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hoplit10

« L’instinct de conservation de l’espèce est à l’origine de la formation de communautés humaines. L’État est donc un organisme racial, non pas une organisation économique : cette différence est aussi profonde qu’elle est peu compréhensible, surtout pour les pseudo-hommes d’État actuels. Ils croient qu’on peut construire l’État par des moyens économiques alors qu’en réalité, il n’est jamais que la résultante des forces qualitatives qui maintiennent l’espèce et la race sur la voie que lui indique l’instinct de la conservation ; ces qualités dont nous parlons sont des vertus héroïques et non pas un égoïsme mercantile, car, pour conserver l’existence d’une espèce, il faut d’abord être prêt à sacrifier l’individu.

Il est nécessaire de sacrifier l’existence individuelle pour assurer la conservation de la race. Pour former et maintenir un État, il y a donc une condition primordiale, c’est qu’il existe un sentiment de solidarité, reposant sur une identité de caractère et de race, et qu’on se montre résolu à le défendre par tous les moyens. Chez les peuples qui possèdent en propre un territoire, on arrive ainsi à acquérir des vertus héroïques, et chez les parasites, à une hypocrisie mensongère et à une cruauté perfide ; -à moins qu’on ne dise que ces caractéristiques sont innées et que la différence des formes politiques n’en est que la preuve. Mais, du moins au début, la fondation d’un État doit toujours résulter d’une manifestation de ces qualités. Les peuples qui succombent dans la lutte pour la vie, qui deviennent esclaves et se condamnent ainsi à disparaître tôt ou tard, sont ceux qui manifestent le moins de vertus héroïques dans cette lutte, ou qui sont victimes de la ruse et de la perfidie des parasites. Même dans ce dernier cas d’ailleurs, il s’agit moins en général d’un manque d’intelligence que d’un manque de résolution et de courage, dissimulé sous une apparence de sentiment humain. »

 

(une intéressante approche des problèmes actuels, signée Adolf Hitler, et qui aurait tout aussi bien pu être écrite aujourd’hui!)

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extraits de presse :

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Cirque Romanes : Une pétition de soutien a réuni 13.000 personnes, dont Jane Birkin, Josiane Balasko et Clémentine Célarié.

En cas de qualification pour l’Euro 2012, les Bleus toucheront chacun une prime de 140 000 euros selon Le Parisien. Chaque joueur recevra également 10 000 euros par victoire, 5 000 euros pour un match nul et rien pour une défaite. Concernant le droit à l’image, les 23 joueurs convoqués recevront 10 000 euros pour chaque match.

Lilian Thuram, ex joueur de football et néo chevalier blanc de l’anti-racisme a le coeur sur… le portefeuille. Son intervention a failli coûter 20 000 euros au contribuable alsacien.

En 2007 Yannick Noah avait déclaré que si Sarkozy devenait président il quitterait la France. Quelques mois après il revenait sur sa décision pour, finalement, décider de partir « pour raisons familiales ».

Zahia Dehar , la fameuse prostituée qui gagne 20 000 euro par mois, déclare dans le Daily Mail qu’elle aime les trois joueurs de l’équipe de France, avec une préférence pour Frank Ribéry qui était à ses côtés pour fêter les 18 ans de la jeune prostituée en février dernier.. « Ribéry, Benzema, Govou… Je les aime tous ! Ils m’ont traitée avec un respect absolu »

« Le Héros est une figure emblématique d’un personnage mythique ou réel représentant les valeurs supérieures d’un peuple, d’une nation, d’une civilisation, et s’étant sacrifié pour eux.

C’est sur la geste des héros que s’est historiquement fondée la civilisation européenne, avec son texte inaugural l’Iliade, puis l’Odyssée. Une société se juge évidemment sur ses héros et ses anti-héros. Aujourd’hui l’idéologie dominante tend à rejeter toute notion d’héroïsme, contraire à l’impératif d’individualisme narcissique. Les sociétés fortes et viriles, conquérantes, comme l’Islam, ont toujours le culte des héros-martyrs. Dans l’école française, les héros sont bannis et ne sont plus donnés en exemple (Jeanne d’Ard, Bayard, du Guesclin, etc. ne parlons pas de Charles Martel, probablement coupable de « racisme »); même les … héros républicains de la Révolution ne sont plus évoqués ! Il y eut bien quelques héros résiduels pour la génération de Mai 68 (Che Guevara, Mao, Castro, Franz Finon, etc.) mais ces personnages douteux ont fait long feu.
L’Église catholique post-conciliaire, dans sa rigoureuse entreprise de sabordage, n’insiste plus sur le culte des Saints, soupçonné de para-paganisme. Le refus du héros par l’idéologie égalitaire s’explique aussi par le fait que le héros est une personnalité supérieure qui s’élève au dessus de la masse et lui donne l’exemple, mais aussi parce que le héros suppose la notion dynamique de peuple comme communauté historique de destin, initiée par l’exemplarité de personnalités créatrices, conception totalement diabolisée. Le héros donnant l’exemple du sacrifice à son peuple : cette image est insupportable aux clercs contemporains.

