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« La valeur du sang, l’idée de personnalité et l’instinct de conservation menacent lentement de faire défaut au peuple allemand. A leur place c’est l’internationalisme qui triomphe ; il nie les valeurs de notre peuple ; la démocratie s’étend, en étouffant le sens de la personnalité, et enfin une dangereuse pourriture pacifiste empoisonne à la racine même l’instinct de conservation. Nous voyons apparaître l’effet de ces défauts dans toute la vie de notre peuple. Non seulement dans le domaine de la politique, mais dans celui de l’économie, dans celui même de la vie culturelle, on remarque un glissement vers le bas, qui, si on ne l’arrête pas un jour, aura pour conséquence d’effacer notre peuple sur la liste des nations auxquelles l’avenir est promis.
Il faut que disparaissent les signes généraux de décadence que présente notre peuple. C’est là qu’est le grand devoir de la politique intérieure de l’avenir. C’est là la mission du Mouvement national-socialiste. Un peuple nouveau doit naître de cet effort, pour réparer les plus graves dégâts du présent et pour combler le fossé qui s’est ouvert entre les classes, maux dont la bourgeoisie et le marxisme portent une égale responsabilité.
Mais le but de ce travail intérieur, auquel tendra une politique digne de ce nom, doit être de susciter en notre peuple un regain de force dans sa lutte pour la vie, de même qu’un regain de force dans la défense de ses intérêts vitaux à l’intérieur. »

Adolf Hitler. L’expansion du IIIe Reich. Plon.

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Savitri Dévi

Savitri Devi (« déesse de l’énergie solaire » en hindou) est le nom de plume adopté par la Française Maximine Portas (1905-1982). Fervente partisane du nationalisme indien (Hindutva) auquel elle livre un apport critique (exemple des pays se modernisant pour contrer le colonialisme et rôle supra-religieux des institutions), et admiratrice d’un pays traditionnellement polythéiste, dernier bastion selon elle du « paganisme aryen » (celui-là même supplanté en Europe par le christianisme levantin), elle entendait par son exemple défendre la possibilité d’une reconquête de l’Europe par le paganisme, dont elle estimait le national-socialisme porteur.

Elle est née le 30 septembre 1905.

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09

« Il y avait « soir » sur l’Oelberg, « soir » sur la dernière hauteur qui domine les pays du Rhin.
Une société de femmes avait élu ce suprême lieu rocheux pour but de sa nombreuse et chaleureuse ascension. Toutes réunies, elles n’étaient certainement pas moins de cent.
… Sur ce sommet pierreux de la montagne, elles faisaient joyeuse compagnie, tous âges mêlés, vieilles et jeunes côte à côte, récitant des poèmes et chantant des chansons. Dans l’un de ces lieder, revenaient les mots de Souabe et de Bavière. Quand Souabe était prononcé, des femmes se levaient ; quand Bavière était prononcé, d’autres se levaient. Elles disaient que la vie est un trésor, que la vie est une joie. Elles étaient manifestement animées de tout un immense amour pour leur grand paysage, le paysage et son histoire, l’histoire et son idéal.
Elles avaient quitté leur ménage, avaient laissé maris et enfants, étaient venues s’ébattre toutes ensemble sur la hauteur de l’Oelberg. Et elles se nourrissaient là du gâteau des légendes.
Deux d’entre elles étaient appuyées contre le plus haut rocher, dernière aiguille du mont, et n’avaient pas peur de faire retentir l’air d’un chant de la plus pure poésie.
En bas… les forêts, les plaines.
Soudain, le Rhin, au loin, sous le rayon du couchant, devint comme une coulée de feu.
Elles l’aperçurent. Alors toutes se levèrent, toutes d’un seul élan, sans consultation et sans retard, et toutes les poitrines s’ouvrirent, et le même chant ému et fort commença :
Or du soleil du soir,
Combien tu es la beauté même…
L’une, tout en chantant, dans un geste rituel, tenait la main étendue vers le feu lointain. Le Rhin devait être bien heureux, lui qui perçoit toute chose en sa vallée, de recueillir des hauteurs de l’ Oelberg, ce chœur des femmes germaniques, s’élevant du génie de la race, pour le célébrer, toujours… »

Alphonse de Chateaubriant. La gerbe des forces. Deterna.

