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« Nous croyons faire l’éloge d’un être en disant qu’il est sensible. Sensible: offert à tout ce qui peut écorcher. Loin de cultiver la sensibilité, on devrait la détruire dans une société qui multiplie les causes d’écorchement ».

Michel de Saint-Pierre: « la Mer à Boire ».

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… et c’est de plus en plus vrai !… ah putain, si je pouvais me débarrasser de cette sensibilité qu’on ne distingue plus bien de la sensiblerie, j’arrêterais de passer de la tristesse à l’indignation et ça me ferait de belles économies de pansements tout en me promettant une plus belle espérance de longue vie … j’en ai marre d’être couvert d’écorchures !… devenir un salaud !… comment ils font les autres ?…

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Les livres sont chers, même si on parle beaucoup de culture, tout en sachant qu’il est de bon ton de n’en louer que le métissage, en passe de devenir obligatoire, mais sans s’attacher vraiment à en faciliter l’accès. Et pourtant, il fut un temps où les livres de poche ne valaient que quelques sous et mettaient réellement la culture à la portée de n’importe qui, ou presque …
Pour le môme que j’étais, le Club des Cinq et les aventures de Michel étaient de bonnes introductions à Bob Morane et Nick Jordan. Avant de passer à tout ce qu’on trouvait alors, donc, en « poche » . Je me souviens encore que le n° 1 de la collection « le Livre de Poche » était « Koenigsmark » de Pierre Benoit… et le 1000, « le Grand Meaulnes »…, et je finissais par savoir par coeur les catalogues, à force de les lire et relire …
Je vous passerai les anecdotes, l’odeur des pages de ce vieux « Dracula », en Marabout, le visage féminin, à la Grace Kelly, en couverture de « la Brière », les écorchures sur les « Sept Couleurs », suivant presque exactement les nervures de la feuille d’arbre de la couverture, les passages censurés par des grands « blancs » dans « Mort à Crédit »…En revanche je ne vous épargnerai pas la liste des auteurs dont je me rappelle:
Théophile Gautier, Alexandre Dumas et Paul Féval. Francis Carco, Pierre Mac Orlan, René Fallet, Luc Dietrich, Henri Bosco et Jean Giono, Jacques Perret, Marcel Aymé et Michel Mohrt, Henri Queffelec.
Brasillach, Drieu la Rochelle, Céline, Henri Béraud. Alphonse de Chateaubriant. Saint Loup et Saint Paulien, Guy Sajer, Ernst von Salomon et Knut Hamsun, Herman Hesse, Thomas Hardy, Michel de Saint Pierre, Jean de La Varende, Jean Lartéguy aussi. Henry de Monfreid.
Jacques Laurent, Michel Déon, Roger Nimier, Antoine Blondin. Les classiques Stendhal, Flaubert et Balzac. Et Faulkner, et Steinbeck. Erskine Caldwell, Hemingway. James Joyce et Liam O’Flaherty. D.H. Lawrence.
Jean Ray, Thomas Owen, Claude Seignolle. Maurice Leblanc et Gaston Leroux, Auguste le Breton et Simenon. Et même Exbrayat et OSS 117 … Tous en format de poche …
Tous ces auteurs, que j’ai lus entre 10 et 17 ans ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui. Pas étonnant qu’il y ait un fossé entre les générations quand on voit les auteurs qui figurent maintenant dans les catalogues « au format de poche »: la plupart de ceux que je cite sont tombés dans l’oubli, seulement connus de quelques timbrés ou nostalgiques dans mon genre. Et je n’ai aucune envie d’ouvrir les livres qui paraissent aujourd’hui, d’auteurs à la mode, souvent nuls et prétentieux, style Christine Angot, ou autres habitués des colonnes laudatives de Télérama et des Nulsrockuptibles, même si quelques autres, publiés ultérieurement ou que j’ai connus après se sont quand même rajoutés à ma liste. Parmi lesquels, pas mal d’auteurs de polars, dont le goût m’est venu plus tard: Léo Malet, Ellroy, Ed Mc Bain par exemple, mais aussi, plus classiques mais, parmi d’autres, carrément infréquentables,  François Augiéras et Gabriel Matzneff …

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On assiste actuellement à un tel déferlement de mensonges, de mauvaise foi, de démagogie, de contre-vérités, de laideur, de férocité … à une telle offensive tous azimuts de la pensée unique (j’entrerai pas dans les détails, il suffit de jeter un oeil aux Actualités) qu’il est possible effectivement que ce soit la fin comme il est dit ici (après tout, nous sommes en fin de cycle, le kali yuga). Si c’est bien le cas, chouette spectacle, auquel nous assisterons, sereins, debout dans les ruines et droits dans nos bottes.

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c’est curieux comme, au fil des ans, je ressens les mots ou les expressions … ça a commencé avec la « foi » … quand on me disait que je n’avais pas la foi, pour mes interlocuteurs, c’était qu’il me « manquait » manifestement quelque chose … pour moi, c’était complètement l’inverse, j’étais très fier de ce qu’on s’aperçoive que je n’avais pas ce truc dégueulasse, cette « foi » que je considérais comme un chancre … après (beaucoup plus tard), c’était la « sensibilité de gauche », même si la plupart des « gens de droite » me font gerber, très heureux là encore de ne pas avoir ce chancre qui défigure tout … maintenant, c’est « métissage » et ça a l’air de se précipiter (pour voir, comme ça, faites une « alerte Google » sur « métissage » et vous arriverez bien vite à l’indigestion dégueulatoire…) … quel sera le prochain ?

