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Julien« Le 26 juin 363 mourait l’empereur Julien, « le plus grand homme qui peut-être ait jamais existé » (Voltaire), tué à l’ennemi … mais par un javelot romain ! Nul ne sait qui arma ce bras qui priva l’Antiquité de son dernier grand capitaine et Rome de sa plus belle victoire depuis Hannibal : la chute de l’empire perse, son seul concurrent sérieux… A Julien agonisant, ses amis les philosophes néo-platoniciens Priscos et Maxime d’Éphèse transmirent un oracle d’Hélios :

Quant à ton sceptre tu auras soumis la race des Perses,
Jusqu’à Séleucie les pourchassant à coups d’épée,
Alors vers l’Olympe tu monteras dans un char de feu
Que la région des tempêtes secouera dans ses tourbillons.
Délivré de la douloureuse souffrance de tes membres mortels,
Tu arriveras à la lumière éthérée de la cour royale de ton père,
D’où tu t ‘égaras jadis, quand tu vins demeurer dans le corps d’un homme.

Ces quelques vers parurent réconforter l’Empereur qui expira à 32 ans, après un court règne de vingt mois. Né en 331 d’une vieille famille d’adorateurs de Sol Invictus, Julien assista à l’âge de six ans, au massacre de son père, de son oncle, de ses cousins, égorgés sous ses yeux sur l’ordre du chrétien Constance II. Seul survivant avec son demi-frère Gallus de ce carnage dynastique, il fut élevé dans la religion chrétienne, qu’il connut donc de l’intérieur avant de la combattre. Le surnom insultant d’Apostat (« renégat »), donné par des chrétiens, ne se justifie que dans une vision déformée de l’Histoire (parle-t-on de Constantin l’Apostat?) ; il est donc plus juste de l’appeler Julien le Philosophe ou même Julien le Grand, comme ses contemporains. Car Julien, « l’immense Julien » (G. Matzneff) ne fit que rejeter la religion des assassins de ses parents, qu’un baptême fort opportun avait, aux yeux du clergé, lavés de leurs crimes. »

Christopher Gérard. Parcours païen. L’Age d’Homme.

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Death of Roman emperor Julian the Apostate

« Vient toujours un moment où les médecins ne vous guérissent pas, Julien en était sur, maintenant : l’heure était venue pour lui d’aller voir les dieux, de rejoindre le Soleil dans sa course idéale. De ce monde, il ne connaissait encore que la partie visible, qui déjà est si belle. Avoir part à cette gloire enfin dévoilée, qu’il cherchait depuis toujours ! Quelle impression cela pouvait-il faire de n’être plus qu’un âme, et de monter aux cieux ? Et puis, l’ami Saloustios avait raison : «  Même si rien de pareil n’arrivait, la vertu suffirait déjà à vous rendre heureux. »

Julien n’avait pas peur. Seulement soif, mal, froid et chaud à la fois. Sa blessure avait fini par s’engourdir, mais n’était-ce pas lui tout entier qui s’endormait ? Il lui venait une immense indifférence, qu’il ne se connaissait pas. Au fond, le drame, ce n’était pas la mort ; c’était la vie.

Dans peu de temps, il abandonnerait sur place la blessure, la fièvre, la soif, le corps. Avec sa vie morte, il quitterait enfin la sueur, le sang et les larmes. Bizarrement, ces dernières minutes prenaient toute une vie. Des images lui revenaient, à la limite du rêve. Il entendait des clameurs, des pas précipités, le bruit de ferraille des cuirasses et des armes. Mais était-ce dehors dans le camp, ou dans ses souvenirs ? Cette nuit là -il était alors tout petit-, ils étaient entrés en trombe. Des types en armes, qui lui semblaient énormes. Il se rappelait que son frère Gallus dormait. Pauvre Gallus ! On le donnait pour mort. Les soldats avaient dit : « Et celui-là ? Qu’est-ce qu’on en fait ? » Une voix grasse avait répondu : « Laisse tomber. Il est foutu. Il crèvera bien tout seul. » Et ils étaient repartis. Et lui, l’avaient-ils seulement vu, près du lit de Gallus ? Ou alors, ils l’avaient épargné, parce qu’il était trop petit ? Il n’avait jamais su.

