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L’écrivain américain Tony Hillerman, qui vient de mourir à Albuquerque (Nouveau-Mexique, sud-ouest) à l’âge de 83 ans, était l’auteur de polars ethnologiques à succès, mettant en scène avec justesse des indiens navajos à qui il avait restitué des pans entiers de mémoire.

Né le 27 mai 1925 à Sacred Heart (Oklahoma), d’ascendance allemande et anglaise, Tony Hillerman avait passé l’essentiel de sa vie à Albuquerque où il avait notamment enseigné le journalisme de 1966 à 1987.


Ses parents sont cultivateurs. Il va à l’école avec des petits Indiens pottawatomies ou séminoles. « Les tribus de ces gens avaient été disloquées, ils n’avaient aucun souvenir de leur culture indienne », déplorera Hillerman.

Jeune, il est blessé en Alsace durant la Seconde Guerre mondiale et sera décoré. De retour dans son pays, il devient journaliste, entre à l’agence United press, travaille à Santa Fe (Nouveau-Mexique). Il découvre Graham Greene, Raymond Chandler ou les enquêtes du commissaire Maigret de Georges Simenon et commence à écrire ses polars qu’on qualifiera par la suite d' »ethnologiques ». D’emblée, ses histoires se situent dans une réserve navajo.

Tony Hillerman met en scène un vieux lieutenant de la police tribale navajo, Joe Leaphorn, dans « La voie de l’ennemi » (1970, paru chez Rivages comme toute son oeuvre en français), « Là ou dansent les morts » (1973) et « Femme qui écoute » (1978).

Entre ensuite en scène l’enquêteur Jim Chee, lui aussi navajo, dans « Le peuple des ténèbres », « Le vent sombre » (1982, porté au cinéma comme d’autres de ses titres) et « La voie du fantôme » (1984, qui se passe, lui, dans les bas-fonds de Los Angeles). Les deux protagonistes sont réunis pour la première fois dans « Porteurs de peau » (1986).

Leaphorn est taciturne, obsédé par la mort de son épouse, adaptant les techniques ancestrales de son peuple à son travail. Il passe sans problèmes des jours et des nuits derrière un rocher pour mieux filer un suspect. Le vent, la pluie sont ses amis. Chee est jeune, romantique, plus fragile, tiraillé entre son monde et celui des blancs mais lui aussi veut continuer de vivre selon la manière navajo.

Tony Hillerman, lauréat de plusieurs prix littéraires et dont les livres ont longtemps figuré sur la liste des best-sellers du New York Times, a aussi écrit dans les années 1990 d’autres polars où le vol de l’aigle ou la forme d’un nuage comptent autant que les ordinateurs: « Coyote attend », « Les clowns sacrés », « Le premier aigle » ou « Le vent qui gémit ». On lui doit aussi une autobiographie: « Rares furent les déceptions » (2001).

Ses livres, largement traduits, sont étudiés dans les écoles navajos. La critique a souligné la justesse des détails avec laquelle Hillerman dépeint ses histoires et ses personnages. A tel point que beaucoup de lecteurs ont longtemps cru qu’il était lui-même navajo.

Des Indiens lui ont dit: « comme les histoires que nos grand-mères nous racontaient, les vôtres nous rendent le bonheur d’être navajos ». Pourtant, ce géant calme, qui visait en priorité à « décrire des personnages qui soient réels pour le lecteur », n’hésitait pas à ternir le romantisme souvent associé à ces peuples: « qu’ils soient Navajos n’y change rien: les policiers de la réserve se comportent comme n’importe quel flic », disait-il.

Source : L’Internaute Actualité

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Je viens de terminer « le Grand Suicide » de Robert Dun que Saint Loup l’avait poussé à écrire et qui m’ a passionné de bout en bout … m’étonne pas que l’auteur ait été pourfendu par des cloportes du genre de Paul Ariès, car il est lui aussi un grand éveilleur … et, sous les lignes, il répond à pas mal de questions qu’on peut se poser encore aujourd’hui. Par exemple, lors de la venue du pape, on m’a dit sur un forum que je regretterai peut être le christianisme quand triomphera l’islam … alors, pourquoi ne pas accepter de faire un bout de chemin avec les chrétiens ?

« Un vieux proverbe allemand prévient « quand on mange de la main de Rome on en crève. Attention: nous ne menons pas le même combat identitaire que les chrétiens. Leur identité, c’est le christianisme, peu importe que le chrétien soit blanc, jaune ou noir, peu importe qu’il soit sain ou taré. Une domination de l’Islam, si elle aboutissait, ne serait pas pire pour nous que le Christianisme. Elle rouvrirait même la porte à la renaissance des vertus plus viriles. Nietzsche ne s’est pas trompé en écrivant: « le Christianisme est une religion sémitique d’esclaves. L’Islam est une religion sémitique de maîtres ». Notre présence aux côtés des chrétiens pseudo-identitaristes ne profiterait qu’ à ces derniers. Lorsque des gens libres s’allient à des fanatiques infaillibles, chrétiens ou communistes, ils sont toujours les dindons de la farce ».

