You are currently browsing the tag archive for the ‘Identité’ tag.

A l’heure où paradoxalement (mais le paradoxe étonne-t-il encore ?), on parle d’identité nationale et qu’on laisse planer en même temps le projet (ferme intention ?) de supprimer l’enseignement de l’Histoire-Géographie (Histoire-Identité, le lien n’est-il pas évident ?), je crois qu’il est loin d’être superflu de ressortir ce texte remarquable de Dominique Venner…

L’européanité est attestée par l’histoire et le caractère transnational des grands faits de culture. Au-delà d’un art rupestre spécifique à toute l’Europe voici déjà 30.000 ans, au-delà des pierres levées et des grands poèmes fondateurs, ceux des Hellènes, des Germains ou des Celtes, il n’y a pas une seule grande création collective qui, ayant été vécue par l’un des peuples de l’ancien espace carolingien, n’a pas été vécue également par tous les autres. Tout grand mouvement né dans un pays d’Europe a trouvé aussitôt son équivalent chez les peuples frères et nulle part ailleurs. (…)

Comme tous les peuples unis par une même culture, les Européens sont les dépositaires d’une très ancienne tradition, mais ils ne le savent pas. La perception leur en a toujours été refusée. En dehors des poèmes homériques, ils n’ont pas d’écriture sainte, bien que la matière en soit offerte par leurs légendes, leur littérature épique et la philosophie antique. (…)

Tout grand peuple a une histoire sacrée qui révèle ses valeurs propres, celles qui donnent un sens à la vie de chacun des siens. Mais la longue histoire des Européens ne leur a jamais été contée. Elle n’a jamais été montrée ni perçue pour ce qu’elle est, un flux continu, comme si un même être, porteur des mêmes significations, avait traversé le temps (…).

L’Europe n’est pas née des traités de la fin du XXe siècle. Elle est issue de peuples frères qui, entre la Baltique et l’Egée, sur quelques milliers d’année, donnèrent naissance à une communauté de culture sans égal. L’Europe peut donc se définir comme une tradition très ancienne, tirant sa richesse et son unicité de ses peuples constitutifs et de leur héritage spirituel. (…)

[On doit constater] la vigoureuse unité de culture des Européens de l’âge du bronze, de la Baltique à l’Egée, de la Cornouaille à la Volga, voici quatre ou cinq mille ans. [Il s’agit de] l’une de nos civilisations premières, [avec] ses dieux solaires, ses déesses-mères, ses héros invaincus, ses légers chars de guerre, les trésors somptueux de ses palais, ses longues barques audacieuses. (…) Découvertes sous un tumulus du Danemark ou dans une tombe de Mycènes, les épées semblaient toutes sortir d’un même moule, affichant l’unité esthétique d’un même monde (…)

Les peuples de l’ancienne Europe étaient réfractaires à l’écriture, bien que celle-ci leur fut connue, comme en témoignent les signes logographiques de la préhistoire, ancêtres sans doute de l’écriture runique. Plusieurs siècles après Homère, en Gaule et dans les îles Britanniques, les druides refusaient encore de transcrire par écrit leur enseignement qui, de ce fait, est perdu. Les Grecs avaient, eux aussi, privilégié l’oralité et divinisé la Mémoire. (…) Jusqu’à Homère, la mémoire avait été mythique et nullement historique. Les Grecs avaient donc perdu le souvenir de leurs origines et de leur histoire ancienne, celle qui avait précédé l’arrivée de leurs ancêtres sur les rives de l’Egée. Ils en avaient cependant conservé le souvenir mythique, celui d’une origine septentrionale associée à la légende des Hyperboréens (…)

Pourquoi appelle-t-on « indo-européenne », et pas simplement « européenne », la famille des langues parlées aujourd’hui presque partout en Europe ? Tout simplement parce que cette famille de langues s’étendait jadis de la Cornouaille au Penjab, sur d’immenses distances correspondant à l’aire d’expansion des différents locuteurs. (…) Le fait indo-européen est d’abord d’ordre linguistique (…)

Chez tous les peuples indo-européens, que l’on devrait plutôt appeler « boréens », la société aristocratique élargie, celle des hommes libres, à la fois guerriers et propriétaires du sol, anticipe sur ce que sera la cité grecque à partir du VIe siècle avant notre ère. On en voit l’expression dans l’assemblée des guerriers de l’Iliade, très semblable au Thing germanique et scandinave décrit par Snorri Sturluson. Les Celtes participent du même ordre politique, dont témoignera plus tard la Table Ronde. En revanche, nulle part dans le monde européen on ne verra des roi-prêtres à la tête de castes sacerdotales de type babylonien ou égyptien. A l’époque médiévale et classique les monarchies et les noblesses européennes continueront de résister aux prétentions théocratiques du Saint-Siège, tout en maintenant l’équilibre entre les trois ordres.

(…) Depuis la « révolution » du carbone 14, on a fortement reculé dans le temps, au-delà du Ve millénaire, l’époque du dernier habitat commun des Indo-Européens. (…) A une époque très ancienne, remontant vraisemblablement à plus de 10.000 ans, quelque part dans le vaste espace entre Rhin et Volga, au sein d’une population spécifique et nécessairement homogène, s’est cristallisée la langue que les linguistes appellent pré-indo-européenne (…) l’analyse linguistique permet de penser qu’une première dispersion s’est produite vers le Ve millénaire, par la migration de peuples indo-européens vers le sud-est, l’Asie Mineure et au-delà. (…) La plupart de ces peuples pensaient que leur berceau primordial se trouvait dans un « nord » mythique et imprécis. L’Inde védique, l’Iran ancien, la Grèce, le monde celtique et germanique ont conservé le souvenir légendaire d’un habitat nordique désigné comme les « Iles au nord du monde », le « Pays des dieux » ou le « pays des Hyperboréens ». (…)

On ne saura jamais avec certitude où, quand et comment s’est produite l’ethnogenèse des Indo-Européens, que l’on devrait plutôt appeler Boréens afin d’éviter une confusion entre la langue et l’ethnie dont elle est bien entendu l’une des manifestations essentielles. Une langue voyage avec ses locuteurs, elle peut conquérir aussi des populations sans rapport précis avec le peuple originel … C’est pourquoi la distinction entre langues indo-européennes et peuples boréens paraît souhaitable.

