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Il y a 96 ans, du 24 au 30 avril 1916, Dublin, pleine de bruit et de fureur, était agitée par les Pâques Sanglantes, comme on appelle l’insurrection organisée par des groupes armés républicains et nationalistes qui voulaient chasser les britanniques d’Irlande… De nombreux faits d’armes émaillèrent ces événements au cours desquels se distinguèrent particulièrement deux femmes qui m’ont toujours fasciné : Maud Gonne et Constance Markiewitz

Maud Gonne MacBride ( Maud Nic Ghoinn Bean Mhic Giolla Bhríde,) fut une comédienne et militante de la cause irlandaise. Surtout connue pour ses engagements dans le mouvement féministe et pour l’indépendance de l’Irlande, elle est la mère de Seán MacBride, l’un des co-fondateurs d’Amnesty international. Elle demeure une icône du mouvement nationaliste.

Les premières années

Maud Gonne, née le 21 décembre 1866 et morte à Dublin le 27 avril 1953, est la fille de Thomas Gonne, un colonel de l’armée britannique issu d’une riche famille irlandaise et de Edith Cook. Deux ans après sa naissance, son père est affecté en Irlande. En 1871, sa mère meurt prématurément.
Elle est alors envoyée à Paris pour y être élevée. Elle rencontrera Lucien Millevoye, journaliste et homme politique radical dont elle tombe amoureuse et dont elle finit par partager les idées. À cette époque son père meurt de la fièvre typhoïde en lui laissant un héritage de 20 000 £. En 1889, elle rencontre pour la première fois le poète William Butler Yeats. C’est le début d’une longue relation ambiguë.

Militante et comédienne

En 1890 elle s’installe en Irlande, dans le comté de Donegal. Elle milite contre les expulsions des familles pauvres en participant à la construction de refuges et la levée de fonds, ainsi que par la rédaction d’articles pour divers journaux. Menacée d’arrestation, elle doit fuir en France, où elle donne naissance à son fils Georges, dont le père est Millevoye.
Durant son séjour parisien, elle fonde un mensuel, L’Irlande libre, pour attirer des sympathies à la cause de l’indépendance irlandaise. Elle finit par rompre avec Millevoye et retourne en Irlande, avec son fils Georges, qui meurt d’une méningite .
Elle rencontre Yeats une nouvelle fois qui tente de la consoler de la perte de son fils avec des rituels magiques, mais elle a surtout recours au chloroforme. Elle rejoint le Hermetic Order of the Golden Dawn, un groupuscule s’occupant d’occultisme, dont Yeats est déjà membre depuis un an. En 1893, il organise pour elle une tournée de lectures en Irlande et en France.

L’année suivante, le couple séjourne à Paris, où il fait l’expérience du haschisch. Le 6 août, elle donne naissance à une fille, Iseult. Le 22 mars suivant, elle débute une tournée de lectures en France.

L’année 1897 est particulièrement riche. En janvier elle participe, toujours avec Yeats, à la création de la branche parisienne de la Young Ireland, puis elle entame une tournée de réunions où elle prononce des discours : Paris, Dublin (le 21 juin ont lieu des émeutes anti-britanniques), Londres, York, Glasgow, Manchester, Cork, etc. D’octobre à décembre, elle voyage aux États-Unis pour collecter des fonds (1 000 £). Fin 1898, elle entreprend avec James Connolly la rédaction d’un manifeste sur le problème de la famine, Les Droits de la vie et les droits de la propriété.

« Inghinidhe na hÉireann  »

Puis Maud Gonne fonde un groupe militant, Inghinidhe na hÉireann (les Femmes d’Erin), qui édite un mensuel du même nom dans lequel elle signe des articles à connotations nationalistes et féministes . Ce groupe est impliqué dans le mouvement culturel irlandais (Gaelic Revival) dont le but est de promouvoir la langue et la culture gaéliques ( éducation des femmes, cours de gaélique, danses, chants irlandais, distributions de repas gratuits aux enfants pauvres.)

Avec William Butler Yeats et Lady Gregory, elle participe à la fondation de l’Abbey Theatre à Dublin. Yeats est toujours amoureux. Elle lui inspire de nombreux poèmes. Il écrit à son intention la pièce de théâtre Kathleen Ni Houlihan, créée à Dublin le 2 avril 1902, dont elle interprète le rôle principal.

