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Certains membres de notre « mouvance », après avoir en 2002, moqué, vomi, vilipendé tous ces gauchiards péteux bon teint qui, grelottant de trouille, appelaient à voter au 2e tour des présidentielles pour l’escroc Chirac qu’ils couvraient pourtant quelques jours auparavant d’insultes et voulaient même voir en prison, et cela, pour barrer la route à la bête immonde; ces fachos-anti-démocrates-oui-mais, ces fachos-anti-parlementaires-oui-mais, appellent aujourd’hui, toute honte bue, et chacun pour soi sans mouvement d’ensemble, à voter pour tel ou tel candidat…

Ces cocus-contents qui avertissent : « attention, un vote nul c’est une voix pour Sarko », ou bien au contraire « un vote nul c’est une voix pour Hollande », ne savent-ils donc pas qu’on a, en l’occurence, à faire à un bonnet blanc qui s’oppose à un blanc bonnet ? et que la seule différence notable entre les deux est que l’un, Hollande, est à peu près franc sur les saloperies qu’il nous promet (droit de vote des immigrés, mariage des homos, économie libérale et mondialisation) alors que l’autre, Sarko, cherche à nous entuber jusqu’au bout en mentant comme un arracheur de dents pour arriver, en fait, au même résultat … salauds !

Mais je n’avais pas vraiment envie de parler de tout ça … parce qu’en définitive, c’est une fois de plus les deux faces d’une même pièce (comme on dit avec élégance, la gauche et la droite sont les deux fesses d’un même cul qui ne sert qu’à faire de la merde…) et que mon tout petit avis personnel ne compte pas pour grand chose… Je voulais simplement, en ce temps pourri de présidentielles et de promesses qui ne seront jamais tenues, ouvrir un parallèle avec ce week-end de Beltaine, ce week-end hors du temps que je viens de passer avec ma sorcière, épuisant, glacial, venteux et trempé mais tellement riche en enseignement et en initiations !…

L’initiation des adolescents dans l’antiquité

Chez les peuples Celtes

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cuchulainn-2 Jusqu’à l’âge de sept ans, il était laissé aux mains des femmes. A ce terme intervenait une rupture majeure. Brusquement déconditionné, l’enfant quittait le cercle familial pour être confié aux membres d’un autre clan qui devra se charger de son éducation. Là, le garçon sera soumis à un apprentissage ponctué par des épreuves qui lui permettront d’aborder les étapes initiatrices. Cette période s’est appelée « fostérage », ou encore « nourrissage ».

Nourrir un jeune garçon impliquait de le faire bénéficier d’une éducation complète qui incluait la préparation guerrière.

De cette pratique partout répandue, la littérature celtique tardive a laissé quelques exemples. A travers la geste de héros tels que Cûchulainn, Finn, Tuan mac Cairill chez les Irlandais, Kulhwch et Peredur chez les Gallois, il nous est possible de déceler les traces de classes d’âges noyées dans le récit de leurs exploits.

Les Gaulois n’ont pas laissé d’annales. Néanmoins nous retrouvons une trace du «nourrissage» dans le Mabinogi de Pwyll, Prince de Divet. Nous y voyons Pryderi, le fils de Pwyll, confié dès l’âge de sept ans, selon la coutume, au seigneur Teyrnon. La mère elle-même, la reine Rhiannon, accepte le fait comme allant de soi. Cela bien que son fils ait été enlevé alors qu’il n’était encore qu’un nourrisson et qu’il vint tout juste de lui être rendu. Cette double séparation, qui la laisse frustrée des joies maternelles, n’appelle cependant de sa part aucune protestation.

