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Amis, nous devons avoir le courage de regarder les réalités en face : nous sommes acculés à la clandestinité, peut-être pour des siècles. Ce sera assurément pour des siècles si les masses déboussolées par la vie urbaine, le brassage racial, les déracinements, la permissivité ont le réflexe de se jeter dans le fanatisme islamique pour échapper à leur nihilisme. Nous l’avons déjà vu : l’islam fondamentaliste est le seul mouvement des temps modernes qui puisse prétendre à une dimension culturelle car il est le seul à exiger une parfaite identité de la loi religieuse, du mode de gouvernement et de la loi civile. Mais il n’en est pas moins intolérable pour d’authentiques Européens. Nous autres, les dépositaires de l’espérance nietzschéenne, les résurrecteurs d’une Europe antique lavée de ses infantilismes et naïvetés, sommes les seuls à avoir quelque chose de cohérent à opposer à l’islam. Mais nous sommes réduits au silence. Il nous serait certes infiniment plus facile de susciter des prises de conscience et de regrouper une élite si nous avions droit à la parole et accès à l’appareil médiatique. Mais ce dernier est totalement aux mains de nos pires ennemis et le restera. Nous ne pouvons recourir qu’au travail missionnaire, individuel et de groupuscules. Nous avons à traverser notre temps des catacombes.

Faut-il le regretter ? Cela ne changerait rien. Nous devons plutôt interpréter cette situation comme un signe des temps : de ceux du dernier homme si adéquatement décrit par Nietzsche dans le prologue de Zarathoustra.

Robert Dun, Les catacombes de la libre pensée.

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kali

« Mes haines ? Quel mot horrible ! Il ne faut jamais haïr. Cela va à l’encontre de l’enseignement du Bouddha, de Jésus, de Gandhi… de tous ceux dont Nietzsche a démasqué les naïvetés ou les hypocrisies. C’est une des raisons pour lesquelles je suis nietzschéen.

Je n’aime pas les moutons et ne tolère pas leurs leçons péremptoires au nom de la morale universelle, de la « conscience du monde ». leurs indignations comme leurs enthousiasmes ne sont que des feux follets qui sentent le tombeau. Leurs amours ne sont que quête apeurée contre la solitude, la misère intérieure; ils ne sont pas capables de don de soi.

Le petit nombre des lucides et des courageux est brimé, réduit au silence grâce à la stupidité et à la lâcheté du grand nombre. La soi-disant démocratie n’est en fait qu’une dictature du marais. Je suis du parti des Jacobins. Mais à tout prendre je préfère les royalistes au marais. Oui, je hais le marais, les moutons, les bâfreurs de journaux et de télévision. Ce sont eux qui m’engluent dans l’indignité générale, dans l’esclavage bien camouflé.

Non, vraiment, je n’ai pas honte de mes haines. »

Robert Dun : Une vie de combat.

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fête Ganesh

Toutes les communautés hindoues du monde entier sont en liesse aujourd’hui pour célébrer la fête de Ganesh. Couleurs, défilés, chants et prières en l’honneur du dieu à la tête d’éléphant et au sourire paisible qui enlève les obstacles et protège les voyageurs…

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« L’Église a corrompu les fêtes : il faut être bien grossier pour ne pas sentir que la présence des chrétiens et des valeurs chrétiennes est une oppression funeste à tout ce qui constitue l’atmosphère morale d’une fête.

Une fête implique la fierté, l’exubérance, la gaieté, la raillerie à l’égard de tout ce qui est grave, bourgeois, une  divine affirmation de soi, née d’un sentiment de plénitude et de perfection animales -autant d’états que le chrétien ne peut pas approuver sincèrement.

Toute fête est païenne par essence … »

Friedrich Nietzsche

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babette-s-en-va-t-en-guerre

Non vraiment, il y en a qui ne doutent de rien … sur son blog Hervé Ryssen part en croisade, tel un Cid Campeador moderne :


« païens ont tort et chrétiens, eux, ont droit ».


Il a décidé tout simplement (prenez votre souffle pour lire la liste d’un trait …), que Louis Rougier, Alain de Benoist, Julius Evola, René Guénon, Savitri Devi, Robert Dun, Friedrich Nietzsche, Guillaume Faye, Oswald Spengler et Dominique Venner sont des cons … des cons et des salauds … des intellectuels « dont nous crevons »… et qu’il est prêt à jeter à la poubelle …


la raison ? Ces intellos n’ont rien compris à la psychanalyse, à l’histoire, à l’église catholique, au judaïsme surtout, n’ont rien compris à rien et , salauds de mécréants, mettent la décadence de la civilisation sur le dos du christianisme … alors que Ryssen, lui, qui a tout compris à tout, et qui voudrait surtout prendre leur place, sait que si nous mourons, c’est uniquement parce que nous avons été agressés par les juifs, que nous sommes agressés par les juifs, que nous serons agressés par les juifs et contre lesquels le seul rempart véritable est le christianisme …


Ryssen n’est pas seul, il se sent légitimé par Vincent Raynouard, ce taré, aspirant masochiste au martyr, père de famille nombreuse, dont la femme au moins n’est pas de ces chiennes abusées par les féministes qui croient que leur cul et leur ventre leur appartiennent : non, non, son cul et son ventre à elle, sont à Dieu et à La Cause : Raynouard, modèle de nombreux cathos tradis, ou pas forcément cathos d’ailleurs : 7 enfants à la maison ou comment avoir sa petite armée perso chez soi …ce pousse au meurtre qui ne rêve qu’être cloué sur la croix de ses idées en montant sur les cadavres de ceux qu’il aura envoyés au casse-pipe … ce grand penseur dont le mot d’ordre-maître tient en ces quelques mots: « nous accusons les païens de faire le jeu des juifs », que, bien sur, Ryssen applaudit bruyamment de toutes les mains …