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« Peu avant la guerre, un vieil aristocrate breton, à la prunelle claire et à la barbe de fleuve, Alphonse de Châteaubriant, se rend en Allemagne nationale-socialiste et en revient ébloui par le nouveau régime. Il visite un camp de la Hitlerjugend et affirme :

« La jeunesse est devenue sous le soleil comme une masse immense, qui écoute au fond d’elle le grand mot de l’avenir, car elle sait que la solution de tout âge est inscrite dans l’acte qu’elle accomplira. »

L’écrivain de La Brière découvre un monde qu’il pare de toutes les couleurs du romantisme. Ces garçons de la Jeunesse hitlérienne ressuscitent, à ses yeux, les vertus de Sparte et de la Germanie primitive des forêts et des lacs. Il écrit dans La Gerbe des Forces :

« Les bras sont hâlés, pelés de soleil, les corps bronzés, les têtes sentent la résine, sont imprégnées du parfum de la fumée bleue qui monte parmi les arbres.

« Et à mi-pente, parmi les pierres, sur une espèce d’autel de pierres, brûle un feu de bois. C’est le feu sacré du camp. Ce feu, entre le premier jour et le dernier, ne doit pas s’éteindre. De chaque côté de lui veillent deux jeunes garçons, les gardiens du foyer, chargés d’empêcher la flamme de mourir. Ils montent là une faction, rigides, les talons réunis, le corps droit, le regard fixé dans l’espace.

« Je m’approche, et eux, me voyant gravir la pente, se roidissent encore plus, regardant droit en haut, dans le ciel.

« Mes enfants, mes petits amis allemands, vous qui gardez si bien le feu de camp, veillez bien à ce que le feu du cœur ne s’éteigne jamais de votre vie… C’est le conseil d’un vieux Gaulois, descendu des Commentaires de César … »

Jean Mabire, Les jeunes fauves du Führer. Fayard.

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Alphonse de Châteaubriant né à Rennes le 25 mars 1877 est décédé en exil à Kitzbühel (Autriche), le 2 mai 1951.

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Le national-socialisme hitlérien.