Une odeur de sang. Le sang de sa blessure. Le sang de Jules Constance, son père, couché sur les dalles du palais de Constantinople. Mort. Et son autre frère, et les deux Delmatius, le père et le fils, tous morts. Plus tard, Gallus mort. Il était resté tout seul. Maintenant, c’était son tour.

Il voyait des visages penchés sur lui : Oribase, le médecin, Maximos, Priscos, Saloustios, vieux amis déjà d’un autre monde. Il n’avait plus tellement envie de bavarder avec eux, comme autrefois, de l’âme, de l’immortalité, ni de quoi que ce soit. De toutes façons, il allait savoir. Et puis, il était trop fatigué. Des mains penchaient vers lui une coupe , et ce fut comme s’il buvait pour la première fois. Et il sentit qu’il allait s’endormir. »

Lucien Jerphagnon. Julien dit l’Apostat. Texto

 

(en hommage à l’ami Jean-Louis qui nous a quittés hier… et qui sait.)

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Le 17 février 449 un édit rendu aux noms de Théodose II (pour l’Orient) et de Valentinien III (pour l’Occident) était libellé comme suit :

« Nous décrétons que tous les livres que Porphyre, dans sa démence, et les auteurs de la même espèce ont publié contre le culte chrétien, quelque part qu’on les trouve, soient livrés aux flammes. Car il importe que des écrits aussi propres à provoquer la colère de Dieu et à offenser les âmes pieuses ne puissent absolument pas parvenir à la connaissance des fidèles. »

Les critiques antichrétiennes de Celse, de Porphyre, de Hiéroclès et de l’empereur Julien furent brûlées dans le cours du Ve siècle. Elles ne parvinrent à la connaissances des âges postérieurs que par les objecta solvuntur des docteurs chrétiens qui s’efforcèrent de les réfuter.

Mais pour quelques uns ainsi sauvés, combien furent perdus à tout jamais du fait de l’obscurantisme chrétien ?

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6 novembre 331 : naissance à Constantinople du futur empereur Julien qui tenta de restaurer le paganisme dans l’Empire.

« Les amis de l’empereur Julien sont toujours des gens bien; et ses calomniateurs des canailles » G. Matzneff, Boulevard Saint-Germain, 1998
« Julien est admirable. Il y a toujours des moments dans la vie où son exemple fait chanceler » Michel Déon, lettre du 24 novembre 2002
(citations reprises sur Erigeneia )

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C’est à Antioche, quelques mois avant sa mort tragique, que l’Empereur Julien (331-363) rédige un pamphlet Contre les Galiléens, qui dénonce avec vigueur la prétention à l’universalité de la petite secte chrétienne. Mais au-delà de la critique de cette nouvelle religion, c’est à une véritable apologie du paganisme qu’il se livre.

Il n’était alors pas trop tard pour empêcher le triomphe annoncé du christianisme, mais le règne de Julien fut beaucoup trop bref. S’il l’avait emporté, la face du monde en eût été changée et il ne serait pas resté dans l’Histoire comme l’Apostat…

Rétrospectivement, ce texte apparaît donc comme le chant du cygne de la religion grecque.

(parution le 29 septembre 2010)

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« Né en 331 d’une vieille famille d’adorateurs de Sol Invictus, Julien assista à l’âge de six ans, au massacre de son père, de son oncle, de ses cousins, égorgés sous ses yeux sur l’ordre du chrétien Constance II. Seul survivant avec son demi-frère Gallus de ce carnage dynastique, il fut élevé dans la religion chrétienne qu’il connut donc de l’intérieur avant de la combattre. Le surnom insultant d’ Apostat (« renégat »), donné par les Chrétiens ne se justifie que dans une vision déformée de l’Histoire (parle-t-on de Constantin l’Apostat ?); il est donc plus juste de l’appeler Julien le Philosophe ou même Julien le Grand, comme ses contemporains. Car Julien, « l’immense Julien » (Gabriel Matzneff), ne fit que rejeter la religion des assassins de ses parents, qu’un baptême fort opportun avait, aux yeux du clergé, lavés de leurs crimes. Après une enfance cloitrée et studieuse, passée en Cappadoce dans l’amitié des livres, mais dans la crainte constante d’être à son tour liquidé, Julien étudia la philosophie et la littérature grecques qui achevèrent de le convaincre de l’imposture chrétienne. Dès 351, Julien est redevenu ce qu’il était depuis toujours : un adorateur des anciens Dieux et tout particulièrement d’Hélios. (…)

Le 26 juin 363 mourait l’empereur Julien, « le plus grand homme qui peut-être ait jamais existé » (Voltaire), tué à l’ennemi… mais par un javelot romain ! Nul ne sait qui arma ce bras qui priva l’Antiquité de son dernier grand capitaine (…)

Pour un Païen, contemporain, l’immense Julien demeure un modèle de droiture, de pureté, ainsi que le héros clandestin de notre culture. »

Christopher Gérard : Parcours Païen.