Ryssen, brave petit va-t-en guerre, qui ne croit qu’en l’action et qui, du haut de ses quelques bouquins veut donner des leçons de combativité à ces vrais messieurs que sont Robert Dun (qu’il assimile à BHL !…) ou Dominique Venner qui se sont vraiment battus, eux … ce serait à chialer si on ne préférait en rire … et si c’était bien écrit, on pourrait y trouver quelque intérêt , mais c’est médiocre, c’est lourd, c’est pesant, c’est de mauvaise foi, c’est torchonné d’un ton faussement familier qui vous flanquerait facilement la gerbe et vous donnerait des envies de meurtre …


Ryssen le plumitif jette donc ces « boulets idéologiques » dont il crève mais dont il voudrait bien prendre la place, et leur préfère le seul Baltasar Gracian, un jésuite espagnol qu’il paraphrase en affirmant : plutôt sage avec les autres que fou sans compagnon … voilà donc l’idéal de Ryssen : mouton dans le troupeau, ou chasseur dans la battue, qui ne rêve que tuer le loup solitaire… entre Ryssen, hyène dans le désert parmi les hyènes et Merlin, l’homme sauvage, fou et seul dans le fond des bois, mon choix est vite fait …

Le 15 octobre 1844 naissait Friedrich Nietzsche.

« Je pense que la solution à la crise culturelle contemporaine nous est donnée par Nietzsche: en parlant de solution j’entends bien ce terme dans son sens le plus positif, le plus actif; Nietzsche ne nous apporte pas seulement des explications sur tous les problèmes culturels, sur le mal de vivre contemporain, il nous offre aussi des remèdes individuels et collectifs (…) Pour tous ceux qui aspirent à une vérité sans équivoque, à une cohérence des valeurs, cette lecture sera un lavage de cerveau et d’âme suivi d’un fleurissement de potentialités souvent insoupçonnées. S’ils sont assez nombreux, Nietzsche aura déblayé pour l’Europe la voie royale révolutionnaire, jeté les tisons ardents de la plus puissante révolution culturelle dans l’histoire connue de la planète ».

Robert Dun

« Une fête implique la fierté, l’exubérance, la gaieté, la raillerie à l’égard de tout ce qui est grave, bourgeois, une divine affirmation de soi, née d’un sentiment de plénitude et de perfection animales -autant d’états que le chrétien ne peut pas approuver sincèrement. Toute fête est païenne par essence … »

je ne pense pas qu’il faille voir dans la « volonté de puissance » nietzschéenne une illustration de la « lutte pour la vie » d’inspiration darwinienne comme on cherche trop souvent à la réduire. Elle n’est rien d’autre que la volonté de « Créer » dans la mesure où le créateur est celui « en qui la puissance déborde« . Tout en nous cherche à aller au delà de ses limites. Etre puissant, c’est à dire créateur, c’est se dépasser sans cesse en direction des possibilités inexplorées, des perspectives inconnues (l’horizon grand ouvert), et c’est ça que Nietzsche appelle « la Grande Santé » (qu’on voudrait là aussi réduire faussement à une opposition faible-fort…)
La Grande Santé, c’est accueillir la multiplicité de perspectives sur le monde et la vie qui nous compose, c’est accueillir la contradiction, en un mot le tragique de l’existence. Trop souvent, et les monothéistes portent en ce domaine une écrasante responsabilité, l’homme veut ce qu’il appelle « le bien » sans vouloir ce qu’il appelle « le mal », la lumière sans les ténêbres alors que nous, païens (et je ne suis pas si éloigné de l’éthique et de la morale qu’on voudrait bien le croire à première vue …) voulons assimiler la lumière aux ténèbres, savons que l’une ne va pas sans l’autre si nous voulons respecter le bon ordonnancement des choses …pour Nietzsche, Dionysos symbolise l’homme qui accueille inconditionnellement en lui comme hors de lui, les polarités opposées: le bien et le mal (pour faire simple), la vie et la mort, la création et la destruction, ce qui est une démarche complètement païenne… Au delà de ces polarités, s’offre la joie tragique, celle de la lucidité et du oui à la vie : connais toi toi-même et tu connaitras l’Univers et les Dieux
C’est l’Amor Fati, l’amour de la destinée. Cette expression issue du stoïcisme n’invite pas à la résignation, nous vivons avec une définition des choses complètement faussée, qui voudrait que le stoïque soit une espèce de sado maso, l’épicurien un super bon vivant (alors que ce n’est qu’une sorte de stoïque volontaire et que c’est ainsi le confondre faussement avec l’hédoniste), etc. donc aucune résignation mais une acceptation joyeuse : »je veux apprendre toujours plus à voir, dans la nécessité des choses, le beau : je serai aussi un de ceux qui embellissent les choses. Je ne veux pas faire la guerre au laid. Je ne veux pas accuser, même pas les accusateurs. Que regarder ailleurs soit mon unique négation ! Je veux en toutes circonstances n’être plus qu’un homme qui dit oui ! » Telle est selon moi, la véritable figure du « surhomme » : l’homme dionysiaque qui a su redevenir enfant : jeu et nouveau commencement … et , toujours selon moi, la véritable figure du païen, loin de toute souffrance voulue, espérée, mais aussi loin de toute facilité …

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