Deux principes gouvernent l’idéologie nationale-socialiste :
Le principe du chef : le parti a une mission double : c’est par ses multiples canaux que la volonté du Führer se répand dans son peuple. C’est par l’intermédiaire du parti que le peuple manifeste sa confiance en son Führer. C’est la définition même du « Führer-Prinzip ».
Le principe de l’unité : Un peuple, une nation, un chef. Il faut que les intermédiaires disparaissent au maximum, que plus rien ne s’élève comme écran entre le peuple et le chef. Celui ci devient alors la voix de son peuple, une espèce de haut-parleur par lequel s’exprime la volonté populaire. Par ailleurs le chef consulte son peuple en des référendums qui doivent, eux aussi, être une manifestation de l’unanimité du peuple.
On n’adhère pas au parti national-socialiste comme à un vulgaire parti bourgeois. Ce n’est pas une cotisation qu’on va y demander. C’est une adhésion totale et affective, où le militantisme joue un rôle énorme.
La vie est une lutte et le national-socialisme un combat de chaque jour qu’il importe de gagner. Pas un seul instant l’empris ne doit être relachée, « qui n’avance pas recule ».
Les deux motivations de l’Etat sont le ang et le sol. Le national-socialisme se bat pour la création d’une communauté raciale germanique ayant fixé son expansion vers l’Est. Les S.S. ont été développés dnas ce but, afin de peupler et de protéger les zones à conquérir.
L’Ordre SS se voit fixer trois tâches :
Défendre l’Etat.
Encadrer les meilleurs éléments de la jeunesse.
Etre les défenseurs de l’Empire (SS combattants)
Si l’Allemagne de 1914 a perdu la guerre, c’est par la faiblesse intérieure : donc, volonté de lutte contre les traîtres à la nation, en particulier contre les internationales.
La lutte anti-communiste du parti national-socialiste a été encore plus durement mené qu’en Italie. C’est en effet plus à la clientèle populaire que s’attaquait le parti. Les communistes sentant le danger engagèrent une lutte quiu ne devait se terminer que par l’élimination physique de l’un des deux adversaires. Les militants du « Front Rouge » furent les premiers internés. En Italie, la faiblesse du PCI avait entraîné un combat fasciste axé sur la lutte contre le socialisme, mené d’ailleurs avec une violence extrême.
Le national-socialisme se proclame l’héritier des constructeurs de l’Allemagne. La seule bonne politique est une politique de peuplement. Une intervention ne sera pas nécessaire contre les pays de l’Ouest, sauf si ces derniers s’opposent à l’agrandissement vers l’Est de l’espace vital allemand, car c’est à l’Est que se trouvent les vastes zones peu peuplées et mal exploitées qu’il s’agit de rattacher à l’Allemagne.
Le national -socialisme est marqué par deux philosophies : celle d’Hegel et les philosophies existentielles. Il se proclame anti-communiste car le communisme est une invention juive donc néfaste. Il s’oppose aussi à la lutte des classes contraire à l’unité nationale.
A son origine, le parti était violmemment anti-capitaliste. Le pression d’évènements extérieurs le contraignit à ralentir cette action, surout en prévision d’une guerre, mais il n’y a aucun doute qu’Hitler ne nourrissait nulle sympathie envers les capitalistes. Son seul désir, une fois la guerre gagnée, aurait été de mettre fin à leurs activités et de donner au Reich un tour plus socialiste. La pression de l’aile gauche du Parti (Goebbels) resta permanente à ce propos.
Les raisons de son anti-démocratisme sont grosso modo les mêmes que celles de l’Italie, avec l’argument de la « lie biologique » pour caractériser la « domination du peuple ».
Le national-socialisme prétend instaurer un ordre nouveau essentiellement basé sur la classe paysanne en transformant le paysan famélique en un propriétaire de moyenne entreprise prospère. mais le point essentiel de l’action c’est la jeunesse. Pour ce faire la jeunesse sera unie dans la Hitler Jugend qui jouit d’une grande liberté par rapport au reste du parti et qui prétend se substituer à lui pour instaurer un nouveau type de Régime, tentative avortée du fait de la guerre.
Le régime s’instaure en s’appuyant sur deux bases : la propagande et la contrainte. Au début, en 1933, 44% des Allemands sont nationaux-socialistes. Puis, petit à petit, en voyant le régime tenir ce qu’il a promis, réaliser toujours du nouveau, un nombre de plus en plus élevé d’Allemands adhèrent au national-socialisme (pas loin de 90% avant la guerre).
L’armée, ou Wehrmacht, est placée en dehors du parti. Elle prête serment à Hitler en tant que chancelier de l’Etat. Pendant la guerre il y aura une lutte perpétuelle entre les deux branches de l’armée : la Wehrmacht prussienne, aristocratique et réactionnaire et la S.S. populaire et révolutionnaire, mais les cadres subalternes de l’armée partagent d’assez prêt l’idéologie de la S.S.
L’encadrement de la population était assurée par de nouveaux organismes chargés de maintenir cette population dans le national-socialisme, et chargés d’amener les ouvriers, traditionnellement réticents, au nationa-socialisme ; telles furent les raisons de la création du Front du Travail et de la Kraft Durch Freude, « la Force par la Joie ».

François Duprat, Les mouvements d’extrême droite en France. Ed. Albatros.

