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« L’Église a hérité de la Synagogue son Dieu exclusif et son intolérance religieuse. Elle a lancé deux mots, gonflés de larmes et de sang, dont l’Antiquité païenne n’avait pour ainsi dire pas connu la signification : anathème et hérétique. Si elle n’a voulu faire acception ni d’esclaves, ni de maîtres, ni d’humiliores, ni d’honestiores, ni de circoncis, ni d’incirconcis, si elle a proclamé tous les hommes également enfants de Dieu, elle a introduit dans les sociétés une discrimination autrement redoutable : celle de croyants d’une part, et, d’autre part, celle des infidèles, des schismatiques, des hérétiques, des incrédules. Les infidèles doivent être convertis par persuasion, intérêt ou violence, en vertu du Compelle intrare. Les hérétiques doivent être retranchés de la communauté des fidèles par l’excommunication et de la société des vivants par la mort confiée au bras séculier. Les persécutions des chrétiens par les chrétiens, les querelles des sectes, les guerres de religion déversèrent sur le monde une violence physique et idéologique que le monde antique n’avait pas connue. L’Église concilia hypocritement son devoir de ne pas verser le sang avec celui d’exterminer les hérétiques en confiant cette tâche salutaire aux princes temporels. « Toute son horreur du sang, écrit Mgr Baudrillart, ne va dans la pratique qu’à le faire verser par le bras séculier quand il s’y prête. »

Louis Rougier. Le conflit du christianisme primitif et de la civilisation antique.

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Werner Graul« La haine des « nuques roides » habitait les gens d’Église et Nietzsche n’invente rien en affirmant que le christianisme s’est attaqué à tous les êtres de bonne venue. Le conflit était omniprésent. Le christianisme enseignait le pardon des injures ; mais le sentiment populaire européen faisait de la vengeance un devoir d’honneur, surtout dans la noblesse. La devise des chevaliers errants, redresseurs de torts, disait : « Doux envers les humbles, fier envers les forts ». Une telle devise ne pouvait manquer de hérisser le clergé pour qui toute fierté était coupable. La beauté aussi était haïe. De belle et bienfaisante (bella donna) qu’elle était, la sorcière (sourcière) devient, à partir du onzième siècle, vieille, hideuse et jeteuse de sorts. La carabacen, servante du druide, devient la fée Carabosse.

Abélard châtré pour avoir prêché la beauté et la noblesse de l’amour charnel, des centaines de milliers de femmes brûlées pour crime de séduction, parce qu’un moine refoulé les accusait de les avoir ensorcelé, la fierté traquée comme le pire des vices, telle fut la sélection à rebours pratiquée du onzième au dix-neuvième siècle par l’Église. Voltaire évaluait à quinze millions le nombre de victimes de l’Inquisition du onzième siècle jusqu’à son temps et dans la seule Europe. Il est impossible d’être précis mais quand on prend la peine d’y regarder de près, le chiffre cesse de paraître invraisemblable. Et la dernière malheureuse victime de cette folie fut une fillette de quinze ans, décapitée à la hache à Braunschweig en 1854 pour commerce sexuel avec le diable.

Il nous semble juste d’ajouter que si un tel cortège d’horreurs fut possible aux gens d’Église, c’est parce qu’ils bénéficièrent de la haine des faibles et des tarés de toutes sortes envers la fierté, la liberté, la beauté et la richesse. »

Robert Dun. Les confidences d’un Loup-Garou. ACE

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Konrad von Marburg, né entre 1180 et 1200, et mort le 30 juillet 1233, est le premier à porter le titre d’Inquisiteur en Allemagne. De l’avis même de ses contemporains, Conrad se montre trop sévère et brutal dans sa chasse aux sorciers et aux hérétiques. Le nombre de ses victimes n’est pas connu avec précision, mais en Allemagne occidentale, son activité d’inquisiteur provoque une panique générale. Il agit avec un tel fanatisme et de manière tellement ignoble qu’il soulève la population contre lui. Il se met aussi à dos la noblesse contre laquelle il lance des accusations d’hérésie luciférienne et le 30 juillet 1233, il meurt avec son compagnon Gerhard Lutzelkolb dans une embuscade, massacré par des chevaliers alors qu’il revenait à Marbourg.

