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Jeunesses H.« Les jeux d’Indiens, opposant des équipes de jeunes, sont d’origine ancestrale et font partie de la vie de tout écolier. L’histoire contemporaine montre qu’ils connaissaient une organisation poussée dans les États modernes (Éclaireurs et scouts, simulation en Angleterre avant 1914 d’opérations mettant en jeu des partenaires maniant des lances de bambou…). Ces jeux organisés comportent l’attaque et la défense, le guet et les patrouilles de reconnaissance, la lecture de cartes et l’utilisation du terrain, la répartition des combattants en groupes ou en sections, l’observation, la transmission par signaux ou par mess&ges, le camouflage, l’approche silencieuse.

En définitive, le point de départ de n’importe quelle activité de jeunes sur un terrain de plein air est le jeu. Mais le jeu prend tout son sens si les jeunes sont familiarisés avec les ressources offertes par les données naturelles, et c’est à la maîtrise de ces ressources que servent les techniques et les astuces que le jeune apprend en participant au jeu : il ne les apprend pas à la maison. Cette activité formatrice n’est en soi qu’un préalable ou une condition à l’intérêt du jeu ; mais c’est le jeu qui est le but poursuivi, l’apprentissage des trucs et des techniques n’est qu’un moyen. Il n’y a aucun adversaire à annihiler physiquement, aucune arme à mettre en batterie, il s’agit seulement, par exemple, dans l’esprit de la vie adolescente, de :
o  repérer et capturer un camp dissimulé,
o  prendre d’assaut une forteresse,
o  amener, par la force ou la ruse, au-delà d’une ligne déterminée, un ballon de sport ou un autre objet quelconque,
o  percer à travers une ligne de défense de l’adversaire jusqu’à un village situé au-delà de cette ligne, dans un temps donné, avec un nombre déterminé d’assaillants,
o  découvrir un drapeau, un paquet, un objet, et s’en emparer,
o  repérer un convoi et s’en emparer, etc.

La préparation, la reconnaissance du terrain, celle de l’adversaire et celle de ses forces, l’estimation de ses intentions, tout cela prend en règle générale la plus grande partie du temps et permet à l’encadrement une vue d’ensemble sur le savoir-faire des participants et leur capacité )à mettre en œuvre ce qu’ils ont appris. Mais pour les jeunes hitlériens, le jeu prenait fin, par la bagarre pour le « Lebensfaden », le fil de vie : il s’agissait d’arracher à l’adversaire un bout de laine attaché à son avant-bras, à son poignet ou à sa casquette, ou encore à son ceinturon. »

Philippe Martin. A la recherche d’une éducation nouvelle. Histoire de la Jeunesse allemande 1813-1945. Éditions du Lore.

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Jean-Jacques Matringhem : « Contre le cosmopolitisme et le métissage généralisé, Saint-Loup propose cette forme d’ethno-différencialisme qu’est le concept de « patrie charnelle » : une communauté ethniquement homogène sur un territoire délimité par l’histoire, la langue et les coutumes. Cette notion politique permet, bien mieux que l’état-nation ou le concept universaliste de « citoyen du monde » de préserver les différences, ou pour mieux dire, les identités. La patrie charnelle est le rempart à l’impérialisme et à l’uniformisation, fille perverse du multiculturalisme ultra-libéral. »

Philippe Randa écrit : « L’œuvre de Saint-Loup qui me fut une révélation -le mot n’est pas trop fort- est le cycle des patries charnelles. C’est lui qui devait me faire prendre conscience de la nécessité d’une Europe des ethnies -l’Europe aux cent drapeaux!- seul rempart contre l’avènement d’un grisâtre cosmopolitisme . »

Pour Jean-Jacques Mourreau : « la lutte pour les patries charnelles ne relève pas de la frigide rationalité, mais de la passion, de la volonté et du rêve de quelques hommes, à la fois activistes et poètes, qui ont la nostalgie d’un devenir identitaire. »

Jérôme Bourbon, directeur actuel de Rivarol, est, lui, complètement réticent : « On le sait, car il s’agit d’un vieux débat, l’exaltation du paganisme, de l’européanisme, du révolutionnarisme, du séparatisme régionaliste est à l’évidence aux antipodes du nationalisme à la française dont les références principales, sinon exclusives, sont capétiennes et chrétiennes. Mais de plus, et l’on rejoint là un débat très actuel, le mondialisme n’a-t-il pas aujourd’hui intérêt à promouvoir, fut-ce artificiellement, tous les régionalismes et les irrédentismes afin d’affaiblir l’État-nation, structure la mieux adaptée pour résister à toutes les agressions tant intérieures qu’extérieures ? »

Francis Bergeron, l’auteur du « Saint-Loup. Qui suis-je ? » chez Pardès abonde dans le sens de Bourbon : « le thème de la résurrection de patries charnelles dressées contre les États paraît aujourd’hui illisible quand l’uniformisation d’un monde devenu quasiment unipolaire menace tous les États. »

Aymeric Chauprade prend le contrepied : « Les capitalistes de Londres et de New York contribueront au déchaînement des nationalismes continentaux (français, allemand, russe) dont le seul but est de ruiner le projet européen (de la France jusqu’à la Russie) par crainte de voir le développement européen abattre la domination anglo-saxonne. »

