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J’ai lu récemment que les Bénédictins, dès le Haut Moyen Age, ont forgé le mot latin « gargantuates » = « ceux de Gargan » = « la bande à Gargan » pour désigner les païens. Je trouve ça particulièrement intéressant parce que ça pourrait montrer qu’il était rendu un culte à Gargan encore à cette époque là …

gargantua

Or de Gargan, on ne sait pas grand chose, mais ceux qui le citent, s’accordent pour en faire « un personnage mythologique hérité de la nuit des temps » (Markale) ou l’ « une des divinités les plus importantes sur le sol gaulois d’un culte primitif qui perdure » (Persigout). Pour Robert-Jacques Thibaud, l’origine mythique du personnage est à « rechercher dans les êtres fantastiques, les forces naturelles, du panthéon indo-européen ». Il semble donc bien que nous soyons là en présence d’une divinité très ancienne, probablement pré-celtique mais d’une importance telle que les Celtes l’ont intégré à leur panthéon. On peut l’assimiler à Balor, le dieu Fomoire borgne, mais aussi au Dagda que les moines copistes irlandais, qui le montrent rustre, ventru, goinfre et paillard se sont toujours acharnés à ridiculiser…Certains en font aussi un avatar du grand dieu Lug, mais il n’y a rien d’étonnant à cela dans la mesure où l’on prétend parfois que Lug remplaça le Dagda vieillissant …


Selon Wikipédia, Gargan aurait été associé par les Gaulois à la lutte contre les envahisseurs romains. Il aurait été conservé, même chez les populations plus ou moins christianisées, comme symbole de résistance et « aurait ainsi prêté main forte contre les Anglais durant la guerre de Cent Ans » . On pourrait donc ici le rapprocher d’Héraklès dont on dit qu’il fonda Alésia et dont le nom grec, selon Markale, recouvre le dieu Gaulois Ogmios lui même assimilé au dieu romain de la guerre Mars… et dont l’équivalent irlandais, Ogme, est la face sombre du Dagda…

Henri Dontenville, dans sa « Mythologie française » est certainement l’auteur qui parle le plus de celui dont s ‘inspira probablement Rabelais pour dépeindre son géant Gargantua… il insiste notamment sur le nombre important de traces évidentes qu’il a laissé dans la toponymie de toute l’Europe et répertorie un certain nombre de monts Gargan(t), étrangement, « sans qu’aucune légende gargantuine y existe ou subsiste » mais qui comportent tous l’usage funéraire, que ce soit avec des menhirs, des tombeaux présumés mérovingiens, des coffrets funéraires, etc.

On peut se poser des questions sur cette absence de légendes ou de mythes afférents, ou faut-il y voir une victoire des Bénédictins et autres sectateurs du dieu unique qui seraient parvenus à occulter entièrement l’image et le souvenir même de la divinité ?… si cette explication est plausible, et ça démontrerait à nouveau l’importance du personnage et le danger qu’il représentait pour eux, j’aurais plutôt tendance à penser, aussi, que comme on ne trouve que ce qu’on cherche (et c’est particulièrement évident au niveau de l’archéologie et de la matière gauloise), on ne sait pas là très bien encore ce qu’il nous faut chercher … En tout cas, j’aime bien cette image de « symbole de résistance », on en a bien besoin aujourd’hui: Gargan, ou Gargantua pourrait avec avantage revenir sur nos étendards…

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Malgré l’imprécision du texte de Pline, certains « spécialistes » situent la cérémonie de la cueillette du gui au solstice d’Hiver… Mais, à mon sens, on peut tout aussi bien envisager de le cueillir à Saman…

« On ne doit pas oublier, dans ces sortes de choses, la vénération des Gaulois; les druides, car c’est ainsi qu’ils appellent leurs mages, n’ont rien de plus sacré que le gui et l’arbre qui le porte, supposant toujours que cet arbre est un chêne. A cause de cet arbre seul, ils choisissent des forêts de chênes et n’accompliront aucun rite sans la présence d’une branche de cet arbre […] Ils pensent en effet que tout ce qui pousse sur cet arbre est envoyé par le ciel, étant un signe du choix de l’arbre par le dieu en personne. Mais il est rare de trouver cela, et quand on le trouve, on le cueille dans une grande cérémonie religieuse, le sixième jour de la lune, car c’est par la lune qu’ils règlent leurs mois et leurs années, et aussi leurs siècles de trente ans; et on choisit ce jour, parce que la lune a déjà une force considérable, sans être encore au milieu de sa course. Ils appellent le gui par un nom qui est: « celui qui guérit tout ». Après avoir préparé le sacrifice sous l’arbre, on amène deux taureaux blancs dont les cornes sont liées pour la première fois. Vêtu d’une robe blanche, le prêtre monte à l’arbre et coupe avec une faucille d’or le gui qui est recueilli par les autres dans un linge blanc. Ils immolent alors les victimes en priant la divinité qu’elle rende cette offrande propice à ceux pour qui elle est offerte. Ils croient que le gui, pris en boisson, donne la fécondité aux animaux stériles et constitue un remède contre tous les poisons. Tel est le comportement d’un grand nombre de peuples à l’égard de choses insignifiantes ». (Pline, Histoire Naturelle, XVI, 249-251)

Donc, Pline parle bien du sixième jour de la Lune mais rien ne vient préciser de quelle lune il s’agit.