Dès la préhistoire ou la très haute Antiquité, les Boréens, porteurs initiaux des langues indo-européennes, se sont imposés sur de nouveaux territoires à des populations qui n’avaient pas exactement la même origine, ne sacrifiaient pas aux mêmes dieux ni n’avaient la même vision du monde. Les mythes grecs, latins, celtes et germaniques des guerres de fondation rappellent les conquêtes anciennes de nouveaux territoires, mais aussi, comme le pense Jean Haudry, la projection mythique d’une préoccupation de concorde civile.

Le souvenir des guerres de fondation se décrypte dans la légende historisée de Rome et l’enlèvement des Sabines. Elle s’exprime aussi dans l’Edda scandinave qui décrit deux races divines (…) Le même schéma peut se lire dans la théogonie grecque. (…) Voilà ce qui est en gestation dès le IIIe millénaire, époque du bronze européen, beaucoup mieux connue que les précédentes en raison d’une grande richesse archéologique et des réminiscences conservées par les poèmes homériques. Partout en Europe, de la Baltique à l’Egée, de l’Atlantique à la Caspienne, on voit s’affirmer la nouvelle religion solaire et de nouvelles valeurs, l’héroïsme tragique devant le Destin, la souffrance et la mort, l’individualité et la verticalité du héros opposées à l’horizontalité indistincte de la multitude. La vaillance, vertu masculine essentielle, est récompensée par l’éternisation des meilleurs, très présente dans l’Edda, et la féminité est reconnue, respectée et admirée. Simultanément, on voit s’établir des royautés féodales reposant sur des aristocraties guerrières et terriennes. C’est alors que se façonne la physionomie spirituelle qui restera celle de l’Europe.

——————————

« Notre monde [européen] ne sera pas sauvé par des savants aveugles

ou des érudits blasés. Il sera sauvé par des poètes et des combattants,

par ceux qui auront forgé ‘l’épée magique’ dont parlait Ernst Jünger,

l’épée spirituelle qui fait pâlir les monstres et les tyrans. »

– Dominique Venner :  Histoire et tradition des Européens, éditions du Rocher.

————————————————————————————-

C’est chez ElleN,  en voyant les illustrations qu’elle avait choisies pour accompagner son texte sur l’identité que je me suis à mon tour demandé comment, moi, je pourrais illustrer un tel sujet. Et sans pouvoir aller plus loin, j’ai bloqué sur cette photo de mon grand-père qui date de presque cinquante ans, pendant que me venait à l’esprit cette remarque de Maurice Rollet : « si je me demande quelle gueule avait mon ancêtre antique, et bien c’était la même que la mienne » (je cite de mémoire).  La même que la mienne et la même que mon grand-père qui personnifie, là, l’héritage qui m’a été fourni par la nature et la culture : et c’est la volonté d’accepter, d’assumer et de revendiquer cet héritage qui, selon Pierre Vial, définit l’Identité.

« Identité. Étymologiquement : « ce qui rend singulier ». L’identité d’un peuple est ce qui le rend incomparable et irremplaçable.

La caractéristique de l’humanité est la diversité et la singularité de ses peuples et de ses cultures. Toute homogénéisation est synonyme de mort et de sclérose, d’entropie. Les universalismes ont toujours voulu marginaliser les identités, au nom d’un modèle anthropologique unique. L’identité ethnique et l’identité culturelle forment un bloc : le maintien de l’héritage culturel et son développement supposent une proximité ethnique au sein des peuples.

L’humanité ne pourra survivre aux défis qu’elle se lance, que si elle demeure un pluriversum, c’est à dire un côtoiement pas toujours pacifique de peuples profondément différents mais ethnocentrés.

Attention : le fondement premier de l’identité est biologique : sans lui, les deux autres niveaux, culturel et civilisationnel, ne sont pas durables. Autrement dit, l’identité d’un peuple, de sa mémoire et de ses projets, repose avant tout sur des dispositions concrètes et héréditaires ».

Guillaume Faye : Pourquoi nous combattons

———-

Pour la petite histoire, une des dernières fois où j’ai parlé d’ « identité » une « lectrice » d’occasion, à la bonne conscience inébranlable, m’avait écrit pour me dire, qu’elle avait eu envie de « signaler ce texte à  SOS Racisme » au nom des « valeurs », bien sur,  de « l’amour » et de « la compréhension humaine », de « l’humanisme » et du « dialogue »… Qu’on n’aime pas ce que j’écris, je le conçois tout à fait, qu’on le critique, ou tout simplement qu’on ne le lise pas … mais que son premier réflexe ait été l’ envie de me moucharder , à SOS Racisme qui plus est, sans qu’elle comprenne que c’est ce qui me choquait le plus, est tout à fait symptomatique… à la campagne, il existe une petite chanson : « rapporteur à la maison, il aura des coups de bâton… rapporteur à l’écurie, il aura des coups de fusil… »

