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écrivains

« Beaucoup d’écrivains furent séduits par le fascisme comme par un mouvement lyrique où se mêlaient le chant et la volonté. Pour Drieu le Rochelle obsédé comme tout barrésien par l’empire de la décadence, le fascisme était le ressort qu’il avait d’abord attendu de Moscou ; le mystérieux ressort qui tout à coup suspendait le cours du déclin. Pour Brasillach le fascisme n’était pas une opération politique mais un vaste courant de symboles, issue d’une culture secrète plus vraie que celle des livres. Il avait transformé le fascisme en poésie nationale et Mussolini en un chantre qui, ayant éveillé la Rome immortelle, lance de nouvelles galères sur le Mare Nostrum. Autres poètes magiques : Hitler qui célèbre les nuits de Walpurgis, les fêtes de Mai et qui apparaît à Brasillach dans une guirlande de chanson de marche et de myosotis, de dures branches de sapin aussi, avec une escorte de jeunes cueilleuses de myrtilles aux belles nattes, toutes fiancées à des SS descendus du Venusberg. Même Codreanu est un poète grâce à la légion de l’archange Michel. La rose et l’épée s’entrelacent autour des guerriers de Primo de Rivera. Jusqu’à la Belgique qui devient poétique grâce à Degrelle, par qui souffle la fraîche inspiration des Ardennes. Au vent de l’histoire, les feuillages sombres du Venusberg et des Ardennes, la houle d’oliviers espagnols tout prêts à devenir des lauriers frémissent du même mouvement que le chêne de Saint-Louis, les cèdres des croisades et les vagues de l’Atlantique engloutissant Mermoz ».

Jacques Laurent. Histoire égoïste. Table Ronde.

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Éléments

nrh69

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marche sur Rome

« Comment donc les définir ces fascistes ?
Ils furent de droite et de gauche, sans être ni de droite, ni de gauche.
Ils étaient pragmatiques ; non pas dans ce sens ignoble que ce terme a pris aujourd’hui, parce qu’utilisé improprement pour atténuer le manque de points de repères et de cohérence des politiciens de tout bord, mais plus précisément, dans le sens d’une prédominance de la pratique sur la théorie. Il est certainement exact de les définir comme des réactionnaires, parce qu’ils réagirent : contre les indignités et contre les injustices. Mais ils ne réagirent pas comme le font habituellement les réactionnaires, c’est-à-dire par automatisme, par opposition ou par imitation : ils le firent en prenant l’initiative. Il est par conséquent exact de les définir comme des interventionnistes, parce que, fidèles à l’esprit qui anima le volontariat de la Grande Guerre, ils dictèrent et mirent en œuvre les lignes d’action, intervinrent et même, dans de nombreux cas, devancèrent les initiatives des fébriles socialo-communistes et ouvrirent eux-mêmes les voies qu’ils suivirent.
Et une fois au pouvoir, ils changèrent de fond en comble l’organisation sociale et économique de la Nation, ainsi que sa structure morale, en imposant l’éthique à un pays qui était alors saturé par l’hypocrisie des Savoie et de la papauté.
De tout leur être, donc, ils furent révolutionnaires.
Fascinés par l’impétuosité d’une modernité à façonner et à dominer, ils ne furent jamais rétrogrades, ne souffrirent pas de torticolis, tout au plus furent-ils tentés à maintes reprises par l’avant-gardisme, surtout par le futurisme.
Enthousiastes et triomphants, ils regardaient vers le futur, vers un futur proche, qui aurait vu le réveil de la patrie, le renversement des barrières sociales iniques et aurait été caractérisé par le progrès social et moral, au nom de la dignité et de la justice.
Une nouvelle Rome, réaliste, austère, guerrière, industrieuse et constructive. La charrue trace le sillon, l’épée le défend. »

Gabriele Adinolfi. Pensées corsaires. Les éditions du Lore.

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Le 3 avril 1921 se tient à Bologne la première « fête fasciste ». Mussolini y prononce un discours sans ambiguïté : « Nous devons agir ainsi, précédés d’une colonne de feu, parce que nous sommes calomniés et que l’on refuse de nous comprendre. Et, bien qu’on puisse déplorer la violence, il est évident que nous, pour imposer nos idées aux cerveaux, nous devrons, au son des bastonnades, toucher les crânes réfractaires ! Il faut conserver à la violence nécessaire au fascisme une ligne, un style nettement aristocratique ou, si vous aimez mieux, nettement chirurgical. »

Cinq ans jour pour jour plus tard, le 3 avril 1926, sont fondés les Balilla, la jeunesse fasciste italienne . Les « fils de la louve » étaient des groupe d’enfants de différents âges, habillés d’uniforme noir, qui défilaient et qui saluaient à la romaine lors de manifestations du régime. Ils s’entraînaient avec des fusils en bois.