On peut penser qu’à Saman il reste encore pas mal de feuilles tandis qu’au solstice d’hiver elles sont presque toutes tombées. Le gui se voit alors de très loin puisque c’est tout ce qui reste de vert sur les arbres : c’est joli et le côté symbolique du « toujours vert » est intéressant. Ce qui pourrait plaider pour le solstice.

En revanche, comme la lune dont parle Pline, qui n’est pas « encore au milieu de sa course », il semble que le Gui ne soit pas arrivé tout à fait à maturité à Saman mais est-ce que ce n’est pas à ce moment que la magie est la plus forte ?… Avant la maturation, le gui est comme la « soupe primordiale », plein de potentialités.. tout est en devenir, rien n’est figé ce qui ne me parait pas être le cas quand les boules sont mûres… d’ailleurs de ces boules, on fait de la glue… qui sert à capturer (figer) et non plus à accueillir (l’année nouvelle, la saison sombre …) ce qui est en devenir.

En ce qui concerne la cueillette à proprement parler, certains pensent que le rituel gaulois a peut être son prolongement dans une ancienne tradition écossaise des Basse Terres rapportée par Frazer… Un rameau de gui, coupé par un membre du Clan des Hay la VEILLE DE LA TOUSSAINT (donc à l’époque de Saman) , avec un poignard neuf, après que l’on avait fait trois fois le tour de l’arbre dans le sens du soleil et qu’on avait prononcé une incantation, passait pour un charme très sur contre toute magie et sorcellerie, et une protection infaillible un jour de bataille.

La première cueillette du Gui de l’année celtique (la plus bénéfique puisque pleine des promesses de l’An Neuf), pourrait donc bien s’effectuer lors de la grande fête de Saman. Le gui fleurit de Mars à Mai, fructifie d’Aout à Novembre et renouvelle son feuillage peu après.

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Son fruit globulaire d’une transparence ambrée, comme la lumière lunaire, représente la Lune. Sa baie écrasée peut être comparée à la semence masculine. Sa tige et ses feuilles sont la terre réceptrice (courbe des feuilles), source de toute fécondité. Et l’on retrouve, associées dans le Gui, les deux notions inséparables d’éternité et de fécondité.

Est-ce qu’on ne pourrait pas penser aussi au fait que le gui qui se nourrit de la sève de l’arbre qui le porte, serait donc le modèle de la solidarité (humaine, sociale, familiale), en même temps que le symbole de l’union (des sexes, de l’esprit et du corps, des générations). Dans le même ordre d’idées, son mode de multiplication et de propagation pourrait enseigner que tous les êtres dépendent étroitement les uns des autres (y compris quelque soit leur genre, animal, végétal ou minéral)… Et ces points renvoient tous à mon sens aux Ancêtres (solidarité, union, interdépendance) qui sont précisément honorés lors de Saman…

En outre, par sa forme de touffe et celle de ses baies, il est un monde en soi, clos, force concentrée, perfection, puissance. En anglais, un des surnoms du gui est « Starchild », l’enfant des étoiles. Sa symbolique est alors due au fait qu’il pousse en hauteur et sans racines dans la terre. Il pousse a mi-chemin entre le ciel et la terre et c’est aussi une des (la ?) seule(s) plante(s) à pousser la tête en bas…

Et le Gui est aussi Rameau d’Or : s’il est cueilli en FIN D’AUTOMNE, son feuillage étant vert et ses baies blanches, il va acquérir progressivement cette jolie teinte dorée de soleil hivernal qu’il aura pleinement lors du Solstice d’Hiver, lors de la re-naissance de l’Astre invaincu.

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J’ai déjà parlé de ce forum païen que je ne fréquente pratiquement plus, qui s’est sabordé lui même

en sacrifiant une partie de ses amis de se vouloir trop tolérant face à l’ennemi… tolérance très bien pensante qui caracolait aux côtés d’une prétention incohérente à l’universalité et d’un boursouflement concomitant des égos… j’y passe parfois pourtant, y croise surtout quelques zombies qui se donnent l’illusion d’ y habiter encore en entretenant de poussifs jeux de mots ou en pondant des poèmes calamiteux et refusent de voir que les courants d’air, entre deux portes, ne s’enfilent plus que dans des grandes pièces, poussiéreuses et vides où résonne à peine, comme un écho, la mémoire des débats d’hier…au détour d’un couloir pourtant, une silhouette connue, qu’on aime ou qu’on respecte, et puis une autre, une autre encore avec lesquelles on a presque envie d’échanger des souvenirs et qui passent aussi, de temps en temps, juste au cas où… et qui, dans le silence feutré, laissent tomber des questions auxquelles on aimerait répondre … en voici quelques unes qui pourront dans les jours à venir, servir de sujets de réflexion :

Qu’ apportons nous aujourd’hui à la tradition ?