Je suis sidéré par l’ampleur de cette obamania victorieuse et triomphante … je n’aurais jamais cru que l’élection d’un homme inféodé aux banques, au complexe industrialo-militaire et aux lobbies qui contrôlent l’hyperpuissance américaine, puisse générer un tel « espoir » dans des milieux qui se disent le plus souvent de « sensibilité de gauche » (qui se prononce comme une déclaration d’amour, en sussurant à voix basse et roulant des yeux chavirés)… il est vrai qu’Obama doit surtout sa popularité au fait que beaucoup le considèrent comme le premier homo metis au point de voir dans son accession au pouvoir une « évolution universelle de la société »(même si ça ne veut rien dire) tandis que les chantres de l’anti-racisme n’hésitent pas à proclamer, sans rire, qu’Obama, noir, fera mieux que ses prédécesseurs blancs : mais c’est du racisme ça, vite, prévenons la Halde !!!…
Parler des lobbies et des banques qui l’ont fait élire ? Même pas la peine d’y penser … on passe aussitôt pour être un suppôt de la « cause républicaine » … alors une seule solution, se retirer sur la pointe des pieds … après tout on verra bien … on verra bien si Obama « ratifie le protocole de Kyoto, ferme Guantanamo , arrête les frais en Irak », comme je l’ai lu ce matin: dans ce cas là, tant mieux … sinon, et bien je pourrai toujours dire que j’avais raison, même si c’est une amère victoire …

moiTout ça m’amène, en définitive, à me dire une fois de plus que j’ai de moins en moins envie de participer aux fora (pluriel de forum …), de moins en moins envie d’ « échanger des opinions » parce que chacun s’accroche aux siennes comme au radeau de la Méduse et se fiche de celles du voisin, de « participer à des discussions » qui sont faussées d’avance parce qu’il ne faut pas parler de politique ou dire qu’Untel m’emmerde, d’essayer de m’expliquer alors que personne ne m’écoute, de vouloir « échanger » un savoir et des connaissances alors que tout le monde s’en fout, de hurler sans pouvoir dire grand chose devant les fautes d’orthographe qui semblent devenir le signe distinctif de la païenne de base (oui, plus souvent ces dames que ces messieurs …)
J’étais ce matin sur un forum « païen » qui devient chaque jour un peu plus une nouvelle vitrine de cette « religiosité secondaire » dont parle Spengler… oh ce n’est pas de sa faute, pas mal de gens intelligents y écrivent, qui ont une pensée cohérente … mais ils deviennent une minorité qui se noie sous les adeptes de la religiosité à la carte, des amateurs du jeu de rôle spirituel où tu choisis d’être celui qui t’arrange, avec les dieux qui t’arrangent et les croyances qui t’arrangent… en général ça ne demande pas d’effort et ça fait bien d’exhiber son étoile à cinq branches ou sa croix celtique en minaudant : « je suis païen(ne) depuis que j’ai 12 ans, et puis chamane et puis je fais de la magie… et je choisis mes dieux selon mon ressenti… ». Mais ça n’a rien à voir avec le paganisme … pas plus que de signer son message « peace » comme je l’ai vu ce matin alors que quand même , même les trois piliers franc mac, ça vous a une autre gueule : Sagesse ! Force ! Beauté !
Et je parle de ce forum … je pourrais parler de celui ci ou encore de celui là qui se ressemblent tous de plus en plus. On est en présence là de la maladie récurrente qui affecte ce mode de communication, stressante, frustrante … c’est pourquoi je n’ai plus envie d’échanger, de discuter, de démontrer … c’est pourquoi aussi, je vais peu à peu me retirer sous ma tente, en l’occurrence ce blog où j’accueille mes amis et mes alliés sans avoir de compte à rendre à personne … où je peux dire ce qui m’emmerde et ce que j’aime et ce que je crois… où je peux être tout à la fois Setanta et Omios sans craindre de devenir schizophrène et où le seul dialogue sera celui que j’accepterai…

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Il n’y a pas si longtemps, c’était en 1946, dans son « Gala des Vaches » Albert Paraz écrivait :

« je note ici une des licences que Céline prend avec la grammaire, à laquelle je ne m’habitue pas. Elle est pourtant logique, instinctive. C’est de considérer ON, mis à la place de nous, comme un pluriel et de l’accorder comme tel aux adjectifs.
Nous sommes foutus ou on est foutus.
Ça me rappelle quand on était gamine (maman), il me semble que le pluriel s’impose pour gamines et non pour était.
Et dans cette phrase : On est toutes bien arrivé! Il est évident que si on l’admet, et comment ne pas l’admettre, elle est courante, il faut le féminin pluriel. On est toutes bien arrivées. Un truc pour l’autoriser: disons que c’est une syllepse. »


Aujourd’hui, on a un peu l’impression que Paraz coupe ici les cheveux en quatre mais en fait il n’en est rien et il y a bien eu une époque où ce genre d’interrogation pouvait passer pour être tout à fait commune. On se demande pourtant ce que le père de Bitru penserait aujourd’hui de l’évolution de la langue et de l’orthographe. Je crois bien que ça l’emporterait encore plus vite que sa tuberculose… Je ne vais pas, là, refaire le procès de l’éducation (nationale ?), d’autres l’ont fait avant moi et avec beaucoup plus de talent… et pourquoi s’étonner quand un « film » comme « entre les murs », qui s’inspire du « livre » de François Bégaudeau, reçoit la Palme d’Or à Cannes ?… d’ailleurs, il faudrait aussi faire le procès de toutes celles et tous ceux qui détiennent le moindre parcelle de responsabilité dans la déliquescence de la langue : les journalistes, dans ce rôle sont bien placés, et je crois que jamais je n’oublierai ce canard local qui titrait sur le « Big Band » pour annoncer une exposition sur la formation de l’Univers comme si tout s’était passé en musique … et l’erreur était reprise dans le corps de l’article pour bien montrer qu’il ne s’agissait pas d’une faute de frappe… Internet aussi, et n’importe quel forum, comme si la mère du correcteur d’orthographe était encore à naître, réservent leur lot de surprises qui vont du langage sms à l’écriture phonétique la plus improbable. A mon sens, la place de choix est ici occupée par l’inénarrable «au pré à l’Able » par lequel il faut obligatoirement passer avant d’aller plus loin … on remarquera toute la valeur initiatique de la démarche et l’expression est plutôt jolie : elle me fait penser, allez savoir pourquoi, à la jument de Michao … sans doute parce qu’avec son petit poulain, elle a passé dans le pré et mangé tout le foin … ça n’en est pas moins affligeant … et je me demande bien ce que le pauvre Able a fait pour mériter ça…