Contre toute attente, ce n’est pas Yeats qu’elle épouse, mais John MacBride, un commandant de l’Irish Brigade, en 1903. Le mariage est un échec et il retourne rapidement en Irlande. De cette brève union va naître, l’année suivante, Seán MacBride, futur co-fondateur d’Amnesty international.
Elle rejoint Constance Markievicz, James Connolly et James Larkin dans la lutte pour contraindre les autorités à étendre la loi de 1906 sur les repas scolaires à l’Irlande, tout en s’activant pour nourrir les enfants pauvres de Dublin.

Au début de la Première Guerre mondiale, elle milite contre la conscription des Irlandais dans l’armée britannique. Le 5 mai 1916, John MacBride est exécuté, après l’insurrection de Pâques.

Les derniers combats

Deux ans plus tard, elle est arrêtée et emprisonnée pour six mois à Holloway Prison (Londres), alors qu’elle poursuit son combat contre la conscription. À sa libération, elle retourne en Irlande et s’active au sein de la White Cross. Avec Charlotte Despard, elle fonde en 1922 une association pour défendre les prisonniers républicains, la Women’s Prisoners’ Defence League, et consigne des témoignages accablants sur les violences policières à Cork et à Kerry.

En 1938, elle publie ses mémoires, A Servant of the Queen. Elle meurt le 27 avril 1953. Elle est inhumée à Dublin, dans le cimetière de Glasnevin, aux côtés de Daniel O’Connell, de Charles Stewart Parnell, d’Éamon de Valera, de James Larkin, de Constance Markievicz, de Michael Collins et d’autres.


La comtesse Constance Markievicz (4 février 1868 – 15 juillet 1927), parfois surnommée la comtesse rouge en raison de ses convictions socialistes, est une nationaliste et révolutionnaire irlandaise. D’origine aristocratique, rien ne la prédestinait à prendre la défense des plus pauvres, et les armes pour la cause irlandaise. Avec Maud Gonne, elle est une des femmes les plus admirées d’Irlande.

 Les jeunes années

Constance Markievicz est née le 4 février 1868, à Lissadel dans le comté de Sligo (Connaught – nord-ouest de l’Irlande). Elle est la troisième enfant de Sir Henry Gore-Booth, et sa vie semble devoir se dérouler dans l’aisance. Durant la grande famine des années 1879 et 1880, son père pourvoit au ravitaillement de ses employés. Il semble que cette attitude soit à l’origine de sa préoccupation pour les plus défavorisés et de ses engagements ultérieurs.

En 1893, elle déménage à Londres pour étudier le dessin et la peinture . C’est à cette époque qu’elle milite auprès de la National Union of Women’s Suffrage Societies (NUWSS), qui demande le droit de vote pour les femmes. Quelques années plus tard, elle s’installe à Paris pour poursuivre ses études artistiques Pendant ce séjour en France, elle rencontre et épouse un comte polonais, Casimir Markievicz.

La lutte à Dublin

De retour en Irlande, elle s’installe à Dublin, où elle devient réputée pour ses peintures de paysages. En 1903, elle joue dans plusieurs pièces à l’Abbey Theatre, où elle fait la connaissance d’une autre comédienne, Maud Gonne ; les deux femmes vont se retrouver sur de nombreux points dont le féminisme, le socialisme et la lutte pour l’indépendance de l’île. Elle adhère au « Inghinidhe na hEireann » (les Femmes d’Erin), mouvement créé en 1900 par Gonne, et fréquente la Ligue gaélique.

En 1908 elle rejoint le Sinn Féin, fondé le 28 novembre 1905 par Arthur Griffith. Ce parti politique, dont le nom en gaélique signifie « nous-mêmes », prône l’abstention de toute collaboration politique avec l’administration britannique et une résistance non-violente. L’année suivante, elle crée la section jeunesse de l’Irish Republican Brotherhood (IRB) : NaFianna Eireann . En 1911, elle est arrêtée en compagnie d’Helena Moloney, une autre comédienne de l’Abbey Theatre, pour avoir manifesté contre la venue du roi George V en Irlande. Puis elle se joint a Maud Gonne, James Connolly et James Larkin dans la lutte pour contraindre les autorités à étendre la loi de 1906 sur les repas scolaires à l’Irlande. En 1913, elle participe au programme d’alimentation pour les enfants pauvres de Dublin et à l’organisation d’une cantine dans le « Liberty Hall » pendant le lock-out des ouvriers syndiqués. Cette même année, elle devient trésorière de l’Irish Citizen Army (ICA).