Relevons ici un fait remarquable : pour la plupart d’entre eux, les Héros sont présentés comme « les fils de la sœur ». C’est une constante qui se retrouve dans nombre de récits médiévaux avec l’expression « beau neveu » employée par le roi à l’adresse du jeune chevalier. En Irlande, Cûchulainn est le neveu du roi Conchobar, puisque le fils de sa sœur Dechtire. Diarmaid est le neveu de Finn, le chef de la Fianna, mais ce ne fut pas pour son bonheur. Chez les Gallois, Maelgwin a pour neveu Elffin, qui secourut Taliesin, ce en quoi il fut bien mal récompensé par son oncle. Le roi Math, fils de Mathonwy, transforme, non sans raison, ses neveux en animaux. L’un d’eux, Gwydion, revenu à la forme humaine, enseigne et arme son propre neveu, Lie-Llew Llaw Gyffes, le fils de sa sœur Arianrod. Le roi Marc’h de Cornouaille envoie en Irlande son neveu Drystan (Tristan), afin de demander pour lui-même la main de la blonde Essylt, (Yseult). Mais Drystan, en combat singulier, tue le Morholt, qui est l’oncle d’Essylt. Comme chacun le sait, l’histoire de cet avunculat croisé finit mal. En Gaule, nous avons l’exemple du roi mythique Ambigatios envoyant ses neveux Bellovèse et Ségovèse à la conquête de nouveaux territoires…

Le cycle arthurien est prodigue de cette filiation matrilinéaire. Arthur a pour neveu Gauvain, Agravain, Guerrehet et Gaheriet, tous quatre fils de sa sœur, épouse du roi Lot d’Orcanie, et encore Yvain, fils d’Uryen, roi de Gorre… ce dernier étant l’oncle de Baudemagu, lequel aura pour neveu Patrides le Hardi. Pellès, le Roi-pêcheur, est l’oncle maternel de Perceval, lui-même un avatar du héros gallois Peredur, qui recevra de ses deux oncles maternels conseils et hospitalité. Le roi Ban de Benoic, s’il est le père de Lancelot, est aussi l’oncle de Bohort et de Lionel. Le réseau de ces filiations recouvre le légendaire arthurien en même temps qu’il présente un miroir de la société médiévale. Tous ces neveux, cousins entre eux à des degrés divers, se reconnaissent de même sang et par ce fait se doivent assistance et secours, perpétuant ainsi la loi d’entre’ aide inter familiale qui liait entre eux les clans ceItiques. Loi non écrite quoique toujours observée. Elle se réfère à la coutume du fosterage.

L’enfant en âge de quitter le milieu parental était généralement confié au frère de sa mère. Cela parce que celui-ci possédait un droit de regard sur la préservation de la dot que toute jeune fille apportait avec elle lors de son entrée dans sa nouvelle famille comme l’écrit César (B.G, VI-19) : « Les maris mettent en communauté, avec la somme d’argent qu’ils reçoivent de leurs femmes, une part de leurs biens égale à cette dot. On fait de ce capital un compte-joint et l’on en réserve les intérêts : Celui des deux époux qui survit à l’autre reçoit la part des deux avec les intérêts accumulés »…

La surveillance de la bonne gestion des biens de la mère était assurée, soit par son père, soit par I’aîné de ses frères, et cette surveillance s’étendait aussi sur les biens de l’enfant, qui trouvait ainsi en ce parent, un père de substitution.

Un autre argument en faveur du fosterage et de sa perpétuation, est apporté par la relation de coutumes anciennes en matière de droit successoral : «..Les Irlandais racontaient que les Pictes ayant envahi I’Irlande peu de temps après l’établissement des fils de Mile, Eamon, chef de ceux-ci, les avaient chassés et transférés en (Grande) Bretagne. Mais il leur avait donné pour femmes, car ils n’en avaient pas, les veuves des guerriers de la race de Mile qui avaient péri en mer avant la conquête de l’Irlande, à condition que dorénavant chez eux les héritages se transféreraient par les femmes et non par les hommes. L’explication mythologique confirme le fait… Ce mode de succession créait des relations particulièrement étroites entre les enfants et les frères de leur mère» . Une note fait remarquer que le mode de succession du Fils de la sœur s’est maintenu sous les rois irlandais.