Est on relié ?

Et si oui à quoi ?

Etre Druide aujourd’hui et l’esprit chevaleresque ?

Quelles valeurs, quelle éthique, quel programme ?

Le druidisme est il une société discrète ? voire secrète ? ou une bulle vide ?

Bardisme ou chanteurs ? chant ou rythme ?

Le druidisme est il une promotion sociale pour ses membres ? Les Bardes notamment.

Le Pythagorisme dans le druidisme ?

Pourquoi pas plus de sympathisants ?

Pourquoi les saies ?

Quelques notes en vrac, recueillies ce week end, qui, toutes, sont autant de pistes de recherche et de réflexion …

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Toute langue s’adresse aux dieux d’une ethnie particulière et nos ancêtres mettaient leur point d’honneur à parler correctement. C’est l’idéologie indo-européenne du « uek os tek », de la parole charpentée, élaborée, construite. La langue doit être parfaite et utilisée au mieux possible. Donc, en contradiction avec les affirmations de Jean Louis Brunaux, les gaulois parlaient la même langue du nord au sud car les druides étaient là pour leur faire respecter ce principe de la langue parfaite, commune à toute une ethnie.

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Dans l’Antiquité, on ne saluait pas tout le monde de la même manière. Ça changeait selon la qualité de l’interlocuteur. On ne salue que ceux qui appartiennent à la même ethnie (chez les celtes, les membres de la Touta ou de la Kenetl : voisins de même souche). Les tribus « étrangères » pouvaient se rencontrer, se saluer si les druides et les rois avaient auparavant créé des liens.

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Sunerto est probablement le « bonjour » gaulois: bonne force (pour parcourir la durée du jour sous l’oeil et la protection des divinités diurnes) limité aux membres des deux premières fonctions (il n’y a que les druides/rois et guerriers à être concernés par « Ner »: « Force »)

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Cosmogonie : Ulatis (en Gaulois: la Puissance. Une force qui n’est pas décrite : Prajapati Indien) crée l’Univers, mais en même temps la Parole, les Dieux, vers le haut, et les Hommes sur Terre (aux antipodes du dieu tout puissant créateur monothéiste). Et donc, on peut invoquer les dieux et les hommes (« j’ai besoin de l’aide des dieux et j’ai besoin aussi de l’aide des hommes »). Prajapati se sacrifie à lui même (se sacrifie pour permettre la création).

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Il faut travailler sur les contes et les légendes dans une vision dumézilienne (à partir des trois fonctions) sinon on passe à côté.

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On crée le mot français à partir du singulier : on part de 1 chêne pour arriver à des chêneS. Alors que c’est le contraire dans les langues celtiques (et donc le Gaulois) : on part des chênes « derw » pour arriver à 1 chêne « derwenn » (en français, on rajoute une ou des lettres pour parvenir au pluriel alors qu’en celtique, on rajoute une ou des lettres pour parvenir au singulier): le « poly » est la base de départ en quelque sorte… car si le pluriel existe avant le singulier, LES dieux sont antérieurs au dieu unique…

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Le mauvais roi est mis à mort, le mauvais druide (qui doit être au service de ce qui est dessous tout en étant au dessus) est chassé de la Touta.

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Taliesin représente la Parole vraie, la parole sincère d’un druide.

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S’adresser aux dieux sans paroles, c’est historiquement le plus haut degré de l’initiation.

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Dans notre société actuelle, on ne peut guère faire qu’ étudier la tradition druidique, la transmettre à des jeunes qui, eux mêmes … jusqu’à ce qu’un jour, les conditions fassent qu’il soit possible de …

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Il faut étudier la Tradition pour retrouver ce qui peut l’être et construire le reste sans faire d’erreurs pour pouvoir vivre notre paganisme au quotidien.

Dans son numéro de Juin 2008, Sciences et Avenir annonçait que des restes d’enfants-guerriers celtes venaient d’être étudiés par Yannick Ricard, chirurgien paléopathologiste (CHU d’Amiens), dans le cadre de recherches menées sur le site de Ribemont-sur-Ancre, dans la Somme. Une dizaine de milliers de Gaulois Ambiens et Armoricains s’y sont affrontés en 260 avant J.-G, (lire Sciences et Avenir n° 662 avril 2002). 10% des vestiges humains retrouvés dans un enclos rituel de 40 mètres de diamètre se sont révélés être des os d’adolescents âgés de 12 à 15 ans.