———————————————————————————-

Cet article tombe à pic parce que je commençais vraiment à me croire et me sentir bien seul … et je vois qu’il n’ en est rien…

inquisition« L’union ? Nous entendons déjà les clameurs des éternels cocus de l’identitarisme qui vont venir nous chanter la sempiternelle ritournelle de l’union sacrée contre l’islam, le mondialisme judéo-américain…Nous crions « halte au sketch! » Qu’avons nous à gagner avec les partisans d’un christianisme œcuménique qui souhaite que l’on s’ouvre toujours plus à l’ « autre » quand cet « autre » se revirilise et nous crache à la gueule ? Que l’on tende la joue et que l’on baisse notre froc ? Ce n’est pas le genre de la maison… Et les cathos tradis alors ? Nous avons quelques ennemis communs avec eux, pas plus. Ça ne suffit pas pour partager une vision du monde (…). D’ailleurs, en les poussant dans leurs retranchements plus que sinueux, beaucoup d’entre eux nous passeraient bien au fil de l’épée au même titre qu’ils le feraient pour un Sarrasin ou un Hébreu (…)

Non, dans la grande révolution de demain, si l’Europe veut retrouver sa liberté, son identité et sa puissance, il ne pourra jamais y avoir alliance avec ceux qui, d’une manière ou d’une autre, colportent une croyance et une idéologie dont nous mourons à petit feu, car il ne faudra pas réinoculer demain le germe pathogène mortifère. »

(Réfléchir et Agir n°24)

(pour mémoire : « ceux qui ne sont pas avec moi sont contre moi. Et ceux qui ne veulent pas que je règne sur eux, amenez-les moi et étranglez les devant moi » -Matthieu, 12, 30)

———————————————————————————————————————-

dscf0821L’association Des racines et des Elfes est née en décembre 2008 de la volonté de ses sept fondateurs réunis physiquement pour l’occasion après une période de travail préparatoire sur Internet.

L’objet de l’association est défini en ces termes par les statuts :

“L’association participe à la sauvegarde et favorise la pérennité de l’environnement et du patrimoine commun des peuples européens. Elle poursuit cet objectif dans le respect des équilibres naturels et avec le souci constant de favoriser la fraternité entre leurs membres. Elle a notamment pour vocation de promouvoir et soutenir la création d’un lieu de rencontre et d’échanges.”
La conservation et la transmission de notre environnement et de notre patrimoine sont nécessaires au maintien d’une identité menacée de tous côtés. Nous savons ce que nous devons aux grands équilibres naturels qui en fondent une large part. Les préserver participe de la même volonté de sauvegarde qui guide nos actions en tous temps et en tous lieux.

Renouer avec une fraternité bien comprise, trop souvent oubliée au profit d’un individualisme galvaudé ou d’un matérialisme débridé permettra à chacun de savoir qu’il peut compter sur les siens. En favorisant l’entraide entre nos membres et sympathisants, nous voulons construire une communauté qui s’unit et se soutient face à l’adversité, y compris dans les actes les plus bénins de la vie quotidienne.

L’action de l’association est constructive et volontariste. Le constat de l’état dans lequel se trouve notre société est largement fait par ailleurs et, si nous le partageons bien souvent, nous voulons aller au-delà. Convaincus que la fatalité n’existe pas, nous souhaitons regrouper les forces, les compétences et les moyens de ceux qui savent que notre avenir dépend en grande partie de ce que nous en ferons.

Si, vous êtes vous aussi convaincus de la nécessité d’unir les bonnes volontés dans le combat pour nos valeurs, votre place vous attend parmi nous.

Adhérez à l’association ou apportez-lui votre soutien dès aujourd’hui.

Je suis tombé sur l’info un peu par hasard et j’ai voulu en savoir plus en cherchant sur Google, mais en tapant les noms des généticiens, j’ai bien eu 1510 réponses mais seulement 2 en français. Alors je me pose la question : est-ce que tout le monde s’en fout ? Ou on ne veut pas que ça se sache, à une époque où le maître mot est « métissage » ? de manière tellement compulsive d’ailleurs qu’on en arrive à des aberrations du genre que pour saluer le prix Nobel attribué à Le Clézio, on loue son cosmopolitisme et son goût du métissage dans le même temps qu’on encense son combat pour la reconnaissance et la préservation des peuples premiers… et personne ne s’aperçoit que c’est complètement incohérent ? En fait je crois qu’on se fout de la cohérence ou de l’incohérence des choses du moment qu’elles aillent dans le sens du poil…

Quoiqu’il en soit, cette info confirme ce dont j’ai toujours été intimement persuadé, à savoir que je n’ai pas grand chemin à faire pour répondre à la question « à quoi pouvait bien ressembler mon ancêtre, celui qui marchait dans l’armée de Vercingetorix ? », tout simplement, à moi, il ME ressemblait…

elle est à rapprocher de l’article « une vieille histoire de famille » (voir supra) avec le même avertissement : pour répondre à tous ceux qui nous dénient le droit et la fierté de prétendre à une identité européenne sous prétexte qu’un métissage tous azimuths aurait depuis longtemps effacé toute trace de nos origines …

Il y a 28000 ans, l’Européen avait un ADN similaire au notre.

Un groupe de généticiens, coordonné par Guido Barbujani et David Caramelli de l’université de Ferrare et de Florence, a montré qu’un individu Cromagnoïde qui vivait dans le sud de l’Italie il y a 28000 ans était un européen moderne, et partageait non seulement les caractéristiques anatomiques de l’homme moderne mais également ses traits génétiques.

Toutefois, l’obtention d’une séquence d’ADN fiable d’une Cromagnoïde était techniquement difficile.