cuchulainn-21En matière d’initiation guerrière, l’exemple le plus percutant est fourni par le récit des enfances de Cûchulainn, le héros irlandais . Chez ce champion congénital, les classes d’âges sont allègrement bousculées puisqu’il les franchir d’un bond en dépit des délais prescrits. Dès l’âge de cinq ans, il s’impose au milieu d’une troupe de garçons qui sont ses aînés, alors qu’ils s’exerçaient au hurling, (une sorte de hockey sur gazon irlandais) sous les yeux de leur précepteur. Non content de les battre à plate couture, il en malmène plus d’un. La hiérarchie des âges, il la bafoue encore lorsque dès sa sixième année il affronte et tue un animal féroce, le dogue qui gardait la demeure de Culan le forgeron. Sa septième année atteinte, il se considère mûr pour sa prise d’armes. Il met en pièces plusieurs chars de combat avant de n’accepter comme seul digne de sa valeur que le char du roi lui-même. Au cours de sa première ronde sur les frontières, il tue les trois fils de Necht et attache leurs têtes à son char. Il capture deux cerfs à la course, leur adjoint un vol de cygnes pris au passage. Chargé de ces trophées, il se présente devant la citadelle royale encore en proie à la fureur sacrée du guerrier. Trois cuves d’eau froide, dans lesquelles on le plonge successivement, parviendront à peine à le ramener à son état normal.

La période d’initiation se terminera pour lui en Alba, c’est-à-dire en Écosse, auprès de la reine guerrière Scathach qui lui apprit ses tours les plus secrets, dont le fameux gae-bolga ou jet du foudre. En d’autres temps, elle enseigna Mog-Ruith, qui fut l’un des plus grands des chefs druides d’Irlande. C’est auprès d’elle que Cûchulainn rencontrera Ferdiad, son frère d’armes. Plus tard, le destin les verra s’opposer 1’un à l’autre au cours d’une joute mortelle. Scathach fut aussi son initiatrice sur le plan sexuel, puisque telle était la vocation de ces « reines de pique » auprès des jeunes gens qui venaient à elles.

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Extrait de « Initiation des adolescents dans les sociétés antiques »

de Renée Camou

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Dans les sociétés traditionnelles, l’éducation était conférée par la voie de l’initiation, dont la forme se transmettait de génération en génération. L’initiation intervenait aux époques importantes de la vie de l’individu, celles auxquelles se produisent les changements d’états, par mutations.

Dans les sociétés modernes, tandis que les facultés conscientes ont été progressivement maîtrisées, le fossé s’est élargi entre la part consciente et l’autre part, dite inconsciente de l’être, au point que chaque individu dans la société moderne est un fragment d’homme qui n’a plus accès à toutes les régions de sa personne. L’homme moderne a intérêt à retourner à des valeurs traditionnelles d’ordre spirituel. Dans cette optique la connaissance vécues es voies initiatiques revêt une grande importance.

L’initiation contribue à la spiritualisation en faisant prendre conscience, par expérience vécue, de la réalité de l’être.

L’initiation est essentiellement un « passage ». L’initié « passe » d’un état à un autre état; il meurt à une vie pour renaître à une autre, selon une nouvelle naissance qui n »est pas réitération de la naissance naturelle de l’individu, mais réitération de l’émergence dans le conscient, qui est naissance selon l’esprit.

L’initiation est un acte de création. L’initié est conduit à découvrir les potentialités qu’il porte en lui et à les actualiser en les amenant au niveau de la conscience. L’acte créateur consiste à mettre en forme ce qui était informulé.

L’initiation place sur le chemin, celui qui cherche, parce qu’il pressent. L’initié doit découvrir par ses propres moyens, car seul il peut pénétrer dans son âme; nul ne peut l’y accompagner : tel est le sens du « secret » initiatique.
Par l’initiation rituelle, l’ « initiable » est placé sur le chemin et devient l’ « initié ».

Toutefois le terme « initié » répond à deux acceptions. Selon la première, l’initié est celui qui a été « créé, consacré et reçu » au cours d’un cérémonial rituel d’initiation. Selon la seconde acception; l’initié est celui qui a réussi à « passer » réellement d’un état à un autre, qui s’est transformé et qui vit des expériences nouvelles qu’il ressent personnellement.

Le cérémonial rituel initiatique est donc un moyen tandis que l’expérience de l’éveil et de la transformation de l’être est le but. Il s’écoule un temps, court ou long selon les individus, entre le « passage » rituel et le « passage » réel. Quoi qu’il en soit, on ne peut jamais enseigner que le passage rituel.

