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Jean-Claude Val­la (1944-2010) res­te­ra, de­vant l’his­toire, comme l’une des fi­gures les plus im­por­tantes et les plus at­ta­c­hantes de la Nou­velle Droite, à laquelle son par­cours per­son­nel et son œuvre ne sau­raient tou­te­fois être ré­duits.
Mi­li­tant na­tio­na­liste dans les an­nées 1960, il fut dans la dé­c­en­nie sui­vante le chef de file in­con­tes­té du GRECE et le prin­ci­pal ani­ma­teur, avec Alain de Be­noist, d’un com­bat mé­t­a­po­li­tique qu’il de­vait il­lus­t­rer en lançant la re­vue Élé­me­nts en 1973 et en di­ri­geant les ré­dac­tions d’heb­do­ma­daires aus­si pres­ti­gieux que Le Fi­ga­ro Ma­ga­zine ou Ma­ga­zine Heb­do. Me­neur d’hommes qui sa­vait al­lier la dé­l­i­ca­tesse à la fer­me­té, Jean-Claude Val­la était un grand jour­na­liste, dou­b­lé d’un his­to­rien non con­for­miste et sc­ru­pu­leux.

Ses mé­moires, dont sa dis­pa­ri­tion pré­m­a­tu­rée in­ter­rom­pit mal­heu­reu­se­ment la ré­dac­tion, res­ti­tuent plei­ne­ment sa per­son­na­li­té lu­mi­neuse. Pour être in­com­p­lets, ils n’en cons­ti­tuent pas moins une ma­g­ni­fique leçon de con­vic­tion et de cou­rage, deux ver­tus que les jeunes Eu­ro­péens ne sau­raient trop aujourd’hui cul­ti­ver.
Pour les his­to­riens des idées po­li­tiques, ces En­ga­ge­ments pour la ci­vi­li­sa­tion eu­ro­péenne se­ront do­ré­na­vant in­con­tour­nables.

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Les peuples européens se fourvoient chaque fois qu’ils veulent faire table rase du passé. Leur drame est d’avoir été christianisés et pourtant le christianisme qu’ils ont modelé tant bien que mal pour l’adapter à leur génie propre fait partie intégrante de leur héritage. Mais nous savons que cette religion étrangère a contribué à désenchanter notre monde. Elle contenait en elle tous les germes du pourrissement et voilà près d’un demi-siècle que l’Église a décidé de revenir aux miasmes originels de l’Évangile : l’égalitarisme et l’universalisme. Cette idée d’égalité universelle a fini par se laïciser dans l’idéologie des droits de l’homme. Après avoir contribué à la chute de l’ Empire romain, le christianisme est en train de nous miner de l’intérieur. Et peu importe qu’il n’y ait plus grand monde à la messe, puisque le message, récupéré par des gens qui se piquent de laïcité, nous est infligé tous les jours à la télévision, dans les médias et sur les bancs de l’école.

Comment sortir de cette impasse ? Notre mission n’est pas de créer une nouvelle religion qui, en ces temps de confusion mentale, risquerait de n’être qu’une secte parmi d’autres. Si les Européens parviennent à ne pas disparaître, ils retrouveront un jour les voies du sacré. En attendant c’est le combat pour la survie qui doit mobiliser toutes nos énergies, combat qu’il faut mener avec des idées claires, sans se tromper d’ennemi.

Or, se dire païen est aujourd’hui la seule façon de récuser l’égalitarisme chrétien et sa morale du péché, de substituer aux funestes notion de Bien et de Mal celles de Beau et de Laid. Le Beau et le Laid sont des notions relatives, qui peuvent varier d’une culture à l’autre, mais en Europe, chacun sait -ou savait- ce qu’est un beau geste, une belle action, une belle âme ou un bel ouvrage. La sagesse populaire dit qu’il n’est pas beau de mentir. Aux tricheurs, on préfère les beaux joueurs. On dira d’un vieillard qu’il a un beau regard. D’une personne laide physiquement qu’il y a chez elle une beauté intérieure. Ce qui est beau ne peut pas être mauvais. Toute l’histoire européenne est imprégnée de cette conception esthétique de la vie, indissociable du sens de l’honneur. Et ce que je reproche le plus à notre société actuelle, c’est de vouloir nous imposer le laid : le Centre Beaubourg, l’Opéra-Bastille, la peinture de Picasso et l’art moderne en général, le rap, la techno, une certaine mode, etc. Or, tout ce qui est laid est pernicieux, car toutes les horreurs que nous sommes aujourd’hui sommés d’admirer ont pour fonction de saper les valeurs et de détruire les repères sans lesquels la civilisation européenne n’aurait jamais atteint les sommets que nous lui connaissons.

Jean-Claude Valla.

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juste paru:

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Comme les choses sont bizarres : cela fait déjà un bon moment que j’ai envie d’écrire quelque chose sur Jean-Claude Valla, en fait depuis que j’ai lu sa contribution à « Païens », il y a quelques mois, qu’il avait écrite à la demande de Pierre Vial et que j’avais trouvée fort intéressante … Je l’avais croisé à Paris, dans les années 70 quand j’étais « monté » m’inscrire au GRECE …

… et puis, je tombe par hasard sur cette info dans NovoPress :

Jean-Claude Valla est décédé le 25 février dans son village d’Arthez Asson, dans le Béarn, emporté par un cancer contre lequel il se battait avec un immense courage depuis plusieurs années. Il était âgé de 65 ans.

« Cofondateur, en 1968, du Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne (Grece), Jean-Claude Valla fut l’un des journalistes les plus importants de sa génération. C’est à lui que l’on doit, en 1978, en compagnie de Louis Pauwels, la création du Figaro Magazine, dont il assura la direction de la rédaction jusqu’en 1980. De même fut-il le directeur de Magazine Hebdo (1983-1985) avant de diriger La Lettre de Magazine Hebdo puis le mensuel Le Choc du mois et l’hebdomadaire Minute.

Ce passionné d’histoire, qui collaborait à La Nouvelle Revue d’Histoire de Dominique Venner, laisse aussi de nombreux ouvrages, dont une collection, Les Cahiers libres d’histoire, marquée, comme tous ses textes, par son constant souci de la précision et une liberté d’esprit dont il ne s’est jamais départi, et dont témoignait son regard toujours vif et malicieux. »

En janvier 1991, il s’était déclaré favorable au révisionnisme, estimant que toute véritable recherche historique entraîne la révision des acquis de la connaissance, mais sans se reconnaître pour autant dans « la caricature du révisionnisme que constituent certaines thèses dites négationnistes. »

Cette sale nouvelle assombrit un peu cette journée ensoleillée.

Que les divinités l’accueillent et le couronnent…

Ainsi chantaient les guerriers à la veille d’une bataille difficile:

Voyez cela, je vois mon père… Voyez cela je vois ma mère… Voyez cela je vois tous mes ancêtres… Ils sont assis, morts, m’entourent et me regardent. Et les voilà qui m’appellent et me demandent de prendre place à leur côté, dans la terre d’éternelle jeunesse, le Tir Na Nog où tout est si beau, si vert, et où les braves vivent à jamais.

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