(source : Emmanuel Ratier et Patrick Parment, Éphémérides nationalistes.)

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Le 28 octobre 1922, 26000 chemises noires fascistes marchent sur Rome. Deux jours plus tard, Benito Mussolini est appelé au gouvernement.

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Benito Amilcare Andrea Mussolini est né le 29 juillet 1883 à Dovia di Predappio dans la province de Forlì-Cesena dans la région Émilie-Romagne en Italie.

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Parce que j’en ai un peu marre de tous ces peigne-culs incultes, de droite comme de gauche, qui emploient les mots, souvent sous forme d’invective, sans en connaitre le sens !…

« Le fascisme est une conception totalitaire de l’état. mais beaucoup plus qu’une doctrine, le fascisme est une action, une volonté de lutte, c’est aussi une tentative pour créer un homme héroïque, un combattant. Mussolini croyait que sa tâche serait facilitée par le fait que, pour la plupart, les adhérents de son parti, au début, étaient d’anciens combattants, provenant des formations de choc de l’armée italienne, les Arditi.

Il pensait que la solidarité du front continuerait dans la vie civile, et qu’elle serait plus forte que la solidarité de classe. Le même phénomène se produisit en Allemagne après la première guerre mondiale.

Du point de vue idéologique, le fascisme dérive :

– de Maurras pour la critique de la démocratie.

– de Nietzsche pour al volonté de puissance.

– de Sorel pour l’emploi politique de la violence.

– et aussi, dans une certaine mesure, des premiers écrits de Lénine, Mussolini pouvant être tenu, comme lui, pour un « révisionniste révolutionnaire » du marxisme.

Le fascisme se veut aristocratique, par la sélection d’une élite et opposé à tout égalitarisme, en particulier l’égalitarisme démocratique.

– Le fascisme est tout naturellement anti-communiste, né qu’il est d’une lutte à mort contre les socialo-communistes et son anti-communisme est total dans le sens où il entend détruire le marxisme, ses structures et même ceux qui la diffusent. D’un autre côté Mussolini, ancien socialiste utilisera toujours une terminologie socialisante, qui lui ralliera les anciens partisans du marxisme, en particulier lors de la renaissance du fascisme, en septembre 1943, à la création de la République de Salo.

– Le fascisme est aussi anti-capitaliste, c’est à dire qu’il s’oppose, comme contraire à l’intérêt de l’état, à la formation de trusts gigantesques et anonymes, capables d’influencer la vie du pays ; il respecte la propriété privée dans la mesure où l’intérêt de l’État ne s’y oppose pas.

Cette tendance plus ou moins rejetée dans l’ombre pendant le fascisme 1925-1943 sera mise en lumière lors de la « République Sociale Italienne » où l’étatisation sera un fait et où le régime deviendra rapidement un état de forme socialiste, malgré les protestations des allemands, fort soucieux de voir l’industrie italienne leur échapper par ce biais.

– Le fascisme est anti-démocrate car il refuse de reconnaitre la même valeur à tous les êtres humains sans exception. Comme tous les états totalitaires modernes, il se considère cependant comme investi de son autorité par le peuple, et comme jouissant de sa confiance, puisqu’il le consulte fréquemment (il conserve même la Chambre des Députés jusqu’en 1938).

– Si le fascisme nie les principes de 1789 ce n’est pas parce qu’un désir frénétique de retour en arrière et de réaction sociale le meut, c’est parce que loin d’être contre-révolutionnaire, le fascisme a dépassé ce vague conformisme qu’est devenue la déclaration des droits de l’homme et cherche à créer un monde nouveau.

– Le fascisme est impérialiste. Ceci peut s’expliquer pour deux raisons :

– Mussolini est imprégné de ce que fut la grandeur romaine et toute sa vie il poursuivra le rêve de voir la Méditerranée redevenir le « Lac Romain ». Il voudra donc essayer de conquérir le maximum de territoires possible sur la rive africaine de la Méditerranée afin d’en contrôler le plus grand secteur possible.

– Les Italiens se sont considérés comme frustrés par les Traités de Paix de 1919 dont ils jugent l’actif dérisoire, eu égard aux sacrifices consentis, et aux promesses mirifiques des Alliés, lorsqu’ils tentaient d’entraîner l’Italie à leurs côtés.

Par suite, le fascisme est d’abord un Nationalisme mais encore la volonté pour l’État de se bâtir un Empire.