«Le risque dans l’étude des anciens hommes est d’attribuer à un fossile l’ADN laissé là par les archéologues ou les biologistes qui l’ont manipulé», explique Barbujani. « Pour éviter cela, nous avons suivi toutes les étapes depuis l’extraction des os fossiles et saisi les séquences d’ADN de toutes les personnes qui ont eu des contacts avec eux. »

Les hommes Cromagnoïdes coexistaient en Europe avec d’autres hommes, les Néanderthaliens, dont l’anatomie aussi bien que l’ADN sont clairement différents des nôtres. Les résultats démontrent donc, pour la première fois, qu’aux différences anatomiques entre Néanderthaliens et Cromagnoïdes s’ajoutent des différences génétiques. Ce qui laisserait à penser que l’homme de Cro-Magnon et l’homme de Néanderthal ont coexisté en Europe sans qu’il y ait métissage, et que les hommes de Néanderthal qui ont vécu en Europe près de 300000 ans, ne sont pas les ancêtres des Européens…

Parce qu’il faut bien savoir de quoi l’on parle, j’ai lu sous la plume de Pierre Vial que l’identité était la volonté d’accepter, d’assumer et de revendiquer l’héritage qui nous est fourni par la nature et la culture.

Tout est dit en peu de mots.

La culture c’est en gros la façon de se nourrir, de s’habiller, les distractions et les occupations qu’on choisit, les gens qu’on choisit de fréquenter et d’apprécier, avec lesquels on se sent une communion de pensée. C’est en fait l’expression d’une vision du monde, c’est l’expression de l’âme d’un peuple. Ce savoir et cette vision des choses sont le fruit de l’enseignement et de l’éducation et tributaires de l’environnement (famille, habitat, profession, appartenance à une région, une province, un pays, un peuple, la culture européenne). La nature est le potentiel de départ. C’est cette réalité biologique, naturelle, qu’étudie l’anthropologie physique. C’est le fait qu’on appartient, biologiquement, au sein de cette nébuleuse qu’on appelle l’humanité, à tel ou tel groupe de population, tel ou tel type de population.

Le désert est monothéiste

Lors de la venue du pape et des concomitantes pâmoisons de groupies-cathos-plus ou moins tradis sur certains sites natios, j’avais posté sous mon second pseudo Omios (bonjour la schizophrénie…) que « Comme l’Islam et le Judaïsme, le Christianisme est né dans le désert, donc n’a rien à voir avec notre identité ni nos valeurs d’européens »

pour obtenir cette réponse d’une rare intelligence:

« D’une logique stupéfiante : tout ce qui a été “inventé dans le désert” n’a donc rien à voir avec l’identité française…

J’espère pour vous que l’agriculture a été inventée en climat océanique, façade Ouest, présence du Gulf Stream, végétation climatique constituée par la chênaie-hêtraie, latitude d’environ 45 degrés Nord, présence de quatre saisons distinctes etc.

De même pour la roue : à n’en point doutée, elle a été mise au point sur l’autoroute A6 !

La vigne est une plante typiquement française que l’on trouve à l’état naturel un peu partout en France…

L’anti-christianisme climatique, même les gauchistes et les Verts n’y avaient pas encore pensé, vous êtes épatant ! »

D’abord, je considère que classer l’agriculture, la roue et la vigne, en eux mêmes, sous la bannière « valeurs d’européens » laisse bien mal augurer de l’échelle des valeurs de l’auteur de ces lignes même s’il a le mérite de tenter pesamment la carte de l’humour avec son « antichristianisme climatique ». Mais secondement ça montre bien qu’on vit dans des mondes totalement différents, complètement irréductibles , avec des visions du monde radicalement opposées tellement me paraît évident que cette lutte que nous païens menons contre les monothéistes du Livre est celle des peuples de la forêt contre les tribus du désert, alors que ça ne semble en rien pouvoir effleurer mon correspondant qui n’en a jamais même entendu parler puisqu’il va jusqu’à prétendre que je suis le premier à y penser…. Il ne sait pas que même Renan disait « le désert est monothéiste »…

en cherchant la référence de cette citation de Renan, je tombe d’ailleurs sur ce texte de Robert Dun que je ne peux pas m’empêcher de reproduire in extenso tant il est éclairant et définitif

« Le Monothéisme et ses avatars :

Il est difficile de situer les origines premières du monothéisme. Il est certain que les trois religions les plus monothéistes sont issues de la Bible juive. Mais celle-ci n’est pas monothéiste dès ses débuts. Elle ne l’est clairement devenue qu’avec le décalogue de Moïse.


Le Christianisme se pose comme la religion du Messie attendu par Israël. Au début du Coran, Mouhammad conseille à ses disciples de ne pas perdre trop de temps avec les païens et de tenter d’agir plutôt sur les Juifs et les Chrétiens qu’il appelle « les hommes du Livre ». On peut donc considérer le Judaïsme à partir de Moïse comme source des trois grandes religions monothéistes.


Une constatation s’impose : ces trois religions, ont pris naissance dans des zones de climat tropical à dominante désertique. Ernest Renan constatait déjà : « Le désert est monothéiste ».


Intrigué par la remarque d’Ernest Renan et le lien apparent entre climat et religion, nous avons approfondi sur ce point la recherche et la réflexion. Notre instrument de discernement a été la psychanalyse des quatre éléments de C.G Jung.


Notre premier point d’interrogation a été celui du pourquoi des genres grammaticaux du soleil et de la lune, le soleil semblant bien être la source concrète du monothéisme. Chez les peuples du Nord, le soleil est de genre féminin et la lune, de genre masculin, ceci contrairement aux langues des peuples méditerranéens, nord-africains et proche-orientaux. La chose est aisément explicable : dans les pays froids, le soleil est ressenti comme doux, donc féminisé. Inversement, la lune est l’astre des longues nuits hivernales, par là ressentie comme dure et masculinisée.