Entretien avec Boubaker El Hadj Amor, imam local, paru dans le journal La Nouvelle République, au sujet de la future mosquée de Poitiers

“ Une mosquée digne de ce nom doit avoir un minaret ”

> Aucune envie de choquer ou de heurter. « A l’origine, le minaret a une fonction d’appel à la prière. C’est un peu comme le clocher d’une église installé le plus haut possible pour être entendu par le maximum de personnes. Dans les pays musulmans, à une époque où la sonorisation n’existait pas, c’était pour faire monter la voix. Aujourd’hui, ne serait-ce que parce que nous n’avons aucune envie de choquer, de heurter, de montrer que l’on envahit, ou de faire réagir les plus extrémistes, le minaret ne servira que comme élément d’ornement et d’appel visuel. »

> Le minaret est un élément marquant. « Même si l’islam s’adapte à chaque pays et à son architecture, une mosquée digne de ce nom ne peut pas échapper à avoir un minaret. C’est un élément marquant. Celui de Poitiers fera 21-22 mètres, mais il comprendra une partie non visible puisque nous avons un terrain enterré de 7 à 8 mètres. En terme visuel, le minaret ne débordera pas du bâtiment d’une façon choquante ni provocante. »

> La mosquée ne sera pas un espace clos entre musulmans. « Ce que l’on espère dans un pays comme la France, c’est d’être présents dans la communauté nationale. C’est pour cela qu’il y aura aussi une bibliothèque, une salle de conférences et d’autres éléments. Tout cela dans le but de nous ouvrir sur la communauté nationale. La mosquée ne sera pas un espace clos entre musulmans. Nous espérons que, demain, chaque Poitevin aura l’envie d’aller une fois à la mosquée pour visiter, se renseigner sur l’islam ou la culture musulmane. »

tout cela à deux pas de chez moi …

un nouveau pas franchi dans l’offensive, qui ne m’inspire pas vraiment de commentaire … si ce n’est celui là :
http://www.youtube.com/watch?v=BcyKqaU5BP4&feature=related

(Assez ironiquement, est-il besoin de rappeler qu’en 1987, Philippe Randa écrivait « Poitiers demain », dont voici la quatrième de couverture :
« Après l’an 2000, la Troisième Guerre Mondiale embrase la terre. En quelques heures la France est ravagée, sa population décimée. Une fois la paix revenue, de petites communautés survivent, peureuses et désemparées dans un pays dévasté.
Ces communautés doivent se défendre contre les bêtes sauvages et, surtout, contre les bandes de pillards venues capturer des esclaves pour les marchés des grandes cités méditerranéennes où se sont installés les envahisseurs qui ont pour objectif la conquête de la France et de l’Europe.
Dans un petit village normand, un héros, Gautier, se lève pour faire face au danger. Il parviendra à force de courage et d’énergie à rassembler les dernières forces européennes et à les mobiliser contre l’ennemi venu du sud.
Pour en finir, les hommes du sud envoient une immense armée à la recherche des noyaux de résistance. Une formidable bataille va avoir lieu à Poitiers entre l’armée nouvelle que les Français ont mise sur pied et celle des envahisseurs, cinq fois plus nombreuse et mieux aguerrie. Le destin de l’Europe dépend du courage d’un petit nombre de ses fils »
.)

J’ai l’impression que quand on parle du martyrologe païen,des exactions, assassinats, viols en tous genres et tout ce qui a pu en être la toile de fond, pratiqués par les chrétiens sur les païens, c’est à dire par des hommes sur d’autres hommes, on a en réponse, au mieux un léger haussement d’ épaules et des yeux levés vers le ciel mais aussi plus souvent, en réaction, un mouvement d’exaspération… ouais bon, et alors ? c’était pas si terrible, quelques débordements par ci par là, des petits mouvements d’humeur, et puis c’était pour leur bien de toute façon, même Torquemada était naturellement bon, qui soutenait qu’en faisant souffrir les hérétiques, il se sacrifiait pour leur octroyer le salut éternel en se damnant lui-même … parce que le christianisme c’est quand même une religion d’amouuuuuuuur et de salut… n’empêche, ouais n’empêche que c’est par millions, si ça se trouve, qu’on peut compter les martyrs païens parce que ça s’est échelonné sur des siècles et que le temps ne fait rien à l’affaire … du passé ? Oublier le passé ? Pardonner ? Parce qu’ils nous torturaient, nous brisaient, dans des gerbes de sang et de souffrances, nous envoyaient ad patres justement pour la plus grande gloire de leur « Pater » et de son rabbin de fils et pour notre ….. bien ? Bon d’abord « pardonner », c’est pas les cathos qui en parlent parce qu’ils estiment n’avoir rien fait de mal et que ça ne leur viendrait même pas à l’esprit mais le plus souvent ceux qui devraient précisément ne pas oublier et qui, les dieux savent par quelle sorte de masochisme plus ou moins conscient estiment que leurs ennemis méritent une plus grande latitude que leurs amis mêmes. Et puis, je trouve qu’il est toujours bien présent le passé, un petit tour sur le Net suffit, sites cathos débordant de mensonges, d’approximations et de raccourcis, gluant de bons sentiments, badigeonnés de la plus épouvantable mauvaise foi … que s’ils en avaient les moyens, ils nous referaient bien goûter aux joies de la Question, à la douceur de la corde du gibet, à la chaleur des flammes du bûcher … pour notre bien …
Qu’on ne s’y trompe pas, aucune victimite dans ma démarche, je me fiche comme de ma première liquette qu’on nous plaigne ou pas …ce n’est pas une attitude païenne que de vouloir attirer les sanglots de la foule … j’ai simplement la conscience d’accomplir un … ben oui il y a des fois où l’on est obligé d’employer des mots ou des concepts à la mode … devoir de mémoire…