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Processus d’individuation

Chaque être humain a originellement un sentiment de « totalité »; c’est à dire un sens très fort et très complet du « Soi », le soi étant constitué de la totalité psychique faite de la conscience et de l’océan infini de l’âme sur lequel elle flotte. C’est de ce soi que se dégage la conscience individualisée du « moi », à mesure que l’individu grandit.

L’émergence du moi individuel se produit pendant la transition de la toute première enfance à l’enfance proprement dite. Ce changement ne peut être absolu sans léser gravement le sentiment originel de la totalité. Le moi doit constamment « revenir en arrière » pour rétablir la relation avec le soi, afin de conserver sa santé psychique .

Les moyens à mettre en oeuvre pour recréer le processus d’individuation consistent à remémorer les souvenirs d’enfance, à trouver ou retrouver des contenus perdus de la psyché, à reproduire des comportements psychiques antérieurs. Ces moyens ne sont efficaces que si l’assimilation des contenus perdus est faite correctement par le conscient dans la totalité de sa structure physique, affective et mentale.
La réussite de l’opération de réitération dépend de l’aptitude à percevoir les symboles-porteurs et à les interpréter.
On arrive alors à réconcilier les contraires, à dépotentialiser l’inconscient, à « devenir soi » c’est à dire à accepter non seulement ce qui concerne la vie de l’esprit, mais aussi celle du corps et des instincts; en d’autres termes, à « se soumettre », en acceptant le « tu es cela ».

Tel est le but de la formation initiatique.

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Rites et rituels

Il s’agit d’aborder le rite initiatique en tant qu ‘un enseignement de vie, dont l’aspect formel s’appuie sur des concepts symboliques.

Les rites initiatiques imitent, répètent, réactualisent, recréent.

Les rites imitent des modèles mythiques, exemplaires. Ils répètent symboliquement les actes de la création et, de ce fait, ils recréent. Ils réactualisent un moment mythique. Part le rituel, ils racontent les aventures des héros mythiques et réitèrent leurs actes.

Il est important de noter que les rites traditionnels ne sont pas des commémorations d’évènements historiques. Le rituel ne consacre pas une fête anniversaire. Cela signifie que l’acte primordial est accompli dans le temps présent de l’initié. Ce ne sont ni Oedipe, ni Hamlet, ni Héraklès qui opèrent. « Cela » arrive à celui qui narre l’évènement mythique ou qui le joue; cela ne se produit pas en un temps historiques qui ne se reproduira plus. Cela se passe « in illo tempore », « en ce temps là », l’acte ayant sa pleine valeur au moment où il est produit, selon un mode de réitération indéfiniment récurrent. L’acte primordial est toujours le même acte, les évènements du mythe n’ayant qu’une valeur exemplaire.

Sur le plan symbolique, le rite initiatique aide à trouver ou à retrouver le chemin qui conduit:

au « mot perdu » tel que le mot sacré ou à la « parole perdue »;

au « lieu perdu » tel que le Jardin d’Eden ou la caverne secrète ou l’arche royale;

à « l’objet perdu » tel que le Graal.

Ces images de choses perdues à retrouver montre combien le langage symbolique s’appuie sur le concept des « voyages » à entreprendre « vers l’arrière » et des « voyages de retour ».

Le rite initiatique convie à réaliser un état nouveau et suggère un mode de vie qui conduit au perfectionnement de soi. Il est donc fondé sur le concept de la perfectibilité de l’être humain; à cet effet il véhicule des connaissances et des pratiques appropriées.

L’état nouveau proposé par le rite initiatique est caractérisé, en particulier, par le fait que les oppositions au sein de la conscience sont réduites et même abolies. Tels éléments qui s’opposaient l’un à l’autre en s’excluant apparaissent comme complémentaires, formant les parties d’un tout. L’état nouveau place l’initié sur un autre plan au niveau duquel il transcende les contraires et résoud les ambivalences. Ces résultats peuvent être acquis tant par des groupes humains pris dans leur ensemble que par des individus isolés. Dans un cas comme dans l’autre, ces résultats contribuent à la création de l’harmonie et à l’établissement d’un équilibre durable.