Inversement, dans les pays tropicaux, surtout si, en outre, ils sont à dominante désertique, le soleil est ressenti comme dur, desséchant, comme un feu contre lequel il faut se protéger. Il est un dominateur masculin. La nuit par contre est douce et la majorité des animaux du désert sont des nocturnes. L’astre de la nuit, la lune, s’en trouve féminisé et les femmes ressentent la lune comme l’astre de leur fécondité.


Le reflet politique du monothéisme solaire est la monarchie absolue de droit divin, monarchie imposée à l’Europe par le Christianisme, alors que nos rois antiques, malgré la sacralité reconnue de leur sang ( voir le mythe d’Arthur) n’avaient d’autre pouvoir que de veiller au respect du droit coutumier.


Ces faits suffiraient à réfuter l’assertion d’Hippolyte Simon selon laquelle l’esclavage serait impossible dans une société d’inspiration biblique, tandis que ce dernier serait un fait Païen. Mais il est bien d’autres faits également significatifs.


Le reflet social du monothéisme est la dévalorisation de la femme. Exclue du divin, celle-ci sera objet de méfiance, accusée d’être la tentatrice responsable de la perte du paradis terrestre.


Dans les sociétés où la femme est dévalorisée, il y a un contrepoids à cette injustice : soumis à l’influence puissante de son archétype mâle, le feu solaire, l’homme du désert est sexuellement survolté. La femme, au contraire, manquant d’eau soumise elle aussi à la puissance solaire, incline à la masculinisation et à la frigidité. Dans ces civilisations monothéistes, la circoncision vise à combattre l’excessive sensualité des hommes et l’excision du clitoris vise à combattre la masculinisation des femmes.


L’homme étant plus demandeur que la femme, celle-ci est la plus forte dans la vie intime et elle ne se gêne pas pour exploiter la situation. La prostitution conjugale est encore de nos jours une pratique courante dans certaines sociétés musulmanes, la femme exigeant un cadeau à chaque accouplement.


Tout sentiment de faiblesse engendre un complexe de culpabilité. Le Sémite a bien tenté de rejeter la faute sur Eve, la tentatrice. Malheureusement pour lui, on peut mentir à tout le monde, mais non à son propre inconscient. Il a donc éprouvé le besoin de se libérer de son mensonge et a créé pour cela le rite du bouc émissaire, chassé chaque année au désert, chargé de tous les péchés d’Israël. Or le bouc est l’archétype de la sexualité mâle.


Tel est le terrain bourré de pathologie d’où est sorti le monothéisme. Religion d’un Dieu d’amour ? La bonne blague ! Lisez les consignes données aux Juifs pour la conquête du pays de Chanaan. Ce sont de consignes de génocide total qui culminent contre les Amalécites : « …et chez les Amalécites vous tuerez même les vaches ». Non seulement le décalogue ne dit rien des devoirs envers les enfants, mais il n’interdit pas le mensonge ; il interdit seulement le faux témoignage devant les tribunaux. Si vous en doutez, prenez une Bible et donnez-vous la peine de vérifier.


Et vous voudriez nous faire considérer cette Bible comme un progrès spirituel de l’humanité ? Non, Messieurs ! Pour avaler de nombreux mythes de la Bible, par exemple la fécondité de Sarah à 80 ans, Samson tuant 3000 Philistins avec une mâchoire d’âne, il ne faut pas avoir plus de 12 ans d’âge mental. A côté de l’absurde, que de vilenies telles l’histoire du plat de lentilles, de Joseph vendu par ses frères, que l’explosions de haine jalouse, de calomnies !


Nous voyons dans la Bible des engrenages mégalomaniaques : Moïse présentant comme message divin ce qu’il extrait de son buisson ardent intérieur, de sa fièvre du Sinaï, de cette montagne de « l’homme de la lune », du grand vieillard à la lanterne de la psychanalyse jungienne. Le mythe de peuple élu est la parque évidente d’un complexe d’infériorité. La haine des Philistins ne venait-elle pas du fait que les Hébreux avaient dû solliciter ces derniers de leur enseigner la métallurgie ? Le fait est en toutes lettres dans la Bible.


Et quand Salomon voulut faire construire son célèbre temple, il dut recourir aux Tyriens et à leur meilleur architecte, Hiram, lequel fut d’ailleurs assassiné par ses ouvriers (Autre indice du fait que le niveau technique des Hébreux devait être plutôt bas et qu’autour de Salomon ont dû naître pas mal d’affabulations.)


Bien des intellectuels catholiques ont dû se sentir gênés par le parrainage biblique et ont professé que toutes les religions antiques, en particulier les religions solaires, étaient pour eux l’Ancien Testament. Quant à nous, païens d’hier et d’aujourd’hui, nous ne pouvons que constater notre totale étrangeté à tout ce que relate l’Ancien Testament. Nous ne descendons des Chaldéens ni par le sang et les instincts, ni par la culture. Que leurs partiels descendants se prétendent le peuple élu si cela les conforte, mais qu’ils ne nous demandent pas de les suivre dans cette affirmation et ses conséquences.