+323 : l’empereur Constantin, premier souverain ouvertement favorable aux Chrétiens, ordonne la destruction du temple d’Aphrodite à Aphaca (Liban) et du temple de Mambré (Palestine), sensé « profaner le lieu où est apparu Abraham ».
+326 : destruction du temple d’Asclépios à Aigeai (Cilicie)
+330 : fermeture du temple de Belenos-Apollon à Bayeux.
+346 : première interdiction des cultes païens.
+353 (1er août) : défaite du dernier prince païen, Magnence, face à Constance II.
+353 (23 novembre) : interdiction des sacrifices nocturnes.
+354 (1er décembre) : interdiction sous peine de mort des sacrifices dans l’enceinte des temples.
+356 (19 décembre) : interdiction des rites utilisant les statues comme support.
+357 : dernier ex-voto au temple d’Apollon à Rome.
+359 : dernier sacrifice aux Dioscures à Rome.
+363 (26 juin) : mort de l’Empereur Julien, le dernier souverain païen d’ Occident.

+364 (août) dernier édit de tolérance envers les Païens de Valentinien.
+365 : règne éphémère de Procope, dernier Empereur païen d’Orient.
+367 : malgré les protestations du Papoe, restauration par le préfet de Rome, le païen Vettius Agorius Praetextatus du portique des XII Olympiens.
+370 (12 mars) : éxécution du philosophe et théurge Maxime d’Ephèse, ancien conseiller de Julien ainsi que du philosophe Simonidès.
+371 : début de la christianisation officielle de la Gaule par Martin : destruction de lieux sacrés, de temples, d’arbres, de fontaines …
+383 : influencé par Ambroise, l’Empereur Gratien abandonne le titre de Pontifex Maximus et supprime les dernières subventions versées à des prêtres païens.
+384 : majorité « chrétienne » au Sénat : conversions dictées par l’intérêt et la crainte.
+386 : intervention armée pour détruire les temples de Palmyre et d’Apamée. Les milices chrétiennes terrorisent l’Egypte, le Liban, la Syrie…
+389 : dernière ouverture (connue !) d’un mithraeum à Sidon.
+390 : plaidoyer païen du Préfet de Rome Symmaque et discours « Pro templis » du dernier grand rhéteur grec Libanios, ami fidèle de Julien.
+391 (24 février) : interdiction des cultes païens à Rome.
+391 (26 juin) : idem en Egypte. Destructions massives, notamment celle du Sérapeion d’Alexandrie malgré la résistance armée du philosophe Olympios; répression des révoltes, fuite des fidèles …
+392 : mort du dernier Préfet du Prétoire non chrétien Tatianos.
+392 (15 mai) : le roi franc Arbogast, un païen, prend le pouvoir à Rome avec l’aide des grandes familles fidèles aux Dieux, les Symmachi et les Flaviani.
+392 (8 novembre) : interdiction par Théodose de tous les cultes païens et suppression de la liberté de pensée. Le souverain chrétien ordonne la fermeture et la destruction de tous les temples.
+393 : interdiction des Jeux Olympiques.
+394 (5 septembre) : défaite de l’armée d’Arbogast qui arbore les étendards frappés au portrait d’Hercule. Fin de la dernière tentative de restauration païenne et épuration des grandes familles.
+398 : Porphyre (le « saint », pas le philosophe auteur du « Contre les Chrétiens »!) fait fermer les temples de Gaza.
+399 : ordre donné au Préfet de Damas de raser les temples ruraux. Vague de destructions de temples en Afrique avec la bénédiction d’Augustin. Répression des révoltes populaires.
+402 : destruction des derniers temples de Gaza et répression des révoltes consécutives.
+405 :saccage des temples de Phénicie par les moines.
+408 : confiscation des revenues des derniers temples.
+408 (14 novembre) : édit fermant la haute administration aux non-chrétiens. En Italie, le comte Générid s’oppose à son application.
+410 : dernier culte druidique attesté en Gaule armoricaine.
+410 (24 août) : siège de Rome par Alaric, dont les hommes sont « chrétiens ». Le Pape refuse les prières païennes pour protéger la ville. Après le sac, les Païens sont dénoncés par les Chrétiens aux bons Barbares…
+415 : assignation des prêtres païens à résidence, confiscation des biens des collèges en Afrique. Assassinat d’Hypathie, poétesse et philosophe païenne née en 370, par les moines manipulés par l’évêque Cyrille d’Alexandrie. Elle est tuée à coups de tessons, son corps est déchiqueté et ses morceaux exhibés dans les rues puis brûlés.
+416 (7 décembre) : les Païens sont exclus de l’armée, de l’administration et de la justice.
+423 : les Empereurs Honorius et Théodose II promettent protection aux païens «qui se tiendront tranquilles ».
+431 : Concile d’Ephèse qui décide d’y fixer le lieu d’enterrement de la mère du rabbin Ieschoua de Nazareth. Les temples de cette ville sainte vouée à Artémis sont détruits: place aux églises !
+435 : peine de mort renouvelée pour les Païens pratiquants. Nouvel édit ordonnant la destruction des temples encore intacts.
+438 (31 janvier) : confirmation de la loi prévoyant la peine de mort pour les Païens.
+451 (4 novembre) : peine de mort prévue pour les pratiquants étendue aux propriétaires du local où a lieu le culte.
+455 : pillage de Rome par Genséric.
+475 : dans la plaine du Landry, à l’emplacement d’un lieu de culte druidique, construction de la première abbaye de Catulliacum (rebaptisée Saint Denis)
+476 : fin de l’Empire romain d’Occident.
+ 482-488 : dernières révoltes païennes en Asie Mineure. Le poète païen et aventurier Pampréprios est décapité en 488.
+485 (27 avril) : mort du philosophe grec Proclos à Athènes, dernier grand philosophe non chrétien.
+486 : chasse aux temples clandestins d’Isis en Egypte. Assassinat du dernier des grands généraux païens, Marcellinus, vainqueur des Vandales en Sicile et en Sardaigne.
+496 (21 décembre) : Clovis, roi des Francs, choisit  de se faire « chrétien ». Conversion obligée de tous les autres Francs.
+515 : christianisation totale de la région de la Mer Morte. L’empereur Justinien rend le baptême obligatoire et renouvelle la peine de mort prévue pour les non chrétiens.
+529 : Justinien ferme l’école platonicienne d’Athènes. Fuite des philosophes en Perse et survie d’une école néo-platonicienne païenne à Harrân jusqu’au XIème siècle.
+537 : fermeture officielle du temple d’Isis à Philaë dans le sud de l’Egypte.
+542 : Jean d’Ephèse est nommé prévôt préposé aux Païens d’Asie Mineure. Il s’ensuit aussitôt une vague de persécutions anti-païennes sans précédent.
+550 : christianisation totale de la Galice et de la Sardaigne.
+555 : fin du culte de Baal à Balbeck au Liban.
+573 : bataille d’Armtered (région de Carlisle en Grande-Bretagne). Fin du dernier royaume païen de la région. Le druide Merlin s’enfuit en Ecosse.
+580 : l’empereur Tibère déclenche une nouvelle vague de persécution anti-païenne, surtout au Liban.. Des milliers de païens sont arrêtés, torturés puis crucifiés. Parmi eux le gouverneur d’Antioche, Anatolios, surpris en train de prier Zeus.
C’est la première Inquisition connue.
+582 : l’empereur Maurice relance les persécutions et les tortures.
+589 : concile de Narbonne qui condamne l’habitude de vouer le jeudi à Jupiter.
+625 : concile de reims qui condamne les Chrétiens qui participent aux festins des Païens.
+743 : concile de Lestines, qui condamne les « superstitions vivaces » : Sacra Louis et Mercuri.
+772 : Charlemagne commence la christianisation forcée des saxons. Destruction de l’arbre cosmique d’Irminsul dans le temple d’Eresbourg.