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Le putsch de la Brasserie, ou putsch de Munich, fut une tentative de prise du pouvoir par la force en Bavière menée par Adolf Hitler, dirigeant du Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP), dans la soirée du 8 novembre 1923.Le 9 novembre , il est clair que les forces armées et la police sont restées loyales au régime légal. Pourtant, en fin de matinée, Hitler et Ludendorff rassemblent 3 000 putschistes: les manifestants s’avancent à douze de front. Dans des circonstances  confuses un échange de coups de feu éclate. On relève quatre victimes parmi les policiers et seize morts chez les manifestants, Hitler lui même, a eu l’épaule démise.  C’est de cet épisode que naît le mythe du Blutfahne, drapeau  taché par le sang d’Ulrich Graf un des gardes du corps de Hitler qui fut blessé en se jetant  devant lui pour lui éviter d’être frappé par les balles. On dit aussi que le drapeau fut taché du sang de trois SA  tués lors de la manifestation : Andreas Bauriedl, Anton Hechenberger et Lorenz Ritter von Stransky-Griffenfeld. Hitler et plusieurs de ses compagnons sont arrêtés peu après. Leur procès s’ouvre le 26 février 1924. Condamné à cinq ans de forteresse, il profitera de sa détention pour écrire Mein Kampf.
Ce putsch devint l’un des mythes fondateurs du régime national-socialiste, qui organisa sa commémoration annuelle et érigea le Blutfahne au rang de symbole.

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Savitri Devi, de son vrai nom Maximine Portas, née le 30 septembre 1905 à Lyon, est morte le 22 octobre 1982 à Sible-Hedingham (Essex, Angleterre)

« Je me souvins de ma visite à la Godafoss, dans le nord de l’Islande, en juin 1947.

On m’avait dit que quelque temps après l’an 1000, un homme nommé Thorgeir, qui était un «godi» — un prêtre des dieux nordiques — dans la région de Ljosvatn, au nord de l’Islande, devint un chrétien. Et que, comme démonstration spectaculaire de son allégeance à la nouvelle foi étrangère — et peut-être, dans son esprit, comme un «exemple» — il avait pris les images des anciens dieux et les avait publiquement jetées dans la chute d’eau de la rivière Skjalvantaflyot, connue depuis lors sous le nom de Godafoss: la Chute d’Eau des Dieux.

Profondément émue, je m’étais rendue sur les lieux, et je me tenais devant la chute d’eau et je pensais à ces dieux — Odin, et Thor, et Baldur le Beau et les autres, que mes ancêtres vikings adoraient jadis — gisant, depuis plus de neuf cents ans au fond des eaux glacées de la Skjalvantaflyot, attendant l’aube des temps nouveaux, la grande Renaissance Païenne; nous attendant nous, m’attendant moi. J’avais apporté avec moi un papier sur lequel j’avais copié les paroles que le poète français Leconte de Lisle avait mis dans la bouche d’un dieu nordique s’adressant au doux Jésus, venu pour renverser son pouvoir:

… Tu mourras à ton tour:
J’atteste par neuf fois les Runas immortelles.
Tu mourras comme moi, Dieu des âmes nouvelles,
Car l’homme survivra! Vingt siècles de douleurs
Feront saigner sa chair et ruisseler ses pleurs
Jusqu’au jour où ton joug, subi deux mille années
Fatiguera le cou des races mutinées;
Où tes temples, dressés parmi les nations,
Deviendront en risée aux générations;
Et ce sera ton heure!

–Leconte de Lisle, Poèmes Barbares, «Le Runoïa»

Mon bras droit tendu vers l’Orient, j’avais récité ces vers, et ensuite jeté le papier dans la cataracte grondante. Et ensuite — bien que je n’avais pas encore repris espoir; bien que le désastre [de 1945] avait, à mes yeux, retardé, peut-être pour des années et des années, la grande Renaissance païenne de mon rêve — j’avais parlé aux anciens dieux. «Dieux du Nord, frères des dieux védiques que l’Inde vénère encore», avais-je dit, «dieux aryens, dieux de ma race, vous savez que pendant toute ma vie j’ai défendu les valeurs que vous incarniez jadis dans le cœur de vos adorateurs. Oh, quel que soit le destin que vous me réservez, vous que les ancêtres de ma mère invoquaient au milieu des éclairs et du tonnerre, sur les vagues furieuses de la Mer du Nord, aidez-moi à ne jamais cesser de combattre pour nos grands idéaux; à ne jamais cesser de combattre pour le culte de la jeunesse, de la santé, de la force, pour le culte du Soleil — pour votre vérité, notre vérité — où que ce soit dans le monde, jusqu’à ma mort!»