… et ailleurs, il met en garde contre les dangers d’un conflit ouvert : « Prenez garde, ouvriers européens : les mêmes qui vous ont submergés de dizaines de millions de musulmans pour écraser vos revendications peuvent vous exciter demain à vous battre contre ces mêmes musulmans devenus combattants. On vous dira qu’on s’est trompé (qui est “on” ?), que ces hommes n’ont pas su profiter de l’évolution qu’on leur proposait. Ne tombez pas dans le piège.

J’ai dénoncé plus clairement que quiconque les bases pathologiques des religions du désert, marxisme inclus. Je suis bien loin de me laisser gagner par les mirages infantiles de l’islam. Mais si la crapulocratie s’en prend à l’islam, ce n’est pas à cause de ses dogmes infantiles, ni à cause des tchadors d’écolières manipulées. C’est parce que l’islam reste la seule force anticapitaliste, la seule capable de faire échouer le chancre mondial de la société de consommation.

La guerre civile mondiale, à la fois raciale, culturelle et sociale ne sera pas évitée. Mais les hommes libres n’y ont aucune place. Ne vous laissez pas entraîner dans le tourbillon de folie et ne vous battez qu’en cas d’absolue nécessité, si vous êtes personnellement attaqués. »

J’ai découvert les « patries charnelles » quand j’avais une douzaine d’années en lisant « les Lions d’Aquitaine » de Michel Peyramaure. Un simple roman d’aventures qui met en scène Waïffre, le futur duc d’Aquitaine. Il a quinze ans quand Charles Martel pénètre à Bordeaux, après sa victoire de Poitiers, et considère avec inquiétude les hordes franques qui envahissent son pays. Pour lui, héritier d’une tradition du sud, ces guerriers brutaux, assoiffés de meurtres et de rapines, ne sont que des Barbares. Il sent confusément que ces Francs, tout autant que les Arabes, sont d’implacables ennemis et d’ailleurs, très vite, entre Waïffre et Pépin le Bref la guerre commence: elle durera trente ans … C’est aussi une épopée où le nord impose sa loi au sud malgré des combats désespérés, où la Saintonge, l’Auvergne et la Gascogne, Limoges, Clermont et Toulouse, où l’Aquitaine entière passe, dans des flambées de violence, de l’indépendance à la soumission.

C’est peut être ce livre qui a décidé de mon avenir, de mes croyances, de mes idéaux, de mes amours et de mes espoirs car beaucoup de choses en ont découlé. Je n’ai pas attendu la dernière page pour me passionner pour l’histoire de l’Aquitaine et j’ai beaucoup ragé de ce que Poitiers n’en soit que l’extrême pointe, à la limite des provinces du Nord et qu’elle ne soit pas avec plus d’évidence ce que je voulais qu’elle soit : la capitale d’une Aquitaine indépendante et souveraine c’est à dire ce qu’elle fut quand même effectivement à quelques reprises…

Pour être en contact plus intime avec ce « pays » auquel j’avais la grande conscience d’appartenir, je me suis aussi passionné pour les « traditions populaires », arrachant à mes parents un abonnement à la revue d’une société d’études folkloriques, et brandissant le micro d’un magnétophone devant le nez de mes grands parents auxquels je demandais de chanter les ritournelles de leur jeunesse… car je savais, d’après ce que j’en avais lu, que c’était là que se cachaient les antiques traditions…

Ma famille était d’origine paysanne… j’avais donc de qui tenir, et, comme mon père, j’adorais lire des bouquins du terroir, romans ou documents … mon terroir, le Poitou (René Bazin, Ernest Pérochon) mais aussi les autres : la Provence (Marie Mauron, Giono déjà qui m’éveillait aussi au paganisme), la Bretagne (Hélias, le Barzaz Breizh), la Normandie (ce cher La Varende), je m’intéressais en outre aux guerres de Vendée parce que j’y voyais, à travers de belles leçons de courage et d’héroïsme, une volonté des provinces de l’Ouest de s’affermir et de s’affirmer… je profitais de ce que mon père, représentant de commerce, visitait aussi la Vendée pour lui demander parfois de m’emmener quand il devait passer par un des hauts lieux cités par les bouquins que j’avalais, rien que pour une ou deux photos et le salut à l’esprit du lieu, ça suffisait à mon bonheur…