+782 : massacre de Werden : 4500 Saxons ayant refusé d’être baptisés son tués.
+789 : loi contre le culte des arbres, des pierres et des fontaines.
+794 : loi qui oblige de couper les arbres sacrés.
+800 : Charlemagne ordonne la destruction des « pierres païennes ».
+850 : christianisation des derniers villages païens du Péloponnèse dans le sud de la Grèce.
+867 : capitulaire de Louis le Débonnaire, « contre Diane, les sorcières et le retour de l’idolâtrie ».
+950 : fermeture du temple païen de Carrhae, le dernier en terre d’Islam.
+966 : christianisation forcée de la Pologne.
+978 : mort du dernier roi d’Irlande ayant encore eu des druides à sa cour : Domnal Hua Neill.
+989 : baptême du prince Vladimir en Russie.
+997 : christianisation de la Hongrie.
+1037 : dernières révoltes païennes en Pologne.
+1047 : défaite des derniers Normands païens au Val des Dunes devant le futur Guillaume le Conquérant.
+1050 : destruction de l’école platonicienne de Carrhae par les Turcs seldjoukides. Fin de la christianisation officielle de la Scandinavie.
+1230-1283 : christianisation (ou extermination) des tribus borusses dans les Pays Baltes, conquête de la Prusse et attaque de la Lithuanie païenne par les chevaliers Teutoniques.
+1386 : union de la Pologne et de la Lithuanie qui met ainsi fin au dernier paganisme d’Europe, celui des Lithuaniens.
+1452 : mort du philosophe bysantin Georges Gémiste Pléthon, considéré comme le premier des « néo-païens ».
+1453 : fin de l’empire romain d’Orient.
+1493 : début de la christianisation forcée des Indiens d’Amérique. Le concile de Trente relance une nouvelle vague de christianisation des campagnes qui durera plus d’un siècle.
+1850 : début des nouvelles vagues missionnaires (parfois armées) en Afrique et en Asie.
+1937 (14 mars) : Pie XXII : « Notre Dieu (…) n’admet ni ne peut admettre à côté de lui aucun autre dieu ». (Encyclique « Mit brennender Sorge »)
À vous de remplir les dernières années…
Source : revue « Message » du Groupe Druidique des Gaules .


Le bilan est terrible … On a pourtant, dans ce martyrologe, fait qu’effleurer l’Inquisition … pour en savoir plus , on lira ce texte avec profit: http://www.webnietzsche.fr/

« « L’inquisition est, comme on sait, une invention admirable et tout à fait chrétienne pour rendre le pape et les moines plus puissants et pour rendre tout un royaume hypocrite. On regarde d’ordinaire saint Dominique comme le premier à qui l’on doit cette sainte institution. Mais le premier grand Inquisiteur fut le Dieu de la Bible qui chassa Adam et Eve du jardin d’Eden pour les punir d’avoir désobéi. » (Voltaire)

L’hérésie est d’abord une notion juive. Saul de Tarse persécutait déjà les disciples de la secte baptiste ou essénienne, et c’est dans les épîtres de Paul qu’on a tiré le venin de l’inquisition, car il est resté le même après sa conversion. Voltaire se pose des questions sur St Paul mais ne va pas jusque là dans son Dictionnaire philosophique.

