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écrivains

« Beaucoup d’écrivains furent séduits par le fascisme comme par un mouvement lyrique où se mêlaient le chant et la volonté. Pour Drieu le Rochelle obsédé comme tout barrésien par l’empire de la décadence, le fascisme était le ressort qu’il avait d’abord attendu de Moscou ; le mystérieux ressort qui tout à coup suspendait le cours du déclin. Pour Brasillach le fascisme n’était pas une opération politique mais un vaste courant de symboles, issue d’une culture secrète plus vraie que celle des livres. Il avait transformé le fascisme en poésie nationale et Mussolini en un chantre qui, ayant éveillé la Rome immortelle, lance de nouvelles galères sur le Mare Nostrum. Autres poètes magiques : Hitler qui célèbre les nuits de Walpurgis, les fêtes de Mai et qui apparaît à Brasillach dans une guirlande de chanson de marche et de myosotis, de dures branches de sapin aussi, avec une escorte de jeunes cueilleuses de myrtilles aux belles nattes, toutes fiancées à des SS descendus du Venusberg. Même Codreanu est un poète grâce à la légion de l’archange Michel. La rose et l’épée s’entrelacent autour des guerriers de Primo de Rivera. Jusqu’à la Belgique qui devient poétique grâce à Degrelle, par qui souffle la fraîche inspiration des Ardennes. Au vent de l’histoire, les feuillages sombres du Venusberg et des Ardennes, la houle d’oliviers espagnols tout prêts à devenir des lauriers frémissent du même mouvement que le chêne de Saint-Louis, les cèdres des croisades et les vagues de l’Atlantique engloutissant Mermoz ».

Jacques Laurent. Histoire égoïste. Table Ronde.

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« Leo Strauss a été le premier à dénoncer sous l’expression de reductio ad hitlerum le procédé consistant, parlant de quelque chose ou de quelqu’un, à l’assimiler de façon polémique au nazisme afin de le discréditer durablement. C’est ainsi, écrit Pierre-André Taguieff, que « la vulgate antinationaliste contemporaine applique à l’objet de sa haine la reductio ad hitlerum, le réduisant à un inquiétant mélange d’irrationnel et de barbarie. Il en va de même, et ce d’une façon paradigmatique, avec les usages idéologico-politiques du terme “racisme”, qui constitue la base privilégiée, car la plus fortement démonisante du “nationalisme” » .
Ce procédé a pris au cours de ces dernières années une extension d’autant plus grande que l’éloignement historique permet, dans une optique de propagande, de donner aux mots une plasticité proportionnelle à leur degré d’indétermination. Ces mots, n’étant plus définis, sont arbitrairement posés comme synonymes. Ne désignant plus rien de particulier, ils peuvent être rapportés à peu près à n’importe quoi, l’absence de rigueur intellectuelle et l’inculture faisant le reste. Des termes génériques comme « nationalisme », « racisme », « antisémitisme », « fascisme », « nazisme », « extrême droite », qui renvoyaient à l’origine à des réalités bien distinctes, en viennent ainsi à former un lexique de mots interchangeables. On crée alors une sorte de trou noir baptisé « nazisme » ou « fascisme », où l’on fait confluer, dans le flou le plus total, n’importe quelle autre référence, afin de discréditer par contiguïté, proximité ou filiation supposée, une série d’opinions dérangeantes, immanquablement dénoncées comme « dangereuses ». La méthode employée est celle du chef de gare : on rattache le wagon « droite » au wagon « extrême droite », le wagon « extrême droite » au wagon « fascisme », on y adjoint le wagon « nazisme » tiré par la locomotive « Auschwitz ». Après quoi, il ne reste plus qu’à faire circuler le train en rase campagne sous le feu des tireurs embusqués. »

Alain de Benoist.