[«Vers l’Europe Retrouvée ou la Mort ! » Edité par Crève-Tabous] »

________________________

incarnation de lointains ancêtres,

et mémoire oubliée de peuples antiques …

________________________

« Je suis un « homme du renne » mais je chasse aussi les bisons et les aurochs dont nous suivons les troupeaux avec mon clan au fil de leurs déplacements saisonniers ou que nous attendons sur les gués par où passent leurs routes de migration. Je vénère un dieu père auquel, par assimilation, je fais porter des ramures de rennes. Je vis dans l’entrée des grottes que j’aménage pour me protéger du vent et des grands froids ou dans des campements précaires au cours de l’été. J’aime les parures, animales ou végétales, plumes et ossements, pendeloques de coquillages et de dents d’animaux, et je porte déja des tatouages compliqués. En dehors de la chasse et de la pêche, je fabrique des vêtements , des récipients ,des armes et des outils, je travaille les peaux et les fourrures et me livre à des rites religieux.
Je suis maintenant un chamane et je guéris les malades, je provoque les changements de temps désirés, je prédis l’avenir et je converse avec les esprits et les animaux-esprits. Je descends au fond des grottes dans les boyaux les plus reculés pour y pratiquer les rites magiques de chasse,et je peins et je grave sur les parois les animaux à chasser et des figures frustres ou au contraire, très réalistes. Je sculpte aussi des figures féminines, des Vénus aux formes accentuées, à l’image de la Terre généreuse que nous allons apprendre à cultiver, de la déesse fertile que je vénère. »

______________________________________

Le renne est emblématique de l’époque magdalénienne: il fournit la viande pour la nourriture, les peaux pour les vêtements et les tentes, la graisse pour les lampes, les ramures et les os pour les armes et les outils, les nerfs pour le fil à coudre et les lanières. On lit souvent que les tribus sont nomades et suivent les troupeaux de rennes dans leurs migrations … je ne sais pas trop, en fait, ce qu’on entend réellement par « nomades », mais en tout état de cause, il est bien évident que ces tribus ne passent pas leur temps sur les chemins… Ce n’est, en effet, pas leur faire trop d’honneur que de penser qu’ ils se sont aperçus que les animaux empruntent toujours le même itinéraire, se rendant compte, par la même occasion qu’il est bien plus intelligent de les attendre à des endroits de ralentissement, au passage des gués par exemple, où les hommes peuvent tuer un grand nombre de bêtes pour faire des réserves. Ces « rencontres » ont assurément lieu deux fois par an, au départ et au retour, en automne et au printemps. Dans l’attente des rennes, les chasseurs édifient un campement dans lequel ils poursuivent leus activités : taille des silex surtout qui doivent servir à la chasse et au traitement des bêtes tuées. Un camp de ce type a été découvert à Pincevent, vers le confluent de l’Yonne et du Loing. On comprend que ce type de chasse a modifié les conditions de vie des hommes : comme ils n’ont plus à suivre les troupeaux, ils passent l’hiver des périodes de glaciation à l’abri dans l’ entrée des grottes qu’ils aménagent pour les rendre plus confortables -mais on a retrouvé aussi des huttes à l’intérieur des grottes- et la belle saison, et de plus en plus, dans des campements plus ou moins précaires en extérieur, sur les terrasses des fleuves, près des rivières et des sources ou au bord de la mer. On chasse aussi d’autres gibiers de grande ou de petite taille et l’été, on pêche dans des cours d’eau libérés des glaces.
Les grottes profondes ne sont pas propices à une installation humaine pour un certain nombre de raisons : l’humidité et l’inconfort du aux grands froids, l’absence de lumière naturelle, la présence d’ours et autres carnivores des cavernes dangereux . Avec les glaciations l’habitat y devient pourtant courant mais c’est vers les entrées que les hommes s’installent et dans les abris sous roches qu’ils décorent également de gravures, peintures et sculptures, tout comme le fonds des boyaux obscurs et profonds… En face de ces dessins et gravures, l’explication développée par le professeur Jean Clottes avec l’archéologue sud-africain David Lewis-Williams est celle du chamanisme. Pour eux, aller dans les ténèbres, c’était entrer dans un autre monde, celui de l’au-delà, des esprits… De rares personnes, en particulier les chamanes, se rendaient au fond des grottes de manière exceptionnelle. Cela avait pour but de guérir des malades ou de rétablir une harmonie rompue… En réalisant leurs dessins, ils communiquaient avec les esprits de l’autre côté de la paroi, ils donnaient matière à leurs visions… Pour eux, l’image était chargée de pouvoir, comme elle l’est d’ailleurs dans toutes les sociétés traditionnelles.Cette hypothèse du chamanisme a été controversée. Dans la nouvelle édition du livre « Les Chamanes de la préhistoire » (La Maison des roches et Points Histoire), le professeur Jean Clottes réfute une par une les critiques scientifiques d’une manière bien convaincante…
On n’est pas vraiment sur que les figurines sculptées dites « Vénus » soient des représentations d’une Déesse-Mère … selon Marija Gimbutas (« Le langage de la déesse », édition des Femmes) qui se basait sur les recherches et campagnes archéologiques qu’elle a mené dans l' »ancienne Europe » pré-indo-européenne, principalement dans les Balkans et le long du cours du Danube, un culte de la Déesse se serait universellement répandu dans toute la préhistoire, la femme incarnant la reproduction de l’espèce et son espoir de pérennité dans une dimension qui n’était pas linéaire comme elle le devint avec le patriarcat mais circulaire et cyclique où prend naissance le mythe de « l’éternel retour » . J’avoue bien volontiers mon attirance pour cette théorie, malgré les excès d’interprétation qu’ont pu en faire des féministes radicales … il est pourtant honnête de souligner que d’autres théories ont cours, celle de représentations érotiques notamment (bon d’accord, c’est très prosaïque, plus traces de spiritualité ou de préoccupations métaphysiques, seulement des graffitis érotiques sur les murs …) ou celle, lapidaire, de Pierre Lance : »confronté aux rudesses de l’existence, l’homme éprouve périodiquement la nostalgie du ventre maternel. Une fois enfoncée cette porte ouverte, on ne voit pas ce qu’elle nous apprend de décisif sur le destin des peuples, hormis l’évidence que plus ce culte sera important dans une communauté et plus on pourra soupçonner qu’elle manque d’audace et de virilité » (in « Alésia. Un choc de civilisations »)
Par ailleurs, cette histoire de « gué » est, elle aussi, intéressante et j’essaierai d’en parler la prochaine fois …