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« Nous ne pouvons rien espérer des autres. Il nous faut opérer une révolution culturelle radicale ou périr. Nous connaîtrons sans doute une longue et terrible période, faite à la fois de tyrannie et d’anarchie. Aux temps de l’Inquisition, la plupart des gens percevaient aussi peu l’effroyable dictature cléricale que les perroquets des média perçoivent aujourd’hui la dictature invisible qui décide de leurs modes, de leurs goûts, de leurs pâles enthousiasmes et de leurs creuses indignations. Toute notion élitiste ne peut manquer de soulever une tempête de hurlements. Sous l’Inquisition, il était dangereux pour une femme d’être belle, pour un homme de marcher la tête haute, pour chacun de laisser paraître son intelligence si on en avait. Des millions ont péri dans les flammes pour de telles raisons desquelles ils n’avaient même pas conscience. Aujourd’hui, il est dangereux d’être distingué, de ne pas avoir l’air canaille, ou au moins vulgaire et stupide. Des dizaines de jeunes gens et de jeunes filles ont déjà été victimes d’agressions, de viols, d’assassinats parce que leur simple aspect déplaisait à la canaille.

Tout être noble et énergique est aujourd’hui menacé, toute pensée élevée réduite au silence. Les Européens conscients doivent se le dire et en tirer les conséquences : ILS SONT DÉJÀ ACCULES A LA CLANDESTINITÉ. Ils ne survivront et ne pourront ressurgir un jour, sans doute seulement à travers leurs descendants, qu’à condition d’adapter très habilement leur comportement aux réalités actuelles. La survie européenne a trois exigences :

1) Une conscience parfaitement claire de nos valeurs spécifiques et intimes.

2) Une volonté acharnée et infatigable de transmettre l’héritage par le sang et la culture.

3) Une prudence de serpent, une subtilité vigilante.

Mon viatique sera une phrase de Jules Romains, expurgée dans la dernière édition de son poème : « Homme blanc, souviens-toi de toi-même; ressaisis ta lignée dans l’écheveau des peuples vils ». »

Robert Dun, Les catacombes de la libre pensée.

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Giordano Bruno est un philosophe et libre penseur italien.

Sur la base des travaux de Nicolas Copernic et Nicolas de Cues, il montre, de manière philosophique, la pertinence d’un univers infini, peuplé d’une quantité innombrable de mondes identiques au nôtre. Accusé d’hérésie par l’Inquisition, notamment pour ses écrits jugés blasphématoires et son intérêt pour la magie, il est condamné à être brûlé vif au terme de huit années de procès.Il est exécuté le 17 février 1600 à Rome.

(source : Wikipédia)

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« Venus de Palestine, de Syrie et des grandes villes de l’Asie mineure, les évangélisateurs chrétiens donnent une nouvelle interprétation du paysage à leur arrivée en Occident. Cette lecture inspirée par la Bible met en avant la notion de sauvagerie … une péjoration de silva « forêt » du bas latin salvaticus. Si la romanisation avait induit une urbanisation des mœurs occidentales, la christianisation impose une vision du monde radicalement différente, vision globale et conquérante puisqu’elle projette l’évangélisation de tout le monde. La rupture avec l’antiquité est totale. Il ne s’agit plus d’une confrontation d’intérêts particuliers dans un espace partageant des valeurs communes, mais d’une opposition structurelle et culturelle.. La nature est marginalisée, rejetée par le « peuple de Dieu », désacralisée et diabolisée. Elle est certes conçue par Dieu, mais elle est perçue par le « peuple de Dieu » comme un lieu qu’il convient de défricher, de cultiver, de civiliser pour la gloire de Dieu et le bonheur des hommes ! Le royaume de Dieu n’est pas de ce monde mais la nature peut être le lieu des tentations, le lieu du péché. Elle peut aussi être paradoxalement celui du rachat de l’homme et de la rédemption salvatrice. Lieu d’enjeu, cette nature sert de refuge et de couvert pour désobéir ou célébrer Dieu.

