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Jean Haudry fonde, en 1981, l’Institut d’Etudes Indo-Européennes où se côtoient « linguistes, historiens des civilisations, du droit, des institutions et des religions, anthropologues, ethnologues, philosophes et préhistoriens. Cette entreprise exemplaire, unique dans le monde universitaire francophone, a été sabotée par des campagnes venimeuses déclenchées contre elle par des gens qui, par dogmatisme idéologique, refusent de reconnaître l’évidence, c’est à dire la place centrale tenue par le phénomène indo-européen dans l’histoire des civilisations. Avec l’hypocrite complicité des pleutres qui président aux destinées de nos Universités et qui tremblent au moindre froncement de sourcil des vrais maîtres du pouvoir, qui contrôlent des lobbies bien identifiables et identifiés. C’est bien connu, depuis longtemps : la République n’a pas besoin de savants.

Le sectarisme de ces zélotes s’est déchaîné lorsque, après avoir publié dans la collection Que Sais-Je « L’Indo-Européen », Jean Haudry, à la demande de l’éditeur, a écrit « Les Indo-Européens ». Après la première édition (1981), d’autres ont suivi jusqu’en 1992. Puis, alors même que l’ouvrage continuait à être très demandé, en particulier par des étudiants, l’éditeur a renoncé à toute réédition. Les nouveaux inquisiteurs étaient passés par là. Car Jean Haudry avait commis le crime suprême : mettre à la portée du plus grand nombre, d’une façon claire, précise, parfaitement documentée, une matière scientifique de haut niveau, réservée jusque là aux spécialistes. Scandale intolérable, qui ne fut donc pas toléré. Illustration de la caporalisation des esprits qui sévit dans les milieux intellectuels français, où tabous et oukases sont là pour formater les jeunes esprits comme l’entendent ceux qui se sont autoproclamés maîtres penseurs.

L’interdit imbécile -non avoué bien sur, car ces gens sont des chafouins et des pleutres- jeté sur le livre de Jean Haudry a eu pour résultat de le rendre à peu près introuvable, même sur le marché du livre d’occasion. C’est pourquoi les Éditions de la Forêt ont décidé de le rééditer. Ainsi, l’honnête homme qui, a bon droit, souhaitait depuis longtemps en prendre connaissance, pourra le faire. Faut-il davantage justifier cette réédition en insistant sur la richesse du contenu de cet ouvrage ? Le lecteur en fera le constat lui même, dès les premières pages.

Bien sur l’auteur a souhaité apporter des additions au texte de l’édition de 1992. Je tiens, en tant que gérant des Éditions de la Forêt, à remercier mon collègue et ami Jean Haudry de nous avoir fait l’honneur de nous confier l’édition d’un livre qui, je le sais, sera un guide indispensable pour les jeunes audacieux qui ont choisi de suivre le même chemin que nous. Chemin abrupt, mais qui est éclairé par l’étoile polaire ».

Pierre Vial

(Jean Haudry, Les Indo-Européens, Les Editions de la Forêt . 21€)

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A l’heure où paradoxalement (mais le paradoxe étonne-t-il encore ?), on parle d’identité nationale et qu’on laisse planer en même temps le projet (ferme intention ?) de supprimer l’enseignement de l’Histoire-Géographie (Histoire-Identité, le lien n’est-il pas évident ?), je crois qu’il est loin d’être superflu de ressortir ce texte remarquable de Dominique Venner…

L’européanité est attestée par l’histoire et le caractère transnational des grands faits de culture. Au-delà d’un art rupestre spécifique à toute l’Europe voici déjà 30.000 ans, au-delà des pierres levées et des grands poèmes fondateurs, ceux des Hellènes, des Germains ou des Celtes, il n’y a pas une seule grande création collective qui, ayant été vécue par l’un des peuples de l’ancien espace carolingien, n’a pas été vécue également par tous les autres. Tout grand mouvement né dans un pays d’Europe a trouvé aussitôt son équivalent chez les peuples frères et nulle part ailleurs. (…)

Comme tous les peuples unis par une même culture, les Européens sont les dépositaires d’une très ancienne tradition, mais ils ne le savent pas. La perception leur en a toujours été refusée. En dehors des poèmes homériques, ils n’ont pas d’écriture sainte, bien que la matière en soit offerte par leurs légendes, leur littérature épique et la philosophie antique. (…)

Tout grand peuple a une histoire sacrée qui révèle ses valeurs propres, celles qui donnent un sens à la vie de chacun des siens. Mais la longue histoire des Européens ne leur a jamais été contée. Elle n’a jamais été montrée ni perçue pour ce qu’elle est, un flux continu, comme si un même être, porteur des mêmes significations, avait traversé le temps (…).