JulienConstance, contraint de reprendre la lutte contre les Perses, élèvera son cousin Julien II à la dignité de César pour les Gaules le 6 novembre 355. Ce dernier, faiblement doté en moyens militaires, parviendra à repousser les Germains au-delà du Rhin et à pacifier les campagnes gauloises.

L’empereur byzantin sollicitera alors son aide pour repousser les Perses. L’armée gauloise refusera d’apporter son concours à Constance et acclamera Julien empereur à Lutèce en février 360. La mort subite de Constance mobilisé sur le front Est, le 3 novembre 361, épargnera à l’Empire une nouvelle guerre civile.

Seul maître de l’Empire, Julien II s’installera à Antioche au début de 363 et abjurera le christianisme. Essayant de créer un syncrétisme païen, il rétablira le paganisme et la tolérance des cultes pour s’opposer à l’expansion chrétienne. L’empereur sera assassiné le 26 juin 363, alors qu’il avait entamé une brillante campagne contre les Perses.

pilon

Quand j’étais ado, j’étais un rat de bibliothèque … j’ai eu l’occasion de dire ailleurs que pour un boulimique de la lecture le choix, alors, ne manquait pas et qu’on trouvait beaucoup d’auteurs en format de poche, à des prix qui n’étaient pas rédhibitoires comme ceux d’aujourd’hui … Cependant, mes goûts étaient particuliers pour un gamin de 13 ans et je ne trouvais guère mon bonheur, donc, qu’à la bibliothèque qui se trouvait à cette époque dans un bâtiment élevé en 1900 dans un cadre très XVIIIe : tout en haut d’un vaste escalier, une grande pièce, très haute de plafond avec des rayonnages en bois remplis de bouquins reliés et un balcon étroit courant tout le long, à mi hauteur, du plus grand mur, sur lequel seuls les habitués osaient se risquer. Et baignées d’une odeur particulière que je n’ai pas oubliée (faite de l’essence même de la poussière, du papier, de la colle des reliures,du bois, du cuir et de l’encaustique) des grandes tables de bois massif cernées de meubles à tiroirs faits sur mesure, pleins de fiches-livres dans lesquels je me perdais des heures et entre lesquels on circulait sur la pointe des pieds. Aujourd’hui, « la bibli » est devenue « médiathèque François Mitterrand », les nouveaux locaux sont de vastes bâtiments neufs et construits selon la mode de leur temps, c’est à dire qu’ils sont moches et l’intérieur ne vaut guère mieux : des rayonnages copiés de Cultura ou des espaces Leclerc, plus de fiches mais des catalogues sur ordinateurs et un ensemble de vitres et halls de circulation qui ménagent de jolis courants d’air ou des poches caniculaires selon la saison…


J’ai retrouvé quelques carnets où je recopiais des citations. Ça fait toujours un petit pincement au coeur parce que ça remue des vieux souvenirs et que ça aide à mesurer le temps qui passe. Ça remet en mémoire aussi des titres et des auteurs de bouquins dont on croyait avoir oublié qu’on les a lus. Pour voir, comme ça, je me suis fait une petite liste de ceux dont j’avais relevé des phrases ou des commentaires et les ai recherchés dans le catalogue… en vain pour la plupart et personne pour me dire ce qu’ils ont bien pu devenir … pilonnés sans doute, faute de place (à la fin du déménagement il y avait eu un scandale parce qu’on avait retrouvé des bouquins reliés d’époque dans les bennes à ordures …) et j’aimerais autant que ce soit bien pour cette raison parce que autrement, il faudrait en conclure qu’on les a fait disparaître pour cause d’infréquentabilité et d’incorrection politique … ce qui n’est pas non plus impossible …


