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Sur ce Chemin j’écrivais il y a quelques mois « Il est dit sur le site de l’ Arbre Celtique qu’on a fait du Picton un homme “peint” ou “tatoué”, à l’instar des Pictes d’Ecosse, en se basant sur une racine latine ce qui est quand même un peu désobligeant et pas tout à fait satisfaisant … c’est pourquoi il pourrait être préférable d’y voir un “furieux” … malheureusement l’auteur de la notule ne donne pas la racine sur laquelle il se base ce qui fait qu’on est un peu en peine pour expliquer cette traduction …»

Et puis, tout récemment je suis tombé sur un bouquin que je cherchais depuis un certain temps à trouver d’occase, à un prix abordable : « Les noms d’origine gauloise. La Gaule des combats », par Jacques Lacroix. Absolument passionnant, la Revue des études anciennes en parle comme d’ « une véritable mine, où l’on trouve beaucoup plus que ce que l’on va y chercher ». Et c’est tout à fait vrai ! Ainsi, page 177 :

 » L’idée de fureur guerrière se montre spécialement dans l’appellation de quelques États et tribus dont nous gardons le souvenir linguistique.

POITIERS et le POITOU conservent en leur nom l’ethnique des Pictavi (ou Pictones). Ils se seraient dénommés les « Furieux », « Ceux-qui-expriment-leur-colère [au combat] » (racine indo-européenne *peik-, forme adjectivale *pik-to-, « hostile », « furieux ») ; on peut traduire aussi les « Démons », car cette appellation doit avoir eu « une connotation infernale » : on en rapproche le lituanien piktul, « diable ». »

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incarnation de lointains ancêtres,

et mémoire oubliée de peuples antiques …

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Paléolithique (et même avant) . Je suis un « homme du renne » mais je chasse aussi les bisons et les aurochs dont nous suivons les troupeaux avec mon clan au fil de leurs déplacements saisonniers ou que nous attendons sur les gués par où passent leurs routes de migration. Je vénère un dieu père auquel, par assimilation, je fais porter des ramures de rennes. Je vis dans l’entrée des grottes que j’aménage pour me protéger du vent et des grands froids ou dans des campements précaires au cours de l’été. J’aime les parures, animales ou végétales, plumes et ossements, pendeloques de coquillages et de dents d’animaux, et je porte déja des tatouages compliqués. En dehors de la chasse et de la pêche, je fabrique des vêtements , des récipients ,des armes et des outils, je travaille les peaux et les fourrures et me livre à des rites religieux.
Je suis maintenant un chamane et je guéris les malades, je provoque les changements de temps désirés, je prédis l’avenir et je converse avec les esprits et les animaux-esprits. Je descends au fond des grottes dans les boyaux les plus reculés pour y pratiquer les rites magiques de chasse,et je peins et je grave sur les parois les animaux à chasser et des figures frustres ou au contraire, très réalistes. Je sculpte aussi des figures féminines, des Vénus aux formes accentuées, à l’image de la Terre généreuse que nous allons apprendre à cultiver, de la déesse fertile que je vénère.

Néolithique. Je suis agriculteur et je tire ma subsistance de la terre que nous cultivons de manière collective et qui est une mère providentielle et divine. Et par analogie . je révère la grande déesse-Mère . Le culte des morts et des ancêtres tient une grande place dans ma vie quotidienne et religieuse puisqu’ils sont encore présents parmi nous et qu’ils sont dépositaires d’une force bien supérieure à la notre. Les menhirs, dolmens et tumuli sont liés à ce culte : sépultures, sites religieux et funéraires. Je respecte un calendrier de fêtes saisonnières liées au cycle de la végétation et les mythes qui intègrent la mort, puis la renaissance d’une divinité, assimilée au Soleil. Petit à petit, je vais aussi vouer un culte au Ciel protecteur en l’associant à celui de la Terre mère.

Je suis maintenant un chamane, sorcier prêtre de la tribu qui sert d’intermédiaire entre les hommes et les âmes des ancêtres pour s’assurer de leur protection. J’ai été « choisi » pour mes dons naturels avant de recevoir une solide formation initiatique souvent pénible et épuisante.