Et ayant dit cela, j’avais senti courir un frisson glacé le long de mon dos, et j’avais été submergée par la conscience d’une solennité infinie, comme si je venais d’être l’instrument d’un rite préparé et attendu depuis longtemps; comme si les dieux nordiques, rejetés par leur prêtre Thorgeir, avaient réellement attendu mon geste symbolique. Il était 10h30 du soir mais il faisait plein jour, comme c’est naturel en juin sous cette latitude. Et je m’étais soudain souvenue que c’était le 9 juin, le septième anniversaire du jour où, également à 10h30 du soir, un brahmane, représentant de l’aryanité la plus à l’Est, avait pris ma main dans la sienne au-dessus du feu sacré et m’avait donné son nom et sa protection. Et j’avais senti que ma visite à la Chute d’Eau des Dieux, et mon geste symbolique en un tel jour, avaient un sens dans l’invisible; qu’il y avait là davantage qu’une simple coïncidence. Maintenant, je me souvenais de cet épisode, qui prenait, à la lumière de l’histoire entre ces deux années, une valeur symbolique plus grande que jamais. «Dieux du Nord, dieux des forts», pensais-je, «dieux aryens, enseignez-moi ce détachement sans lequel il n’y a pas de force véritable, pas d’efficacité durable! Faites de moi un témoin digne de votre vérité — de notre vérité. Débarrassez-moi de toute faiblesse!»

Savitri Devi.


Juin 1934,  Adolf Hitler a été nommé chancelier il y a un peu plus d’un an. L’enthousiasme populaire de cette première année après la prise du pouvoir sans révolution est retombé. Quatre ans plus tard les lois sociales seront les plus avancées du monde après la Suède, avec les croisières des congés payés, les cités avec leurs jardins remplis de fleurs, la Volkswagen du docteur Porsche à huit mille marks payables par les cotisations syndicales, les théâtres populaires, les concerts dans les usines, la baisse spectaculaire du chômage, la construction des autostrades, etc. mais pour l’heure,tous les signaux montrent une déception de l’opinion. Le mécontentement est particulièrement vif dans les classes moyennes et la paysannerie où la hausse du coût de la vie est durement ressentie.

Dans le même temps se cristallise au sein de la SA, qui abrite une forte composante anticapitaliste et révolutionnaire, une nouvelle opposition « de gauche » en décalage avec les efforts du pouvoir et les attentes de l’opinion. S’y ajoute l’agitation des cercles catholiques, monarchistes et conservateurs qui misent sur une aggravation de la situation, espérant une intervention de la Reichswehr et portant leurs espoirs sur le vice-chancelier von Papen.

Ces « conjurés » souhaitent un soulèvement de la SA qui provoquerait une riposte de la Reichswehr. A la faveur du bain de sang qui s’ensuivrait, l’armée brune balayée à coups de mitrailleuses, il serait possible de se débarrasser d’Hitler et de proclamer une dictature militaire sous la haute direction de Papen. Personne n’avait imaginé que ce sont Goering et Himmler qui vont prendre l’initiative en présentant Röhm, le chef de la SA comme un traitre et que le Führer aurait l’audace de frapper simultanément à droite et à gauche, les conservateurs et la SA.

L’affaire trouve sa conclusion le 30 juin 1934, lors de la « Nuit des Longs Couteaux » : le pouvoir avouera 83 exécutions, dont celle de Röhm, qui sont donc indiscutables. La liste nominative du Weissbuch (Libre blanc) publié en exil par des opposants comprend, lui, 116 noms. Quelques jours plus tard, Hitler prononce un discours au Reichstag : « j’étais le juge suprême du peuple allemand… De tous temps, on a ramené à l’ordre les troupes mutinées en les décimant… J’ai donné l’ordre de fusiller les principaux coupables de cette trahison et j’ai donné l’ordre de brûler jusqu’à la chair vive les abcès qui sont à la source de notre empoissonnement intérieur… La nation doit savoir que nul ne mettra impunément son existence en danger. Et chacun doit savoir à tout jamais que celui qui lève la main pour frapper l’ État est promis à la mort… »

Source principale : Dominique Venner, Le Siècle de 1914.