Pendant l’insurrection de Pâques 1916 à Dublin, elle est commandant en second de l’Irish Citizen Army (ICA) et dirige la brigade féminine. Au début, elle parcourt les rues de la ville pour distribuer des médicaments aux postes de combattants. Puis, avec quatorze autres femmes, elle décide de prendre les armes. Elle est la seule femme officier en uniforme et participe aux combats comme sniper au jardin public de St Stephen’s Green.

Arrêtée, elle est internée à la prison d’Aylesbury en Angleterre, puis à Kilmainham, où elle peut entendre les exécutions des seize dirigeants de l’insurrection. Elle-même est accusée de haute trahison et condamnée à mort par la cour martiale britannique, peine commuée en détention à perpétuité, la peine de mort n’étant pas appliquée aux femmes.

Parlementaire et ministre

Après l’amnistie générale de 1917, Constance Markievicz est libérée au mois de juin. Son retour en Irlande prend l’allure d’un véritable triomphe. Rare survivante combattante de l’insurrection, les Irlandais la considèrent comme l’héroïne de leur pays ; elle intègre la direction du Sinn Féin. Son incarcération va lui donner un autre motif de combat : l’amélioration des conditions de détention des prisonniers politiques.

En 1918, elle est de nouveau arrêtée et emprisonnée pour six mois à Holloway Prison, à Londres, de même que Maud Gonne. Cette emprisonnement est motivé par son combat contre la conscription des Irlandais et leur incorporation dans l’armée britannique. C’est pendant cette incarcération qu’elle est élue député du Sinn Féin à la Chambre des communes, profitant de la ratification du Qualification of Women Act (accession des femmes aux élections) ; elle s’était présentée pour le Sinn Féin, dans le quartier saint Patrick, à Dublin. Les élus irlandais refusent de siéger à Westminster et rejoignent le Dáil Éirann (parlement), à Dublin. Le 2 avril 1919, elle est ministre du Travail, dans le gouvernement révolutionnaire de Éamon de Valera. En 1922, hostile au Traité de paix du 6 décembre 1921 entre l’Irlande et la Grande-Bretagne, qui consacre la partition de l’île, elle démissionne de son poste et part aux États-Unis pour promouvoir la cause de l’indépendance et récolter des fonds. Pendant la guerre civile (mai 1922 – juin 1923), elle reprend les armes, puis, réélue au Parlement, elle adhère au Fianna Fáil au moment de sa création.

Elle décède le 15 juillet 1927 à l’hôpital Patrick Dunn à Dublin, des suites d’un cancer. Les Irlandais vont s’incliner devant sa dépouille pendant quarante-huit heures ; elle est inhumée au cimetière de Glasnevin, à Dublin, non loin de Maud Gonne.

source : Wikipédia

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« Voici comment étaient les gens de Finn : leur force était de sept-vingt-dix capitaines, chacun d’eux ayant sous lui trois (fois) neuf guerriers, et chacun des guerriers étant lié à certaines conditions de service, savoir : qu’ en compensation de leur garantie violée ils n’acceptent jamais une satisfaction matérielle ; qu’en fait de table ou de trésors ils ne refusent jamais des leurs à quiconque ; que nul d’entre eux, seul, ne recule jamais devant neuf guerriers.

Nul n’était admis à moins parmi les Fiana, ni accueilli à la grande Assemblée d’Usnach, soit aux jeux de Tailtinn, soit à la Fête de Tara. Et il fallait encore que ses parents des deux côtés, paternel et maternel, son clan et ses alliances se portassent caution que, fût-il tué sur-le-champ, ils n’élèveraient aucune prétention compensatoire ; ceci pour éviter qu’ils pussent compter sur personne d’autre qu’eux mêmes pour le venger. A l’inverse, si c’était lui qui était coupable de grands torts envers d’autres, représailles ne devraient pas s’exercer sur les leurs.