Pourtant la société décadente et ethnomasochiste que nous connaissons ne peut s’empêcher de se forger des pseudo-héros ou des sous-héros : footballeurs, stars lancées comme des lessives, médecins humanitaires et tutti quanti.
Paradoxalement, les États-Unis, société que l’on présente encore plus décadente que l’Europe, ce qui demanderait à être démontré, entretiennent toujours le culte des héros patriotiques, à travers le cinéma et la littérature. C’est d’autant plus curieux que les États-Unis sont aussi la patrie de la création des pseudo-héros médiatiques du show-business, simples bouffons fabriqués par l’industrie du spectacle. Comme quoi, en matière d’analyse des États-Unis, les choses ne sont pas si simples. Ce culte populaire au premier degré du héros est chose impensable en Europe où l’héroïsme patriotique est ridiculisé comme « primaire » et où les élites culturelles s’adonnent à un négativisme blasé. Les « héros » du cinéma français des vingts dernières années sont la plupart du temps des détraqués, des bras-cassés, des psychopathes. Mieux ou pis : c’est le cinéma américain qui se charge de valoriser les héros européens. Voir par exemple les films The 300 Spartiats, Excalibur, Braveheart, etc.

Là encore, une régénérescence de l’Europe passe par une réhabilitation de ses héros au sein de la culture populaire. Il est dramatique que les médias ahurissent l’opinion par le culte démentiel de sportifs milliardaires, de vedettes du spectacle et de l’audio-visuel sans autre talent ni consistance que l’investissement industriel qui est provisoirement misé sur leur personne (culture-casino) ou de personnalités factices (toutes fardées d’humanitarisme) propulsées par les sondages d’opinion, et dont l’ « héroïsme » hypocrite consiste surtout en avantages financiers et en vanités cabotines. »

Guillaume Faye, Pourquoi nous combattons.

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« Rester seul, délibérément, dans une société où chaque jour davantage votre intérêt évident est de vous agréger, c’est cette forme d’héroïsme que je vous convie ici à saluer. »

Henry de Montherlant : »Textes sous une Occupation ». Gallimard

C’est amusant, tous ces discours sur Mai 68, tous ces articles, tous ces bouquins … je ne sais pas trop ce qu’en auraient pensé ces mecs et ces filles des barricades … sais pas non plus ce qu’ils auraient pensé, à l’époque, de ce qu’ils sont devenus aujourd’hui … De toutes les analyses que j’ai pu parcourir (oui, pour certaines, seulement parcourir parce qu’il faut bien dire que beaucoup d’entre elles sont particulièrement chiantes et prétentieuses), c’est encore celle ci, de « droite » (signée Alain de Benoist), que je trouve la plus pertinente même si l’auteur oublie, à mon sens, une des composantes intéressantes du mouvement de contestation, celle qui a donné le mouvement hippie et dont la démarche était de retrouver de très anciennes racines, traditions, états de conscience (la nôtre, quoi …):

« La commémoration de Mai 68 revient tous les dix ans, avec la même marée de livres et d’articles. Nous en sommes au quatrième épisode, et les barricadiers du « joli mois de mai » ont aujourd’hui l’âge d’être grands-pères. Quarante après, on discute toujours pour savoir ce qui s’est exactement passé durant ces journées-là – et même s’il s’est passé quelque chose. Mai 68 a-t-il été un catalyseur, une cause ou une conséquence ? A-t-il inauguré ou simplement accéléré une évolution de la société qui se serait produite de toute façon ? Psychodrame ou « mutation » ?

La France a le secret des révolutions courtes. Mai 68 n’a pas échappé à la règle. La première « nuit des barricades » eut lieu le 10 mai. La grève générale se déclencha le 13 mai. Le 30 mai, le général de Gaulle prononçait la dissolution de l’Assemblée nationale, tandis qu’un million de ses partisans défilaient sur les Champs-Elysées. Dès le 5 juin, le travail reprenait dans les entreprises, et quelques semaines plus tard, aux élections législatives, les partis de droite remportaient une victoire en forme de soulagement.

Par rapport à ce qui se déroula à la même époque ailleurs en Europe, on note tout de suite deux différences. La première, c’est qu’en France Mai 68 ne fut pas seulement une révolte étudiante. Ce fut aussi un mouvement social, à l’occasion duquel la France fut paralysée par près de 10 millions de grévistes. Déclenchée le 13 mai par les syndicats, on assista même à la plus grande grève générale jamais enregistrée en Europe.

L’autre différence, c’est l’absence de prolongement terroriste du mouvement. La France n’a pas connu de phénomènes comparables à ce qu’ont été en Allemagne la Fraction armée rouge (RAF) ou en Italie les Brigades rouges. Les causes de cette « modération » ont fait l’objet de nombreux débats. Lucidité ou lâcheté ? Réalisme ou humanisme ? L’esprit petit-bourgeois qui dominait déjà la société est sans doute l’une des raisons pour lesquelles l’extrême gauche française n’a pas versé dans le « communisme combattant ».