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29 novembre 1881 : Naissance à Diersburg dans le Pays de Bade du Capitaine Hermann Ehrhardt, officier de marine allemand.En 1919, il crée un Corps Franc, la Brigade Ehrhardt, qui participe au putsch de Kapp et à d’autres initiatives visant à abattre la nouvelle république. En 1922, il est arrêté, emprisonné à Leipzig et s’évade dès 1923. Après avoir voulu coopérer avec le nouveau régime de Hitler en 1933, il entre rapidement en conflit avec lui et doit se retirer sur les terres autrichiennes de sa seconde épouse, la Princesse Margarethe von Hohenlohe-Oehringen. Après l’Anschluß, on le laisse en paix, mais, dès le démantèlement du réseau Canaris (un marin qui avait fait partie de sa Brigade), il se cache dans les montagnes, finit par se rendre et reste emprisonné jusqu’à l’automne 1944. Il meurt en 1971 en Autriche, âgé de 91 ans.

Métapédia

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« Pour nous qui étions accourus vers ces provinces baltiques, ce mot « marche en avant », prenait une signification grosse de mystère et délicieusement dangereuse. Dans l’attaque nous espérions trouver une délivrance, une suprême exaltation de nos forces; nous espérions trouver la confirmation que nous étions à la hauteur de notre destin, nous espérions sentir en nous les véritables valeurs du monde. Nous marchions, nourris par d’autres certitudes que celles qui avaient cours dans notre pays. Nous croyions aux instants où toute une vie se trouve ramassée, nous croyions au bonheur d’une prompte décision. « Marche en avant » ne voulait pas dire pour nous la marche vers un but militaire, vers un point de la carte, vers une ligne qu’il fallait conquérir. « Marche en avant », c »était pour nous la naissance d’une force nouvelle qui pousse le guerrier vers un sommet plus haut, c’était la rupture de tous les liens qui nous attachaient à ce monde corrompu, à ce monde à la dérive, avec lequel un véritable guerrier ne pouvait plus rien avoir de commun ».

Ernst von Salomon : Les Réprouvés

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« Les hommes des corps-francs sont les fils de la guerre, de la défaite et de la révolution de novembre. Ils sont directement apparentés aux arditi de Fiume et aux squadristes qui surgissent un peu plus tard en Italie, constituant un type d’homme bien spécifique qu’on ne reverra plus. Ils ont été façonnés d’abord par les combats des tranchées de la guerre. Celle-ci avait trié entre les hommes que l’épreuve a nerveusement ou moralement écrasés, et ceux qui en sont sortis plus forts et plus durs qu’avant. Parlant d’eux, Jünger les comparera aux lansquenets d’autrefois qui n’avaient plus d’autre patrie que leur drapeau. Ce sont des hommes chez qui la guerre a aboli toute différence sociale, les égalisant selon un standard sans support avec celui de la vie civile. Ils ont remplacé les distinctions de classe par celle de l’audace et du courage. Et cette nouvelle échelle de valeurs, ils voudront plus tard la transposer dans la vie civile d’après-guerre. A leur façon ce sont des socialistes. Mais leur socialisme est militaire, sans lien avec la recherche de la sécurité et du bonheur matériel. Ils ne reconnaissent plus d’autre hiérarchie que celle du mérite. Tous partagent la même foi dans le pouvoir de la volonté et un goût évident pour les méthodes expéditives.

En eux ne se résume sans doute pas toute l’essence du fascisme et du national-socialisme, mais ils en portent une part fondatrice dans la mesure où ils incarnent la révolte la plus radicale contre le monde bourgeois de leur temps ».

Dominique Venner : Le Siècle de 1914.