«Nous avions déjà des soupçons sur la participation de très jeunes hommes dans les batailles, mais ces résultats nous en apportent la preuve. Une dépouille d’enfant-guerrier, inhumé avec des armes adaptées à sa taille, avait déjà été exhumée en Seine-et-Marne, à Barbey, en 2000», précise Jean-Louis Brunaux, archéologue du CNRS en charge du gisement de Ribemont.

Si cette estimation ne concerne pour l’instant que l’étude limitée d’un sanctuaire sacré d’une quarantaine de corps, les travaux d’analyses doivent être prochainement étendus à l’ensemble du site «où ont été mis au jour des constructions macabres de tibias, d’os iliaques et autres témoignages de démembrements violents».

D’après Plutarque et Xénophon, à Sparte, jusqu’au IIe siècle avant J.-C., «obéir, supporter, vaincre» était le mot d’ordre selon lequel les enfants mâles étaient éduqués. Entrés à 7 ans dans la vie militaire, ils étaient envoyés à 12 ans au combat. Cette pratique aurait donc été aussi en usage chez les Celtes.

Et ce, probablement même jusqu’à la romanisation puisque dans une sépulture collective de Gondole, près de l’antique Gergovie, dans les environs de Clermont-Ferrand, on a retrouvé Sept adultes et un adolescent qui y avaient été inhumés avec leur huit chevaux, au Ier siècle avant notre ère. Des cavaliers morts lors la bataille de Gergovie ? Dans tous les cas, cette sépulture remarquable montre le souci d’offrir au défunt ce dont il peut avoir besoin dans l’Autre Monde.

« Alors Cuchulainn se leva et prit la parole:

Lugaïd, mon fils, tu seras le roi suprême. Tu dois connaitre tes devoirs. Les voici: ne sois pas excitateur de querelles stupides. Ne sois pas fougueux, vulgaire ou hautain. Ne sois pas peureux, violent, prompt, téméraire. Ne sois pas un de ces ivrognes, qui détruisent et qu’on méprise. Prends garde de te faire comparer à une puce qui gâterait la bière des cinq rois provinciaux. Ne fais pas de longs séjours sur la frontière des étrangers. Ne fréquente pas des hommes obscurs et sans puissance. Ne laisse pas expirer les délais de la prescription contre une injustice. Que les souvenirs soient consultés pour savoir à quel héritier doit revenir la terre contestée. Exige conscience ainsi qu’équité de la part des jurisconsultes que tu appelleras. Que les enfants soient régulièrement inscrits sur les arbres généalogiques. Que les héritiers deviennent riches, si tel est leur juste droit. Que les détenteurs étrangers aux familles s’en aillent, et cèdent la place à la noble force des successeurs légitimes.

« Ne réponds pas avec orgueil. Ne parle pas bruyamment. Evite la bouffonnerie. Ne te moque de personne. Ne trompe pas les vieillards qui ne peuvent défendre leur droit. N’aie de prévention contre personne. Ne demande rien qui outrepasse le pouvoir de celui qui t’obéit. Ne renvoie aucun solliciteur sans réponse. N’accorde, ne refuse, ne prête, ne promets rien sans de bonnes raisons. Reçois humblement les enseignements des sages. Souviens-toi qu’un loi ancienne qui a fait ses preuves est meilleure qu’une loi nouvelle. Vénère nos ancêtres. Aie le coeur chaud pour tes amis. Sois sans pitié pour tes ennemis. Veille qu’en toutes circonstances ton honneur soit sauf. Ne sois pas un conteur qui ne sait pas s’arrêter. Ne persécute persone. N’amasse rien qui ne soit utile. Le reste, donne- le. Ne laisse pas une iniquité sans réprimande. Que ta justice ne soit pas corrompue par les passions des hommes. Respecte le bien d’autrui. Ne sois pas querelleur pour ne pas être haï. Ne sois pas paresseux pour ne pas être faible et dédaigné. Ne t’agite pas sans raison, si tu veux être considéré. Consens-tu à suivre ces conseils, mon fils ? »

Lugaïd promit de s’y conformer, baisa son père trois fois et s’en fut avec les députés de Tara. »

Toute renaissance du druidisme est impossible, selon le professeur Guyonvarc’h, spécialiste en la matière s’il en fut, parce que, d’une part, la langue sacrée qu’employaient les druides a disparu et d’autre part, que la société celtique indépendante à laquelle la figure du druide était liée, n’existe plus non plus … On voit tout de suite que nous ne parlons pas de la même chose … le professeur Guyonvarc’h parle de « sa » spécialité, c’est à dire du druidisme vu à travers la lorgnette universitaire réductrice , du druidisme envisagé dans sa définition sacerdotale, c’est à dire d’un « corps » de sacerdotes et de son rôle dans les domaines tant religieux, que savants, philosophiques, économiques ou politiques… on ne voit pas dans cette « définition » la moindre trace de ce que j’appellerai « paganisme vécu » mais une sorte d’inventaire froid et sans vie, de simples fiches signalétiques sur des hommes (et peut être des femmes) dont, effectivement, nous n’avons plus grand chose à faire, si ce n’est à nous y intéresser d’un point de vue historique… Il n’a jamais été dans nos propos ni dans nos voeux de restaurer ce druidisme académique là, mais bien plutôt de vivre nos croyances païennes d’enfants de la terre Celte comme auraient (peut être) pu la vivre nos ancêtres si le monothéisme n’avait imposé sa chape de plomb depuis des siècles.

