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« Sachons être suspect. C’est le signe, aujourd’hui, d’un esprit libre et indépendant, surtout en milieu intellectuel. Il faut, en effet, choisir entre la flatterie de l’idéologie dominante et la suspicion dont les parangons de cette idéologie accablent ceux qui refusent de se plier à la nouvelle mode. Vous n’êtes pas satisfait de l’explication jargonnante par la lutte des classes, l’aliénation et la distinction entre la structure et la superstructure : eh bien ! Vous n’êtes qu’un petit esprit ! On vous fera grief de vos analyses les mieux fondées même si vous indiquez clairement leurs limites, et l’on essaiera de démontrer qu’elles ont une source idéologique souterraine, dont vous n’avez pas conscience ou dont vous ne voulez pas prendre conscience, par conséquent que vous êtes le jouet de déterminations sociales de classe ou bien un être de mauvaise foi qui renonce à reconnaître ces déterminations. De la suspicion à la culpabilité il n’y a qu’un pas, vite franchi, surtout quand l’accusation se fait au nom des bons sentiments de la conscience dite mondiale.

L’institution de la censure est certes supprimée dans nos pays, mais les censeurs subsistent et l’hypocrisie aussi. Pour obtenir les faveurs des chapelles, proclamez à tort et à travers votre attachement à la cause de la paix et manifestez hautement votre horreur de la guerre, en prenant soin au moment d’un conflit de ne pas examiner les choses de près. Au contraire prenez immédiatement parti pour le camp désigné à l’avance comme le porteur du sens de l’histoire et considérez-le sans autre forme de procès comme le partisan de la paix, même s’il a pris l’initiative de l’agression et s’il déclare ouvertement mener une guerre révolutionnaire. La dialectique est suffisamment ingénieuse pour confirmer votre choix après coup en découvrant les raisons souterraines de la guerre et en démasquant les véritables fauteurs : la guerre révolutionnaire est une « guerre pour la paix »! »

Julien Freund (préface à Carl Schmitt : « la notion de politique »)

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races-humaines

J’aurais pas du… oui je sais j’aurais pas du… je savais bien que j’allais me faire du mal: j’aurais pas du regarder cette vidéo où l’on voit le mari de la chanteuse faire la retape pour le métissage …

http://www.youtube.com/watch?v=UCs4ZcsDo4E

On sait qu’en définitive le but recherché est de créer une super race, une sorte d’homme, complètement acculturé, sans repères, consommateur bâti sur un même et unique modèle, et donc complètement interchangeable, élevé dans un immense camp de consommation, prêt à avaler sous toutes les latitudes le même cheese-burger , porter la même casquette de base ball et utiliser le même désherbant sélectif… Quand on sait ça, il faut vraiment être débile, ou avoir une âme de Collabo pour écrire des trucs du genre « il faut être conscient et instruit de sa propre culture  pour respecter la culture des autres et pouvoir se métisser » , comme je l’ai lu il y a quelques jours, comme si le métissage était la panacée universelle alors qu’il est justement devenu l’ arme privilégiée pour parvenir à cette déculturation et donc à cet homo consomatorus universel… Et c’est pourquoi le double discours du personnage susnommé est étrange et probablement éclairant : pour les nations européennes : métissage obligatoire, il n’y a pas le choix, et à coups de pied au cul si besoin … mais pour l’Arabie Saoudite : pas question de toucher aux identités parce qu’il n’y a « rien de plus dangereux qu’une identité blessée » … Face à une telle offensive, agressive et généralisée, il n’est plus temps de rester tiède car comme le disait Céline, « à force de ne pas parler des choses, par élégance, on ne dit rien, et on l’a dans le cul ! » alors on ira chercher une proposition d’explication chez Guillaume Faye :

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« L’idéologie dominante, au nom d’un prétendu anti-racisme, affirme que le métissage est l’avenir de la planète. Or seuls les peuples européens sont actuellement victimes d’un métissage avec les allogènes. Les autres peuples du monde ne se métissent pas, ou plus : ils s’organisent au contraire en blocs ethniques, soucieux de préserver leur identité.

Avec la colonisation de peuplement que nous subissons, le métissage aboutit à la destruction progressive du germen, c’est à dire de la racine de la civilisation européenne. Les sociétés métissées sombrent rapidement dans le racisme intérieur de supériorité, ce qui provoque l’affaiblissement des liens nationaux de solidarité. L’exemple de l’aire latino-américaine est parlant : la hiérarchie sociale s’organise, qu’on le veuille ou non, en fonction du critère implicite du « plus ou moins de sang blanc ». L’idéologie du métissage aboutit donc au racisme implicite et généralisé.

L’apologie constante et répétitive du métissage comme impératif de société est tout d’abord un trait de l’ethnomasochisme des élites européennes; mais c’est aussi le fruit d’une utopie optimiste qui asserte que l’européen de l’avenir sera un métis pour son plus grand bien. Ce dogme s’appuie sur des considération pseudo-scientifiques, issues du catéchisme biologique de la pensée unique (Jacquard, Coppens…) selon lequel, les « races pures » seraient dégénératives et l’homogénéité ethnique un handicap historique. Il est à noter aussi cette contradiction flagrante : les partisans du métissage (qui sont les mêmes que ceux de l’ »anti-racisme ») s’appuient sur la prétendue nécessité biologique de « mélanger les races ». Or ils soutiennent par ailleurs que « les races n’existent pas » et que la plupart des déterminismes biologiques ne valent rien…

Ce dogme du métis, homme de l’avenir, s’apparente aussi au rêve universaliste de l’homme unique, d’une humanité uniforme, débarrassée des peuples. L’idéologie du métissage comporte un aspect totalitaire, celui de l’État mondial et de l’homme nouveau partout semblable, idée commune aux trotskistes et à l’ultra-libéralisme.

Le métissage est possible et tolérable s’il est exceptionnel, et non massif, s’il est aléatoire et non obligatoire et systématique.

Dans la même veine, on prône également le « métissage culturel » qui débouche concrètement non pas sur l’objectif affiché d’une culture universelle, mais sur la destruction de la seule culture européenne (par afro-américanisation), à qui l’on impose cet impératif de métissage. Ce dernier, habillé d’une phraséologie très élaborée, est devenu en Europe, dans tous les domaines, un point de passage obligé de tous les discours intellectuels.

Il est certain qu’en matière biologique et culturelle, il serait stupide de rejeter tous les mélanges au nom d’un dogme obsidional de pureté. Mais pour être féconds, les mélanges doivent être des unions de proximité. C’est une loi générale de la vie. Les alliances trop proches, comme trop lointaines échouent : les premières mènent à la stérilité, les secondes au chaos. Quoi qu’il en soit, dans les faits observables, l’humanité ne se dirige nullement vers un métissage généralisé; seules les sociétés déclinantes succombent à cette illusion ».

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