L’Europe n’est pas née des traités de la fin du XXe siècle. Elle est issue de peuples frères qui, entre la Baltique et l’Egée, sur quelques milliers d’année, donnèrent naissance à une communauté de culture sans égal. L’Europe peut donc se définir comme une tradition très ancienne, tirant sa richesse et son unicité de ses peuples constitutifs et de leur héritage spirituel. (…)

[On doit constater] la vigoureuse unité de culture des Européens de l’âge du bronze, de la Baltique à l’Egée, de la Cornouaille à la Volga, voici quatre ou cinq mille ans. [Il s’agit de] l’une de nos civilisations premières, [avec] ses dieux solaires, ses déesses-mères, ses héros invaincus, ses légers chars de guerre, les trésors somptueux de ses palais, ses longues barques audacieuses. (…) Découvertes sous un tumulus du Danemark ou dans une tombe de Mycènes, les épées semblaient toutes sortir d’un même moule, affichant l’unité esthétique d’un même monde (…)

Les peuples de l’ancienne Europe étaient réfractaires à l’écriture, bien que celle-ci leur fut connue, comme en témoignent les signes logographiques de la préhistoire, ancêtres sans doute de l’écriture runique. Plusieurs siècles après Homère, en Gaule et dans les îles Britanniques, les druides refusaient encore de transcrire par écrit leur enseignement qui, de ce fait, est perdu. Les Grecs avaient, eux aussi, privilégié l’oralité et divinisé la Mémoire. (…) Jusqu’à Homère, la mémoire avait été mythique et nullement historique. Les Grecs avaient donc perdu le souvenir de leurs origines et de leur histoire ancienne, celle qui avait précédé l’arrivée de leurs ancêtres sur les rives de l’Egée. Ils en avaient cependant conservé le souvenir mythique, celui d’une origine septentrionale associée à la légende des Hyperboréens (…)

Pourquoi appelle-t-on « indo-européenne », et pas simplement « européenne », la famille des langues parlées aujourd’hui presque partout en Europe ? Tout simplement parce que cette famille de langues s’étendait jadis de la Cornouaille au Penjab, sur d’immenses distances correspondant à l’aire d’expansion des différents locuteurs. (…) Le fait indo-européen est d’abord d’ordre linguistique (…)

Chez tous les peuples indo-européens, que l’on devrait plutôt appeler « boréens », la société aristocratique élargie, celle des hommes libres, à la fois guerriers et propriétaires du sol, anticipe sur ce que sera la cité grecque à partir du VIe siècle avant notre ère. On en voit l’expression dans l’assemblée des guerriers de l’Iliade, très semblable au Thing germanique et scandinave décrit par Snorri Sturluson. Les Celtes participent du même ordre politique, dont témoignera plus tard la Table Ronde. En revanche, nulle part dans le monde européen on ne verra des roi-prêtres à la tête de castes sacerdotales de type babylonien ou égyptien. A l’époque médiévale et classique les monarchies et les noblesses européennes continueront de résister aux prétentions théocratiques du Saint-Siège, tout en maintenant l’équilibre entre les trois ordres.

(…) Depuis la « révolution » du carbone 14, on a fortement reculé dans le temps, au-delà du Ve millénaire, l’époque du dernier habitat commun des Indo-Européens. (…) A une époque très ancienne, remontant vraisemblablement à plus de 10.000 ans, quelque part dans le vaste espace entre Rhin et Volga, au sein d’une population spécifique et nécessairement homogène, s’est cristallisée la langue que les linguistes appellent pré-indo-européenne (…) l’analyse linguistique permet de penser qu’une première dispersion s’est produite vers le Ve millénaire, par la migration de peuples indo-européens vers le sud-est, l’Asie Mineure et au-delà. (…) La plupart de ces peuples pensaient que leur berceau primordial se trouvait dans un « nord » mythique et imprécis. L’Inde védique, l’Iran ancien, la Grèce, le monde celtique et germanique ont conservé le souvenir légendaire d’un habitat nordique désigné comme les « Iles au nord du monde », le « Pays des dieux » ou le « pays des Hyperboréens ». (…)

On ne saura jamais avec certitude où, quand et comment s’est produite l’ethnogenèse des Indo-Européens, que l’on devrait plutôt appeler Boréens afin d’éviter une confusion entre la langue et l’ethnie dont elle est bien entendu l’une des manifestations essentielles. Une langue voyage avec ses locuteurs, elle peut conquérir aussi des populations sans rapport précis avec le peuple originel … C’est pourquoi la distinction entre langues indo-européennes et peuples boréens paraît souhaitable.