Le Tribunal de l’Inquisition, qui fut confié à l’ordre des dominicains, jugeait les dissidents libres penseurs ou les chercheurs soupçonnés de sorcellerie. Mais, dans certains pays, les inquisiteurs appelaient à la délation, et employaient toutes sortes de tortures pour faire avouer les plus récalcitrants. On appelait cela la question. Cela pouvait conduite au bûcher pour y être brûlé vif, ce qui constituait un spectacle extrêmement cruel sur la place publique, mais qui plaisait. Il y eu dans toute l’Europe des centaines de milliers de bûchers au cours de 14 siècles d’intolérance religieuse. Certains monarques s’en mêlèrent pour gagner de l’autorité et pour renflouer les caisses du Trésor royal, comme en Espagne où on compte 32 000 hérétiques brûlés vifs !!! Ce triste bilan est tellement effrayant qu’il est contreversé ou désavoué par l’Église de Rome. La sorcellerie est, au départ, une survivance des religions païennes dans lesquelles les fidèles croient pouvoir communiquer, par magie, avec les forces de la nature. Puis, au fil du temps, à mesure que triomphe le christianisme, le sorcier est présenté comme entretenant un commerce avec le diable, et il est, à ce titre, pourchassé par l’Église catholique désormais toute-puissante. Vers 1485 paraît le Malleus Maleficarum (le Marteau des maléfices) manuel de lutte contre les démons, qui devient rapidement le bréviaire de tous les inquisiteurs. Les femmes, sexe faible, sont plus souvent dénoncées comme sorcières, que les hommes comme sorciers. Machisme ? Les pauvres sorcières qui avaient quelque particularité anatomique (les rousses ou un grain de beauté mal placé) étaient persécutées car on voyait là la marque du Démon. Aujourd’hui tout est oublié, la contestation a fini par s’éteindre, suite aux autodafés. L’hérésie a causé des schismes et obligé l’Eglise à réunir des conciles…

Depuis 1998, les archives secrètes du Vatican sont ouvertes aux historiens pour la période antérieure à 1945. L’Église Catholique Romaine s’est alors sentie obligée de faire repentance le 15 mars 2000 pour les lourdes fautes commises dans le passé. Reconnaissant officiellement et publiquement au nom de l’Eglise les erreurs et les crimes passés – des croisades prêchées par ses représentants de l’époque à tous les crimes de l’Inquisition, notamment les bûchers vivants allumés pour délit d’opinion -, le pape Jean-paul II a présidé une grand-messe spéciale de repentance avec rituel spécial. Bel aveu du déclin de l’Eglise – cela annule toute prétention à l’infaillibilité. »

J’aime pas tellement les chaînes … on dirait pourtant qu’il vient d’y en avoir un gros lâcher ces jours derniers … on en voit pas mal fleurir sur le Net … J’aime pas tellement les chaînes mais en fait ça vient principalement de souvenirs d’enfance pas très agréables … parce que les chaînes, il fut un temps où elles n’étaient pas soft du tout … on vous menaçait de tous les maux, toutes les tortures, toutes les morts si vous aviez le malheur d’interrompre la circulation de la missive … interdit d’arrêter le truc … verboten … ça touchait à tous les domaines : santé, amour, intelligence : envoie cette lettre à quatorze de tes amis et tu seras guéri, tu rencontreras l’amour de ta vie, tu te coucheras moins con … c’est bizarre, j’ai beau essayer de me souvenir, je ne me rappelle pas qu’il y en ait eu qui touchaient le religieux : envoie cette lettre à quatorze de tes amis et le petit Jésus t’enverra un cadeau personnel …envoie cette lettre à quatorze de tes amis et le pape priera pour le salut de ton âme … non, les curés ils avaient d’autres moyens mais toujours avec le même genre de menaces à la clé … à croire qu’ils suivaient les mêmes cours de formation que les créateurs de chaînes … ça faisait jouer la peur ou la culpabilisation : si tu n’envoies pas cette lettre tu risques d’avoir un accident très grave (si, si …), ou bien si tu n’envoies pas cette lettre pour sauver la petite Conchita qui souffre d’une maladie très grave, elle mourra … vous imaginez le pauvre gamin qui recevait un truc comme ça, la trouille … et les parents n’étaient la plupart du temps pas à la hauteur … en tout cas, les miens, je ne me souviens pas qu’ils m’aient aidé en quoi que ce soit pour ce sujet précis … démerde toi bonhomme, prend tes responsabilités : on décide de continuer la chaîne et quand même on se sent un peu floué quelque part … sans compter qu’à l’époque, on n’avait pas des masses d’argent de poche (si, même, on en avait …) alors, trouver quatorze timbres … et puis recopier quatorze fois le truc à la main parce que pas de photocopieuses à tous les coins de rue … pfffff ….. ou bien on décide d’être courageux, on casse la chaîne, on renvoie rien du tout, et on crève de trouille que les menaces se réalisent … ce que je me demande, c’est pourquoi ils faisaient ça … ceux qui commençaient les chaînes … le simple plaisir de faire chier ? Une manière pour eux d’exercer un « pouvoir » ? en fait, je vais vous dire, je suis presque sur que c’était la « maman-catéchisse » qui envoyait les chaînes … je sais pas si ça existe encore cette sale race, mais quand on était môme, oh vers les 10 ans je dirai, on allait une fois par semaine chez une dame, une voisine, la « maman-catéchisse », qui était censée vous apprendre les rudiments du catéchisme … et c’est là qu’on apprenait ce qu’on avait le droit de faire et ce qui était strictement interdit … sous peine de tous les maux, toutes les tortures, toutes les morts …Par exemple, il était interdit de ne pas avaler illico l ‘ hostie qu’on vous fourrait périodiquement dans la bouche … je me souviens encore de cette histoire que nous avait racontée la « maman-catéchisse » d’un mec à Lourdes, qui avait gardé son hostie pour la couper ensuite en deux et voir ce qu’il y avait dedans (faut être taré, non ? Pour inventer des trucs comme ça …) … et bien, en rentrant après chez lui, le sacrilège s’était tué en voiture … édifiant, non ? Et nous, on avait peuuuuuur …. il y avait aussi une autre histoire du même genre qui avait cours: toujours à Lourdes, toujours un mec qui coupait une hostie en deux (c’est marrant que ce soit récurrent comme ça …), mais cette fois, il en sortait du sang, des flots de sang, qui finissaient par noyer le sacrilège … vraiment peur …. saloperie … quelle horreur … donc, à la réflexion, oui je suis sur maintenant que la maman catéchisse était aussi celle qui envoyait les chaînes : le même vice, la même méchanceté, la même méthode, les mêmes punitions …espèce de mère MacMiche catho … c’est caractéristique, ça, avec un enfant, de jouer avec la mort et la peur et la peur de la mort … c’est comme ça que l’église catho s’est créée une clientèle … enchaînée …merci petit Jésus père fouettard …