Je ne mettais pas encore de mots dessus et il a fallu attendre le grand éveilleur, Saint Loup avec ses romans du Cycle des Patries charnelles : Nouveaux Cathares pour Montségur ou Plus de pardons pour les Bretons…Patries charnelles, c’était bien évidemment la révélation, ou plutôt la confirmation exemplaire de ce que je croyais confusément, de ce à quoi je croyais confusément …l’appellation à elle seule m’a ravi quand je l’ai découverte … et tout ça m’a précipité dans les belles pages d’Otto Rhan, la Cour de Lucifer d’abord, et les livres sur l’identité occitane et sur les cathares, dont l’austérité mortifère ne me séduisit guère : sudistes pour sudistes, je préférais encore les « vrais » , ceux de la Guerre de Sécession, les gentlemen en gris, avec leur élégance et leur style (encore une cause perdue)… La Bretagne m’attendait au virage, avec surtout « la Prison Maritime », un magnifique roman initiatique de Michel Mohrt et, en plus historique,  l’ « Histoire du Nationalisme Breton/ Breiz Atao » d’Olier Mordrel avant que je ne me laisse séduire par l’Irlande, son Armée Républicaine et ses héros de Pâques 1916…

C’est sans doute cette notion de territoire, qui se dégageait irrésistiblement de mes centres d’intérêt, qui me ferait me passionner pour la féodalité et j’en fus à cette paradoxale situation de préférer la matière historique (« des institutions et des faits sociaux ») aux matières juridiques quand je m’efforçais de décrocher un diplôme en droit…Il faut dire aussi que les dés étaient un peu pipés puisque le seul enseignant que j’appréciais était précisément l’assistant en Histoire du Droit qui partageait mon goût littéraire, romantico-romanesque pour Jean de la Varende (toujours le style et l’élégance…).

Cette matière historique m’a fait adorer la longue série des « Rois Maudits » (celle avec le fabuleux Jean Piat !…) et quand j’ai lu l’étonnant et jubilatoire « Caporal Epinglé » de Jacques Perret , je me suis immergé avec délice dans les longues intrusions dans l’intrigue, des cohortes de héros de l’Histoire de France dépeints sous la plume élégante et stylée (et oui, encore …) de l’auteur.

Je parlais tout à l’heure de la notion de territoire: très vite j’ai ressenti le besoin d’en savoir plus sur les lois naturelles qui régissent notre comportement individuel et collectif et j’ai plongé dans l’éthologie: Konrad Lorenz, Robert Ardrey, Eibl-Eibesfeldt ont été mes précepteurs dans le même temps que je retrouvais le paganisme et les ancêtres qui ont peuplé ce territoire: les Celtes, les Gaulois…il n’y a rien d’anodin: jusqu’à « la Guerre des Boutons » du celte Louis Pergaud qui a contribué à me faire devenir ce que je suis ! et même, beaucoup plus récemment, Guillaume Faye et sa théorie séduisante d’une partie de la population revenue à une économie rurale, artisanale et pastorale de type médiéval répartie en communautés néo-traditionnelles…

Qu’on ne s’y trompe pas, on est toujours dans les « Patries Charnelles » même si je me suis aventuré dans des chemins de traverse : c’est ma manière habituelle d’avancer. Car pour chaque auteur, pour chaque sujet cité, il faut bien savoir que tout est prétexte à l’ouverture de nouveaux horizons , à de nombreuses lectures en amont comme en aval, à une dévorante curiosité pour les branches comme pour les racines, et c’est une véritable arborescence de savoir, de références qui s’élabore au fil des ans … Nouvel Arbre du Monde, nouvel Yggdrasil … Pour un auteur cité, il faudrait en voir dix, vingt, cent (et je m’aperçois que j’ai passé sous silence Nietzsche, Céline, Déon, Augiéras, Matzneff, et tant d’autres, Homère, Rabelais, Stendhal ou Dumas…)

Parents, si vous ne voulez pas que vos enfants tournent mal, surveillez leurs lectures …

Lucien Rebatet: « les Deux Etendards ». Gallimard

Dans son « Histoire de la Littérature Française », Kléber Haedens estime que « les Deux Etendards » de Lucien Rebatet, est beaucoup trop long, « alourdi par des discussions théologiques entre deux jeunes provinciaux un peu niais ». personnellement je trouve Haedens un peu dur, car les deux personnages ne sont pas si niais que ça et s’entretiennent de sujets dont, à l’époque de la lecture, je me délectais, avide de me repaître de tout ce qui pouvait conforter mon anti-christianisme. Car à mon sens, les Deux Etendards sont conçus comme une violente et terrifiante entreprise de démolition du christianisme … si tant est qu’on puisse résumer ce bouquin de 1300 pages, écrit en prison, voilà ce qu’on peut lire en 4ème de couverture :