Les croyances attachées au sol et à la forêt tiennent une place et une fonction essentielle dans les discours d’exclusion des premiers missionnaires chrétiens. Car l’arbre, le bosquet, la forêt sont magiques et diaboliques. Plus qu’opposition, il y a incompréhension entre deux civilisations. Pont entre le monde des vivants et le monde des morts, entre le monde d’en bas et le monde d’en haut, entre les hommes et les dieux… La forêt est un milieu, une frontière et son « désert ». Les premiers missionnaires ne se trompent nullement en détruisant les simulacres et les temples. Tandis qu’en Grèce, ils s’attaquent aux gymnases où les éphèbes cultivent leur esprit et leur corps, ce sont les arbres qu’ils abattent dans le monde celtique. Où qu’ils soient, ils tendent à couper l’homme occidental de ses racines, de ses dieux, de ses esprits de sa mémoire. La nouvelle Église, qui a prospéré sur les ruines de l’Empire romain est fondamentalement étrangère et hostile à ces arbres, ces bosquets, ces bois et ces forêts où elle devine un monde de bestialité et de diablerie, d’errance et de perdition. Sylva vaut sauvagerie et anarchie. »

 

Bernard Rio, L’Arbre philosophal, L’Age d’Homme.

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Commémoration : 5 décembre 1484

Le pape lance une enquête sur les sorcières engendrant la plus terrible terreur de notre histoire rurale

Par une bulle du 5 décembre 1484, le pape Innocent VIII fait enquêter sur les sorciers, les sorcières et la sorcellerie, en vue de définir les signes auxquels on peut reconnaître le pacte d’un individu avec le démon !

Comme l’atteste cet acte, c’est curieusement à la fin du Moyen Âge, tandis que la foi médiévale recule au profit de la philosophie gréco-romaine, que les prétendues sorcières sont désignées à la vindicte publique !

Les chasses aux sorcières sont un phénomène caractéristique de la Renaissance (fin du XVe siècle, XVIe et XVIIe siècles). Elles débutent vers 1430 et la plupart ont lieu entre 1560 et 1630. Elles se soldent par l’envoi au bûcher d’environ 30.000 à 60.000 malheureuses, pour environ le double de procès.

Ces persécutions sévissent avec le plus d’intensité dans les régions germaniques et surtout en Suisse. Dans le seul pays de Vaud, on compte un total de 1700 bûchers (jusqu’à 25 en une seule année !). La dernière sorcière, Anna Göldi, a été décapitée en 1782 dans le canton suisse de Gladis. Elle a été réhabilitée le 28 août 2008.