J’ai donc été tagué (c’est comme ça qu’on dit sur le Net) par une petite Faëlle-Fée pour énumérer six de mes douces manies, il est maintenant temps de m’y mettre :

– Je vérifie souvent plusieurs fois si j’ai bien éteint la lumière et fermé la porte

– Je sale souvent ce que j’ai dans mon assiette avant de goûter

– J’aime bien avoir le dernier mot (comme tout le monde)

– Je ne supporte rien des betteraves rouges ou de Christophe Mahé

– Je marque les pages de mes livres avec des vieilles enveloppes pour pouvoir, aussi prendre des notes

– Je me précipite, à la pause pub des séries policières américaines, pour me préparer un thé

Parce qu’il faut bien savoir de quoi l’on parle, j’ai lu sous la plume de Pierre Vial que l’identité était la volonté d’accepter, d’assumer et de revendiquer l’héritage qui nous est fourni par la nature et la culture.

Tout est dit en peu de mots.

La culture c’est en gros la façon de se nourrir, de s’habiller, les distractions et les occupations qu’on choisit, les gens qu’on choisit de fréquenter et d’apprécier, avec lesquels on se sent une communion de pensée. C’est en fait l’expression d’une vision du monde, c’est l’expression de l’âme d’un peuple. Ce savoir et cette vision des choses sont le fruit de l’enseignement et de l’éducation et tributaires de l’environnement (famille, habitat, profession, appartenance à une région, une province, un pays, un peuple, la culture européenne). La nature est le potentiel de départ. C’est cette réalité biologique, naturelle, qu’étudie l’anthropologie physique. C’est le fait qu’on appartient, biologiquement, au sein de cette nébuleuse qu’on appelle l’humanité, à tel ou tel groupe de population, tel ou tel type de population.

Le désert est monothéiste

Lors de la venue du pape et des concomitantes pâmoisons de groupies-cathos-plus ou moins tradis sur certains sites natios, j’avais posté sous mon second pseudo Omios (bonjour la schizophrénie…) que « Comme l’Islam et le Judaïsme, le Christianisme est né dans le désert, donc n’a rien à voir avec notre identité ni nos valeurs d’européens »

pour obtenir cette réponse d’une rare intelligence:

« D’une logique stupéfiante : tout ce qui a été “inventé dans le désert” n’a donc rien à voir avec l’identité française…

J’espère pour vous que l’agriculture a été inventée en climat océanique, façade Ouest, présence du Gulf Stream, végétation climatique constituée par la chênaie-hêtraie, latitude d’environ 45 degrés Nord, présence de quatre saisons distinctes etc.

De même pour la roue : à n’en point doutée, elle a été mise au point sur l’autoroute A6 !

La vigne est une plante typiquement française que l’on trouve à l’état naturel un peu partout en France…

L’anti-christianisme climatique, même les gauchistes et les Verts n’y avaient pas encore pensé, vous êtes épatant ! »

D’abord, je considère que classer l’agriculture, la roue et la vigne, en eux mêmes, sous la bannière « valeurs d’européens » laisse bien mal augurer de l’échelle des valeurs de l’auteur de ces lignes même s’il a le mérite de tenter pesamment la carte de l’humour avec son « antichristianisme climatique ». Mais secondement ça montre bien qu’on vit dans des mondes totalement différents, complètement irréductibles , avec des visions du monde radicalement opposées tellement me paraît évident que cette lutte que nous païens menons contre les monothéistes du Livre est celle des peuples de la forêt contre les tribus du désert, alors que ça ne semble en rien pouvoir effleurer mon correspondant qui n’en a jamais même entendu parler puisqu’il va jusqu’à prétendre que je suis le premier à y penser…. Il ne sait pas que même Renan disait « le désert est monothéiste »…

en cherchant la référence de cette citation de Renan, je tombe d’ailleurs sur ce texte de Robert Dun que je ne peux pas m’empêcher de reproduire in extenso tant il est éclairant et définitif

« Le Monothéisme et ses avatars :

Il est difficile de situer les origines premières du monothéisme. Il est certain que les trois religions les plus monothéistes sont issues de la Bible juive. Mais celle-ci n’est pas monothéiste dès ses débuts. Elle ne l’est clairement devenue qu’avec le décalogue de Moïse.


Le Christianisme se pose comme la religion du Messie attendu par Israël. Au début du Coran, Mouhammad conseille à ses disciples de ne pas perdre trop de temps avec les païens et de tenter d’agir plutôt sur les Juifs et les Chrétiens qu’il appelle « les hommes du Livre ». On peut donc considérer le Judaïsme à partir de Moïse comme source des trois grandes religions monothéistes.


Une constatation s’impose : ces trois religions, ont pris naissance dans des zones de climat tropical à dominante désertique. Ernest Renan constatait déjà : « Le désert est monothéiste ».