Dès la préhistoire ou la très haute Antiquité, les Boréens, porteurs initiaux des langues indo-européennes, se sont imposés sur de nouveaux territoires à des populations qui n’avaient pas exactement la même origine, ne sacrifiaient pas aux mêmes dieux ni n’avaient la même vision du monde. Les mythes grecs, latins, celtes et germaniques des guerres de fondation rappellent les conquêtes anciennes de nouveaux territoires, mais aussi, comme le pense Jean Haudry, la projection mythique d’une préoccupation de concorde civile.

Le souvenir des guerres de fondation se décrypte dans la légende historisée de Rome et l’enlèvement des Sabines. Elle s’exprime aussi dans l’Edda scandinave qui décrit deux races divines (…) Le même schéma peut se lire dans la théogonie grecque. (…) Voilà ce qui est en gestation dès le IIIe millénaire, époque du bronze européen, beaucoup mieux connue que les précédentes en raison d’une grande richesse archéologique et des réminiscences conservées par les poèmes homériques. Partout en Europe, de la Baltique à l’Egée, de l’Atlantique à la Caspienne, on voit s’affirmer la nouvelle religion solaire et de nouvelles valeurs, l’héroïsme tragique devant le Destin, la souffrance et la mort, l’individualité et la verticalité du héros opposées à l’horizontalité indistincte de la multitude. La vaillance, vertu masculine essentielle, est récompensée par l’éternisation des meilleurs, très présente dans l’Edda, et la féminité est reconnue, respectée et admirée. Simultanément, on voit s’établir des royautés féodales reposant sur des aristocraties guerrières et terriennes. C’est alors que se façonne la physionomie spirituelle qui restera celle de l’Europe.

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« Notre monde [européen] ne sera pas sauvé par des savants aveugles

ou des érudits blasés. Il sera sauvé par des poètes et des combattants,

par ceux qui auront forgé ‘l’épée magique’ dont parlait Ernst Jünger,

l’épée spirituelle qui fait pâlir les monstres et les tyrans. »

– Dominique Venner :  Histoire et tradition des Européens, éditions du Rocher.

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dumezil

Georges Dumézil, né à Paris le 4 mars 1898, mort à Paris le 11 octobre 1986, est un comparatiste, philologue et académicien, agrégé d’histoire. Son travail sur les sociétés et les religions indo-européennes a ouvert de nouvelles perspectives .

Par l’étude comparative exacte et directe des textes les plus anciens des mythologies et des religions des anciens peuples indo-européens (il maniait une trentaine de langues), il a démontré que beaucoup de ces récits étaient organisés selon des structures narratives semblables et que ces mythes traduisaient une conception de la société organisée selon trois fonctions : la fonction du sacré et de la souveraineté ; la fonction guerrière ; la fonction de production et de reproduction . Cette organisation en trois fonctions se retrouve aussi bien dans la mythologie, dans les récits fondateurs de la Rome antique, que dans des institutions sociales : castes indiennes, division de la société d’Ancien Régime en clergé, noblesse et tiers état.

Dumézil s’est aussi intéressé aux langues et récits traditionnels des peuples d’Asie Centrale.

Dès sa thèse, il trouve son domaine de recherches : la mythologie comparée. Au départ, poussé dans cette direction par Antoine Meillet, qui veut le voir reprendre l’étude de la religion indo-européenne là où elle a été abandonnée depuis plusieurs décennies, il est abandonné de ses pairs philologues qui lui reprochent, pour les uns, d’inclure trop de mythologie dans des études littéraires et, pour les autres, de plier les faits à sa théorie.

Sa découverte de la culture ossète (dernière branche survivante des Alains, descendants eux-mêmes des Scythes), lui fait reprendre cette voie de recherche. En effet, ceux-ci se projettent dans le peuple mythique des Nartes. Ce monde mythique des Nartes est très proche des mondes mythiques indo-européens (les monstres et les dragons y sont similaires). De plus, ce peuple des Nartes se divise explicitement en trois familles :

ceux qui sont forts par l’intelligence (zund), les Alægatæ ;

ceux qui sont forts par le courage et la vaillance au combat, les Æxsærtægkatæ ;

ceux qui sont riches de leur bétail : les Boratæ.