Considérer que toute « restauration » du paganisme celte est impossible est donc, à mon sens, le premier écueil à éviter. Le second se trouve à l’autre extrême et consiste à se dire que, le paganisme étant par essence adogmatique, on peut faire à peu près tout ce qu’on veut, « n’écouter que son ressenti » (ce qui me fait bondir … ) et, suivant une terminologie complètement aberrante, « se construire sa propre tradition » en venant remplir selon son humeur, son caddie aux rayons du super marché de la spiritualité.

On pense ce qu’on veut d’Alain de Benoist, c’est pourtant lui qui a écrit ces mots qui forment une ligne directrice aussi cohérente qu’ enthousiasmante…: « « Le paganisme aujourd’hui ne consiste pas à dresser des autels à Apollon ou à ressusciter le culte d’Odhinn. Il implique par contre de rechercher, derrière la religion, et selon une démarche désormais classique, l’« outillage mental » dont elle est le produit, à quel univers intérieur elle renvoie, quelle forme d’appréhension du monde elle dénote. Bref, il implique de considérer les dieux comme des « centres de valeurs » (H. Richard Niebuhr), et les croyances dont ils font l’objet comme des systèmes de valeurs: les dieux et les croyances passent, mais les valeurs demeurent. C’est dire que le paganisme, loin de se caractériser par un refus de la spiritualité ou un rejet du sacré, consiste au contraire dans le choix (et la réappropriation) d’une autre spiritualité, d’une autre forme de sacré. Loin de se confondre avec l’athéisme ou l’agnosticisme, il pose, entre l’homme et l’univers, une relation fondamentalement religieuse – et d’une spiritualité qui nous apparaît comme beaucoup plus intense, plus grave, plus forte que celle dont le monothéisme judéo-chrétien se réclame. Loin de désacraliser le monde, il le sacralise au sens propre, il le tient pour sacré – et c’est précisément en cela, qu’il est païen.« 

Il n’est pas question de refaire l’histoire , « réinventer des dieux, à la manière antique », est impossible. Retrouver le paganisme tel qu’il était ? je ne vois pas comment cela serait possible et je ne sais même pas si ce serait souhaitable (d’autant plus qu’il devait y avoir autant de « variantes » que d' »écoles » et « tendances »…) en revanche, il est possible, j’en suis certain, de retrouver le paganisme tel qu’il aurait pu devenir… Nous ne voulons pas reconstruire à l’identique, nous voulons forger les outils qui nous permettront de vivre notre foi de manière cohérente. Malgré tout ce qu’on a pu dire de la tradition orale il est faux de prétendre qu’on a tout perdu de l’enseignement des druides: les découvertes archéologiques et leur interprétation, le comparatisme avec les textes irlandais et gallois débarrassés de leurs scories chrétiennes, et le recours à l’hindouisme et autres traditions indo-européennes peuvent nous donner de sérieuses pistes pour une sorte de reconstructionnisme basé sur un archéo futurisme intelligemment pensé … retrouver les dieux locaux, je pense que c’est réellement possible et (re) construire « en respectant l’esprit des Anciens », je suis certain que ça l’est aussi…

Une des méthodes, non exclusive, utile à l’apprenti « re-constructionniste » et qui est l’une de nos finalités, à la Main Rouge, est l’étude des traditions non écrites…

Que faut-il entendre par « traditions »? On laissera la parole à Etienne Renardet (« Vie et croyances des Gaulois avant la conquête romaine ») qui répondra bien mieux que je ne saurais le faire moi même:

lire plus:

http://lamainrouge.wordpress.com/2008/08/10/etude-des-traditions-non-ecrites/

Mes dieux ne sont pas des dieux du désert. Mes dieux ne sont pas interchangeables avec les dieux de mes voisins. Mes dieux sont les dieux d’un sol où les arbres sont des chênes, des merisiers, des bouleaux, des noisetiers (dont les longs chatons de ses fleurs mâles annonceront la venue du printemps après l’hiver même si, comme la plupart des espèces forestières, les arbres portent sur un même pied aussi les fleurs femelles, ), des érables, des houx et des buis, auxquels s’ajoutent, le long des ruisseaux, des rivières et des fleuves, des peupliers et des aulnes dont les racines plongent dans l’eau et dont la cime s’étale face au soleil.