« Michel est un garçon de vingt ans, ancien élève des Pères, ardent, intelligent et pauvre qui débarque à Paris dans les années vingt pour y terminer ses études. Il découvre Paris : musique, peinture, théâtre, littérature, et le plaisir. Il y a de quoi l’enivrer quand intervient un événement qui le fait changer de direction. Son ami Régis, demeuré à Lyon, lui apprend qu’il veut devenir prêtre, et même jésuite, et en même temps qu’il aime une jeune fille nommée Anne-Marie. Quand Régis entrera au Séminaire, Anne-Marie commencera son noviciat dans un ordre féminin. L’évocation de l’amour mystique et pur, mais brûlant qui les unit bouleverse si bien Michel qu’il tombe à son tour amoureux d’Anne-Marie sitôt qu’il la rencontre. Le seul moyen de rejoindre Anne-Marie lui paraît être de rejoindre à la fois Régis et Anne-Marie dans leur aventure spirituelle. Michel essaie donc de se convertir mais vainement. Il n’ose pourtant avouer la vérité et son amour à Anne-Marie que le jour où Anne-Marie et Régis se séparent. La soumission de Régis à un ordre purement extérieur paraît à Anne-Marie une trahison. Elle se rejette vers Michel, et se laisse finalement enlever par lui. Mais Michel est un être à qui la terre suffit, Anne-Marie une de ces créatures qui sont perdues lorsqu’elles ont perdu leur Dieu . Après un étonnant voyage en Italie et en Turquie , où des lettres de Régis disputent Anne-Marie pourtant amoureuse à l’amour de Michel, tout semble sur le point de s’arranger. Les familles sont prêtes à marier les jeunes gens. Mais Anne-Marie refuse et rompt avec Michel. Elle ne retrouvera pas la foi, cependant elle en garde la nostalgie, et la marque profonde. Elle dit elle-même que le christianisme est une « drogue », mais qu’elle en a pris « une trop forte dose » et « qu’elle ne s’en remettra jamais ». Régis et son Dieu triomphent, mais sur les ruines de tout bonheur humain ».

dans ces conditions, non, je ne crois pas que les discussions théologiques soient superflues, mais au contraire servent à rendre compréhensibles les démarches des différents personnages, qui ont pour habitude de siffloter les premières mesures du Sigfried de Wagner pour se reconnaître (la musique est aussi l’un des thèmes importants du livre) et pour ainsi dire éclairent leurs respectives visions du monde tout en les préservant, justement, de cette niaiserie dont Kléber Haedens les accuse… Je n’ai, en revanche, rien à objecter à la suite de la critique :

« ce livre raconte avec une fougue splendide l’aventure d’un esprit, la création d’un être qui se heurte à toutes les tentations de la pensée et de la vie. La peinture de la vie lyonnaise, la satire terriblement efficace des milieux catholiques et bourgeois, certaine poursuite d’une jeune fille sur les pavés nocturnes couronnés par des scènes d’un érotisme prodigieux, les allées et venues frénétiques de l’auteur, ses emportements, ses éclats de rire furieux, tout cela s’installe dans la mémoire et y subsiste avec une extraordinaire netteté ».

Personnellement, je classe ce livre fabuleux parmi les chef-d’oeuvres de la littérature du XXè siècle.

« L’issue de la crise du monde moderne passe par une reprise du cours naturel des choses, une fusion entre l’esprit de Sparte- où les qualités viriles chapeautent la hiérarchie des valeurs -et l’esprit sudiste – ceux qui « s’efforcent de vivre selon « la nature des choses » qu’ils ne prétendent corriger qu’en y ajoutant de la politesse et de la générosité. » (…)

Bardèche propose cette définition: « Je désigne donc sous le nom de sudistes tous ceux qui, à quelque moment, ont ressenti une contradiction profonde entre le mode de vie et de détermination qu’une idéologie prétendait leur imposer et leur tempérament, leur instinct, leur attachement à une certaine manière d’être qu’ils estimaient conforme à la nature des choses » (…)

La morale sudiste est une morale de l’épanouissement sous l’égide de l’abbaye de Thélème avec le sel de l’humour, l ‘humour sur soi comme il se révèle dans la littérature du bonheur des Blondin, Nimier, Aymé ou Anouilh. Un bonheur inscrit dans un lieu et une chair non dans l’universel (…)

Le spartiate et le sudiste ont une définition biologique de l’homme, reconnaissent une loi naturelle dont le respect est le principe du bonheur. (…)

La fusion de Sparte et du sudisme au sein de l’homme et de sa cité n’implique pas l’absence de conflit :si le spartiate défend, le sudiste lui, gère ,le spartiate est sûr de lui, le sudiste « ne l’est pas et ne peut pas l’être » (…)

En résumé Bardéche propose une issue à la crise de l’Europe axée sur une rupture avec l’ère des masses et la mise en place de centres de combat et de rénovation spirituelle puisant aux sources les plus profondes de notre être aussi bien historique qu’anthropologique. (…) »

Nestor Santalune, à propos de « Sparte et les Sudistes » de Maurice Bardèche

24 août 1899: naissance à Buenos Aires de l’écrivain argentin Jorge Luis Borges.