________________________

incarnation de lointains ancêtres,

et mémoire oubliée de peuples antiques …

________________________

Paléolithique (et même avant) . Je suis un « homme du renne » mais je chasse aussi les bisons et les aurochs dont nous suivons les troupeaux avec mon clan au fil de leurs déplacements saisonniers ou que nous attendons sur les gués par où passent leurs routes de migration. Je vénère un dieu père auquel, par assimilation, je fais porter des ramures de rennes. Je vis dans l’entrée des grottes que j’aménage pour me protéger du vent et des grands froids ou dans des campements précaires au cours de l’été. J’aime les parures, animales ou végétales, plumes et ossements, pendeloques de coquillages et de dents d’animaux, et je porte déja des tatouages compliqués. En dehors de la chasse et de la pêche, je fabrique des vêtements , des récipients ,des armes et des outils, je travaille les peaux et les fourrures et me livre à des rites religieux.
Je suis maintenant un chamane et je guéris les malades, je provoque les changements de temps désirés, je prédis l’avenir et je converse avec les esprits et les animaux-esprits. Je descends au fond des grottes dans les boyaux les plus reculés pour y pratiquer les rites magiques de chasse,et je peins et je grave sur les parois les animaux à chasser et des figures frustres ou au contraire, très réalistes. Je sculpte aussi des figures féminines, des Vénus aux formes accentuées, à l’image de la Terre généreuse que nous allons apprendre à cultiver, de la déesse fertile que je vénère.

Néolithique. Je suis agriculteur et je tire ma subsistance de la terre que nous cultivons de manière collective et qui est une mère providentielle et divine. Et par analogie . je révère la grande déesse-Mère . Le culte des morts et des ancêtres tient une grande place dans ma vie quotidienne et religieuse puisqu’ils sont encore présents parmi nous et qu’ils sont dépositaires d’une force bien supérieure à la notre. Les menhirs, dolmens et tumuli sont liés à ce culte : sépultures, sites religieux et funéraires. Je respecte un calendrier de fêtes saisonnières liées au cycle de la végétation et les mythes qui intègrent la mort, puis la renaissance d’une divinité, assimilée au Soleil. Petit à petit, je vais aussi vouer un culte au Ciel protecteur en l’associant à celui de la Terre mère.

Je suis maintenant un chamane, sorcier prêtre de la tribu qui sert d’intermédiaire entre les hommes et les âmes des ancêtres pour s’assurer de leur protection. J’ai été « choisi » pour mes dons naturels avant de recevoir une solide formation initiatique souvent pénible et épuisante.

Antiquité. Je suis Gaulois. Picton, peut être (probable ?) cousin des Pictes d’Ecosse. Picton signifie « les hommes peints » mais aussi « les furieux »…La défaite d’Alésia et la reddition de Vercingetorix viennent de sonner le glas de la Gaule indépendante et des druides qui seront bientôt frappés d’interdit. Les Romains annexent mes dieux et mes déesses pour les assimiler aux leurs mais derrière ces nouveaux noms je continue, surtout si j’habite la campagne , à honorer nos vieilles divinités. Comment pourrait-il en être autrement puisque ces divinités sont intimement et fortement liées au sol sur lequel je vis, à ses forêts, à ses rivières, à ses collines, au vent qui y souffle, à ses mers qui y grondent … et à mes Ancêtres qui ont foulé ce même sol qui est fait de leur chair. …Certains d’entre eux étaient déja même vénérés à l’âge du Renne.
Je suis maintenant un druide, trait d’union entre les dieux et les hommes. J’allie, aux attributions de ceux qui étaient avant moi -les chamanes- (dont j’ai hérité du Savoir et de la Pratique) celles de philosophe, d’enseignant, d’astronome, de juge, de médecin, d’historien et de bien d’autres encore mais l’essentiel de ces connaissances va disparaitre parce que je me suis toujours refusé à les consigner par écrit pour préserver leurs possibilités d’évolution… Certaines se transmettront par l’oral ou par le geste, les autres devront être redécouvertes ou reconstruites sur le même modèle cohérent par l’étude, la recherche, l’intuition…

Aujourd’hui. Je suis … moi. J’ai traversé ces divers âges qui m’ont fait ce que je suis et j’ai évolué. Le sol, lui, n’a pas changé, il est toujours fait de la chair de mes ancêtres et ce sont toujours les mêmes divinités que j’honore. Beaucoup s’est perdu des vieilles traditions mais il ne s’agit pas de revenir au point zéro, de remonter 2000 ans en arrière, rayer 2000 ans d’obscurantisme monothéiste, pour se retrouver à un hypothétique âge d’or auquel je ne crois guère mais de récolter un maximum d’informations dans tous les domaines qui peuvent nous aider à mieux connaitre et comprendre la vie quotidienne de nos ancêtres . Il s’agit d’aller à la recherche des Dieux et des Déesses dans le sol que nous foulons et dans notre imaginaire, à travers les lieux, les récits historiques, les légendes, les coûtumes et les fêtes toujours vivantes, les découvertes archéologiques…
Je suis apprenti- druide, ou apprenti-chamane ou même plutôt simplement apprenti-sorcier. Je n’ai pas grand chose à voir avec celui qui, dans l’Antiquité, se déplaçait avec sa Cour , et parlait avant le Roi en revanche je chéris l’image de celui qui, dans les villages, était tout à la fois prêtre, guérisseur, confident, avec bien d’autres attributions encore, un druide au ras des pâquerettes si j’ose dire…
En parallèle à ce travail de reconstruction, j’essaie de mettre en conformité ma vie avec la triade transmise par Diogène Laërce: « honore les dieux, sois brave, ne fais rien de bas », afin qu’on puisse dire de moi et des miens, comme Camille Jullian le disait des Gaulois : « dans la vie comme à la bataille, ils allaient droit leur chemin, à ciel ouvert, le visage nu et le front haut ».

