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Curutchet-Jean-Marie_8325Jean-Marie Curutchet. Basque. Né en 1930 à Toulon. Etudes secondaires aux collèges N.-D. d’Afrique (Alger) et Stanislas (Paris). Prytanée militaire (La Flèche). Saint-Cyr-Coëtquidan (Promotion Union Française). Sert dans les paras en Afrique du Nord (Tunisie, Algérie). Epouse une pied-noir, dont il a trois garçons. Passe dans la clandestinité en septembre 1961. Chef de la branche ORO (Organisation Renseignements-Opérations) de l’OAS-Métropole, puis adjoint au colonel Argoud. Co-fondateur du Conseil national de la Révolution. Echappe pendant près de deux ans aux recherches des polices françaises et étrangères. Est finalement enlevé à Dakar en 1963, ramené en France, jugé par la Cour de sûreté de l’Etat et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Détenu dans l’ile de Ré, s’inscrit en Faculté et passe une licence d’histoire. Libéré et amnistié en juin 1968.

Source

PRÉSENT !

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Il y a cinquante ans, le 11 mars 1963 Jean-Marie Bastien-Thiry, dit Jean Bastien-Thiry, né le 19 octobre 1927 à Lunéville, était fusillé au Fort d’Ivry sur ordre de de Gaulle.

Bastien-Thiry

« Si l’on en croit le journaliste Jean-Raymond Tournoux, spécialiste des secrets d’État, au lendemain de l’exécution de Jean Bastien-Thiry, voici cinquante ans, le général de Gaulle aurait dit : « Celui-là, ils pourront en faire un héros, il le mérite ! » Ce propos donne à réfléchir. Il n’est pas nécessaire d’approuver l’action de Jean Bastien-Thiry pour reconnaître à sa figure une hauteur qui détonne dans notre époque de médiocrité. Ajoutons qu’il est naturel et légitime que les proches et les admirateurs de Jean Bastien-Thiry voient en lui avant tout la victime d’une injustice et d’une vindicte qui n’ont pas grandi l’homme contre qui il s’était dressé. Ce n’est pourtant pas le visage de la victime qui me semble à retenir. Après s’être levé par lucidité et volonté pure contre le puissant personnage qui, à ses yeux, avait corrompu tant de valeurs constitutives de notre patrie, Bastien-Thiry est allé jusqu’au bout de son engagement. Comme l’a écrit son frère Gabriel dans un livre émouvant : « Ce qu’aucun homme de métier n’avais osé faire, il l’a tenté ». De fait, bien qu’officier, il n’était pas homme de guerre, mais un savant et un intellectuel. Il fut pourtant l’homme d’un projet conduit envers et contre tout, le seul projet cohérent, il faut bien le dire, de la résistance française à la politique d’abandon de nos compatriotes d’Algérie. Puis, devant le tribunal qui le jugeait sur ordre, loin de chercher à esquiver, il a prononcé contre l’homme qu’il combattait un réquisitoire implacable qui le condamnait à une mort certaine. Bien entendu, il était trop lucide pour ne pas en être conscient. Seul celui qui met sa vie en jeu échappe à l’imposture fréquente du discours moral. Le discours peut mentir, l’acte ne ment pas. Et seul celui qui répond de son honneur sur sa vie est authentifié dans sa vérité. La mort de Jean Bastien-Thiry atteste qu’il existe des valeurs plus hautes que la vie elle-même. Voilà ce qui mérite d’être retenu, au-delà de toute pensée partisane. »

Dominique Venner

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« Alger. 24 janvier 1960.

« (…) Il est 18 heures. L’armée vient de recevoir l’ordre de dégager le bas du Forum des manifestants qui s’y trouvent. Les parachutistes se font attendre. Les gendarmes mobiles font mouvement. L’ordre est délibérément provocateur (…) Les escadrons descendent de front les larges marches des grands escaliers du Forum. Un hélicoptère s’approche. La première grenade lacrymogène tombe sur la foule paralysée par une vision d’épouvante. Des rangées d’hommes casqués, aux yeux cerclés par des lunettes de protection avancent d’un pas de robot en tenant leurs mousquetons à deux mains, à hauteur de la hanche. Les insultes giclent comme des crachats, des pierres tourbillonnent, des objets lourds sont lancés des balcons. Les gendarmes avancent. Les crosses de fusils brisent les visages, enfoncent les poitrines, ouvrent les crânes. Algérie française ! scandent les Pieds-noirs.