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« Opération Ahnenerbe », aux Presses de la Cité est une merde … et son auteur, Heather Pringle, une personne malhonnête. En 4ème de couverture, on la présente comme une « spécialiste des recherches archéologiques » : on aura compris que, sous cette appellation très vague, Heather Pringle n’est rien d’autre … qu’une militante propagandiste, peu douée de surcroit : ce sont ces plumitifs prétendant « faire œuvre d’historien » qui pour effacer la Mémoire écrivent une Histoire truquée, nouvel Evangile intouchable qui consacre le triomphe des vainqueurs.

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J’ai toujours été sidéré par le fait qu’on a systématiquement voulu présenter les principales figures du national socialisme en les réduisant à de simples tarés mégalomanes, déjà vieux, obèses ou malingres, sortes d’entités maléfiques, sortes de clowns méchants et ridicules … comme s’ il n’y avait aucun autre argumentaire possible.

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Pourtant quand on veut aller plus loin et qu’on étend son champ de lecture, on voit en fait apparaître des êtres humains, un groupe d’hommes jeunes, patriotes, idéalistes, façonnés par les dures conditions de l’époque,  « des hommes durs dans une époque dure », humiliés par la défaite et le traité de Versailles. De ces jeunes hommes en révolte, portés par la force terrifiante de leur jeunesse et de leur désespoir, de ces Réprouvés qu’on rencontre dans les livres d’Ernst von Salomon et qui parvinrent au pouvoir, légalement, en 10 ans seulement et furent bien près de soumettre une bonne partie du monde .

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Pour la nouvelle imagerie d’Epinal qu’on nous impose, Goering, c’est l’obèse cocaïnomane, mou, un peu lâche… alors qu’il fut un as de l’aviation pendant la première guerre, ancien commandant de la fameuse escadrille von Richthofen, décoré de l’ordre « Pour le Mérite », la plus haute distinction militaire allemande.

peinturehitler

Hitler, lui, est un peintre raté, mégalomane, piètre écrivain (alors que son Mein Kampf est beaucoup moins emmerdant qu’on veut bien le dire, en tout cas, il vaut largement nombre de livres « politiques » qui encombrent aujourd’hui les rayons des librairies). Pour compléter le personnage, on le classe dans la catégorie des freluquets hystériques . En fait, il était un loup maigre et dur, façonné par la lutte pour l’existence et par les années de guerre qu’il a menée fort honorablement : après quatre ans de guerre en première ligne, il était titulaire de la Croix de Fer de 1ère classe, distinction rare chez un homme de troupe. Et capable de suivre une rigoureuse logique qui le mènera au pouvoir absolu en moins de 10 ans.

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Heinrich Himmler nous est généralement présenté comme un être falot et malingre : pourtant, volontaire à 17 ans, il arrive juste pour assister à la fin de la guerre, mais plus tard, avec son frère, il intègre une unité de réserve, proche des Corps Francs et lors du putsch de Munich, c’est à lui qu’on accorde l’honneur d’arborer l’étendard de la Reichskriegsflagge face aux mitrailleuses de la police . Il n’hésite pas à parcourir les campagnes sur une vieille moto pour porter la parole nationale-socialiste auprès des paysans. Et quand les SS, obligés de faire du sport, devront jusqu’à 50 ans, se soumettre à un examen de contrôle sportif annuel , il sera le premier à s’y plier.

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Quant à Goebbels, le nabot au pied-bot, il serait malvenu de sous-estimer son courage quand on sait qu’il fit ses débuts d’orateur en1924 à Rheydt, en n’hésitant pas à aller porter la contradiction dans des réunions communistes.

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L’auteur ne déroge pas à la règle. Elle a choisi d’utiliser un ton railleur mais son humour pèse des tonnes, tandis qu’elle se livre à des raccourcis stupéfiants (« malgré son apparence malingre, Himmler était un organisateur né ») et à un amoncellement de poncifs : « le teint jaunâtre, faible et maladroit, il souffrait d’infections pulmonaires et de maux d’estomac. Sa voix aiguë couinait sur les hautes notes et son rire, gloussement de pure forme, était déplaisant à l’oreille. Il était incapable de pratiquer la plupart des sports et se montraient si gauche qu’il apprit difficilement à rouler à bicyclette, tombant fréquemment, s’écorchant les genoux et les mains ».

