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« Le Héros est une figure emblématique d’un personnage mythique ou réel représentant les valeurs supérieures d’un peuple, d’une nation, d’une civilisation, et s’étant sacrifié pour eux.

C’est sur la geste des héros que s’est historiquement fondée la civilisation européenne, avec son texte inaugural l’Iliade, puis l’Odyssée. Une société se juge évidemment sur ses héros et ses anti-héros. Aujourd’hui l’idéologie dominante tend à rejeter toute notion d’héroïsme, contraire à l’impératif d’individualisme narcissique. Les sociétés fortes et viriles, conquérantes, comme l’Islam, ont toujours le culte des héros-martyrs. Dans l’école française, les héros sont bannis et ne sont plus donnés en exemple (Jeanne d’Ard, Bayard, du Guesclin, etc. ne parlons pas de Charles Martel, probablement coupable de « racisme »); même les … héros républicains de la Révolution ne sont plus évoqués ! Il y eut bien quelques héros résiduels pour la génération de Mai 68 (Che Guevara, Mao, Castro, Franz Finon, etc.) mais ces personnages douteux ont fait long feu.

L’Église catholique post-conciliaire, dans sa rigoureuse entreprise de sabordage, n’insiste plus sur le culte des Saints, soupçonné de para-paganisme. Le refus du héros par l’idéologie égalitaire s’explique aussi par le fait que le héros est une personnalité supérieure qui s’élève au dessus de la masse et lui donne l’exemple, mais aussi parce que le héros suppose la notion dynamique de peuple comme communauté historique de destin, initiée par l’exemplarité de personnalités créatrices, conception totalement diabolisée. Le héros donnant l’exemple du sacrifice à son peuple : cette image est insupportable aux clercs contemporains.

Pourtant la société décadente et ethnomasochiste que nous connaissons ne peut s’empêcher de se forger des pseudo-héros ou des sous-héros : footballeurs, stars lancées comme des lessives, médecins humanitaires et tutti quanti.

Paradoxalement, les États-Unis, société que l’on présente encore plus décadente que l’Europe, ce qui demanderait à être démontré, entretiennent toujours le culte des héros patriotiques, à travers le cinéma et la littérature. C’est d’autant plus curieux que les États-Unis sont aussi la patrie de la création des pseudo-héros médiatiques du show-business, simples bouffons fabriqués par l’industrie du spectacle. Comme quoi, en matière d’analyse des États-Unis, les choses ne sont pas si simples. Ce culte populaire au premier degré du héros est chose impensable en Europe où l’héroïsme patriotique est ridiculisé comme « primaire » et où les élites culturelles s’adonnent à un négativisme blasé. Les « héros » du cinéma français des vingts dernières années sont la plupart du temps des détraqués, des bras-cassés, des psychopathes. Mieux ou pis : c’est le cinéma américain qui se charge de valoriser les héros européens. Voir par exemple les films The 300 Spartiats, Excalibur, Braveheart, etc.

Là encore, une régénérescence de l’Europe passe par une réhabilitation de ses héros au sein de la culture populaire. Il est dramatique que les médias ahurissent l’opinion par le culte démentiel de sportifs milliardaires, de vedettes du spectacle et de l’audio-visuel sans autre talent ni consistance que l’investissement industriel qui est provisoirement misé sur leur personne (culture-casino) ou de personnalités factices (toutes fardées d’humanitarisme) propulsées par les sondages d’opinion, et dont l’ « héroïsme » hypocrite consiste surtout en avantages financiers et en vanités cabotines. »

Guillaume Faye, Pourquoi nous combattons.

(j’avais déjà publié ce texte il y a deux ans … depuis cette date, on manque toujours aussi cruellement de nouveaux héros et on a toujours autant besoin des anciens !)

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vu hier au soir …

jubilatoire …. vraiment

….. très esthétique

… et une bande son très chouette …

Notre vie psychique comprend une part archaïque et, de ce fait, l’étude des grands mythes de l’humanité est source de connaissance de soi même. Or il se fait que le mode d’expression du mythe est le langage symbolique.

mythes

Le mythe raconte, selon un mode historique, la création du monde, l’oeuvre d’un dieu, les épreuves d’un héros. Mais le mode adopté pour raconter n’a que le rôle de support d’une idée; c’est l’essence même de l’évènement qui importe. Le Dieu et le héros se comportent d’une façon indépendante du temps et de la localisation de l’évènement.. Le fait mythique prend ainsi un caractère universel, c’est à dire qu’il est valable en tous lieux et de toute éternité. L’enseignement du mythe concerne l’homme et non une faculté particulière : intellect, imagination, sensibilité, etc.

L’évènement mythique possède des caractéristiques:

– le mythe offre un modèle exemplaire, il peut être répété.

– le mythe crée le modèle à partir d’un événement « qui est arrivé » en un temps anhistorique;

– le mythe exprime une réalité de l’être; la vérité du mythe est dans cette réalité et non dans celle de l’évènement.