Le tapis de feuilles mortes et l’humus sous jacent en voie de formation du sol dont mes dieux sont les dieux, recèlent toute une faune d’insectes, de myriapodes, de vers, d’arachnides, de mollusques dans toutes leurs phases de développement. Ils constituent même en hiver la nourriture régulière des rouge-gorges et des merles qui aiment à fouiller à grand bruit dans le tapis de feuilles. Tandis que, bec noir, pieds noirs, plumage noir à reflets bleutés, les corbeaux freux s’abattent en grandes colonies sur les champs offerts, et que la buse, perchée sur un arbre ou une motte de terre, chasse à l’affût surtout des petits rongeurs comme les campagnols et les taupes.

La dissémination du gui est assurée par les oiseaux: la grive et le geai particulièrement, qui se nourrissent des baies.

Les bourgeons et les chatons floraux formés déjà avant l’hiver sont une bonne source de nourriture pour certains oiseaux hivernants, les bouvreuils en particulier; tandis que les baies, les glands, les faînes et autres fruits sont une manne pour les ramiers, les pinsons et les mésanges.

Les crevasses et les fissures des écorces, les écailles des bourgeons sont peuplées d’insectes cachés pour hiverner sous toutes leurs formes: oeufs, larves, nymphes. Ils sont recherchés et capturés par les mésanges, les roitelets, les sittelles, les grimpereaux et les pics dont les « rondes » souvent composées de plusieurs espèces, parcourent la forêt pendant l’hiver. Ces « rondes » se rassemblent pendant la matinée et voyagent la journée dans un rayon de quatre kilomètres au maximum. Leurs membres retrouvent le soir, isolément, leur cachette nocturne coutumière.

Mes dieux sont les dieux d’un sol foulé par toutes sortes d’animaux.

L’écureuil roux vire au gris l’hiver et ses oreilles s’ornent alors d’un pinceau de poils. Il émet des son variés: chuintements, grondements, grognements et cris aigus, et se nourrit de noix, de graines, de noisettes, de cônes de conifères, de baies, de champignons, d’insectes, d’oeufs et parfois de nichées d’oisillons. Il amasse des provisions pour l’hiver et les dissimule dans des cachettes. Son nid qui se remarque surtout l’hiver, construit à la fourche des branches, est une sorte de globe de 20 à 50 centimètres de diamètre, fait de rameaux entrelacés, d’herbes sèches, de mousse, de plumes et de poils, et pourvu de deux issues. Un seul écureuil en installe plusieurs sur son territoire mais n’en habite qu’un.

Le lièvre est un solitaire nocturne et crépusculaire, qui gîte en plein air entre les mottes d’un champ labouré, sous une touffe d’herbes ou même en plein pré. Il se nourrit d’herbes, de trèfle, de luzerne, de baies, de petits rameaux de racines et aime particulièrement les betteraves. Doté d’une très bonne oreille et d’un odorat développé, il gagne souvent les bois en hiver.

Le sanglier habite les forêts de feuillus aux sous bois épais, il apprécie le voisinage de l’eau. Principalement nocturne, le jour il se repose dans sa bauge, une dépression creusée dans un fourré. Les laies et les jeunes vivent en « compagnie », parfois jusqu’à cent têtes mais les vieux restent solitaires. Omnivore, il mange des faînes, des glands, des racines, des feuilles, des fruits sauvages, des oeufs, des nichées d’oiseaux, des petits animaux, des cadavres. Il fouille la terre pour y trouver des vers et des insectes (les traces qu’il laisse alors sont des « boutis », de son boutoir) et il retourne aussi les pierres pour chasser les reptiles.

Le renard est un solitaire mais il accepte cependant de partager le territoire qu’il a marqué de son urine avec ses frères et parfois même, il les accueille dans son terrier. Il mange tout ce qui lui tome sous la dent: des poissons morts au bord de l’eau, des petits rongeurs, des batraciens, des reptiles, des insectes, des fruits, des baies, du maïs, des herbes et il lui arrive même de pêcher dans les petits ruisseaux. Le plus souvent nocturne, il gîte par beau temps sous un buisson ou à l’abri des basses branches. Il creuse aussi des terriers, le plus souvent sur un talus, en bordure d’un bois, qui sont orientés au soleil.

Solitaire, le vieux cerf l’est aussi, sauf à l’époque du rut, de septembre à octobre. Pendant ces nuits d’automne, les longs brames des mâles secouent les forêts, tandis que la chouette, dans son vol bas, lent et silencieux, chasse les rongeurs. L’animal qui d’habitude ne défend pas son territoire, interdit aux autres l’accès d’un lieu où sont regroupées les femelles en rut et les cerfs se battent pour conquérir les femelles.. Pouvant à la fois paître et brouter, le cerf se nourrit des végétaux les plus divers et au printemps, en mars-avril, il perd ses bois qui repoussent en août. Dans l’intervalle, les bois de croissance sont recouverts d’une peau tendre qui tombe avant le rut: le « velours ».

