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« Le paganisme -tout au moins le paganisme tel que, d’abord, je le ressens et tel que, ensuite, je le comprends (après l’avoir réellement intériorisé au contact de Saint Loup)- m’apparaît comme beaucoup plus qu’un regard qui embrasse le monde, ce regard fut-il d’explication, de réconciliation ou d’harmonisation. Aux moments de recueil, d’études mais aussi d’interrogation sur l’avenir : devenir de nos peuples menacés sur leur sol et dans leur sang, il m’emplit chaque fois de nouvelles espérances et de nouvelles certitudes et je l’éprouve alors dans l’apaisement infini du regard souverain qui restitue dans sa pensée et ré-installe dans son harmonie originelle tout ce que vingt-et-un siècles de dérive obscurantiste, de rupture dualiste et d’éradication égalitariste ont extirpé des matrices naturelles, amputé, mutilé, jusqu’à criminaliser aujourd’hui les peuples qui ont encore conscience de leur identité ou à diaboliser les cultures qui veulent vivre leur originalité ; regard qui monte des racines, qui relie le droit du sol à la loi du sang, regard identitaire qui nous réapprend que la dignité de l’homme n’est concevable que dans le respect imprescriptible de ses différences et, à cause de cela même, regard du sang qui se métamorphose en esprit, dit Nietzsche, regard de l’esprit et du sang, dit Knut Hamsun, enclin alors à deviner et à saisir, plus loin que soi, la « fibre nerveuse qui unit l’homme à l’univers et aux éléments » car une race regarde le monde avec les yeux de ses mythes, écoute ses dieux avec les oreilles de ses archétypes, parle aux arbres, aux bêtes et aux hommes dans la langue ancestrale de sa culture. Mais je ressens aussi le paganisme comme le regard que la nature se porte à elle-même quand ses dieux, dont les actes miment et répètent les archétypes de l’harmonie primordiale, dévoilent à la conscience des hommes les lois qui fondent l’ordre du monde. Autant dire que le paganisme m’apparaît comme un élément constitutif du monde et de la vie.»

Pierre Krebs

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« Pour résoudre les [crises financières imprévues], on fait appel à l’État (sauvez les banques!) en socialisant les pertes. Quant aux résistances, on ne lésine pas sur les moyens pour les abattre. Afin de « zombifier » les Européens, jadis si rebelles, on a découvert entre autres les avantages de l’immigration de masse. Celle-ci a permis d’importer de la main d’œuvre bon marché, tout en déstructurant les identités nationales. L’installation à demeure d’allogènes accélère aussi la prolétarisation des travailleurs européens. Privés de la protection d’une nation cohérente, ils deviennent des « prolétaires tout nus », des zombies en puissance, d’autant qu’ils sont culpabilisés par le rappel nauséeux de forfaits imaginaires comme la colonisation, imputés à leurs aïeux.

Une difficulté inattendue est cependant venue des immigrés eux-mêmes. Étrangers aux codes de conduite européens, ils ont constitué dans les banlieues des communautés islamisées. Une partie des territoires, jadis nationaux, échappent ainsi à la loi du pays envahi au profit de celle des « grands frères ».

Quant à la cohabitation avec les indigènes européens, il n’y faut pas trop songer, sauf au cinéma. Ceux qui n’ont pu fuir vers des quartiers moins envahis, se terrent, manifestant leur souffrance par des votes de refus quand l’occasion leur est donnée. Une conséquence imprévue est que la lutte des classes cède devant le partage ethnique.

Il arrive ainsi que les indigènes en voie de « zombification » renâclent. Pour fairte passer la pilule, le système a eu le trait de génie d’utiliser les fils et petits-fils des anciens staliniens et autres trotskistes, tous recyclés dans la glorification du « doux commerce » [autre nom du capitalisme américain], la libération sexuelle et la sacralisation des immigrés. Ils fournissent l’important clergé inquisitorial de la religion de l’humanité, ce nouvel opium du peuple dont le foot est la grand-messe. Cette religion a ses tables de la loi avec les droits de l’homme, autrement dit les droits du zombi, lesquels sont les devoirs de l’homme. Elle a ses dogmes avec la religion humanitaire, et son bras séculier, l’OTAN, les tribunaux internationaux ou nationaux. Elle pourchasse le Mal, c’est-à-dire le fait d’être différent, individualisé, d’aimer la vie, la nature, le passé, de cultiver l’esprit critique, et ne pas sacrifier à la divinité humanitaire.

(…) L’une des particularités du système est qu’il se nourrit de son opposition. Quand on s’en étonne, on oublie que l’opposition gauchiste partage avec le système la religion de l’Humanité et la fringale de la déconstruction, donc l’essentiel. On oublie que le « doux commerce » a besoin de la contre-culture et de sa contestation pour nourrir l’appétit illimité du « jouir sans entraves » qui alimente le marché. Il récupère la rébellion factice du monde culturel (les « cultureux »). Et même il l’institutionnalise. C’est le rôle des ministères de la Culture, paravent des commandes mirifiques du non-art officiel. Les formes expérimentales les plus loufoques renouvellent le langage de la pub et de la haute couture qui se nourrissent de la nouveauté, du happening. Les droits des minorités ethniques, sexuelles ou autres, sont également étendus sans limites puisqu’ils se concrétisent par des nouveaux marchés, offrant de surcroît une caution morale au système. L’illimité est l’horizon du « doux commerce ». Il se nourrit du travail des taupes à l’œuvre dans la culture, le spectacle, l’enseignement, l’université, la médecine, la justice ou les prisons. Les naïfs qui s’indignent de voir célébrer de délirantes ou répugnantes bouffonneries, n’ont pas compris qu’elles ont été promues au rang de marchandises et sont de ce fait à la fois indispensables et anoblies.

La seule contestation que le système ne peut absorber est celle qui récuse la religion de l’Humanité, et campe sur le respect de la diversité identitaire. Ne sont pas solubles dans le « doux marché » les irréductibles qui sont attachés à leur cité, leur tribu, leur culture ou leur nation, et honorent aussi celles des autres. On les appelle « protestataires » ou « populistes ».

Dominique Venner, Le Choc de l’Histoire. Editions Via Romana.

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