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Ecrivain et trafiquant, Henry de Monfreid, le dernier véritable aventurier, s’éteint à Ingrandes dans l’Indre le 13 décembre 1974.

Contemporain de Tintin, Hergé en a fait un anonyme capitaine de bateau dans l’album « Les Cigares du Pharaon ». Il aurait aussi pu être un des personnages d’Hugo Pratt dont il connaissait le père et qui l’a rencontré alors qu’il était enfant avant de faire parcourir à son Corto les mêmes paysages d’Abyssinie dans « les Ethiopiques ».

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Léon Degrelle est né le 15 juin 1906 à Bouillon en Belgique.
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Hugo Pratt est né le 15 juin 1927 à Rimini en Italie.

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Arthur Rimbaud est mort le 10 novembre 1891 à Marseille

(…)

Je crois en toi ! Je crois en toi ! divine mère,

Aphrodite marine ! – Oh ! la route est amère

Depuis que l’autre Dieu nous attelle à sa croix ;

Chair, Marbre, Fleur, Vénus, c’est en toi que je crois !

– Oui, l’Homme est triste et laid, triste sous le ciel vaste,

Il a des vêtements, parce qu’il n’est plus chaste,

Parce qu’il a sali son fier buste de Dieu,

Et qu’il a rabougri, comme une idole au feu,

Son corps Olympien aux servitudes sales !

Oui, même après la mort, dans les squelettes pâles

Il veut vivre, insultant la première beauté !

– Et l’Idole où tu mis tant de virginité,

Où tu divinisas notre argile, la Femme,

Afin que l’Homme pût éclairer sa pauvre âme

Et monter lentement, dans un immense amour,

De la prison terrestre à la beauté du jour,

La Femme ne sait plus même être Courtisane !

– C’est une bonne farce ! et le monde ricane

Au nom doux et sacré de la grande Vénus !

(…)

Soleil et Chair

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On ne voit bien souvent en Jean Fontenoy, au mieux, qu’un écrivain journaliste passé du parti communiste au PPF de Jacques Doriot. Au pire, et bien, on ne voit rien du tout, parce qu’il est carrément oublié. On se souvient pourtant d’André Malraux mais il est vrai qu’il appartenait au camp des vainqueurs et que Fontenoy, en tant que réprouvé, ne mérite que la fosse commune de l’Histoire. Pourtant, Dominique Venner voit en lui un « être d’exception » et quand il le compare à l’auteur de « la Voie Royale », il en fait « une sorte de Malraux sympathique, plus aventureux et plus vrai ».

C’est en outre, un véritable héros de roman qui figurerait avantageusement aux côtés des personnages d’Hugo Pratt : Pratt et Corto eux mêmes, mais aussi Raspoutine, le Baron Ungern, le général Enver Pacha, Butch Cassidy, Jack London, le Baron von Richthofen, et tous les autres…

Né en 1899 dans une famille paysanne, à 17 ans, il fréquente les milieux ultra-anarchistes. Ce qui ne l’empêche pas, mobilisé à la fin de 14-18, de décrocher un galon de sous-lieutenant et la croix de guerre. Il est attiré par le bolchevisme, mais comme il méprise la copie française, il veut aller sur place pour découvrir l’original. Il s’inscrit à l’École des langues orientales, apprend le russe et le chinois (déjà il lit Sophocle et Ovide dans le texte) et se fait envoyer à Moscou pour l’agence Havas. C’est une période de grands reportages et de grandes déceptions : en 1925, les fonctionnaires, qui vont faire le succès du régime , ont déjà remplacé les exaltés… Alors Fontenoy va traquer la révolution jusqu’en Chine : il y fonde le « Journal de Shangaï », devient conseiller de Tchang Kaï-Chek, mais s’intéresse, dit-on, surtout à la jolie femme du maréchal, Song Meiling . Parcourant le pays à cheval, la main sur le pistolet, il assiste aux exploits d’un général chrétien qui baptise ses troupes avec une lance d’incendie

Déçu et guéri du communisme et du « tiers-monde », il lorgne du côté du fascisme. Après un rapide passage aux Croix-de-Feu, il adhère en 1936 au PPF de Jacques Doriot, mais le quitte à l’époque de Munich. La brouille, très personnelle, sera durable. Il se fait connaître par la publication de ses romans et de ses reportages. Entre temps, il bourlingue dans l’Europe qui bouge : en Allemagne, où il rencontre Otto Abetz, en Pologne, en Hongrie, au Portugal, en Espagne où il fait le coup de feu avec les nationalistes à Irun. Dans cette vie bien occupée, il trouve pourtant le temps de traduire Tolstoï pour la Pléiade et d’épouser Madeleine Charnaux, aviatrice célèbre qui partage ses options politiques et qui mourra de la tuberculose en 1943.