De plus, pas un homme n’était admis parmi ceux de Finn qu’il ne fut un lettré excellent, versé dans les douze livres de la poésie. Pas un non plus tant que, un grand trou étant creusé assez profond pour lui venir au pli de la ceinture, il n’avait pas été placé dedans avec son bouclier et une baguette de coudrier, longue au plus d’une coudée ; alors neuf guerriers ayant chacun neuf javelots, à une distance de dix sillons entre eux et lui, devaient l’attaquer et tous ensemble tirer sur lui ; et si les coups passaient sa garde et qu’il fut touché, il n’était pas reçu dans les Fiana.

Pas un n’était admis que, ses cheveux entretissés en tresses sur la tête, il ne se lançait à pleine course à travers les forêts d’Irlande ; tandis que les autres, cherchant à le blesser, suivaient dans sa foulée, son avance au départ ne dépassant pas un rameau de forêt. S’il était rattrapé, il était blessé, et par la suite, non admis. Si ses armes avaient tremblé dans sa main , il n’était pas reçu. Si une branche dans le bois dérangeait tant soit peu une tresse de sa chevelure, il n’était pas admis non plus. Si un bois sec avait craqué sous son pied pendant sa course, il n’était pas accepté. A moins qu’en pleine vitesse, il pût franchir une baguette placée à hauteur du front, et aussi passer en se baissant sous une autre à hauteur du genou, il n’était pas admis. Enfin, à moins que, sans ralentir, il sût arracher de l’ongle une épine au talon, il n’était pas admis chez les Fiana ; mais s’il réussissait toutes ces promesses, il était des gens de Finn. »

L’Épopée irlandaise : Le Cycle de Finn, trad. Roger Chauviré. Terre de Brume.

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Eoin O’Duffy (« Eoin O Dubhthaigh »), né le 20 octobre 1892 est une figure du fascisme irlandais des années 1930. Il faut successivement Teachta Dàla (TD), commandant en chef de l’IRA, second commissaire de la Garda Siochàna, leader de l’Army Comrades Association et enfin premier leader du Fine Gael (1933-1934). Admirateur de Mussolini et de son organisation, O’Duffy adopta les symboles extérieurs du fascisme européen tels que le salut romain le bras tendu. Le port de la chemise bleue conféra le surnom de « Blueshirts » aux membres de son parti.

Lors de la guerre civile espagnole, sept cents hommes le suivirent et s’enrôlèrent sous ses ordres dans une brigade irlandaise dans le camp nationaliste (alors que 250 autres irlandais formèrent la colonne Connelly, aux côtés des républicains). Mené par O’Duffy et des officiers irlandais, le contingent refusa de lutter contre l’Eusko Gudarostea basque, les galiciens ou les séparatistes catalans, voyant un parallèle avec leur récente lutte. Ils considérèrent qu’ils étaient venus là combattre le communisme plutôt que pour défendre l’intégrité territoriale de l’Espagne. Pendant ce temps, les irlandais « rouges », refusaient de se battre aux côtés des Anglais des brigades internationales…

A son retour en Irlande, O’Duffy se retira complètement de la politique tandis que sa santé commençait à se détériorer. Il mourut le 30 novembre 1944.

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Napoléon Bonaparte est mort le 5 mai 1821 à Longwood, sur l’île de Sainte-Hélène, à l’âge de 51 ans.
« La mort n’est rien, mais vivre vaincu et sans gloire, c’est mourir tous les jours. »