On peut considérer Borges comme l’un des fondateurs de l’école latino-américaine du réalisme magique. A son image, son travail est d’une grande érudition, et à l’occasion délibérément trompeur puisqu’il traite aussi bien de la nature de l’infini , de miroirs, de labyrinthes et de dérive , de la réalité, de l’identité ou encore de l’ubiquité des choses. Souffrant d’une maladie héréditaire, il devient aveugle assez jeune mais de façon progressive, ce qui eut une forte influence sur ses écrits. Par l’un de ses personnages, lui même plus jeune,dans une de ses nouvelles, il se fait prédire: « Tu deviendras aveugle. Mais ne crains rien, c’est comme la longue fin d’un très beau soir d’été »

Il est l’auteur de nombreuses nouvelles, poèmes, critiques littéraires, essais, et il se livre à une réhabilitation du roman policier, qu’il considère comme plus digne héritier de la littérature classique que le nouveau roman. Lui seul, dit-il, se situe dans la continuité de la littérature avec un plan, une introduction, une intrigue et une fin. Il est aussi l’auteur de textes qui décrivent des réalités fantastiques proches des thèmes et des interrogations de la science-fiction.

Il se fait connaître en France par la revue Planète de Jacques Bergier et Louis Pauwels, porte-parole du mouvement du réalisme fantastique.

Je me demandais, comme ça, s’il y avait des écrivains -romanciers ou philosophes- catholiques « militants » qui trouvaient grâce à mes yeux et trois noms me sont venus :

Gustave Thibon, le philosophe-paysan  avec son éternelle cigarette entre les lèvres, celui là même qui a dit : « « Economiser, au sens vrai et sain du mot, cela signifie surtout : réserver pour mieux donner. ».

Jean de la Varende, dont les personnages historico-romantiques ont pour une part été les guides de mes pas adolescents. J’ai même été membre plusieurs années des « Amis de La Varende » (lire absolument « Man d’Arc », « Les Manants du Roi » et « Nez de Cuir »).

Michel de Saint Pierre qui m’a appris qu' »en tout il y a la manière » et que le mot « aristocrate » venait du grec « aristos »: « excellent ». A lire « Les Aristocrates », « Les Nouveaux Aristocrates », « La Mer à Boire ».

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Gustave Thibon (2 septembre 1903 à Saint-Marcel-d’Ardèche, France – 19 janvier 2001) est un philosophe français. En tant que philosophe-paysan, il a passé une grande partie de sa vie à Saint-Marcel-d’Ardèche.

Très tôt féru de littérature malgré sa sortie de l’école à l’âge de treize ans, il fut marqué par les horreurs de la Première Guerre mondiale, d’où lui vint son rejet du patriotisme revanchard et de la démocratie. Sa jeunesse aventurière le mène à Londres, puis en Italie. Il effectue son service militaire en Afrique du Nord, mais revint définitivement dans son village à 23 ans.

« Philosophe-paysan », catholique, monarchiste et autodidacte, il fut l’ami de la philosophe d’origine juive Simone Weil, qu’il recueille dans sa ferme pendant la Seconde Guerre mondiale et dont il publie en 1947 La Pesanteur et la grâce.

Il a reçu en 2000 le Grand prix de philosophie de l’Académie française.

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Jean Balthazar Marie Mallard de La Varende Agis de Saint-Denis, baron Agis de Saint-Denis, « vicomte » de La Varende, connu sous le nom de Jean de La Varende, né le 24 mai 1887 au château de Bonneville à Chamblac (Eure), mort le 8 juin 1959 à Paris, est un écrivain français.

Parmi les centaines de nouvelles que compte son œuvre, le terroir normand (notamment le pays d’Ouche) constitue le cadre principal. S’y ajoutent des contes et des romans dont les éditions numérotées sont aujourd’hui recherchées.

Mais l’attrait de la mer, sa passion pour la navigation, mais aussi la Bretagne et l’Espagne, la mise en scène de curés de campagne, de paysans mais également de hobereaux normands, milieu auquel il appartient et la nostalgie de l’Ancien Régime forment la trame essentielle de son œuvre. Son écriture à la fois sentimentale et romantique est très attachée au sol, au sens de la terre labourée, aimée, transmise intacte. Elle cherche à décrire la pureté tout en sachant exprimer l’homme dans ses travers et ses erreurs. Les récits ont souvent pour fond une sorte de transmission idéale des traditions rurales du passé, tant dans les chaumières que dans les châteaux, qu’il décrit dans quelques beaux livres.

Ce traditionaliste catholique à la foi tourmentée était en outre monarchiste, proche du journal l’Action française. Cette position politique est probablement la cause d’une sorte de « mise sous scellés » de ses écrits, aujourd’hui méconnus, à l’instar d’autres Henry Bordeaux, Paul Bourget ou Michel de Saint-Pierre, aussi prolixes et lus de leur vivant.