Tandis que Pierre Vial prend lui aussi position pour « les patries charnelles qui heurtent le nationalisme hexagonal de l’auteur [Francis Bergeron], par ailleurs dubitatif sur la réalité de leur existence, alors qu’elles sont selon nous le seul mythe fondateur capable de résister au mondialisme, sur l’air bien connu du « vivre et travailler au pays »… »

Georges Feltin-Tracol ne dit pas autre chose : « j’exècre l’actuelle U.E. Atlantiste, libérale, bureaucratique, centralisatrice, soumise au Diktat du marché et pétrie de l’idéologie totalitaire des droits de l’homme parce que je suis européiste, identitaire et fédéraliste. Les souverainistes l’accusent d’être « fédérale ». C’est faux. Elle est en réalité « jacobine » puisqu’elle veut abolir toutes les différences substantielles. Conçue et promue par les atlantistes, les mondialistes et les technocrates, l’U.E. N’est qu’une parodie sinistre de l’idée européenne. Souhaitons lui une fin rapide ! D’autres élites, identitaires et alter-européennes celles-là, la refonderont sur des fondements plus réels. »

Entre les deux courants, j’ai fait mon choix depuis longtemps …

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« C’est le trait caractéristique d’une époque matérialiste que l’enseignement se tourne toujours plus exclusivement vers les disciplines utilitaires : mathématiques, physique, chimie, etc. Ces connaissances sont évidemment indispensables. Mais il y aurait danger à ce que la culture d’une nation repose exclusivement sur elles. Au contraire la culture générale d’un peuple doit toujours tenir compte d’une finalité « idéale ». Elle doit avoir pour base des « humanités » et fournir seulement des points de départ nécessaires le moment venu pour une culture professionnelle plus développée. Ainsi, il faudra conserver dans toute sa beauté l’idéal grec de civilisation. Les différences entre chaque peuple ne doivent pas empêcher de voir la communauté de race qui les unit, dont l’importance est beaucoup plus grande. La civilisation actuelle lutte pour son existence, et cette civilisation a duré des milliers d’années, elle embrasse l’hellénisme et le germanisme. Industrie et technique, commerce et métiers ne sont florissants qu’aussi longtemps qu’une communauté nationale, soutenue par un idéal, leur assure les conditions fondamentales nécessaires à leur développement. Ces conditions ne dépendant pas d’un égoïsme attaché à la matière, mais d’un esprit de sacrifice qui trouve à s’accomplir dans le renoncement. Dès lors, l’admiration qu’on porte à toute grande action doit tourner en orgueil pour l’heureux enfant de la race qui l’a accomplie. Les grands noms de l’ histoire allemande doivent être mis en lumière et l’attention de la jeunesse doit se porter sur eux avec assez d’insistance pour qu’ils deviennent les piliers d’un inébranlable sentiment national.

Afin que ce sentiment collectif soit dès le début sincère, il faut graver dans les jeunes cœurs ce principe d’airain : qui aime son peuple n’en donne la preuve que par les sacrifices acceptés pour ce peuple. Un sentiment national qui n’a en vue que l’intérêt, cela n’existe pas. On n’a le droit d’être fier de son peuple, dit Hitler, que lorsqu’on n’a plus à avoir honte d’aucune de ses classes. Quand une moitié de ce peuple est misérable, minée par l’angoisse, ou encore dépravée, personne n’a à être fier d’en faire partie. C’est seulement quand un peuple est dans tous ses membres sain de corps et d’esprit que la joie peut s’exprimer à bon droit chez tous les citoyens à ce degré supérieur qui a nom fierté nationale.

Il faut donc implanter dans les jeunes cœurs l’union intime du sentiment national et du sentiment de la justice sociale. Le monde actuel s’achemine vers une évolution radicale. Toute la question est de savoir si elle se fera dans le sens du salut de l’humanité aryenne. L’État racial-populaire, völkisch, devra par une éducation appropriée de la jeunesse, veiller à la conservation de ce qui reste de la race, qui devra être mûre pour supporter cette suprême et décisive épreuve. Pas un seul garçon, pas une seule fille ne devra quitter l’école sans avoir pris conscience de la nécessaire pureté du sang. »

Philippe Martin, A la recherche d’une éducation nouvelle. Histoire de la jeunesse allemande. 1813-1945. Éditions du Lore.

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« Déployant avec un total succès des dons d’orateur hors du commun, Hitler présenta, le 24 février 1920, au cours d’une réunion publique au Hofbräuhaus de Munich, le programme en vingt-cinq points du parti qui allait devenir le Parti national-socialiste.
Le Parti allait poursuivre un double but : d’une part en finir avec l’incapacité du pouvoir et les menaces de dislocation de l’unité nationale, d’autre part faire triompher une forme de socialisme qui n’avait rien à voir avec l’appropriation collective des biens privés : ce n’était pas le capital, mais le travail et la promotion personnelle qui devaient être équitablement répartis dans une communauté populaire excluant la lutte des classes.
Le langage était nouveau : à des ouvriers sans travail, à des classes moyennes en voie de prolétarisation, à d’innombrables fidèles de l’idée impériale, apparut une issue. »

Philippe Martin, A la recherche d’une éducation nouvelle, Histoire de la jeunesse allemande.

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