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Le 5 mai 1981, après un jeûne de soixante-six jours, Bobby Sands, nationaliste, républicain irlandais, membre de l’IRA provisoire s’éteignait dans la prison de haute sécurité de Long Kesh, Irlande. Il fut le premier des dix «martyrs» républicains qui se laissèrent mourir de faim afin d’obtenir le statut de prisonniers politiques. Il avait été condamné à quatorze ans de détention, pour la possession d’une seule arme. Un mois avant de mourir, à vingt-six ans, il avait été élu député de Fermanagh et Tyrone du Sud. Sands fut inhumé dans le Carré républicain de Milltown, ainsi que ses neuf compagnons de grève: Francis Hugues (25 ans) mort le 12 mai 1981, Raymond McCreesh (24 ans) et Patsy O’Hara (23 ans), décédés le 21 mai, Joe McDonnell (30 ans), le 8 juillet, Martin Hurson (27 ans), le 13 juillet, Kevin Lynch (25 ans), le 1er août, Kieran Doherty (25 ans), le 2 août, Thomas McElwee (23 ans), le 8 août et Michael Devine (23 ans), le 20 août.
( source :  http://agora.qc.ca/thematiques/mort.nsf/Dossiers/Bobby_Sands)

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« Quand il eut parcouru quelques yards, trois soldats l’interpellèrent à l’autre bout de la ruelle. Ils lui enjoignirent de s’arrêter, de lâcher ses armes, et de lever les mains en l’air. Il les regarda d’un air de joie sauvage, et continua d’avancer sans se presser, tenant toujours ses pistolets nonchalamment collés contre son flanc. Ils braquèrent leurs fusils sur lui en criant qu’ils allaient tirer s’il ne s’arrêtait pas. Quand il vit leur corps se raidir pour faire feu, il leva ses pistolets, poussa un cri, et se rua vers les ennemis en déchargeant ses armes. L’une de ses balles atteignit son but et l’un des soldats tomba. Les deux autres ripostèrent. Il avait déclenché son attaque si brusquement et il se précipita sur eux à une telle vitesse, en zigzaguant d’un trottoir à l’autre, que leurs premiers coups de feu le manquèrent; si bien qu’il put abattre un second soldat avant d’être touché lui même. Une balle tirée par le troisième lui traversa l’estomac alors qu’il se trouvait à cinq yards de la place. Il fit un écart, puis fut de nouveau emporté par son élan. Au moment où il débouchait à toute allure sur la place, il déchargea son Mauser dans le crâne de l’homme qui l’avait blessé. Ensuite, il tomba. »

Liam O’Flaherty, Insurrection . Livre de Poche.

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eire

Eurosceptiques irlandais au Parlement européen après le résultat du premier référendum de juin 2008.

Et pourtant, pas plus que le vote des français n’avait été respecté, puisque  nos dirigeants démocrates élus démocratiquement ont ratifié le traité de Lisbonne en complète opposition au « non » qui était sorti vainqueur des urnes, le vote des irlandais ne le sera pas non plus puisqu’un second référendum est organisé demain , 2 octobre pour tenter de revenir sur leur premier « non » et leur faire accepter l’Europe des marchands…

dans le temps, un dirigeant qui avait failli était mis à mort (en Irlande parfois même noyé dans un chaudron pour Samain…)

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Après l’échec du soulèvement des Pâques sanglantes en 1916, la férocité de la répression en Irlande favorise un courant de sympathie pour les insurgés. En 1919, les élections sont favorables au Sinn Fein, dirigé depuis les Etats Unis par Eamon de Valera, qui constitue alors un gouvernement parallèle.
Sous la direction du jeune Michaël Collins (30 ans), l’IRA, l’armée républicaine, dispose de 15 à 20.000 hommes, pour la plupart des paysans qui travaillent le jour et se mobilisent le soir. Le fer de lance est constitué par des colonnes volantes de Volontaires, fortes d’une trentaine d’hommes.
IRA flying-column
L’insurrection est déclenchée le 21 juin 1919 par l’attaque d’un convoi de munitions.
Pour y faire face, le gouvernement britannique constitue sur une proposition de Churchill deux forces spéciales : les «Black and Tans» qui se signaleront vite par leurs exactions (ils sont 16.000 au total), et les Auxiliaires (ou Auxies) qui les encadrent.
C’est une véritable guérilla que mènent les volontaires de l’IRA pour l’indépendance et l’identité jusqu’à l’ouverture en 1921 des négociations dont sortira le traité anglo-irlandais du 6 décembre 1921.
Alors que les six comtés d’Irlande du Nord (Ulster) restent au sein du Royaume-Uni, les Britanniques évacuent l’Irlande du Sud au cours du 1er semestre 1922, et la constitution de l’État libre d’Irlande est établie en décembre 1922.