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Michel de Saint-Pierre, de son vrai nom Michel de Grosourdy, marquis de Saint-Pierre (né le 12 février 1916 à Blois, mort le 19 juin 1987 à Saint-Pierre-du-Val, dans l’Eure) était un écrivain et journaliste français.

Faisant ses études à Paris, il passe, après son baccalauréat de philosophie, une licence de lettres classiques mais manifeste peu d’interêt pour ses études. A l’âge de dix-huit ans, il décide de partir pour Saint-Nazaire où il va travailler en usine comme ouvrier métallurgiste. Il s’engage ensuite quatre ans dans la marine, comme matelot de pont et combat pendant la seconde guerre mondiale dans les forces navales, puis devient résistant. Il sera décoré de la Croix de guerre, de la médaille de la résistance avec rosette, de la Croix du combattant volontaire et de la Médaille militaire. Il sera également Chevalier d’honneur et de dévotion de l’Ordre souverain de Malte.

Royaliste et catholique, défenseur de la messe traditionnelle, il se lance avec vigueur dans les grands débats qui agitent une société française en pleine transformation. En 1964, en pleine crise conciliaire, son roman Les Nouveaux prêtres, met ainsi en scène, avec une grande profondeur d’analyse, la détresse intérieure de beaucoup de catholiques devant la vague des réformes liturgiques et pastorales de Vatican II1. Un autre de ses romans à succès, Les Aristocrates, peint avec finesse la vie d’une certaine noblesse française, tiraillée entre tradition et modernité, sens du devoir et aspiration à la liberté.

Romancier très prolifique, Michel de Saint-Pierre fut aussi un ami fidèle d’Henry de Montherlant et Jean de La Varende avec lesquels il a échangé une riche correspondance. Ses œuvres, écrites dans un style vigoureux, empreint d’une vaste culture et de douce ironie, touchent aussi par la foi de leurs personnages, aux prises avec un monde qui semble perdre le sens de ses racines et de Dieu.

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en fait, je les aime parce qu’ils sont païens sans le savoir … qu’ils sont des hommes libres et parce qu’ils écrivent 100, 1000 fois mieux que tous les plumitifs d’aujourd’hui …

Je parlais l’autre jour du Salon du Livre et de Léo Malet… j’y ai aussi rencontré Gabriel Matzneff, pétillant de séduction, entouré d’une petite cour de minaudantes minettes boutonneuses, adolescentes bourgeoises aux joues rouges et aux pieds plats… on avait échangé quelques phrases : avait eu l’air intéressé par ma librairie et m’avait promis de passer me voir s’il passait par Poitiers …

J’ai appris tout récemment, après la publication du dixième volume de son journal, qu’il allait cesser de publier de son vivant ses fameux « Carnets Noirs », « vu les conditions atmosphériques ». Merde, les cagots ont donc eu sa peau (j’ai cru comprendre que ces connards de Field et Polac , maîtres es terrorisme intellectuel, y étaient pour quelque chose …) … bien dommage … et ça donne une autre dimension aux citations que j’avais relevées :

« Ils croient que je suis comme eux parce que, comme eux, j’ai une tête, un corps, deux bras, deux jambes. Mais la ressemblance s’arrête là, pauvres pommes ! »

« Donnez la moindre parcelle d’autorité à un médiocre, il se transforme incontinent en tyranneau« .

« Tant que j’inquiéterai les cons et exaspérerai les larves, je saurai que je suis dans la voie juste. Leur hargne me conforte dans ce que je suis« .

Je l’ai reçu :  

Patrice Lajoye : « Des Dieux Gaulois. Petits essais de mythologie ». Editions Archaeolingua. 36 €

La religion gauloise est fort mal connue, et sa mythologie ne subsiste qu’à l’état de fragments épars. Le but de ce recueil d’essais n’est donc pas de révéler cette mythologie, mais d’en éclairer certains aspect, en comparant ce qui subsiste avec d’autres mythologies mieux connues, en essayant quelques hypothèses nouvelles, et surtout en rassemblant des informations sur des divinités qui parfois, n’avaient été que peu étudiées.

Ces quelques fragments montrent toutefois l’ampleur de ce que nous avons perdu: la mythologie gauloise était, très vraisemblablement, tout aussi riche et variée que ses homologues mieux connues, grecque ou indienne.