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Dans la conception archaïque, le mythe exprime une vérité absolue sous la forme d’évènements vécus par des êtres surhumains ou par des grands ancêtres (donc au « dessus du niveau » humain  dans l’espace ou « avant le temps » de l’homme). Il y a donc passage d’un espace à un autre espace et d’un temps à un autre temps. La rupture qui se produit ainsi sépare l’espace-temps profane de l’espace-temps sacré. De ce fait le modèle-exemplaire du mythe est sacré. Si l’évènement s’était produit dans le temps de l’histoire, il ferait partie d’un passé à jamais disparu. Comme il s’est produit en un temps sacré, qui est cyclique, l’évènement peut être répété; le mythe ouvre la voie de la réitération.

Le comportement mythique, celui d’un être d’une société archaïque ou le nôtre, pour ce qui concerne la part archaïque de la psyché est donc caractérisé par les éléments suivants:

– Imitation du modèle-exemplaire, dont le caractère est trans-humain,

– Ré actualisation de l’évènement mythique, en le réitérant, soit en racontant un poème, soit en jouant le scénario qui le décrit,

– Rupture de l’espace temps profane,

– Entrée dans l’espace-temps sacré: cette opération a un caractère initiatique.

On comprend pourquoi le mythe a, dans les sociétés traditionnelles, un rôle fondamental: il y domine en effet toute la vie individuelle, collective, culturelle. Il y joue un rôle régulateur, contribuant à un équilibre psychique que beaucoup d’êtres ont perdu dans les sociétés à haut degré de civilisation économique.

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Le mythe est mémoire du monde.
Il est présenté sous la forme d’un drame joué par des personnages qui sont des symboles. Chaque personnage-symbole porte ses propres significations. Le mythe expose les relations réciproques entre ces personnages et donne l’occasion à chacun d’eux d’exprimer ses potentialités, ses virtualités. Le mythe peut faire appel à des personnages historiques, comme à des personnages fictifs, mais l’historicité, lorsqu’elle existe, joue un rôle accessoire. De toutes façons, l’histoire se déforme au fur et à mesure que le mythe se forme. Le personnage historique disparaît pour faire place au personnage-exemplaire, en le plaçant dans une situation limite.

Ainsi donc, la technique symbolique du mythe consiste:

– à ré-actualiser des évènements primordiaux;

– à imiter des modèles-exemplaires;

– à provoquer une rupture d’espace-temps;

– à entrer dans un espace-temps sacré.

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Le mythe est destiné à faire prendre conscience de soi, à départager les forces et les faiblesses, à les connaître : condition première pour les maîtriser. Le mythe est donc un moyen de connaissance. Le mythe doit aider l’homme à se délivrer.

Le mythe n’est pas destiné à révéler une situation historique, mais bien une situation fondamentale de l’être, sous la forme d’une situation-limite exprimée par le héros mythique.

Le mythe ne vise pas à un enseignement moral. Il est destiné à faire prendre conscience de la réalité de l’être et de l’aider à se transformer. Le mythe vise à la connaissance de l’être total, sans chercher à classer ce qui est bien et ce qui est mal.

Connaître les mythes c’est apprendre le secret de l’origine des êtres et des choses.

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Les héros mythiques sont des personnes-symboles qui connaissent une vie mouvementée, extraordinaire, héroïque et violente. Ce sont des combattants. Ils interviennent à divers niveaux: celui de l’homme puissant ou du surhomme ou du demi-dieu, selon que le mythe se situe au plan humain, au plan intermédiaire entre l’humain et le divin ou au plan divin.

Le héros mythique est symbole du « retour »: il revient « en arrière » de la lumière vers les ténèbres, de la conscience vers l’état primordial d’inconscience; ensuite s’il sort victorieux de l’épreuve, il ré émerge dans le conscient, dans la lumière. Le héros mythique est donc un personnage initiatique: il montre comment faire. Il ne confère pas la libération mais il montre la voie qui y conduit.

Les personnages de mythes, les héros mythiques peuvent se « charger de sens » comme des objets ou des figures géométriques se chargent de sens. Ils peuvent, de ce fait, jouer le rôle de symboles.

Certains d’entre eux sont des personnages « verticaux » (Faust, Don Juan) en ce sens que, symboliquement ils répondent à des aspirations ascendantes ou à des impulsions descendantes.

D’autres sont « horizontaux » (Hamlet, Don Quichotte) en ce sens que, symboliquement, ils répondent à des tensions entre l’individu et la société.

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La comparaison des situations limites à deux époques différentes permet de séparer les éléments permanents des éléments impermanents; elle constitue de ce fait, une clef de la méthode symbolique. Les éléments permanents dégagent le sens universel. Les éléments impermanents sont relatifs à la culture de l’époque et au milieu ambiant.

(d’après Raoul Berteaux: « la Voie symbolique »)

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