Il publie en 1930 un article, La Préhistoire indo-iranienne des castes, où il rapproche la division en trois catégories de la société en Inde de celle retrouvée en Iran ancien. On peut d’ailleurs remarquer que l’Iran actuel est le seul pays musulman doté d’un clergé.

En 1938, le rapprochement raisonné entre brahmanes indiens et flamines romains lui permet d’analyser la fonction du souverain dans les sociétés indo-européennes. Il joint les rapprochements déjà faits entre sociétés indiennes et iraniennes anciennes de l’observation faite sur les flamines, collège de prêtres romains. Les flamines majeurs assuraient le culte des trois dieux Jupiter, Mars et Quirinus, dont les caractères correspondent aux trois fonctions de commandement et de sacré, de force guerrière et de fécondité. La fonction souveraineté se décompose, elle, en deux versants selon ses termes :

l’une est formelle, d’origine sacerdotale, s’exprime également dans une dimension juridique et est enracinée dans ce monde ;

l’autre aspect de la souveraineté est fondée sur la puissance, et enracinée dans l’autre monde.

En poussant ses raisonnements, il découvre la clef d’or qui le conduit à exposer, dans son livre le plus aisé d’accès, Jupiter, Mars, Quirinus (1941), la théorie des trois fonctions (souveraineté et religion, guerre, production), tripartition qui se retrouve dans le vocabulaire, l’organisation sociale et le corpus légendaire de tous les peuples indo-européens : on a la société médiévale, par exemple, divisée en oratores (ceux qui prient, le clergé), bellatores (ceux qui combattent, la noblesse) et laboratores (ceux qui travaillent, le tiers état), ou la société indienne, divisée en Brahmanes (prêtres, enseignants et professeurs), Kshatriyas (roi, princes, administrateurs et soldats), plus la caste productive, se subdivisant en Vaisyas (artisans, commerçants, hommes d’affaires, agriculteurs et bergers) et Sudras (serviteurs). Dans cette société, les prolongements sont plus importants encore : dans le grand poème épique indien Mahabharata, chaque héros agit selon le schéma trifonctionnel, en fonction du caractère et de la place du dieu dont il est le représentant.

Dumézil montre ensuite que l’histoire officielle des origines de Rome est une mise en scène de cette même idéologie structurante. Par conséquent, il serait vain de chercher à démêler légende et histoire à propos de Romulus et de ses successeurs.

Ses méthodes de travail ont considérablement influencé l’ensemble d’une discipline, l’étude des religions antiques : il a changé la manière de les étudier, en créant l’étude comparée des mythologies, également en montrant que les divinités n’existaient pas pour elles-mêmes, et qu’il fallait faire porter les études sur les paires ou les groupes de dieux (tels qu’ils étaient célébrés dans les récits mythiques). Toutes ses analyses portent sur la structure des mythes et des récits, et ne rapprochent jamais des faits isolés.

(source : Wikipédia)

Il est souvent difficile de faire un choix judicieux quand il s’agit d’adopter un dieu tutélaire mais pour éviter cette difficulté, on peut s’adresser à son Dieu tutélaire de Naissance : dieu tutélaire de notre signe astrologique, ou dieu tutélaire de notre planète de naissance, ou encore dieu tutélaire du décan de notre signe de naissance. Enfin, il faut considérer le dieu Maitre des heures.
Lorsqu’un des dieux figure plusieurs fois parmi les quatre noms, il est incontestablement notre dieu tutélaire et doit être choisi pour nous accompagner toute notre vie. Lorsque les quatre noms sont différents, on les considérera tous les quatre avec une préférence pour le Maitre des heures, puis celui du jour de la naissance, suivi du Maitre du décan et enfin du Maitre du signe astrologique.
Quand il s’agira d’obtenir une aide divine on s’adressera d’abord à son dieu Tutélaire, à défaut de l’un des dieux concernés, sachant que chacun d’eux a son « champ » d’action particulier, excepté Lugus qui, en tant que polytechnicien, est efficace en tout domaine. Pour cela on invoquera l’un des dieux au jour et à l’heure voulu (par exemple Lugus le mercredi entre 7 et 8 h. du matin -voir le tableau des jours et des heures)
Si le temps presse, on se bornera à invoquer le dieu des heures dans son domaine particulier.