Intrigué par la remarque d’Ernest Renan et le lien apparent entre climat et religion, nous avons approfondi sur ce point la recherche et la réflexion. Notre instrument de discernement a été la psychanalyse des quatre éléments de C.G Jung.


Notre premier point d’interrogation a été celui du pourquoi des genres grammaticaux du soleil et de la lune, le soleil semblant bien être la source concrète du monothéisme. Chez les peuples du Nord, le soleil est de genre féminin et la lune, de genre masculin, ceci contrairement aux langues des peuples méditerranéens, nord-africains et proche-orientaux. La chose est aisément explicable : dans les pays froids, le soleil est ressenti comme doux, donc féminisé. Inversement, la lune est l’astre des longues nuits hivernales, par là ressentie comme dure et masculinisée.


Inversement, dans les pays tropicaux, surtout si, en outre, ils sont à dominante désertique, le soleil est ressenti comme dur, desséchant, comme un feu contre lequel il faut se protéger. Il est un dominateur masculin. La nuit par contre est douce et la majorité des animaux du désert sont des nocturnes. L’astre de la nuit, la lune, s’en trouve féminisé et les femmes ressentent la lune comme l’astre de leur fécondité.


Le reflet politique du monothéisme solaire est la monarchie absolue de droit divin, monarchie imposée à l’Europe par le Christianisme, alors que nos rois antiques, malgré la sacralité reconnue de leur sang ( voir le mythe d’Arthur) n’avaient d’autre pouvoir que de veiller au respect du droit coutumier.


Ces faits suffiraient à réfuter l’assertion d’Hippolyte Simon selon laquelle l’esclavage serait impossible dans une société d’inspiration biblique, tandis que ce dernier serait un fait Païen. Mais il est bien d’autres faits également significatifs.


Le reflet social du monothéisme est la dévalorisation de la femme. Exclue du divin, celle-ci sera objet de méfiance, accusée d’être la tentatrice responsable de la perte du paradis terrestre.


Dans les sociétés où la femme est dévalorisée, il y a un contrepoids à cette injustice : soumis à l’influence puissante de son archétype mâle, le feu solaire, l’homme du désert est sexuellement survolté. La femme, au contraire, manquant d’eau soumise elle aussi à la puissance solaire, incline à la masculinisation et à la frigidité. Dans ces civilisations monothéistes, la circoncision vise à combattre l’excessive sensualité des hommes et l’excision du clitoris vise à combattre la masculinisation des femmes.


L’homme étant plus demandeur que la femme, celle-ci est la plus forte dans la vie intime et elle ne se gêne pas pour exploiter la situation. La prostitution conjugale est encore de nos jours une pratique courante dans certaines sociétés musulmanes, la femme exigeant un cadeau à chaque accouplement.


Tout sentiment de faiblesse engendre un complexe de culpabilité. Le Sémite a bien tenté de rejeter la faute sur Eve, la tentatrice. Malheureusement pour lui, on peut mentir à tout le monde, mais non à son propre inconscient. Il a donc éprouvé le besoin de se libérer de son mensonge et a créé pour cela le rite du bouc émissaire, chassé chaque année au désert, chargé de tous les péchés d’Israël. Or le bouc est l’archétype de la sexualité mâle.


Tel est le terrain bourré de pathologie d’où est sorti le monothéisme. Religion d’un Dieu d’amour ? La bonne blague ! Lisez les consignes données aux Juifs pour la conquête du pays de Chanaan. Ce sont de consignes de génocide total qui culminent contre les Amalécites : « …et chez les Amalécites vous tuerez même les vaches ». Non seulement le décalogue ne dit rien des devoirs envers les enfants, mais il n’interdit pas le mensonge ; il interdit seulement le faux témoignage devant les tribunaux. Si vous en doutez, prenez une Bible et donnez-vous la peine de vérifier.


Et vous voudriez nous faire considérer cette Bible comme un progrès spirituel de l’humanité ? Non, Messieurs ! Pour avaler de nombreux mythes de la Bible, par exemple la fécondité de Sarah à 80 ans, Samson tuant 3000 Philistins avec une mâchoire d’âne, il ne faut pas avoir plus de 12 ans d’âge mental. A côté de l’absurde, que de vilenies telles l’histoire du plat de lentilles, de Joseph vendu par ses frères, que l’explosions de haine jalouse, de calomnies !


Nous voyons dans la Bible des engrenages mégalomaniaques : Moïse présentant comme message divin ce qu’il extrait de son buisson ardent intérieur, de sa fièvre du Sinaï, de cette montagne de « l’homme de la lune », du grand vieillard à la lanterne de la psychanalyse jungienne. Le mythe de peuple élu est la parque évidente d’un complexe d’infériorité. La haine des Philistins ne venait-elle pas du fait que les Hébreux avaient dû solliciter ces derniers de leur enseigner la métallurgie ? Le fait est en toutes lettres dans la Bible.


Et quand Salomon voulut faire construire son célèbre temple, il dut recourir aux Tyriens et à leur meilleur architecte, Hiram, lequel fut d’ailleurs assassiné par ses ouvriers (Autre indice du fait que le niveau technique des Hébreux devait être plutôt bas et qu’autour de Salomon ont dû naître pas mal d’affabulations.)


Bien des intellectuels catholiques ont dû se sentir gênés par le parrainage biblique et ont professé que toutes les religions antiques, en particulier les religions solaires, étaient pour eux l’Ancien Testament. Quant à nous, païens d’hier et d’aujourd’hui, nous ne pouvons que constater notre totale étrangeté à tout ce que relate l’Ancien Testament. Nous ne descendons des Chaldéens ni par le sang et les instincts, ni par la culture. Que leurs partiels descendants se prétendent le peuple élu si cela les conforte, mais qu’ils ne nous demandent pas de les suivre dans cette affirmation et ses conséquences.

[«Vers l’Europe Retrouvée ou la Mort ! » Edité par Crève-Tabous] »

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