Le rite initiatique contribue également à réduire le fossé qui sépare l’état conscient de l’état inconscient et conduit à « réunifier l’individu avec la terre maternelle ». Il conduit à la solution de conflits internes, à la réconciliation avec soi même; il exerce de ce fait un pouvoir de régénération.

Enfin une caractéristique fréquente des rites est qu’ils sont violents; ils contiennent des images d’épreuves, de combats, de mort, de vengeance. Cela peut paraître contradictoire avec le but à atteindre qui est la spiritualisation. Cette violence est nécessaire pour déclencher les processus psychologiques.

Rappelons que le rite initiatique qui fait appel à un support mythique, ne peut jamais être interprété à la lettre. Le but du rite initiatique est de conduire à l’interprétation correcte par la voie symbolique.

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Phases du rituel initiatique

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Le lieu sacré

Le lieu où va s’accomplir l’initiation peut être la forêt, la brousse ou un local clos. Le choix du lieu fixe le « centre ».

Le terme « centre » ne peut pas être compris dans le sens d’un point géométrique. Le centre symbolique est déterminé par transposition analogique en passant sur un autre plan que celui de la géométrie.

Sur le plan initiatique, le centre est « centre du monde » tant du microcosme que du macrocosme. Il est « centre du monde » tant pour l »individu que pour le groupe auquel il est associé ou pour le cosmos.

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Le temps sacré

L’acte mythique se produit hors du temps historique contrairement à notre existence quotidienne qui est un écoulement continu et irréversible, dans le temps de l’histoire. Tout acte situé dans le temps mythique est réitérable.

Lorsqu’il se produit, il a le même sens que s’il se produisait pour la première fois. C’est en quelque sorte le même acte, d’où l’expression de temps cyclique par opposition au temps profane qui est irréversible.

Lorsque par un rituel initiatique, on raconte un mythe ou on joue le rôle d’un héros mythique, on réactualise un temps sacré. On dit alors que les personnages tant initiants qu’initiés « sortent du temps » ou encore que le rituel les « projette hors du temps ».

Le rituel initiatique abolit le temps profane et ouvre la voie au « temps sacré », également dénommé « le Grand Temps ».

Ce passage d’un monde à l’autre est une opération difficile. C’est d’ailleurs le but de l’instruction initiatique d’aider le candidat à réussir ce passage.

L’initiation aide l’initié à concevoir le retour dans le monde autre afin de se « délivrer » des illusions, de se « libérer » des contradictions de sa nature, d’abolir le temps en le transcendant. Le voie initiatique suivie pour atteindre ce but est le « voie royale » et la pratique des techniques qui y conduisent, l’ « Art Royal ».

La rupture de niveaux est accompagnée de signes d’alerte dans les récits mythiques et dans les rituels initiatiques. Des expressions telles que « Au commencement » ou « en ce temps là » (chez les Celtes « il était une fois et il n’était pas ») sont des signes d’alerte qui avertissent qu’il convient de changer le sens du langage, de passer du langage profane avec sa logique propre au langage symbolique avec ses lois et ses règles.

L’initiation rituelle cherche à modifier la totalité de la personne du candidat. En con séquence le rituel initiatique agit non seulement sur les facultés mentales et affectives mais aussi sur la partie physique de l’être, en particulier sur le corps. A cet effet l’initié est convié à adopter certaines postures du corps, des membres et des doigts, à s’exprimer physiquement par des « signes » ainsi qu’à « marcher » ou à « danser » d’une façon particulière dans l’enceinte sacrée.

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Mots et gestes

Le candidat qui se présente à l’initiation reçoit communication de mots sacrés et de mots de passe, « mots sacrés » parce qu’il les reçoit dans une enceinte sacrée et « mots de passe » parce que l’initiation et un passage et que le mot communiqué agit comme une clef.

Nommer, c’est créer. L’univers n’a de sens que dans la mesure où l’homme le conçoit. Or, dès qu’il le conçoit, il le nomme. Avant cet acte de «nommer, tout est « informulé », « néant », « chaos », « abîmes ».

Il en va de même du « mot sacré » qui est plus que le mot dont on cherche des significations explicites.

(d’après Raoul Berteaux: “la Voie symbolique”)

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