Une partie des irlandais ne se contenteront pas de cette solution et la guerre d’indépendance sera suivie d’une cruelle guerre civile …

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Patrick Pearse est une figure des plus emblématiques de l’Histoire irlandaise dans sa lutte pour l’indépendance. Il est membre de la Ligue Gaélique, fondée en 1893, qui mène un combat pour la renaissance culturelle de l’Irlande et la défense des valeurs de la civilisation celtique.

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Car, pour Pearse, comme pour beaucoup de membre de cette organisation, les combats culturels et politiques sont mêlés. Il ne peut y avoir de combat politique pour la libération de l’Irlande sans, d’abord, un combat culturel pour le renouveau de la nation irlandaise. Patrick Pearse et ses amis se veulent d’abord et sont avant tout, des militants identitaires .

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En 1910, Pearse rejoint une ancienne et clandestine organisation nationaliste irlandaise, l’« Irish Républican Brotherhood » (la Fraternité Républicaine Irlandaise). L’objectif de ce mouvement était de recruter une élite de militants révolutionnaires. L’IRB représente le cœur du nationalisme
irlandais, la fraction la plus convaincue.

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Homme d’action, il fut l’un des principaux leaders de l’Insurrection de Pâques de 1916, qui échoua quelques jours plus tard. L’insurrection éclate le 24 avril 1916, lundi de Pâques à Dublin. Un millier d’insurgés armés s’emparent de plusieurs bâtiments publics dont l’importante Poste Centrale. Cette action regroupe les militants nationalistes de Patrick Pearse et les militants socialistes de James Connolly. Ils proclament la République d’Irlande dont Pearse est à la fois commandant en chef des troupes et Président du Gouvernement provisoire.

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Les combats sont d’une extrême violence et les insurgés ne contrôlent bientôt plus que la Poste Centrale en ruines. Ils se trouvent contraints à la reddition le samedi 29 avril après cinq jours d’affrontements acharnés. Pearse, Connolly et les principaux responsables du soulèvement comparaissent devant une Cour martiale, sont condamnés à mort et fusillés. La guerre reprit avec plus de vigueur après 1918 et aboutit à l’ indépendance quelques années plus tard.

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Selon Pierre Vial:”Patrick Pearse est d’abord et avant tout un héros de la cause des peuples. Un héros qui mérite d’être connu et révéré par la jeune génération des combattants identitaires. Il montre, par son action, le chemin. Il a su en effet unir les trois impératifs que peut exiger la survie d’un peuple : la révolution culturelle, la révolution politique, la lutte armée”.
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http://www.youtube.com/watch?v=b605qq7xBzM&feature=related

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Le 30 janvier 1972 à Derry, en Irlande du Nord, les parachutistes de l’armée britannique commandés par le lieutenant-colonel Dereck Wilford tirent sans sommation sur une manifestation pacifique en faveur des droits civiques et contre l’internement administratif, introduit par le Parlement nord-irlandais le 9 août 1971 -plusieurs centaines d’irlandais ont été ainsi emprisonnés sans procès dans des camps d’internement. La manifestation s’apprêtait à se disperser et quatorze personnes dont six jeunes de moins de dix huit ans, sont tuées . Lors du procès qui s’ensuivit, Widgery, le procureur de la Haute Cour de justice, exonéra de toute responsabilité les soldats impliqués et traîna dans la boue les morts et les blessés, les qualifiant notamment de dangereux poseurs de bombes. Les familles des victimes n’ont jamais obtenu réparation.

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(Source : http://lephoton.hautetfort.com/ )

ERIN GO BRAGH !!!!!

Avec 53,4% de «non», les Irlandais ont largement rejeté le Traité de Lisbonne dans le référendum organisé jeudi… Une belle baffe dans la tronche de tous ces politicardos-financiers… Sarkozy, lui, le mari de la chanteuse, n’avait pas tenu compte du « non » français (dans un silence quasi général …) pour aller ratifier le traité en douce … putain, c’est ça la démocratie ? tu dis « non » et celui qui est justement sensé te représenter dit « oui », en prétendant, qui plus est, parler pour toi ?… comment peut-on se laisser abuser par une telle mascarade ?…..

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