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Le 13 avril 1943, la radio allemande annonce la découverte, la veille, dans la forêt de Katyn, à 20 km de Smolensk, de plusieurs milliers de corps d’officiers polonais, assassinés d’une balle dans la nuque, sur ordre de Staline. En réalité, avec l’aval de la Croix Rouge, c’est toute l’élite militaire polonaise (environ 15 000 officiers) qui a été décimée à Katyn et dans les environs par l’ armée Rouge.

Au procès de Nuremberg en 1946, les Soviétiques obtiendront que ce crime contre l’humanité soit attribué aux Allemands. En 1990, Mikhaïl Gorbatchev, alors président de l’URSS, avait admis la culpabilité des soviétiques mais il a fallu attendre le 26 novembre 2010, pour que la Douma (le parlement de Russie) reconnaisse officiellement que le massacre de prisonniers de guerre polonais à Katyn (Biélorussie), perpétré entre avril et mai 1940, avait été ordonné par Staline lui-même et que l’Union soviétique était seule coupable de ce crime de guerre.

Dans le numéro du 9 juillet 1943 de Je Suis Partout, Robert Brasillach écrit :

« J’ai vu Katyn. Cette perception directe, que rien ne peut remplacer, je l’ai eue. J’ai contemplé le paysage, respiré l’odeur abominable, j’ai marché à travers les sentiers du petit bois riant qui recouvre tant de cadavres, j’ai regardé, dans le vent du matin, les grandes fosses de terre ocrée, les arbres sauvages, les buissons. Je n’ai rien à dire que je n’aie vu (…).

Après tant de mois, cette odeur ? Mais oui, il faut croire que la terre de Katyn a des propriétés conservatrices particulières. Quand les hommes affairés à cette besogne remuent les malheureux cadavres polonais, quand ils en souvent un au bot de leur crochet, ils nous envoient en même temps à la figure cette odeur, comme si elle était une pelletée de terre. Et nous voyons alors se dresser debout, comme un décharné de Ligier Richier, un fantôme aux dents découvertes, sec et muet, qui nous apporte sa bouffée de pourriture.

Ils sont là, rangés tête-bêche, bien reconnaissables dans leur bel uniforme souillé et terni, avec les bottes, le grand manteau. J’ai passé plusieurs mois en captivité avec des officiers polonais, je puis reconnaître leurs frères. Ils sont la face contre terre, on nous désigne la trace du coup de revolver dans la nuque. Leurs photographies nous les ont montrés, mais rien ne peut donner l’idée de cet entassement régulier, couche par couche, aussi méthodique qu’un entassement de conserves. Dans cet amalgame tout semble se tenir comme si une matière gélatineuse unissait les corps. Il faut les détacher les uns des autres, au bout de fourches ou de tridents, et l’on entend alors une sorte de déchirement de papier gras (…). »

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Depuis la fin du XIXe siècle, on a coutume de considérer que c’est la gauche qui est de tous les « bons » combats, opposée à une droite qui s’obstinerait à servir les causes les plus éhontées. C’est sans doute pourquoi, même si je me l’explique pas vraiment, le Parti Communiste, quoi que ne représentant plus en France qu’à peine 3% des votants, a su conserver son aura de respectabilité et de « mouvement comme les autres », alors qu’il n’est, semble-t-il par essence, ni plus ni moins qu’ une entreprise criminelle !

« Les archives et les témoignages abondants montrent que la terreur a été dès l’origine l’une des dimensions fondamentales du communisme moderne. Abandonnons l’idée que telle fusillade d’otages, tel massacre d’ouvriers révoltés, telle hécatombe de paysans morts de faim, n’ont été que des « accidents » conjoncturels, propres à tel pays ou à telle époque. Notre démarche (…) considère la dimension criminelle comme l’une des dimensions propres à l’ensemble du système communiste, durant toute sa période d’existence..

De quoi allons nous parler, de quels crimes ? Le communisme en a commis d’innombrables : crimes contre l’esprit d’abord, mais aussi crimes contre la culture universelle et contre les cultures nationales. Staline a fait démolir des centaines d’églises à Moscou; Ceaucescu a détruit le cœur historique de Bucarest pour y édifier des bâtiments et y tracer des perspectives mégalomaniaques; Pol Pot a fait démonter pierre par pierre la cathédrale de Phnom Penh et abandonné à la jungle les temples d’Angkor; pendant la Révolution culturelle maoïste, des trésors inestimables ont été brisés ou brûlés par les Gardes rouges. Pourtant, si graves que puissent être à long terme ces destructions pour les nations concernées et pour l’humanité tout entière, de quel poids pèsent-elles face à l’assassinat massif des gens, des hommes, des femmes, des enfants ?

Nous n’avons donc retenu que les crimes contre les personnes qui constituent l’essence du phénomène de terreur. Ceux-ci répondent à une nomenclature commune, même si telle pratique est plus accentuée dans tel régime : l’exécution par des moyens divers -fusillade, pendaison, noyade, bastonnade; et dans certains cas, gaz de combat, poison ou accident automobile-, la destruction par la faim -famines provoquées et/ou non secourues-, la déportation -la mort pouvant intervenir au cours du transport (marches à pied ou wagons à bestiaux) ou sur les lieux de résidence et/ou de travaux forcés (épuisement, maladie, faim, froid). Le cas des périodes dites de « guerre civile » est plus complexe : il n’est pas aisé de distinguer ce qui relève du combat entre pouvoir et rebelles, et ce qui est massacre de populations civiles.

Nous pouvons néanmoins établir un premier bilan chiffré qui n’est encore qu’une approximation minimale et nécessiterait de longues précisions mais qui, selon des estimations personnelles, donne un ordre de grandeur et permet de toucher du doigt la gravité du sujet :

URSS, 20 millions de morts,

Chine, 65 millions de morts,

Vietnam, 1 million de morts,

Corée du Nord, 2 millions de morts,

Cambodge, 2 millions de morts,

Europe de l’Est, 1 million de morts,

Amérique latine, 150 000 morts,

Afrique, 1,7 million de morts,

Afghanistan, 1,5 million de morts,

mouvement communiste international et partis communistes non au pouvoir, une dizaine de milliers de morts.

Le total approche la barre des cent millions de morts. »

Stéphane Courtois, Le livre noir du communisme. Robert Laffont.

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