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Le 20 octobre 1919, « le Sénat des Etats-Unis fait voter la loi sur la prohibition, proscrivant la vente et la consommation de « boissons enivrantes » sur tout le territoire de l’Union. Cette mesure, dictée par un puritanisme indécrottable, par une volonté maladive d’améliorer l’humanité pour en faire un troupeau atone et docile, engendrera paradoxalement l’essor de la lèpre mafieuse, au départ de la diaspora sicilienne des États-Unis, chassée d’Italie par le renouveau apporté par le fascisme de Mussolini.
La loi sur la prohibition montre que le puritanisme protestant, en voulant faire l’ange, fait en réalité la bête ; cet esprit borné, qui jette un injuste soupçon sur toutes les propensions de l’homme à s’amuser et se détendre après le travail, est simultanément la source d’une calamité qui, des années 20 à nos jours, n’a fait que s’amplifier, en passant du trafic des boissons alcoolisées, et peu dangereuses, au trafic de drogues plus dures et réellement mortelles pour l’homme, trafics multiples à l’origine de fortunes colossales, de fonds et de dépôts blanchis, etc. Aujourd’hui, la mafia fait partie des pouvoirs occultes et achète le personnel politique véreux, toujours en quête de fonds.
Armin Mohler,  le théoricien germano-suisse de la Nouvelle Droite, avait prédit, dès 1981, que l’avenir serait soit à l’enseigne du goulag (mais le communisme et le « goulagisme » dénoncé par Soljenitsyne n’existent plus) soit à celle de « l’agonalité » (en utilisant ce néologisme, Mohler entendait un retour à l’hellénisme d’un Thucydide ou d’un Eschyle) soit à celle de la mafia, état sur lequel nous avons effectivement débouché, les diasporas multiples de l’ère multiculturelle accentuant le tableau jusqu’au paroxysme, jusqu’à la nausée. Au puritanisme protestant américain s’ajoute désormais le puritanisme wahhabite saoudien, véhiculé dans nos quartiers, dits « défavorisés », par les fameux « imams de garage », couverture « sublime » et religieuse des activités douteuses des mafias diasporiques. »

(Métapédia)

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Ça y est, Rivages a sorti le dernier Ellroy sur lequel je n’ai pu faire autrement que me jeter … Pour ne pas être complètement paumé, je me suis pourtant remis au début de sa trilogie parce qu’avec le nombre de personnages et l’imbrication des évènements, on a vite fait, si on ne suit pas bien, de ne plus savoir où on en est …

Donc, d’abord terminer American Tabloïd (pour lequel, à l’époque de sa sortie, le représentant du Seuil avait eu la gentillesse de m’avoir une dédicace bien déjantée de l’auteur), puis embrayer sur American Death Trip, pour terminer ensuite par Underworld USA, soit plus de 2000 pages au total… si j’en crois les quelques coups d’œil que j’ai donnés à ce petit dernier, Ellroy ne semble pas faire mentir sa réputation : qu’on en juge par la 4ème de couverture :

« 24 février 1964, 7h16 du matin à Los Angeles. Attaque d’un fourgon blindé de la Wells Fargo. Quatre convoyeurs abattus, trois braqueurs morts ; le quatrième a pris la fuite en emportant seize sacs de billets et quatorze mallettes remplies d’émeraudes.

C’est sur ce braquage, disséqué avec une maestria éblouissante, que s’ouvre Underworld USA, dernier volet de la trilogie commencée avec American Tabloid. Le narrateur reste dans l’ombre ; il a « suivi des gens, posé des micros et mis des téléphones sur écoute ». Il nous prévient que le livre est fondé sur « des documents publics détournés, des journaux intimes dérobés, la somme de mon expérience personnelle et quarante années d’études approfondies ».

Le récit lui-même peut commencer, suite directe d’American Death Trip. Eté 1968 : Martin Luther King et Robert Kennedy ont été les victimes de conspirations meurtrières. La Convention démocrate de Chicago est sabotée par des spécialistes en coups fourrés. Howard Hughes s’est fait escroquer dans le rachat des casinos de Las Vegas par la mafia. Les militants noirs se préparent à l’insurrection dans les quariters sud de Los Angeles, et le FBI, toujours sous la houlette de J. Edgar Hoover, utilise tous les moyens pour les détruire. A la croisée de ces événements, le destin a placé trois hommes : Dwight Holly, l’exécuteur des basses oeuvres de Hoover, Wayne Tedrow, ancien flic et trafiquant d’héroïne, et Don Crutchfield, jeune détective obsédé par les femmes. Dwight, Wayne, Don : leurs vies s’entrechoquent sur la piste de Joan Rosen Klein, la « Déesse rouge », et chacun d’eux paiera « un tribut élevé et cruel à l’Histoire en marche ».

En 131 chapitres et cinq parties au titre aussi évocateur que provocateur, ce roman noir et politique reconstruit les années les plus tourmentées de l’Amérique du XXe siècle, avec une largeur de vision et une profondeur stupéfiantes. Underworld USA est la flamboyante conclusion de la trilogie qui a placé James Ellroy au rang des « plus grands écrivains américains d’aujourd’hui », selon le Los Angeles Times Book Review. »

à mon avis, pour une fois, l’éditeur et le Los Angeles Times Book Review pèchent par excès d’humilité : il y a belle lurette qu’Ellroy est le plus grand…

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