des hommes généreux. »

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Dominique Venner : « Le blanc soleil des vaincus ». La Table Ronde.

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