Deux coups de feu claquent. Une arme de petit calibre. Une grenade offensive explose au milieu des manifestants. Genoux à terre, les gendarmes ajustent leurs tirs. Sur le balcon du PC d’Ortiz, les hommes des Unités Territoriales ripostent pour protéger les manifestants. De lourdes rafales de fusils-mitrailleurs se mêlent aux explosions des grenades larguées par les hélicos ou projetées par les lance-patates des gardes mobiles. La foule se disperse en hurlant, cherchant un abri. Les enfants crient, effrayés. Les yeux brûlés par les gaz qui les enveloppe et les étouffe, les mains collées à leurs oreilles pour atténuer le bruit des explosions. (…)

Un gendarme qui se prépare à lancer une grenade défensive sur des manifestants qui fuient est fauché par un sniper. L’engin meurtrier explose au milieu de ses camarades qui tombent, touchés par les éclats. Pris entre le feu de leur unité et ceux des trois F.M. d’Ortiz, des gendarmes s’effondrent au milieu des jardins du Forum. (…)

Il est 18 heures 25. Les bérets verts du 1er REP et les bérets rouges du 1er RCP s’interposent. Le feu s’arrête après quinze minutes de tirs.(…) Huit morts, vingt blessés chez les manifestants. Quatorze morts dont deux officiers, cent-vingt-trois blessés dont six officiers chez les gendarmes mobiles. (…)

Le drapeau tâché du sang d’Hernandez, pied-noir de Bab-el-oued tué dans la fusillade flotte sur les barricades du camp retranché. (…) »

Extrait de « Bastien-Thiry : jusqu’au bout de l’Algérie française » de Jean-Pax Méfret.

http://www.jean-pax.com/spip.php?page=chansons-chansons&id_article=23

la semaine des Barricades (24 janvier au 1er février) s’est terminée par la reddition des insurgés (les parachutistes du 1er REP auxquels se rend Pierre Lagaillarde, lui rendent les honneurs militaires). Quelques mois après, en décembre 1960, l’OAS est créée à Madrid.

Pour le deuxième anniversaire de cette semaine des barricades, 22 attentats seront commis par l’OAS dans la nuit du 23 au 24 janvier 1962

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Certains situent l’assassinat de Jean de Brem, historien, journaliste et militant nationaliste membre de l’OAS, le 18 avril 1963, d’autres, comme Jean-Marie Curutchet, optent pour le 17.

« Je venais d’apprendre par ma femme la mort de mon ami Jean de Brem, dit Alex. Il avait accepté de travailler à mes côtés à l’étranger. Mais par loyauté envers ses camarades et ses chefs parisiens, il avait tenu à retourner à Paris où il lui restait encore une dernière mission à accomplir.

C’est au cours de cette ultime mission qu’il trouva la mort. Surpris par les policiers au moment où il s’emparait avec Serge Bernier d’une voiture destinée à une mission opérationnelle, Alex ouvrit le feu pour se dégager. Il blessa mortellement un policier, mais fut à son tour atteint par une rafale de PM. Tombé à terre il porta à sa bouche une feuille de carnet où se trouvait quelque renseignement qui ne devait pas tomber aux mains de l’adversaire. Un policier arriva à sa hauteur, l’acheva d’une balle dans la tête, puis lui trancha la gorge pour récupérer le papier qu’il n’avait pas eu le temps d’avaler. « Je mourrai sans postérité, stérilisé par l’atome ou égorgé par un fanatique » avait-il écrit dans l’avant-propos de son « Testament d’un Européen ». Bernier, que les policiers avaient capturé et déjà fait allonger par terre, ne dut d’avoir la vie sauve qu’à l’arrivée de quelques passants attardés. Cela se passait le 17 avril 1963 en plein Paris, rue de l’Estrapade, à deux pas du Panthéon !