En janvier 1940, il s’engage dans l’armée finlandaise pour combattre l’Armée rouge. Il a le visage gelé et le maréchal Mannerheim, commandant en chef des forces finlandaises , lui offre un poignard d’honneur. A Paris, en juillet 1940, puis à Vichy, il sert d’intermédiaire entre Abetz et Laval et se lance dans les tourbillons de la Collaboration. Après un nouvel accrochage avec Doriot, il devient l’un des chefs du MSR du cagoulard Eugène Deloncle, et fait également partie de la direction du RNP de Marcel Déat. A ce titre il participe à la fondation de la Légion des Volontaires Français contre le bolchévisme en 1941 et, contrairement à d’autres, part se battre en Russie. Chef de la section de propagande, il se fait muter au 1er bataillon, pour participer aux combats devant Moscou en novembre-décembre 1941. Il fait toute la retraite à pied dans des conditions effroyables puis ses démêlés avec Doriot lui valent d’être renvoyé à Paris. Il y fonde l’hebdomadaire « Révolution nationale ». On le décrit alors comme ne s’éloignant jamais de son « calibre » et passant beaucoup de son temps à « téter le bambou ». Ayant suivi la retraite allemande à la fin de 1944, il se tue dans les ruines de Berlin d’une balle de pistolet, le jour de l’entrée des troupes soviétiques en mai 1945.

Dans « Péché d’orgueil », son ami Lucien Combelle le mettait en scène en 1942, déjà désabusé :  « Quand ce fascisme pour lequel nous nous défonçons prendra le pouvoir, supposition docteur ! Supposition ! Que fait-il de nous, le fascisme ? Eh bien il nous fout en taule, toi et moi, docteur, en taule pour mauvais esprit… »

Source : Dominique Venner : « Histoire de la Collaboration ».

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Hugo Pratt, le créateur de Corto Maltèse qui avouait « J’ai treize façons de raconter ma vie et je ne sais pas s’il y en a une de vraie, ou même si l’une est plus vraie que l’autre, est né à Rimini en Italie, le 15 juin 1927.( Il est mort à Pully (près de Lausanne) en Suisse, le 20 août 1995.)
corto maltese

Ce pourrait être un chapitre inédit des « Fables de Venise » qu’Hugo Pratt aurait planqué dans le fond d’un tiroir avant de tirer sa révérence … trop explosif … impubliable…

corto_maltese

Pourtant, j’en ai trouvé l’écho dans une publication du GDG, c’est une thèse développée par Andrew Chugg, dans son livre « The quest for the tomb of Alexander the Great » qui reprend les recherches faites pour trouver la tombe perdue d’Alexandre.

Cette tombe se trouvait jadis à Alexandrie mais le corps embaumé du Conquérant y connut moult vicissitudes jusqu’à ce qu’il disparaisse (tremblement de terre ? Vandalismes romains ?) vers + 390 alors que les chrétiens se plaignaient encore de la présence de ce « cadavre en pleine ville ». Or, en 392, saint Jérôme écrit que l’auteur du deuxième Évangile, saint « Marc est enterré à Alexandrie ». Comme la Légende Dorée affirme que ce saint a été brûlé en 67 « par les idolâtres irrités de ses nombreuses conversions », on se demande pourtant, même si d’autres sources parlent de « reliques », quel peut bien être le corps proposé à l’adoration des fidèles…En 828, deux marchands vénitiens profitent de ce que l’Egypte et Alexandrie deviennent musulmanes pour voler les reliques/la momie et la rapportent à Venise qui, justement, se cherchait un nouveau puissant protecteur céleste pour la protéger, remplacer saint Théodore et rivaliser avec Rome et son saint patron saint Pierre. Elle se trouve depuis sous l’autel de la basilique qui fut spécialement construite pour l’occasion et dans laquelle, en 1963, fut trouvé un bloc calcaire exactement à l’endroit où la momie avait été placée initialement. Il s’est avéré être un fragment de stèle funéraire de style macédonien. « En 1988, ce bloc est comparé avec des sculptures provenant du tombeau de Philippe, le père d’Alexandre: le style est le même… En 2006, l’étude structurelle du bloc calcaire montre qu’il provient d’une carrière égyptienne… L’étau se ressert ! Difficile de ne pas penser que le corps de saint Marc pourrait en réalité être celui d’Alexandre le Grand ! » quelle ironie ce serait … quel éclat de rire : une basilique qu’on aurait bâtie sur le corps d’un Roi païen et qu’on honorerait depuis des siècles en croyant qu’il s’agissait d’un saint chrétien… mais les autorités religieuses refusent bien sur toute expertise de leur sacro sainte (mais fausse ?) relique…N’empêche, c’était bien une aventure digne de Corto Maltèse

alexandre

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