Fondement métaphysique des dieux tutélaires

Il y a l’Absolu dont la substance propre (l’Abîme, le Khaos des anciens grecs) est un chaos total, sans forme, sans conditionnement …
et puis,il y a donc cet Absolu qui, en lui même, ouvre une étendue où sa substance est « espacée » c’est à dire installée dans un espace (donc contenue dans une forme conditionnée)
il y a en ce lieu une puissance indistincte, de nature « féminine »: la Mère des mondes et des dieux, la Nwyre des Celtes, la Gaïa des Grecs.
il y a en elle « l’embryon d’or » qui se met à l’oeuvre et organise le chaos espacé, selon les archétypes dont il est porteur.
On peut illustrer cela par le symbolisme de l’oeuf dont la substance interne (analogie avec les « eaux primordiales ») est riche de toutes les possibilités de développement. En lui commence à s’agiter un embryon minuscule qui met en ORDRE le Chaos liquide primordial. Peu à peu il va ordonner toute la substance de l’oeuf, produisant ici un poussin, et là un univers…
Dans le cas d’un Univers, les lois sont d’abord définies, ensuite les « Forces » seront déployées, lorsque le chaos sera devenu ordre, les dieux seront engendrés par la substance mère et l’embryon père (voir le symbolisme du Yin et du Yang). D’abord les dieux solaires, puis les dieux planétaires, enfin les dieux « Artisans ».
La plupart des Traditions admettent 7 dieux planétaires et solaires et 3 dieux artisans principaux, donc avec 1 Déesse Mère et 1 Dieu Père, ça nous fait 12 dieux principaux.
C’est le schéma général de la structure de l’Univers reconnue par les indo-européens, notamment les Grecs, les Indo-iraniens, les Germano-nordiques et les Celtes.

Cette structure est visible dans les sciences et la nature et rejaillit sur les structures socio culturelles des civilisations, marquant notamment profondément l’Astrologie et l’Astronomie que ne différenciaient pas vraiment, semble-t-il nos ancêtre Celtes.
Les dieux tutélaires (qui sont devenus par la suite des anges ou des génies suivant le monothéisme considéré) personnifient et allégorisent des énergies spirituelles et des Forces de l’Univers bien précises, et la reconstitution d’une Tradition Celtique les concernant ne semble donc pas abusive si on considère qu’elle est conforme aux connaissances antique des peuples européens et que les « fonctions » des dieux nous sont bien connues.
tablette-grand.jpg En ce qui concerne les signes astrologiques et leurs trois décans, la découverte à Grand, important sanctuaire des eaux dédié à l’Apollon gaulois, Apollon Grannus, dieu guérisseur et oraculaire, de tablettes zodiacales en ivoire d’origine egyptienne et qui constituaient l’outil de travail d’ un mage versé dans la divination astrologique montre que ce Zodiaque n’était guère différent de celui des autres peuples, qu’il avait cours en Gaule ou qu’au moins il y était connu. Il n’y a donc rien d’abusif à réutiliser la métaphysique de l’Astrologie qui, quasiment inchangée, a traversée les millénaires.. Comme la symbolique des dieux journaliers associée aux planètes (dimanche: soleil, Bélénos) reste la même.

Ce qui nous donne donc:

Déesse mère primordiale : Ana ou Dana (l’Ether)
Dieu père primordial : Dagodévos, Eochaid Ollathir (le Démiurge)
Dieu ancien planétaire : Cernunnos, Nycturos (Saturne)
Dieu ancien planétaire : Taranis, Tuireann (Jupiter)
Dieu ancien planétaire : Ogmios, Ogma (Mars)
Dieu solaire : Bélénos, Maponos (le grand fils, le soleil)
Déesse solaire et planétaire : Bélisama (Vénus)
Dieu stellaire : Lugus, Lleu Llaw Gyffes (Mercure)
Déesse lunaire : Sirona, Divona (Lune)
Dieu artisan; forgeron des dieux : Gobanon (dieu du magma et des minéraux)
Second dieu artisan; jardinier des dieux : Amaethon (dieu de l’agriculture et des végétaux)
Troisième dieu artisan; le savant des dieux : Uidon, Gwyddyon (dieu de la connaissance, prototype de l’homme « parfait »)

(Les dieux artisans ont pour mission de transmuter alchimiquement les 3 Règnes de le Nature primitive : Gobanon, le Minéral en diamant et en or, Amaethon le Végétal en gui et en chêne et Uidon, l’Animal en homme réalisé.)