Sommaire

Introduction 11
  • Une historiographie critique française
  • 11
  • Le sujet d’étude
  • 14
  • La méthode
  • 16
  • La méthode comparatiste
  • 18
    Les Dieux 21
  • Abellio, la pomme
  • 22
    – Un dieu solaire ou une pomme de l’Autre Monde ? 22
    – L’île 23
  • Baco: un hêtre sacré ?
  • 24
    – Le sens du nom « Baco » : une approche linguistique 25
    – Baco : un dieu-hêtre ? L’apport de la mythologie 26
    – Quelques surnoms de Jupiter en Gaule 27
  • Un lac cisalpin : Benacus
  • 29
    – Un dieu-taureau ou un dieu-fleuve ? 29
  • Cernunnos, le dieu aux bois de cerf
  • 30
    – Le plus vieux des dieux gaulois 31
    – Une évolution iconographique précoce 31
    – Cernunnos gallo-romain 32
    – La corne gauloise 34
    – Une biche cornue 35
    – Des survivances encore actuelles 36
  • Circius
  • 37
    – Le culte de Circius 37
    – Les vents gaulois 38
    – Pourquoi prier les vents ? 39
  • Lero, un dieu ligure de la mer ?
  • 39
    – Un héros ou un dieu ? 40
    – Le sens du nom 41
    – La parèdre 41
    – Des fragments de mythologie de Lero dans la Vie de saint Mathurin ? 41
    – Saint Pipe / Pipio 42
    – Le problème de la transmission 43
  • Nemausus, Hercule et Nemaius
  • 44
    – Hercule et les eaux en Gaule 44
  • Ogmios
  • 46
    – Authenticité du texte de Lucien 46
    – Ogmios dans l’épigraphie 47
    – Un dieu lieur mal connu finalement 48
  • Le père Rhin, juge implacable
  • 50
    – Une tradition hellénistique tardive 50
    – Le Rhin père 50
    – L’Océan 51
  • Sucellus, un archétype gallo-romain de l’homme sauvage médiéval ?
  • 53
    – La légende arthurienne 54
    – L’homme sauvage et le Dagda 54
    – Merlin et la forêt 56
    – Sucellus, un archétype antique ? 56
    – Une preuve par latinisation ? 56
    – Dieu céleste ou dieu rustique ? 59
    – Dieu de la forêt 59
  • L’orage divinisé : Taranus
  • 59
    – Des commentaires sur Taranis 60
    – L’orage 60
    – Une interprétation romaine imparfaite 61
    – Le dieu à la roue 61
    – Des survivances tardives 62
  • Toutatis: le dieu de la tribu
  • 63
    – Les inscriptions mentionnant Toutatis 64
    – Des Mars locaux 65
    – Rapport à l’Italie 67
    – Mars roi 68
    – Contre exemples 68
    Les Déesses 71
  • Aerecura, déesse des Enfers celtique ?
  • 71
    – Un nom à l’orthographe multiple 71
    – De curieux partenaires 72
    – Héra, une erreur d’auteurs grecs ? 72
    – Une divinité infernale 73
    – Une survivance médiévale ? 73
  • Y a-t-il eu une Diane gauloise ?
  • 73
    – *Dea Ana 73
    – Diane démon de midi ? 74
    – Une mère des dieux ? 75
    – Un examen du nom 75
    – Une interprétation romaine achevée ? 77
  • Arduinna : déesse gauloise ou sanctuaire divinisé ?
  • 79
    – Une étrange localisation géographique 79
    – Le sens du nom 80
    – Un sanctuaire ? 81
  • Epona, déesse gauloise des chevaux : histoire d’un succès religieux
  • 81
    – Epona, une divinité celtique 82
    – L’introduction d’Epona à Rome 83
    – Le culte d’Epona 84
    – Des fêtes locales ? 84
    – Fonction d’Epona 86
    – Une mythologie 87
    – Epona et Isis 87
    – La fin du culte 88
  • La Minerve gauloise : Sulis, Belisama et Brigindona
  • 91
    – Sainte Apolline 91
    – Minerva Sulis 92
    – Sulevia / les Suleviae 92
    – Belisama 93
    – Brigid / Brigindona 93
    – Une seule et unique déesse 94
  • Une déesse gauloise au secours de l’Empire
  • 94
    – Segeta 94
    – Les inscriptions 95
    – Segeta sur des monnaies impériale 95
    – Pourquoi avoir frapper ces monnaies ? 96
    – Qui est Segeta ? 97
    – Segesta à Rome 98
    – Le sens du nom 98
    – Paradoxes temporels 99
  • Vienna
  • 99
    – La danse au-dessus du gouffre 100
    – Des divinités de source 100
    Les couples divins 103
  • Le bouillonnant et la vache sacrée :
  • 103
    – Borvo et Damona 103
    – Le bouillonnant 103
    – Les premiers Celtes d’Anatolie 104
    – Une toponymie abondante mais difficilement utilisable 105
    – Apollon médecin 105
    – Une seule parèdre: Damona 106
    – Une vache sacrée 106
    – Un mythe irlandais 107
    – … Mais aussi un mythe gaulois christianisé 108
  • Le Musclé et la Terre : Cicolluis et Litavis
  • 108
    – Un Mars étrange 109
    – La Terre 109
    – Les raisons du culte 111
    Le dossier « lugien » 113
  • Lugus
  • 113
    – Lug au Pays-de-Galles : Lleu Llaw Gyffes 113
    – Lug en Irlande 115
    – Les dédicaces 119
    – Gémellité 120
    – La plus ancienne légende celtique connue : Gargoris de Tartessos 123
    – Le bras long 127
    – Toponymie 135
    – Rosmerta 140
    – Mars forgeron : Cobannos 145
    – Cordonnier 151
    – Le dieu à la lance et au taureau : Gisacus 151
    – Esus, le dieu par excellence 157
    – Des grues, des corneilles ou des corbeaux: Cathubodua 161
    – Mars Loucetius et Victoria Nemetona 163
    – La femme-fleur 167
    – Le cochon polytechnicien 167
    – Les chaînes et les frontières 169
    – Le voyant 170
    – Le bélier infernal : Moltinus 171
    – Pourquoi pas plus de dédicaces à Lugus, finalement ? 174
    – Mercure 175
    – Apollon 175
    – Le plus connu des dieux gaulois: Bélénos 175
    – Le Soleil a rendez-vous avec la Lune: Grannos et Sirona 182
    – Mars 189
    – Inédits gaulois 190
    – Le combat final 190
    – Une bataille eschatologique 191
    En guise de conclusion 201
    Bibliographie 203
    Index