Les « Discours » de Julien sont encore empruntables, « de l’inégalité des races humaines » de Gobineau et le « Déclin de la grande race » de Madison Grant, apparemment consultables sur place. Ce dernier doit peut être sa survivance à Vacher de Lapouge qui en a fait l’introduction et qui est un enfant du pays (fonds régional …) En revanche l’ « Histoire de la Collaboration » de Saint Paulien, « de l’or, de la boue, du sang » d’Edouard Drumont, « la mission de la jeune génération » de Günter Gründel, « le romantisme fasciste » de Paul Sérant, « les Camelots du Roi » de Maurice Pujo, « l’Action Française » d’Eugen Weber et « contre l’amour, la jeunesse, la plèbe » de Robert Poulet ont disparu corps et biens… merde, si j’avais su, j’aurais du les piquer …

J’ai l’impression que quand on parle du martyrologe païen,des exactions, assassinats, viols en tous genres et tout ce qui a pu en être la toile de fond, pratiqués par les chrétiens sur les païens, c’est à dire par des hommes sur d’autres hommes, on a en réponse, au mieux un léger haussement d’ épaules et des yeux levés vers le ciel mais aussi plus souvent, en réaction, un mouvement d’exaspération… ouais bon, et alors ? c’était pas si terrible, quelques débordements par ci par là, des petits mouvements d’humeur, et puis c’était pour leur bien de toute façon, même Torquemada était naturellement bon, qui soutenait qu’en faisant souffrir les hérétiques, il se sacrifiait pour leur octroyer le salut éternel en se damnant lui-même … parce que le christianisme c’est quand même une religion d’amouuuuuuuur et de salut… n’empêche, ouais n’empêche que c’est par millions, si ça se trouve, qu’on peut compter les martyrs païens parce que ça s’est échelonné sur des siècles et que le temps ne fait rien à l’affaire … du passé ? Oublier le passé ? Pardonner ? Parce qu’ils nous torturaient, nous brisaient, dans des gerbes de sang et de souffrances, nous envoyaient ad patres justement pour la plus grande gloire de leur « Pater » et de son rabbin de fils et pour notre ….. bien ? Bon d’abord « pardonner », c’est pas les cathos qui en parlent parce qu’ils estiment n’avoir rien fait de mal et que ça ne leur viendrait même pas à l’esprit mais le plus souvent ceux qui devraient précisément ne pas oublier et qui, les dieux savent par quelle sorte de masochisme plus ou moins conscient estiment que leurs ennemis méritent une plus grande latitude que leurs amis mêmes. Et puis, je trouve qu’il est toujours bien présent le passé, un petit tour sur le Net suffit, sites cathos débordant de mensonges, d’approximations et de raccourcis, gluant de bons sentiments, badigeonnés de la plus épouvantable mauvaise foi … que s’ils en avaient les moyens, ils nous referaient bien goûter aux joies de la Question, à la douceur de la corde du gibet, à la chaleur des flammes du bûcher … pour notre bien …
Qu’on ne s’y trompe pas, aucune victimite dans ma démarche, je me fiche comme de ma première liquette qu’on nous plaigne ou pas …ce n’est pas une attitude païenne que de vouloir attirer les sanglots de la foule … j’ai simplement la conscience d’accomplir un … ben oui il y a des fois où l’on est obligé d’employer des mots ou des concepts à la mode … devoir de mémoire…

+323 : l’empereur Constantin, premier souverain ouvertement favorable aux Chrétiens, ordonne la destruction du temple d’Aphrodite à Aphaca (Liban) et du temple de Mambré (Palestine), sensé « profaner le lieu où est apparu Abraham ».
+326 : destruction du temple d’Asclépios à Aigeai (Cilicie)
+330 : fermeture du temple de Belenos-Apollon à Bayeux.
+346 : première interdiction des cultes païens.
+353 (1er août) : défaite du dernier prince païen, Magnence, face à Constance II.
+353 (23 novembre) : interdiction des sacrifices nocturnes.
+354 (1er décembre) : interdiction sous peine de mort des sacrifices dans l’enceinte des temples.
+356 (19 décembre) : interdiction des rites utilisant les statues comme support.
+357 : dernier ex-voto au temple d’Apollon à Rome.
+359 : dernier sacrifice aux Dioscures à Rome.
+363 (26 juin) : mort de l’Empereur Julien, le dernier souverain païen d’ Occident.