DIEUX TUTELAIRES DES SIGNES FIXES :
=================================
Scorpion : du 23 octobre au 22 novembre : RIGANTONA
Sagittaire : du 23 novmebre au 21 décembre : SMERTRIOS
Capricorne : du 22 décembre au 19 janvier : TALENTIO
Verseau : du 20 janvier au 18 février : BRIGANTIA
Poissons : du 19 février au 20 mars : NANTOSUELTA
Bélier : du 21 mars au 20 avril : CAMULOS
Taureau : du 21 avril au 20 mai : BOVINDA
Gémeaux : du 21 mai au 21 juin : MAPONOS
Cancer : du 22 juin au 22 juillet : ESKIOS
Lion : du 23 juillet au 22 août : NODONS
Vierge : du 23 août au 22 septembre : EPONA
Balance : du 23 septembre au 22 octobre : ESUS

DIEUX TUTELAIRES DES PLANETES ET DES JOURS :
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SIRONA : Lune – Lundi
OGMIOS : Mars -Mardi
LUGUS : Mercure – Mercredi
TARANIS : Jupiter – Jeudi
BELISAMA : Vénus – Vendredi
CERNUNNOS : Saturne – Samedi
BELENOS : Soleil – Dimanche

DIEUX TUTELAIRES DES DECANS :
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GOBANON : le Forgeron des dieux = 1er décan
AMAETHON : le Jardinier des dieux = 2ème décan
GWYDDYON : le Savant des dieux = 3ème décan

LES MAITRES DES HEURES :
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Minuit à 1 h = Ana. 1 h à 2 h = Dagodévos. 2 h à 3 h = Cernunnos. 3 h à 4 h = Taranis. 4 h à 5 h = Ogmios. 5 h à 6 h = Bélénos. 6 h à 7 h = Bélisama. 7 h à 8 h = Lugus. 8 h à 9 h = Sirona. 9 h à 10 h = Gobanon. 1O h à 11 h = Amaéthon. 11 h à 12 h = Gwyddyon.
Midi à 13 h = Rigantona. 13 h à 14 h = Smertrios. 14 h à 15 h = Talentio. 15 h à 16 h = Brigantia. 16 h à 17 h = Nantosuelta. 17 h à 18 h = Camulos. 18 h à 19 h = Bovinda. 19 h à 20 h = Maponos. 20 h à 21 h = Eskios. 21 h à 22 h = Nodons. 22 h à 23 h = Epona. 23 h à Minuit : Esus.

FONCTIONS DES DIEUX :
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ANADANA : les problèmes maternels, la protection post-mortem.
DAGODEVOS : les problèmes de chef de famille, fécondité masculine.
CERNUNNOS : obtention de richesses et des faveurs de la Nature.
TARANIS : protection contre l’injustice et les cataclysmes.
OGMIOS : pour la victoire, l’éloquence et le savoir.
BELENOS : favorise les beaux arts, la santé et la connaissance.
BELISAMA : la beauté féminine, la grâce et le comportement.
LUGUS : à invoquer en toute circonstance, dieu polyvalent.
SIRONA : pour les problèmes d’instabilité d’humeur, d’instinctivité agressive.
GOBANON : la guérison des blessures, la réussite matérielle, les arts manuels.
AMAETHON : pour les problèmes agricoles ou liés à la nature.
GWYDDYON : à invoquer pour réussir ses études, obtenir le savoir.
RIGANTONA : pour obtenir la protection féminine, l’autorité matrimoniale.
SMERTRIOS : à invoquer pour se protéger de ses ennemis.
TALENTIO : pour conserver son territoire, ses biens, pour ses enfants.
BRIGANTIA : guérison des maladies, accouchement, l’intuition.
NANTOSUELTA : à invoquer pour la protection du foyer.
CAMULOS : pour obtenir la victoire dans les conflits.
BOVINDA : protectrice du bétail et du monde animal.
MAPONOS : pour les difficultés de filiation, les héritages.
ESKIOS : protection contre problèmes d’humeur, ou la stérilité
NODONS : la recherche du pouvoir ou la protection contre l’autoritarisme.
EPONA : pour obtenir l’abondance et la protection dans l’Autre Monde.
ESUS : à invoquer pour acquérir la force créatrice ou l’énergie nécessaire pour détruire ce qui est corrompu.

(cette étude est reprise et adaptée d’un article paru dans la revue Druvidia du Comsedon Druidiacta Litauos ou C.D.L.)

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