Au départ, Mussolini avait déclaré : « le fascisme n’est pas un article d’exportation » mais rapidement il revint sur cette idée et déclara que, au prix de modifications inhérentes au caractère particulier de chaque nation, le fascisme avait un caractère d’universalité, ses grands traits en particulier, pouvant être appliqués partout. Il déclara même que toute l’Europe deviendrait bientôt fasciste et que le XXe siècle serait le siècle du fascisme.

Il est de fait que dans un grand nombre de pays naquirent des mouvements fascistes. le salut à la romaine devint vite universel pour les nationalistes chinois comme pour les rexistes belges, pour les « chemises vertes » brésiliennes et pour l’Union des fascistes britanniques.

– Le fasciste n’était pas raciste du fait de la conception état-nation qui était la sienne. Après l’union avec le Reich quelques mesures anti-sémites furent édictées en 1938 mais oubliées aussitôt après. De nombreux juifs avaient d’ailleurs adhéré au mouvement fasciste et milité dans ses rangs.

Durant la guerre, les troupes italiennes d’occupation protégèrent les juifs en de nombreux pays. Même la République Sociale Italienne refusa de livrer des juifs aux allemands, quoique ayant accepté, sous leur pression, que les israélites soient tenus pour membres d’une Nation Ennemie, à interner pour la durée de la guerre.

– Le fascisme était la réaction de Musolini face aux évènements qui agitèrent l’immédiate après-guerre, ce fut sa création et on ne peut pas le séparer de lui. Les Italiens ne s’y trompaient pas, eux qui vénéraient Mussolini comme un Dieu.

En ce qui concerne sa doctrine, il y a peu à en dire sinon qu’elle fut essentiellement banale. Mussolini ne croyait pas aux doctrines mais à l’action. L’effort de mise au point d’une doctrine ne fut qu’un hochet pour occuper les intellectuels. En réalité Mussolini fut toujours un pragmatiste et ne se laissa jamais lier les mains par un quelconque a-priori doctrinal.

Le fascisme est une organisation de l’état, une mise en forme de la nation en faisceaux d’énergie, non plus séparés mais unis en œuvrant dans le même but. A l’origine, ce n’était pas une idéologie messianique. Mais les admirateurs que le fascisme ne manqua pas d’avoir dans le monde entier élevèrent celui-ci à la hauteur d’un dogme absolu et éternel.

Dans cette optique le fascisme international tendit à se confondre avec le national-socialisme, lui aussi transformé et épuré mais surtout dégermanisé. »

François Duprat, Les mouvements d’extrême droite en France depuis 1944. Ed. Albatros.

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« L’histoire de la République Sociale Italienne commence par le Grand Conseil Fasciste du 25 juillet 1943, cette « nuit des dupes » au cours de laquelle le roi, le comte Grandi et le comte Ciano (propre gendre de Mussolini) ourdirent le complot consistant à se débarrasser du Duce pour le remplacer par le maréchal Badoglio. Lequel s’empressa de faire emprisonner le fondateur du régime au Gran Sasso, d’où un coup de main aussi téméraire qu’héroïque du colonel Otto Skorzeny et de ses paras devait le délivrer le 12 septembre. Ce qui eut un effet immédiat : en quelques semaines, 270 000 Italiens adhéraient au nouveau Parti Fasciste Républicain (PFR) !

Mais nos voisins allèrent plus loin : 500 000 jeunes Italiens s’engagèrent aussi dans les forces armées mussoliniennes qui comptèrent en avril 1945 jusqu’à 800 000 hommes [Un film vient d’être publié, en DVD, de Laurent Berrafato, « Images du Fascisme », qui] permet de mesurer l’enthousiasme suscité par chaque déplacement de Mussolini en Lombardie et d’entendre plusieurs de ses discours, étrangement modernes puisqu’il s’y déchaîne contre le capitalisme et -déjà- contre le mondialisme. On comprend la haine et l’hostilité de la grande bourgeoisie et des communistes à l’égard du Duce : la première ne lui pardonnait pas de vouloir instaurer un ordre nouveau véritablement social, et les seconds redoutaient de devenir inutiles si le PFR parvenait à ses fins.

L’effondrement du Reich, entraînant la chute de l’Italie fasciste, et la mise à mort du Duce et de nombreux hiérarques fascistes allaient heureusement dissiper les craintes de l’une et des autres. »

Jacques Langlois (Rivarol 2965 du 10 septembre 2010)

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28 avril 1945

E per Benito Mussolini,

Eja eja alalà …

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Ce titre de Blood Axis est construit sur une musique de Jean Sebastien Bach couplée avec une récitation de l’écrivain Ezra Pound enregistrée lorsque ce dernier était à l’asile « pour faits de collaboration » après son engagement auprès de Mussolini.

Ezra Pound est né le 30 octobre 1885 . Pour voir sa biographie : http://www.library.flawlesslogic.com/pound_fr.htm

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