+364 (août) dernier édit de tolérance envers les Païens de Valentinien.
+365 : règne éphémère de Procope, dernier Empereur païen d’Orient.
+367 : malgré les protestations du Papoe, restauration par le préfet de Rome, le païen Vettius Agorius Praetextatus du portique des XII Olympiens.
+370 (12 mars) : éxécution du philosophe et théurge Maxime d’Ephèse, ancien conseiller de Julien ainsi que du philosophe Simonidès.
+371 : début de la christianisation officielle de la Gaule par Martin : destruction de lieux sacrés, de temples, d’arbres, de fontaines …
+383 : influencé par Ambroise, l’Empereur Gratien abandonne le titre de Pontifex Maximus et supprime les dernières subventions versées à des prêtres païens.
+384 : majorité « chrétienne » au Sénat : conversions dictées par l’intérêt et la crainte.
+386 : intervention armée pour détruire les temples de Palmyre et d’Apamée. Les milices chrétiennes terrorisent l’Egypte, le Liban, la Syrie…
+389 : dernière ouverture (connue !) d’un mithraeum à Sidon.
+390 : plaidoyer païen du Préfet de Rome Symmaque et discours « Pro templis » du dernier grand rhéteur grec Libanios, ami fidèle de Julien.
+391 (24 février) : interdiction des cultes païens à Rome.
+391 (26 juin) : idem en Egypte. Destructions massives, notamment celle du Sérapeion d’Alexandrie malgré la résistance armée du philosophe Olympios; répression des révoltes, fuite des fidèles …
+392 : mort du dernier Préfet du Prétoire non chrétien Tatianos.
+392 (15 mai) : le roi franc Arbogast, un païen, prend le pouvoir à Rome avec l’aide des grandes familles fidèles aux Dieux, les Symmachi et les Flaviani.
+392 (8 novembre) : interdiction par Théodose de tous les cultes païens et suppression de la liberté de pensée. Le souverain chrétien ordonne la fermeture et la destruction de tous les temples.
+393 : interdiction des Jeux Olympiques.
+394 (5 septembre) : défaite de l’armée d’Arbogast qui arbore les étendards frappés au portrait d’Hercule. Fin de la dernière tentative de restauration païenne et épuration des grandes familles.
+398 : Porphyre (le « saint », pas le philosophe auteur du « Contre les Chrétiens »!) fait fermer les temples de Gaza.
+399 : ordre donné au Préfet de Damas de raser les temples ruraux. Vague de destructions de temples en Afrique avec la bénédiction d’Augustin. Répression des révoltes populaires.
+402 : destruction des derniers temples de Gaza et répression des révoltes consécutives.
+405 :saccage des temples de Phénicie par les moines.
+408 : confiscation des revenues des derniers temples.
+408 (14 novembre) : édit fermant la haute administration aux non-chrétiens. En Italie, le comte Générid s’oppose à son application.
+410 : dernier culte druidique attesté en Gaule armoricaine.
+410 (24 août) : siège de Rome par Alaric, dont les hommes sont « chrétiens ». Le Pape refuse les prières païennes pour protéger la ville. Après le sac, les Païens sont dénoncés par les Chrétiens aux bons Barbares…
+415 : assignation des prêtres païens à résidence, confiscation des biens des collèges en Afrique. Assassinat d’Hypathie, poétesse et philosophe païenne née en 370, par les moines manipulés par l’évêque Cyrille d’Alexandrie. Elle est tuée à coups de tessons, son corps est déchiqueté et ses morceaux exhibés dans les rues puis brûlés.
+416 (7 décembre) : les Païens sont exclus de l’armée, de l’administration et de la justice.
+423 : les Empereurs Honorius et Théodose II promettent protection aux païens «qui se tiendront tranquilles ».
+431 : Concile d’Ephèse qui décide d’y fixer le lieu d’enterrement de la mère du rabbin Ieschoua de Nazareth. Les temples de cette ville sainte vouée à Artémis sont détruits: place aux églises !
+435 : peine de mort renouvelée pour les Païens pratiquants. Nouvel édit ordonnant la destruction des temples encore intacts.
+438 (31 janvier) : confirmation de la loi prévoyant la peine de mort pour les Païens.
+451 (4 novembre) : peine de mort prévue pour les pratiquants étendue aux propriétaires du local où a lieu le culte.
+455 : pillage de Rome par Genséric.
+475 : dans la plaine du Landry, à l’emplacement d’un lieu de culte druidique, construction de la première abbaye de Catulliacum (rebaptisée Saint Denis)
+476 : fin de l’Empire romain d’Occident.
+ 482-488 : dernières révoltes païennes en Asie Mineure. Le poète païen et aventurier Pampréprios est décapité en 488.
+485 (27 avril) : mort du philosophe grec Proclos à Athènes, dernier grand philosophe non chrétien.
+486 : chasse aux temples clandestins d’Isis en Egypte. Assassinat du dernier des grands généraux païens, Marcellinus, vainqueur des Vandales en Sicile et en Sardaigne.
+496 (21 décembre) : Clovis, roi des Francs, choisit  de se faire « chrétien ». Conversion obligée de tous les autres Francs.
+515 : christianisation totale de la région de la Mer Morte. L’empereur Justinien rend le baptême obligatoire et renouvelle la peine de mort prévue pour les non chrétiens.
+529 : Justinien ferme l’école platonicienne d’Athènes. Fuite des philosophes en Perse et survie d’une école néo-platonicienne païenne à Harrân jusqu’au XIème siècle.
+537 : fermeture officielle du temple d’Isis à Philaë dans le sud de l’Egypte.
+542 : Jean d’Ephèse est nommé prévôt préposé aux Païens d’Asie Mineure. Il s’ensuit aussitôt une vague de persécutions anti-païennes sans précédent.
+550 : christianisation totale de la Galice et de la Sardaigne.
+555 : fin du culte de Baal à Balbeck au Liban.
+573 : bataille d’Armtered (région de Carlisle en Grande-Bretagne). Fin du dernier royaume païen de la région. Le druide Merlin s’enfuit en Ecosse.
+580 : l’empereur Tibère déclenche une nouvelle vague de persécution anti-païenne, surtout au Liban.. Des milliers de païens sont arrêtés, torturés puis crucifiés. Parmi eux le gouverneur d’Antioche, Anatolios, surpris en train de prier Zeus.
C’est la première Inquisition connue.
+582 : l’empereur Maurice relance les persécutions et les tortures.
+589 : concile de Narbonne qui condamne l’habitude de vouer le jeudi à Jupiter.
+625 : concile de reims qui condamne les Chrétiens qui participent aux festins des Païens.
+743 : concile de Lestines, qui condamne les « superstitions vivaces » : Sacra Louis et Mercuri.
+772 : Charlemagne commence la christianisation forcée des saxons. Destruction de l’arbre cosmique d’Irminsul dans le temple d’Eresbourg.