Mes dieux sont les dieux d’un sol qui porte beaucoup de souvenirs mythologiques et de monuments mégalithiques, menhirs, tumulus ou dolmens, de roches aménagées ou de parois taillées, de roches à cavités, de pierres à cupules ou rituelles d’apparence anodine.

Tel est l’Esprit des Lieux que j’honore.

Mes dieux sont les dieux que jure ma tribu. Mes dieux étaient déjà les dieux de mes ancêtres de sang, les dieux de mon sol, les dieux de mon clan, les dieux de ma tribu, les dieux de mon peuple. Mes dieux sont les dieux que jure ma tribu .

Je l’ai reçu :  

Patrice Lajoye : « Des Dieux Gaulois. Petits essais de mythologie ». Editions Archaeolingua. 36 €

La religion gauloise est fort mal connue, et sa mythologie ne subsiste qu’à l’état de fragments épars. Le but de ce recueil d’essais n’est donc pas de révéler cette mythologie, mais d’en éclairer certains aspect, en comparant ce qui subsiste avec d’autres mythologies mieux connues, en essayant quelques hypothèses nouvelles, et surtout en rassemblant des informations sur des divinités qui parfois, n’avaient été que peu étudiées.

Ces quelques fragments montrent toutefois l’ampleur de ce que nous avons perdu: la mythologie gauloise était, très vraisemblablement, tout aussi riche et variée que ses homologues mieux connues, grecque ou indienne.

Sommaire

Introduction 11
  • Une historiographie critique française
  • 11
  • Le sujet d’étude
  • 14
  • La méthode
  • 16
  • La méthode comparatiste
  • 18
    Les Dieux 21
  • Abellio, la pomme
  • 22
    – Un dieu solaire ou une pomme de l’Autre Monde ? 22
    – L’île 23
  • Baco: un hêtre sacré ?
  • 24
    – Le sens du nom « Baco » : une approche linguistique 25
    – Baco : un dieu-hêtre ? L’apport de la mythologie 26
    – Quelques surnoms de Jupiter en Gaule 27
  • Un lac cisalpin : Benacus
  • 29
    – Un dieu-taureau ou un dieu-fleuve ? 29
  • Cernunnos, le dieu aux bois de cerf
  • 30
    – Le plus vieux des dieux gaulois 31
    – Une évolution iconographique précoce 31
    – Cernunnos gallo-romain 32
    – La corne gauloise 34
    – Une biche cornue 35
    – Des survivances encore actuelles 36
  • Circius
  • 37
    – Le culte de Circius 37
    – Les vents gaulois 38
    – Pourquoi prier les vents ? 39
  • Lero, un dieu ligure de la mer ?
  • 39
    – Un héros ou un dieu ? 40
    – Le sens du nom 41
    – La parèdre 41
    – Des fragments de mythologie de Lero dans la Vie de saint Mathurin ? 41
    – Saint Pipe / Pipio 42
    – Le problème de la transmission 43
  • Nemausus, Hercule et Nemaius
  • 44
    – Hercule et les eaux en Gaule 44
  • Ogmios
  • 46
    – Authenticité du texte de Lucien 46
    – Ogmios dans l’épigraphie 47
    – Un dieu lieur mal connu finalement 48
  • Le père Rhin, juge implacable
  • 50
    – Une tradition hellénistique tardive 50
    – Le Rhin père 50
    – L’Océan 51
  • Sucellus, un archétype gallo-romain de l’homme sauvage médiéval ?
  • 53
    – La légende arthurienne 54
    – L’homme sauvage et le Dagda 54
    – Merlin et la forêt 56
    – Sucellus, un archétype antique ? 56
    – Une preuve par latinisation ? 56
    – Dieu céleste ou dieu rustique ? 59
    – Dieu de la forêt 59
  • L’orage divinisé : Taranus
  • 59
    – Des commentaires sur Taranis 60
    – L’orage 60
    – Une interprétation romaine imparfaite 61
    – Le dieu à la roue 61
    – Des survivances tardives 62
  • Toutatis: le dieu de la tribu
  • 63
    – Les inscriptions mentionnant Toutatis 64
    – Des Mars locaux 65
    – Rapport à l’Italie 67
    – Mars roi 68
    – Contre exemples 68
    Les Déesses 71
  • Aerecura, déesse des Enfers celtique ?
  • 71
    – Un nom à l’orthographe multiple 71
    – De curieux partenaires 72
    – Héra, une erreur d’auteurs grecs ? 72
    – Une divinité infernale 73
    – Une survivance médiévale ? 73
  • Y a-t-il eu une Diane gauloise ?
  • 73
    – *Dea Ana 73
    – Diane démon de midi ? 74
    – Une mère des dieux ? 75
    – Un examen du nom 75
    – Une interprétation romaine achevée ? 77
  • Arduinna : déesse gauloise ou sanctuaire divinisé ?
  • 79
    – Une étrange localisation géographique 79
    – Le sens du nom 80
    – Un sanctuaire ? 81
  • Epona, déesse gauloise des chevaux : histoire d’un succès religieux
  • 81
    – Epona, une divinité celtique 82
    – L’introduction d’Epona à Rome 83
    – Le culte d’Epona 84
    – Des fêtes locales ? 84
    – Fonction d’Epona 86
    – Une mythologie 87
    – Epona et Isis 87
    – La fin du culte 88
  • La Minerve gauloise : Sulis, Belisama et Brigindona
  • 91
    – Sainte Apolline 91
    – Minerva Sulis 92
    – Sulevia / les Suleviae 92
    – Belisama 93
    – Brigid / Brigindona 93
    – Une seule et unique déesse 94
  • Une déesse gauloise au secours de l’Empire
  • 94
    – Segeta 94
    – Les inscriptions 95
    – Segeta sur des monnaies impériale 95
    – Pourquoi avoir frapper ces monnaies ? 96
    – Qui est Segeta ? 97
    – Segesta à Rome 98
    – Le sens du nom 98
    – Paradoxes temporels 99
  • Vienna
  • 99
    – La danse au-dessus du gouffre 100
    – Des divinités de source 100
    Les couples divins 103
  • Le bouillonnant et la vache sacrée :
  • 103
    – Borvo et Damona 103
    – Le bouillonnant 103
    – Les premiers Celtes d’Anatolie 104
    – Une toponymie abondante mais difficilement utilisable 105
    – Apollon médecin 105
    – Une seule parèdre: Damona 106
    – Une vache sacrée 106
    – Un mythe irlandais 107
    – … Mais aussi un mythe gaulois christianisé 108
  • Le Musclé et la Terre : Cicolluis et Litavis
  • 108
    – Un Mars étrange 109
    – La Terre 109
    – Les raisons du culte 111
    Le dossier « lugien » 113
  • Lugus
  • 113
    – Lug au Pays-de-Galles : Lleu Llaw Gyffes 113
    – Lug en Irlande 115
    – Les dédicaces 119
    – Gémellité 120
    – La plus ancienne légende celtique connue : Gargoris de Tartessos 123
    – Le bras long 127
    – Toponymie 135
    – Rosmerta 140
    – Mars forgeron : Cobannos 145
    – Cordonnier 151
    – Le dieu à la lance et au taureau : Gisacus 151
    – Esus, le dieu par excellence 157
    – Des grues, des corneilles ou des corbeaux: Cathubodua 161
    – Mars Loucetius et Victoria Nemetona 163
    – La femme-fleur 167
    – Le cochon polytechnicien 167
    – Les chaînes et les frontières 169
    – Le voyant 170
    – Le bélier infernal : Moltinus 171
    – Pourquoi pas plus de dédicaces à Lugus, finalement ? 174
    – Mercure 175
    – Apollon 175
    – Le plus connu des dieux gaulois: Bélénos 175
    – Le Soleil a rendez-vous avec la Lune: Grannos et Sirona 182
    – Mars 189
    – Inédits gaulois 190
    – Le combat final 190
    – Une bataille eschatologique 191
    En guise de conclusion 201
    Bibliographie 203
    Index