Mais en fait, on ne peut rien comprendre à ce qui s’est passé en Mai 68 si l’on ne réalise pas qu’à l’occasion de ces journées deux types d’aspirations totalement différentes se sont exprimés. A l’origine mouvement de révolte contre l’autoritarisme politique, Mai 68 fut d’abord, indéniablement, une protestation contre la politique-spectacle et le règne de la marchandise, un retour à l’esprit de la Commune, une mise en accusation radicale des valeurs bourgeoises. Cet aspect n’était pas antipathique, même s’il s’y mêlait beaucoup de références obsolètes et de naïveté juvénile.

La grande erreur a été de croire que c’est en s’attaquant aux valeurs traditionnelles qu’on pourrait le mieux lutter contre la logique du capital. C’était ne pas voir que ces valeurs, de même que ce qu’il restait encore de structures sociales organiques, constituaient le dernier obstacle à l’épanouissement planétaire de cette logique. Le sociologue Jacques Julliard a fait à ce propos une observation très juste lorsqu’il a écrit que les militants de Mai 68, quand ils dénonçaient les valeurs traditionnelles, « ne se sont pas avisés que ces valeurs (honneur, solidarité, héroïsme) étaient, aux étiquettes près, les mêmes que celles du socialisme, et qu’en les supprimant, ils ouvraient la voie au triomphe des valeurs bourgeoises : individualisme, calcul rationnel, efficacité ».

Mais il y eut aussi un autre Mai 68, d’inspiration strictement hédoniste et individualiste. Loin d’exalter une discipline révolutionnaire, ses partisans voulaient avant tout « interdire d’interdire » et « jouir sans entraves ». Or, ils ont très vite réalisé que ce n’est pas en faisant la révolution ni en se mettant « au service du peuple » qu’ils allaient satisfaire ces désirs. Ils ont au contraire rapidement compris que ceux-ci seraient plus sûrement satisfaits dans une société libérale permissive. Ils se sont donc tout naturellement rallié au capitalisme libéral, ce qui n’est pas allé, pour nombre d’entre eux, sans avantages matériels et financiers.

Installés aujourd’hui dans les états-majors politiques, les grandes entreprises, les grands groupes éditoriaux et médiatiques, ils ont pratiquement tout renié, ne gardant de leur engagement de jeunesse qu’un sectarisme inaltéré. Ceux qui voulaient entamer une « longue marche à travers les institutions » ont fini par s’y installer confortablement. Ralliés à l’idéologie des droits de l’homme et à la société de marché, ce sont ces rénégats qui se déclarent aujourd’hui « antiracistes » pour mieux faire oublier qu’ils n’ont plus rien à dire contre le capitalisme. C’est aussi grâce à eux que l’esprit « bo-bo » (« bourgeois-bohême », c’est-à-dire libéral-libertaire) triomphe désormais partout, tandis que la pensée critique est plus que jamais marginalisée. En ce sens, il n’est pas exagéré de dire que c’est finalement la droite libérale qui a banalisé l’esprit « hédoniste » et « anti-autoritaire » de Mai 68. Par son style de vie, Nicolas Sarkozy apparaît d’ailleurs, le tout premier, comme un parfait soixante-huitard.

Simultanément, le monde a changé. Dans les années 1960, l’économie était florissante et le prolétariat découvrait la consommation de masse. Les étudiants ne connaissaient ni le sida ni la peur du chômage, et la question de l’immigration ne se posait pas. Tout semblait possible. Aujourd’hui, c’est l’avenir qui paraît fermé. Les jeunes ne rêvent plus de révolution. Ils veulent un travail, un logement et une famille comme tout le monde. Mais en même temps, ils vivent dans la précarité et se demandent surtout s’ils trouveront un emploi après leurs études.

En 1968, aucun étudiant ne portait de jeans et les slogans « révolutionnaires » qui fleurissaient sur les murs ne comportaient aucune faute d’orthographe ! Sur les barricades, on se réclamait de modèles vieillis (la Commune de 1871, les conseils ouvriers de 1917, la révolution espagnole de 1936) ou exotiques (la « révolution culturelle » maoïste), mais au moins militait-on pour autre chose que pour son confort personnel. Aujourd’hui, les revendications sociales ont un caractère purement sectoriel : chaque catégorie se borne à réclamer de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail. « Deux, trois, plusieurs Vietnam ! », « Mettre le feu à la plaine », « Hasta la libertad, sempre ! » : cela ne fait évidemment plus battre les cœurs. Plus personne ne se bat plus pour la classe ouvrière dans son ensemble.

Le sociologue Albert O. Hirschman disait que l’histoire voit alterner les périodes où dominent les passions et celles où dominent les intérêts. L’histoire de Mai 68 fut celle d’une passion qui s’est dissoute dans le jeu des intérêts. »

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