+782 : massacre de Werden : 4500 Saxons ayant refusé d’être baptisés son tués.
+789 : loi contre le culte des arbres, des pierres et des fontaines.
+794 : loi qui oblige de couper les arbres sacrés.
+800 : Charlemagne ordonne la destruction des « pierres païennes ».
+850 : christianisation des derniers villages païens du Péloponnèse dans le sud de la Grèce.
+867 : capitulaire de Louis le Débonnaire, « contre Diane, les sorcières et le retour de l’idolâtrie ».
+950 : fermeture du temple païen de Carrhae, le dernier en terre d’Islam.
+966 : christianisation forcée de la Pologne.
+978 : mort du dernier roi d’Irlande ayant encore eu des druides à sa cour : Domnal Hua Neill.
+989 : baptême du prince Vladimir en Russie.
+997 : christianisation de la Hongrie.
+1037 : dernières révoltes païennes en Pologne.
+1047 : défaite des derniers Normands païens au Val des Dunes devant le futur Guillaume le Conquérant.
+1050 : destruction de l’école platonicienne de Carrhae par les Turcs seldjoukides. Fin de la christianisation officielle de la Scandinavie.
+1230-1283 : christianisation (ou extermination) des tribus borusses dans les Pays Baltes, conquête de la Prusse et attaque de la Lithuanie païenne par les chevaliers Teutoniques.
+1386 : union de la Pologne et de la Lithuanie qui met ainsi fin au dernier paganisme d’Europe, celui des Lithuaniens.
+1452 : mort du philosophe bysantin Georges Gémiste Pléthon, considéré comme le premier des « néo-païens ».
+1453 : fin de l’empire romain d’Orient.
+1493 : début de la christianisation forcée des Indiens d’Amérique. Le concile de Trente relance une nouvelle vague de christianisation des campagnes qui durera plus d’un siècle.
+1850 : début des nouvelles vagues missionnaires (parfois armées) en Afrique et en Asie.
+1937 (14 mars) : Pie XXII : « Notre Dieu (…) n’admet ni ne peut admettre à côté de lui aucun autre dieu ». (Encyclique « Mit brennender Sorge »)
À vous de remplir les dernières années…
Source : revue « Message » du Groupe Druidique des Gaules .