    Si tu veux être digne combattant, montre-toi paisible dans la maison
    d’un grand. Terrible dans le danger. Sans juste motif, ne bats pas ton
    chien. Sans preuves de sa faute n’accuse pas ta femme.

    Au combat, ne porte pas le main sur un fou, car il ne sait pas ce qu’il
    fait. Ne médis pas de qui a un nom, ne te bas pas dans une dispute;
    n’aie rien a faire avec un méchant ou un sot.

    Deux tiers de ta générosité et de ta gentillesse montre-le à la femme,
    aux enfant qui rampent sur le sol, aux sages qui construisent les
    poèmes, ne sois pas rude aux gens de peux.

    Fuis les discours vantards, ne dis pas que tu refuses de céder même
    dans les choses justes, car c’est une honte de parler raide quand on ne
    peut ensuite soutenir ses dires.

    Aussi longtemps que tu vis, n’abandonne pas ton maitre pour argent ni
    or, n’abandonne pas qui tu as promis de défendre.

    Ne médis pas des siens auprès d’un grand, ce n’est pas le fait d’un
    digne combattant.

    Ne répète pas de mensonges, ne sois ni bavard, no calomnieur; si brave
    et puissant sois-tu, n’excite pas les inimités.

    Ne censure pas les anciens, ne te mêle point aux gens de rien, fais
    largesse de ta table; que le ladre ne soit jamais ton ami.

    Serre ton vêtement, tiens fermement tes armes jusqu’à ce que le dur
    combat aux lames étincelantes s’achève. Cours la bonne fortune mais
    néanmoins épouse la noblesse.

    (ces principes sont  des règles de vie extraites de textes relatifs aux Fianna…)

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