Source : Hérodote.net : http://www.herodote.net/almanach/jour.php?ID=2817

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J’ai l’impression que quand on parle du martyrologe païen,des exactions, assassinats, viols en tous genres et tout ce qui a pu en être la toile de fond, pratiqués par les chrétiens sur les païens, c’est à dire par des hommes sur d’autres hommes, on a en réponse, au mieux un léger haussement d’ épaules et des yeux levés vers le ciel mais aussi plus souvent, en réaction, un mouvement d’exaspération… ouais bon, et alors ? c’était pas si terrible, quelques débordements par ci par là, des petits mouvements d’humeur, et puis c’était pour leur bien de toute façon, même Torquemada était naturellement bon, qui soutenait qu’en faisant souffrir les hérétiques, il se sacrifiait pour leur octroyer le salut éternel en se damnant lui-même … parce que le christianisme c’est quand même une religion d’amouuuuuuuur et de salut… n’empêche, ouais n’empêche que c’est par millions, si ça se trouve, qu’on peut compter les martyrs païens parce que ça s’est échelonné sur des siècles et que le temps ne fait rien à l’affaire … du passé ? Oublier le passé ? Pardonner ? Parce qu’ils nous torturaient, nous brisaient, dans des gerbes de sang et de souffrances, nous envoyaient ad patres justement pour la plus grande gloire de leur « Pater » et de son rabbin de fils et pour notre ….. bien ? Bon d’abord « pardonner », c’est pas les cathos qui en parlent parce qu’ils estiment n’avoir rien fait de mal et que ça ne leur viendrait même pas à l’esprit mais le plus souvent ceux qui devraient précisément ne pas oublier et qui, les dieux savent par quelle sorte de masochisme plus ou moins conscient estiment que leurs ennemis méritent une plus grande latitude que leurs amis mêmes. Et puis, je trouve qu’il est toujours bien présent le passé, un petit tour sur le Net suffit, sites cathos débordant de mensonges, d’approximations et de raccourcis, gluant de bons sentiments, badigeonnés de la plus épouvantable mauvaise foi … que s’ils en avaient les moyens, ils nous referaient bien goûter aux joies de la Question, à la douceur de la corde du gibet, à la chaleur des flammes du bûcher … pour notre bien …
Qu’on ne s’y trompe pas, aucune victimite dans ma démarche, je me fiche comme de ma première liquette qu’on nous plaigne ou pas …ce n’est pas une attitude païenne que de vouloir attirer les sanglots de la foule … j’ai simplement la conscience d’accomplir un … ben oui il y a des fois où l’on est obligé d’employer des mots ou des concepts à la mode … devoir de mémoire…

+323 : l’empereur Constantin, premier souverain ouvertement favorable aux Chrétiens, ordonne la destruction du temple d’Aphrodite à Aphaca (Liban) et du temple de Mambré (Palestine), sensé « profaner le lieu où est apparu Abraham ».
+326 : destruction du temple d’Asclépios à Aigeai (Cilicie)
+330 : fermeture du temple de Belenos-Apollon à Bayeux.
+346 : première interdiction des cultes païens.
+353 (1er août) : défaite du dernier prince païen, Magnence, face à Constance II.
+353 (23 novembre) : interdiction des sacrifices nocturnes.
+354 (1er décembre) : interdiction sous peine de mort des sacrifices dans l’enceinte des temples.
+356 (19 décembre) : interdiction des rites utilisant les statues comme support.
+357 : dernier ex-voto au temple d’Apollon à Rome.
+359 : dernier sacrifice aux Dioscures à Rome.
+363 (26 juin) : mort de l’Empereur Julien, le dernier souverain païen d’ Occident.