Jean de Brem a traversé comme un météore le ciel sombre de ma clandestinité. Notre amitié n’a pas duré trois mois. Je ne pourrai cependant jamais oublier ce lumineux ami de vingt-sept ans. Ni les nuits passées à discuter de l’avenir que nous voulions bâtir ensemble. Ni cette dernière soirée de Pully, une semaine avant sa mort et quarante huit heures avant mon arrestation. Ni ce 21e concerto de Mozart, écouté plusieurs fois de suite ce soir là, et dont je ne puis plus entendre l’andante sans penser à mon frère assassiné. »

Jean-Marie Curutchet, Je veux la tourmente. Robert Laffont.

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Quelques heures seulement après les massacres du 5 juillet 1962 qui,ont fait plus de trois mille victimes dans la population civile européenne, de Gaulle, prend la décision de faire fusiller le lieutenant Roger DEGUELDRE dont il a refusé de recevoir l’avocat, Me Tixier-Vignancour, venu demander sa grâce

Né le 19 mai 1925 à Louvroi, dans le Nord, ancien maquisard, engagé dans la Légion à la Libération,, il gagne ses galons et ses médailles sur les champs de bataille d’ Indochine et d’Algérie

Pour rester fidèle à son serment, « la mort plutôt que le déshonneur », il décide de s’engager dans la défense de l’Algérie Française. Il est le créateur et responsable des commandos Delta de l’Organisation armée secrète (OAS)

Pendant un an, les commandos Delta font trembler le pouvoir gaulliste. Attentats. Démonstrations de force. Ils ne reculent devant aucun moyen pour éviter le parjure et la honte de l’abandon. A leur tête,aussi dur avec lui-même qu’implacable avec les autres : le lieutenant Roger Degueldre. est poursuivi par toutes les polices, et finalement arrêté le 8 avril 1962. Traduit en justice, condamné à mort par la Cour de sûreté de l’État, Roger Degueldre est fusillé au fort d’Ivry-sur-Seine le 6 juillet 1962. Une balle seulement sur les onze du peloton d’exécution l’atteint. Le sous-officier chargé de lui donner le coup de grâce devra s’y reprendre à six fois.

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7 juin 1962

Claude Piegts, commerçant à Alger et Albert Dovecar, sergent au 1er REP rejoignent l’OAS et le combat pour l’Algérie Française. Ils intègrent le Commando Delta1 sous les ordres du lieutenant Roger Degueldre, qui mènera la vie dure aux Barbouzes gaullistes. Arrêtés pour l’exécution du commissaire Gavoury, ils comparaissaient entre le 26 et le 30 mars 1962 devant le tribunal militaire spécial de Paris et sont condamnés à mort. Ils sont fusillés le 7 juin, refusant tous les deux qu’on leur bande les yeux.

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11 mars

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1892 – Ravachol qui veut venger la condamnation sévère de deux compagnons de lutte, Decamps et Dardare, dépose une marmite chargée d’une cinquantaine de cartouches de dynamite et de débris de fer en guise de mitraille dans l’immeuble du juge Benoît, 136 boulevard Saint Germain, à Paris, qui présidait les Assises lors du procès . La projection de mitraille fit d’effrayant ravages, mais il n’y eut toutefois qu’un seul blessé. Dès lors, l’étau va se resserrer autour de l’anarchiste qui sera bientôt arrêté.

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1937– Deux bombes détruisent les immeubles du patronat français et de l’Union patronale interprofessionnelle. On soupçonne les anarchistes italiens. Mais l’enquête va permettre d’ orienter les soupçons sur la Cagoule, groupe du parti national révolutionnaire d’extrême droite  fondé en 1935 par le polytechnicien Eugène Deloncle, qui voulait renverser le communisme et luttait contre le gouvernement de front populaire de Léon Blum .

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1963– Jean-Marie Bastien-Thiry, 35 ans, est fusillé le 11 mars 1963 au fort d’Ivry. Ingénieur militaire , marié et père de trois fillettes. Polythecnicien, scientifique brillant et de stature internationale, lieutenant-colonel de l’armée de l’air, il fut condamné à mort pour avoir organisé , en 1962 dans le cadre de la lutte de l’OAS pour conserver l’Algérie française, l’attentat du Petit-Clamart dans le but d’assassiner le général de Gaulle, alors président de la République.

Cette exécution politique est la dernière qu’ait connue la France à ce jour.

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