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Le putsch de la Brasserie, ou putsch de Munich, fut une tentative de prise du pouvoir par la force en Bavière menée par Adolf Hitler, dirigeant du Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP), dans la soirée du 8 novembre 1923.Le 9 novembre , il est clair que les forces armées et la police sont restées loyales au régime légal. Pourtant, en fin de matinée, Hitler et Ludendorff rassemblent 3 000 putschistes: les manifestants s’avancent à douze de front. Dans des circonstances  confuses un échange de coups de feu éclate. On relève quatre victimes parmi les policiers et seize morts chez les manifestants, Hitler lui même, a eu l’épaule démise.  C’est de cet épisode que naît le mythe du Blutfahne, drapeau  taché par le sang d’Ulrich Graf un des gardes du corps de Hitler qui fut blessé en se jetant  devant lui pour lui éviter d’être frappé par les balles. On dit aussi que le drapeau fut taché du sang de trois SA  tués lors de la manifestation : Andreas Bauriedl, Anton Hechenberger et Lorenz Ritter von Stransky-Griffenfeld. Hitler et plusieurs de ses compagnons sont arrêtés peu après. Leur procès s’ouvre le 26 février 1924. Condamné à cinq ans de forteresse, il profitera de sa détention pour écrire Mein Kampf.
Ce putsch devint l’un des mythes fondateurs du régime national-socialiste, qui organisa sa commémoration annuelle et érigea le Blutfahne au rang de symbole.

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Ces chiffres sont bruts, je n’ai pas fait d’efforts de présentation après les avoir relevés au fur et à mesure de ma lecture du livre de Dominique Venner « Le Siècle de 1914 ». A quoi bon, ils parlent d’eux mêmes et s’entendent, il faut le préciser « hors-guerre »…

En Russie

Le « Koulak » est un paysan qui manifeste la moindre opposition à la collectivisation. En 1930-1931, 30 000 sont déjà fusillés, tandis que 1 680 000 sont déportés avec leurs familles.

En 1932-1933, c’est le grand génocide par famine provoquée (réquisitions de toutes les récoltes qui ont été particulièrement prospères) pour forcer à la collectivisation de l’agriculture: en 9 mois, on compte environ 6 millions de morts. L’Ukraine, grenier à blé de l’URSS paye le plus lourd tribut : 10 millions de morts. On dit qu’au plus fort de cette famine, 33 000 personnes mourraient de faim chaque jour en Ukraine.

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A partir de 1934, c’est la Grande Terreur (purges staliniennes). En sont les victimes, plus de 30 000 officiers parmi les plus hauts grades. Mais aussi les « ennemis du peuple »: entre 1936 et 1938, 1565 000 personnes sont arrêtées, 668 305 fusillées et les autres envoyés dans les camps de concentration qui existent depuis 1919.

(ce qui n’empêche pas Paul Eluard d’ écrire en 1950 son Ode à Staline (qui, en même temps que bien d’autres appréciations, est un véritable chef d’oeuvre de nullité…):

« Staline dans le coeur des hommes

Sous sa forme mortelle avec des cheveux gris

Brulant d’un feu sanguin dans la vigne des hommes

Staline récompense les meilleurs des hommes

Et rend à leurs travaux la vertu du plaisir

Car travailler pour vivre est agir pour la vie

Car la vie et les hommes ont élu Staline

Pour figurer sur terre leurs espoirs sans bornes.

Et Staline, pour nous, est présent pour demain

Et Staline dissipe aujourd’hui le malheur

La confiance est le fruit de son cerveau d’amour

La grappe raisonnable tant elle est parfaite »)

En Italie

En dehors de l’assassinat du socialiste Matteoti en 1924, de rares actions imputables aux services secrets, des violences de rue et des faits de guerre, il n’y a en Italie fasciste, de 1923 à 1940 que 9 (neuf) éxécutions politiques (et 17 autres de 1940 à 1943).

En Allemagne

La Nuit des Longs Couteaux en 1934 se solde par 83 éxécutions « officielles » (reconnues). Les opposants avancent le chiffre de 116.

En Allemagne nationale-socialiste, on estime à environ 3000 le nombre de détentions arbitraires à la fin de 1933. A titre de comparaison, on chiffre au minimum à 600 000 le nombre d’arrestations arbitraires en France lors de l’Épuration de 1944-45.

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