+364 (août) dernier édit de tolérance envers les Païens de Valentinien.
+365 : règne éphémère de Procope, dernier Empereur païen d’Orient.
+367 : malgré les protestations du Papoe, restauration par le préfet de Rome, le païen Vettius Agorius Praetextatus du portique des XII Olympiens.
+370 (12 mars) : éxécution du philosophe et théurge Maxime d’Ephèse, ancien conseiller de Julien ainsi que du philosophe Simonidès.
+371 : début de la christianisation officielle de la Gaule par Martin : destruction de lieux sacrés, de temples, d’arbres, de fontaines …
+383 : influencé par Ambroise, l’Empereur Gratien abandonne le titre de Pontifex Maximus et supprime les dernières subventions versées à des prêtres païens.
+384 : majorité « chrétienne » au Sénat : conversions dictées par l’intérêt et la crainte.
+386 : intervention armée pour détruire les temples de Palmyre et d’Apamée. Les milices chrétiennes terrorisent l’Egypte, le Liban, la Syrie…
+389 : dernière ouverture (connue !) d’un mithraeum à Sidon.
+390 : plaidoyer païen du Préfet de Rome Symmaque et discours « Pro templis » du dernier grand rhéteur grec Libanios, ami fidèle de Julien.
+391 (24 février) : interdiction des cultes païens à Rome.
+391 (26 juin) : idem en Egypte. Destructions massives, notamment celle du Sérapeion d’Alexandrie malgré la résistance armée du philosophe Olympios; répression des révoltes, fuite des fidèles …
+392 : mort du dernier Préfet du Prétoire non chrétien Tatianos.
+392 (15 mai) : le roi franc Arbogast, un païen, prend le pouvoir à Rome avec l’aide des grandes familles fidèles aux Dieux, les Symmachi et les Flaviani.
+392 (8 novembre) : interdiction par Théodose de tous les cultes païens et suppression de la liberté de pensée. Le souverain chrétien ordonne la fermeture et la destruction de tous les temples.
+393 : interdiction des Jeux Olympiques.
+394 (5 septembre) : défaite de l’armée d’Arbogast qui arbore les étendards frappés au portrait d’Hercule. Fin de la dernière tentative de restauration païenne et épuration des grandes familles.
+398 : Porphyre (le « saint », pas le philosophe auteur du « Contre les Chrétiens »!) fait fermer les temples de Gaza.
+399 : ordre donné au Préfet de Damas de raser les temples ruraux. Vague de destructions de temples en Afrique avec la bénédiction d’Augustin. Répression des révoltes populaires.
+402 : destruction des derniers temples de Gaza et répression des révoltes consécutives.
+405 :saccage des temples de Phénicie par les moines.
+408 : confiscation des revenues des derniers temples.
+408 (14 novembre) : édit fermant la haute administration aux non-chrétiens. En Italie, le comte Générid s’oppose à son application.
+410 : dernier culte druidique attesté en Gaule armoricaine.
+410 (24 août) : siège de Rome par Alaric, dont les hommes sont « chrétiens ». Le Pape refuse les prières païennes pour protéger la ville. Après le sac, les Païens sont dénoncés par les Chrétiens aux bons Barbares…
+415 : assignation des prêtres païens à résidence, confiscation des biens des collèges en Afrique. Assassinat d’Hypathie, poétesse et philosophe païenne née en 370, par les moines manipulés par l’évêque Cyrille d’Alexandrie. Elle est tuée à coups de tessons, son corps est déchiqueté et ses morceaux exhibés dans les rues puis brûlés.
+416 (7 décembre) : les Païens sont exclus de l’armée, de l’administration et de la justice.
+423 : les Empereurs Honorius et Théodose II promettent protection aux païens «qui se tiendront tranquilles ».
+431 : Concile d’Ephèse qui décide d’y fixer le lieu d’enterrement de la mère du rabbin Ieschoua de Nazareth. Les temples de cette ville sainte vouée à Artémis sont détruits: place aux églises !
+435 : peine de mort renouvelée pour les Païens pratiquants. Nouvel édit ordonnant la destruction des temples encore intacts.
+438 (31 janvier) : confirmation de la loi prévoyant la peine de mort pour les Païens.
+451 (4 novembre) : peine de mort prévue pour les pratiquants étendue aux propriétaires du local où a lieu le culte.
+455 : pillage de Rome par Genséric.
+475 : dans la plaine du Landry, à l’emplacement d’un lieu de culte druidique, construction de la première abbaye de Catulliacum (rebaptisée Saint Denis)
+476 : fin de l’Empire romain d’Occident.
+ 482-488 : dernières révoltes païennes en Asie Mineure. Le poète païen et aventurier Pampréprios est décapité en 488.
+485 (27 avril) : mort du philosophe grec Proclos à Athènes, dernier grand philosophe non chrétien.
+486 : chasse aux temples clandestins d’Isis en Egypte. Assassinat du dernier des grands généraux païens, Marcellinus, vainqueur des Vandales en Sicile et en Sardaigne.
+496 (21 décembre) : Clovis, roi des Francs, choisit  de se faire « chrétien ». Conversion obligée de tous les autres Francs.
+515 : christianisation totale de la région de la Mer Morte. L’empereur Justinien rend le baptême obligatoire et renouvelle la peine de mort prévue pour les non chrétiens.
+529 : Justinien ferme l’école platonicienne d’Athènes. Fuite des philosophes en Perse et survie d’une école néo-platonicienne païenne à Harrân jusqu’au XIème siècle.
+537 : fermeture officielle du temple d’Isis à Philaë dans le sud de l’Egypte.
+542 : Jean d’Ephèse est nommé prévôt préposé aux Païens d’Asie Mineure. Il s’ensuit aussitôt une vague de persécutions anti-païennes sans précédent.
+550 : christianisation totale de la Galice et de la Sardaigne.
+555 : fin du culte de Baal à Balbeck au Liban.
+573 : bataille d’Armtered (région de Carlisle en Grande-Bretagne). Fin du dernier royaume païen de la région. Le druide Merlin s’enfuit en Ecosse.
+580 : l’empereur Tibère déclenche une nouvelle vague de persécution anti-païenne, surtout au Liban.. Des milliers de païens sont arrêtés, torturés puis crucifiés. Parmi eux le gouverneur d’Antioche, Anatolios, surpris en train de prier Zeus.
C’est la première Inquisition connue.
+582 : l’empereur Maurice relance les persécutions et les tortures.
+589 : concile de Narbonne qui condamne l’habitude de vouer le jeudi à Jupiter.
+625 : concile de reims qui condamne les Chrétiens qui participent aux festins des Païens.
+743 : concile de Lestines, qui condamne les « superstitions vivaces » : Sacra Louis et Mercuri.
+772 : Charlemagne commence la christianisation forcée des saxons. Destruction de l’arbre cosmique d’Irminsul dans le temple d’Eresbourg.