Ah décidément, les peuples, armées et gouvernements qui se sont pris une branlée par ces tarés devaient être vraiment des nuls de chez nul …

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En tout cas, on aura compris que Heather Pringle à elle seule est un concentré de tous les préjugés, les mensonges, les dénis, la haine aveugle …Pour donner un exemple supplémentaire, outre le fait qu’elle s’obstine à prénommer Oswald Spengler, Oscar (!!!), l’argument qu’elle invoque pour réfuter l’image que se fait Himmler de l’Aryen originel est qu’il s’appuie sur le témoignage de Tacite (« de Germania ») qui serait éminemment suspect du fait qu’« il avait mené ses recherches dans le confort de sa maison de Rome ». On le voit, c’est là l’argument de quelqu’un qui veut faire œuvre d’historien et c’est proprement imparable …

Paradoxalement, elle parle d’hommes de science et d’universitaires qui ne rechignent pas « à déformer la vérité pour l’adapter aux réalités politiques du Reich » alors qu’il apparaît clairement qu’elle a choisi elle même comme méthode de déformer systématiquement les faits et les pensées (donc la vérité de l’époque) pour les adapter à ses convictions et interprétations personnelles..

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Avec ce bouquin, j’espérais en apprendre un peu plus sur l’Ahnenerbe (« Héritage des ancêtres, Société pour l’étude de l’histoire des idées »), fondé en 1933 et rattaché à la SS en 1935 auquel avait été assignée la mission de « rechercher l’espace, l’esprit, les actes et l’héritage de la race nordique indo-germanique, et communiquer au peuple les résultats de ces recherches sous une forme intéressante ». Trois directions de recherches principales : l’héritage proprement dit, l’espace et l’esprit. Ainsi donc la préhistoire faisait bon ménage avec la géopolitique et avec la philosophie.

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Himmler envoya des membres de l’Ahnenerbe dans huit expéditions ou voyages de recherches à l’étranger avant la guerre.

Ainsi Herman Wirth, un néerlandais, historien des anciennes religions et des symboles alla en Suède déchiffrer les pierres gravées du Bohuslän qu’il pensait être le plus ancien système de caractères au monde : une écriture aryenne perdue.

Yrjö von Grönhagen, jeune aristocrate finlandais passionné par le Kalevala parcourut les recoins de l’est de la Finlande pour étudier la sorcellerie de la Carélie et filmer des rites magiques, chants, incantations qu’il pensait être des rituels aryens transmis à travers les siècles..

L’historien de l’Antiquité Franz Altheim et sa collaboratrice et maîtresse, la photographe Erika Trautmann se rendirent d’abord en Croatie et en Serbie puis en Irak pour étudier la présence d’Aryens blonds dans l’Empire romain et la probabilité d’une migration nordique notamment suggérée par la similitude des gravures de Val Camonica avec d’autres gravures de l’âge du bronze étudiées en Suède.

Le préhistorien néerlandais Assien Bohmers, géologue et archéologue chercha des indices sur les origines d’un culte d’origine aryenne dans les grottes du sud de la France en soutenant que l’homme de Cro-Magnon venait tout droit de la toundra désolée de l’Allemagne de l’ère glaciaire.

Ernst Schäfer et Bruno Beger allèrent jusqu’au Tibet pour découvrir des preuves de la conquête de l’Himalaya par les Aryens, sur les pas de la race des « seigneurs aux cheveux dorés ».

Enfin, l’archéologue Herbert Jankuhn et une petite équipe cherchèrent après l’opération Barberousse en 1941, les traces d’un ancien empire germanique en Crimée.

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Une fois répertoriée chacune des expéditions, on a droit à une déformation systématique, alourdie d’une raillerie qui se veut intelligente, comme je le disais plus haut, de toutes les hypothèses émises à l’origine de la genèse de l’Ahnenerbe et pour ce qui est d’en apprendre un peu plus, on en est vite pour ses frais … il faudra que je cherche ailleurs …

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avril 2017
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