    Beaucoup de choses m’agacent en ce moment et je supporte vraiment de plus en plus mal l’injustice, la laideur, la mauvaise foi, la vanité, la bêtise ce qui laisse peu de place au reste, donc pas grand chose pour trouver grâce à mes yeux… Ce qui m’incite à ne pas bouder mon plaisir et dire deux mots de samedi dernier où, à Chauvigny, j’ai non seulement fait la connaissance de deux païens comme je les aime, mais en plus j’ai vu que la municipalité avait donné à une rue le nom de Léo Malet, le père de Nestor Burma .
    Nestor Burma, c’est celui qui « met le mystère knock out », c’est le type même du détective privé de l’époque héroïque. Grand amateur de « lait de panthère », sujet à la gueule de bois , il ne cache pas non plus son goût pour les belles filles avec une très nette et très suspecte préférence pour les « femmes-enfants », étant bien entendu dès le départ qu’aucune n’arrivera pourtant au niveau de la cheville (parfaite) de son Hélène de secrétaire.
    On devine sans peine qu’au cinéma, un Nestor Burma américain serait apparu sous les traits d’Humphrey Bogart (dixit son créateur et noblesse oblige), mais qu’en bon français, avant d’être Guy Marchand, il fut René Dary et Galabru lui prêta aussi sa lippe ainsi qu’un Michel Serrault plutôt atypique. Et puis, Tardi est passé par là…
    Nestor Burma c’est aussi Léo Malet qui promène son cynisme réjouissant et sa gouaille irrésistible du haut de sa « vieille bonne vache de pipe à tête de taureau ». Léo Malet, le poète surréaliste amère et déçu : « je me suis établi détective comme je me serais installé poète. Sauf que j’ai une plaque à ma porte au lieu d’avoir une plaquette dans mon tiroir. Je suis un franc tireur. Je gagne mon boeuf au jour le jour, sans l’aide de personne ou presque, semblable à celui qui s’enfonce dans la jungle, un fusil aux pognes, pour chasser ses deux repas et son paquet de gris quotidiens ». Léo Malet, l’amoureux d’un Paris pittoresque et provincial qu’on n’avait pas encore livré à la pioche ni à l’imagination délirante des promoteurs. Léo Malet l’ethnologue, l’observateur de cette jungle qu’est la grande ville, et de ses habitants, humbles ou suffisants, proies et prédateurs, petits truands canailles ou gangsters de haute volée. De la série des « Nouveaux Mystères de Paris », Gilbert Sigaux disait « Malet y met en scène les secrets de la ville et les secrets des personnages ».
    Il m’avait écrit très gentiment pour me remercier d’un article que j’avais fait sur lui dans Centre Presse et je garde encore sa carte postale faite maison selon la technique du collage et dont il s’était fait une spécialité … Une année, au Salon du Livre, je l’avais vu s’éloigner dans une allée, avec sa casquette et sa grosse pipe à tête de taureau, les jambes de ses pantalons légèrement trop courtes qui laissaient voir une bande des chaussettes et j’avais trouvé ça très touchant… ça devait être l’époque où Daeninckx lui pourrissait la vie à grands coups d’anathèmes et de dénonciations trémolesques… Daeninckx, grand pourfendeur du fâââchisme, commissaire politique, et grand inquisiteur mais aussi rédacteur récurrent de minables lettres de dénonciation… qui verrait une alliance néo-fasciste rouge-brune dans une glace à deux boules fraise-chocolat… collectionneur de fiches sur tout le monde, RG nouveau genre, qui dénoncerait père et mère et puis sa petite soeur pour faire bonne mesure…

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