Le temps est tristoune et le courage pas vraiment au rendez vous, alors c’est vrai que trainasser sur Internet est une occupation qui peut prendre du temps… j’y suis aussi retombé sur ce truc peu ragoutant qu’était l’extrait de l’émission de France 3 « Ce soir (ou jamais !) » ou Houria Bouteldja porte-parole du mouvement des Indigènes de la République stigmatisait tous ceux qui ne sont pas ses amis par cette phrase exemplaire : » »Il faut rééduquer le reste de la société, la société occidentale. Nous, on les appelle les sous-chiens, puisqu’il faut bien leur donner un nom : les Blancs ! » . Phrase qui, à part un article dans Marianne, n’avait pratiquement suscité aucune réaction dans le monde politique français, pourtant d’habitude prompt à condamner le « racisme » et les « provocations à la haine raciale »en tous genres … (on n’oublie pas que pour les musulmans, le chien est juste un peu au dessus du porc dans l’échelle des valeurs …)
Vraiment, déja, j’adore le « rééduquer » d’accueil … et ne parlons pas du « souschien » (présenté quelques jours après par son auteur comme un trait d’humour … hahaha, j’en meurs de rire …)… Houria truc chose justifie à elle seule toutes les exactions islamophobes…et ce qui est encore plus grave c’est qu’elle le fait certainement en toute conscience … beeeeeeeeerk
(en plus, à parler comme ça, à toute vitesse, beaucoup, sans boire une seule goutte d’eau , en proie à une véritable chiasse verbale, elle devait avoir la gorge sèche comme un flaque croupie sous le soleil et une haleine épouvantable …re-beeeeeeeerk……)
houria1a.jpeg poubelle2.jpg

pile et ……………………… face ( Houria la poubelle … juste parce que j’avais pas envie de mettre la photo d’une merde sur « Le Chemin »même si c’était plus approprié…)

Bon et bien je triche un peu en fait parce que Jordi Magraner n’est pas mort récemment … ce n’est même pas l’anniversaire de sa mort, c’est simplement que je suis retombé par hasard sur cette histoire en fouinant sur le Net et que je ne voudrais pas l’oublier jusqu’à la prochaine fois …et donc, je la consigne ici …
kalash-spring-festival-jpg.jpg Alors d’un coté , il y a les Kalash un peuple d’environ 4000 personnes implanté loin à l’intérieur du terrain montagneux et accidenté aux confins de l’Afghanistan et du Pakistan dans la région de Chitral et qu’on dit descendre des soldats d’Alexandre le Grand ou des colons grecs de l’époque. Leur langue natale, d’origine distinctement indo-européenne, comporte de forts éléments grecs et sanscrits et la peau pâle, les yeux bleus et les cheveux clairs ne sont pas rares chez eux . Leur culture diffère radicalement de celles de la majorité musulmane et de l’importante minorité hindoue qui les entourent . Les Kalash sont païens et leurs croyances partagent de fortes similarités avec le polythéisme de la Grèce antique. En effet, diverses déités locales ayant une forte ressemblance avec Zeus, Dionysos, Apollon et Aphrodite sont encore vénérés dans leurs rites et coutumes aujourd’hui ressortant d’une vision du monde religieuse indo-européenne. On dit d’ailleurs que de nombreux Grecs modernes cherchant à retrouver le contact avec leur héritage préchrétien se sentent attirés par cette région et son peuple. Ils sont polythéistes et la nature joue un rôle très important dans leur vie quotidienne et leurs rites saisonniers et leurs sacrifices viennent remercier les dieux de leurs bienfaits… Les Kalash sont pourtant un peuple menacé d’ethnocide culturel, du fait même de leur fidélité à un paganisme indo-européen hérité de ses origines, ce que l’Islam fanatique ne peut évidemment pas supporter…
jordimagranerec3.jpg De l’autre côté, il y a donc, Jordi Magraner, un zoologue espagnol, qui a passé 12 ans de sa vie à rechercher le Barmanu, « l’homme poilu » en Afganistan et au Pakistan, et qui fut lâchement assassiné pendant son sommeil au Nord-Pakistan le vendredi 2 août 2002,à l’âge de 43 ans. En cherchant sur le Net, on ne trouve guère que des renseignements sur le Jordi Magraner zoologue et la technique qu’il avait mise au point pour recueillir les témoignages au sujet du fameux « homme poilu » avec une simple interrogation en regard de son assassinat … il faut un peu plus d’opiniatreté et de chance pour apprendre enfin qu’il était non seulement un scientifique de haut niveau mais aussi un homme courageux et qu’il avait choisi de vivre chez les Kalashs, en partageant leur vie quotidienne face à l’intolérance musulmane. Peu avant son assassinat il était venu en France animer une série de conférences expliquant le sens de son combat (plutôt politiquement incorrect si on en juge par le silence fait autour des causes réelles de l’assassinat) – la survie de l’identité kalash . Il avait écrit en défense de ceux qui sont appelés là bas les « kafirs » – un mot arabe signifiant « non-croyants » : « Tous les moyens sont bons pour amener l’infidèle à la vraie religion : promesse d’un meilleur statut social, menaces… ». Pour lui, les menaces auront été jusqu’à l’assassinat…

pour me contacter

janvier 2020
L M M J V S D
« Fév    
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

a

Des racines et des elfes

Tigialon uscas

Blog Stats

  • 1 295 983 hits