+782 : massacre de Werden : 4500 Saxons ayant refusé d’être baptisés son tués.
+789 : loi contre le culte des arbres, des pierres et des fontaines.
+794 : loi qui oblige de couper les arbres sacrés.
+800 : Charlemagne ordonne la destruction des « pierres païennes ».
+850 : christianisation des derniers villages païens du Péloponnèse dans le sud de la Grèce.
+867 : capitulaire de Louis le Débonnaire, « contre Diane, les sorcières et le retour de l’idolâtrie ».
+950 : fermeture du temple païen de Carrhae, le dernier en terre d’Islam.
+966 : christianisation forcée de la Pologne.
+978 : mort du dernier roi d’Irlande ayant encore eu des druides à sa cour : Domnal Hua Neill.
+989 : baptême du prince Vladimir en Russie.
+997 : christianisation de la Hongrie.
+1037 : dernières révoltes païennes en Pologne.
+1047 : défaite des derniers Normands païens au Val des Dunes devant le futur Guillaume le Conquérant.
+1050 : destruction de l’école platonicienne de Carrhae par les Turcs seldjoukides. Fin de la christianisation officielle de la Scandinavie.
+1230-1283 : christianisation (ou extermination) des tribus borusses dans les Pays Baltes, conquête de la Prusse et attaque de la Lithuanie païenne par les chevaliers Teutoniques.
+1386 : union de la Pologne et de la Lithuanie qui met ainsi fin au dernier paganisme d’Europe, celui des Lithuaniens.
+1452 : mort du philosophe bysantin Georges Gémiste Pléthon, considéré comme le premier des « néo-païens ».
+1453 : fin de l’empire romain d’Orient.
+1493 : début de la christianisation forcée des Indiens d’Amérique. Le concile de Trente relance une nouvelle vague de christianisation des campagnes qui durera plus d’un siècle.
+1850 : début des nouvelles vagues missionnaires (parfois armées) en Afrique et en Asie.
+1937 (14 mars) : Pie XXII : « Notre Dieu (…) n’admet ni ne peut admettre à côté de lui aucun autre dieu ». (Encyclique « Mit brennender Sorge »)
À vous de remplir les dernières années…
Source : revue « Message » du Groupe Druidique des Gaules .