Le bilan est terrible … On a pourtant, dans ce martyrologe, fait qu’effleurer l’Inquisition … pour en savoir plus , on lira ce texte avec profit: http://www.webnietzsche.fr/

« « L’inquisition est, comme on sait, une invention admirable et tout à fait chrétienne pour rendre le pape et les moines plus puissants et pour rendre tout un royaume hypocrite. On regarde d’ordinaire saint Dominique comme le premier à qui l’on doit cette sainte institution. Mais le premier grand Inquisiteur fut le Dieu de la Bible qui chassa Adam et Eve du jardin d’Eden pour les punir d’avoir désobéi. » (Voltaire)

L’hérésie est d’abord une notion juive. Saul de Tarse persécutait déjà les disciples de la secte baptiste ou essénienne, et c’est dans les épîtres de Paul qu’on a tiré le venin de l’inquisition, car il est resté le même après sa conversion. Voltaire se pose des questions sur St Paul mais ne va pas jusque là dans son Dictionnaire philosophique.

Le Tribunal de l’Inquisition, qui fut confié à l’ordre des dominicains, jugeait les dissidents libres penseurs ou les chercheurs soupçonnés de sorcellerie. Mais, dans certains pays, les inquisiteurs appelaient à la délation, et employaient toutes sortes de tortures pour faire avouer les plus récalcitrants. On appelait cela la question. Cela pouvait conduite au bûcher pour y être brûlé vif, ce qui constituait un spectacle extrêmement cruel sur la place publique, mais qui plaisait. Il y eu dans toute l’Europe des centaines de milliers de bûchers au cours de 14 siècles d’intolérance religieuse. Certains monarques s’en mêlèrent pour gagner de l’autorité et pour renflouer les caisses du Trésor royal, comme en Espagne où on compte 32 000 hérétiques brûlés vifs !!! Ce triste bilan est tellement effrayant qu’il est contreversé ou désavoué par l’Église de Rome. La sorcellerie est, au départ, une survivance des religions païennes dans lesquelles les fidèles croient pouvoir communiquer, par magie, avec les forces de la nature. Puis, au fil du temps, à mesure que triomphe le christianisme, le sorcier est présenté comme entretenant un commerce avec le diable, et il est, à ce titre, pourchassé par l’Église catholique désormais toute-puissante. Vers 1485 paraît le Malleus Maleficarum (le Marteau des maléfices) manuel de lutte contre les démons, qui devient rapidement le bréviaire de tous les inquisiteurs. Les femmes, sexe faible, sont plus souvent dénoncées comme sorcières, que les hommes comme sorciers. Machisme ? Les pauvres sorcières qui avaient quelque particularité anatomique (les rousses ou un grain de beauté mal placé) étaient persécutées car on voyait là la marque du Démon. Aujourd’hui tout est oublié, la contestation a fini par s’éteindre, suite aux autodafés. L’hérésie a causé des schismes et obligé l’Eglise à réunir des conciles…

Depuis 1998, les archives secrètes du Vatican sont ouvertes aux historiens pour la période antérieure à 1945. L’Église Catholique Romaine s’est alors sentie obligée de faire repentance le 15 mars 2000 pour les lourdes fautes commises dans le passé. Reconnaissant officiellement et publiquement au nom de l’Eglise les erreurs et les crimes passés – des croisades prêchées par ses représentants de l’époque à tous les crimes de l’Inquisition, notamment les bûchers vivants allumés pour délit d’opinion -, le pape Jean-paul II a présidé une grand-messe spéciale de repentance avec rituel spécial. Bel aveu du déclin de l’Eglise – cela annule toute prétention à l’infaillibilité. »

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