Le bilan est terrible … On a pourtant, dans ce martyrologe, fait qu’effleurer l’Inquisition … pour en savoir plus , on lira ce texte avec profit: http://www.webnietzsche.fr/

« « L’inquisition est, comme on sait, une invention admirable et tout à fait chrétienne pour rendre le pape et les moines plus puissants et pour rendre tout un royaume hypocrite. On regarde d’ordinaire saint Dominique comme le premier à qui l’on doit cette sainte institution. Mais le premier grand Inquisiteur fut le Dieu de la Bible qui chassa Adam et Eve du jardin d’Eden pour les punir d’avoir désobéi. » (Voltaire)

L’hérésie est d’abord une notion juive. Saul de Tarse persécutait déjà les disciples de la secte baptiste ou essénienne, et c’est dans les épîtres de Paul qu’on a tiré le venin de l’inquisition, car il est resté le même après sa conversion. Voltaire se pose des questions sur St Paul mais ne va pas jusque là dans son Dictionnaire philosophique.

Le Tribunal de l’Inquisition, qui fut confié à l’ordre des dominicains, jugeait les dissidents libres penseurs ou les chercheurs soupçonnés de sorcellerie. Mais, dans certains pays, les inquisiteurs appelaient à la délation, et employaient toutes sortes de tortures pour faire avouer les plus récalcitrants. On appelait cela la question. Cela pouvait conduite au bûcher pour y être brûlé vif, ce qui constituait un spectacle extrêmement cruel sur la place publique, mais qui plaisait. Il y eu dans toute l’Europe des centaines de milliers de bûchers au cours de 14 siècles d’intolérance religieuse. Certains monarques s’en mêlèrent pour gagner de l’autorité et pour renflouer les caisses du Trésor royal, comme en Espagne où on compte 32 000 hérétiques brûlés vifs !!! Ce triste bilan est tellement effrayant qu’il est contreversé ou désavoué par l’Église de Rome. La sorcellerie est, au départ, une survivance des religions païennes dans lesquelles les fidèles croient pouvoir communiquer, par magie, avec les forces de la nature. Puis, au fil du temps, à mesure que triomphe le christianisme, le sorcier est présenté comme entretenant un commerce avec le diable, et il est, à ce titre, pourchassé par l’Église catholique désormais toute-puissante. Vers 1485 paraît le Malleus Maleficarum (le Marteau des maléfices) manuel de lutte contre les démons, qui devient rapidement le bréviaire de tous les inquisiteurs. Les femmes, sexe faible, sont plus souvent dénoncées comme sorcières, que les hommes comme sorciers. Machisme ? Les pauvres sorcières qui avaient quelque particularité anatomique (les rousses ou un grain de beauté mal placé) étaient persécutées car on voyait là la marque du Démon. Aujourd’hui tout est oublié, la contestation a fini par s’éteindre, suite aux autodafés. L’hérésie a causé des schismes et obligé l’Eglise à réunir des conciles…

Depuis 1998, les archives secrètes du Vatican sont ouvertes aux historiens pour la période antérieure à 1945. L’Église Catholique Romaine s’est alors sentie obligée de faire repentance le 15 mars 2000 pour les lourdes fautes commises dans le passé. Reconnaissant officiellement et publiquement au nom de l’Eglise les erreurs et les crimes passés – des croisades prêchées par ses représentants de l’époque à tous les crimes de l’Inquisition, notamment les bûchers vivants allumés pour délit d’opinion -, le pape Jean-paul II a présidé une grand-messe spéciale de repentance avec rituel spécial. Bel aveu du déclin de l’Eglise – cela annule toute prétention à l’infaillibilité. »

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