Antiquité. Je suis Gaulois. Picton, peut être (probable ?) cousin des Pictes d’Ecosse. Picton signifie « les hommes peints » mais aussi « les furieux »…La défaite d’Alésia et la reddition de Vercingetorix viennent de sonner le glas de la Gaule indépendante et des druides qui seront bientôt frappés d’interdit. Les Romains annexent mes dieux et mes déesses pour les assimiler aux leurs mais derrière ces nouveaux noms je continue, surtout si j’habite la campagne , à honorer nos vieilles divinités. Comment pourrait-il en être autrement puisque ces divinités sont intimement et fortement liées au sol sur lequel je vis, à ses forêts, à ses rivières, à ses collines, au vent qui y souffle, à ses mers qui y grondent … et à mes Ancêtres qui ont foulé ce même sol qui est fait de leur chair. …Certains d’entre eux étaient déja même vénérés à l’âge du Renne.
Je suis maintenant un druide, trait d’union entre les dieux et les hommes. J’allie, aux attributions de ceux qui étaient avant moi -les chamanes- (dont j’ai hérité du Savoir et de la Pratique) celles de philosophe, d’enseignant, d’astronome, de juge, de médecin, d’historien et de bien d’autres encore mais l’essentiel de ces connaissances va disparaitre parce que je me suis toujours refusé à les consigner par écrit pour préserver leurs possibilités d’évolution… Certaines se transmettront par l’oral ou par le geste, les autres devront être redécouvertes ou reconstruites sur le même modèle cohérent par l’étude, la recherche, l’intuition…

Aujourd’hui. Je suis … moi. J’ai traversé ces divers âges qui m’ont fait ce que je suis et j’ai évolué. Le sol, lui, n’a pas changé, il est toujours fait de la chair de mes ancêtres et ce sont toujours les mêmes divinités que j’honore. Beaucoup s’est perdu des vieilles traditions mais il ne s’agit pas de revenir au point zéro, de remonter 2000 ans en arrière, rayer 2000 ans d’obscurantisme monothéiste, pour se retrouver à un hypothétique âge d’or auquel je ne crois guère mais de récolter un maximum d’informations dans tous les domaines qui peuvent nous aider à mieux connaitre et comprendre la vie quotidienne de nos ancêtres . Il s’agit d’aller à la recherche des Dieux et des Déesses dans le sol que nous foulons et dans notre imaginaire, à travers les lieux, les récits historiques, les légendes, les coûtumes et les fêtes toujours vivantes, les découvertes archéologiques…
Je suis apprenti- druide, ou apprenti-chamane ou même plutôt simplement apprenti-sorcier. Je n’ai pas grand chose à voir avec celui qui, dans l’Antiquité, se déplaçait avec sa Cour , et parlait avant le Roi en revanche je chéris l’image de celui qui, dans les villages, était tout à la fois prêtre, guérisseur, confident, avec bien d’autres attributions encore, un druide au ras des pâquerettes si j’ose dire…
En parallèle à ce travail de reconstruction, j’essaie de mettre en conformité ma vie avec la triade transmise par Diogène Laërce: « honore les dieux, sois brave, ne fais rien de bas », afin qu’on puisse dire de moi et des miens, comme Camille Jullian le disait des Gaulois : « dans la vie comme à la bataille, ils allaient droit leur chemin, à ciel ouvert, le visage nu et le front haut ».

(Vendredi 7 mars 2008)

melusine.jpg J’ai craqué hier au soir, j’ai acheté « la Fée Mélusine » de Philippe Walter, aux éditions Imago. J’avais bien aimé ses travaux sur Merlin et Mélusine, c’est quand même une déesse/fée tutélaire du Poitou… Le but est de le lire assez vite pour pouvoir en faire un résumé pour « la Main Rouge » qui serait une introduction à un travail plus complet et plus important (mythe, symbolisme, Mélusine en Poitou, etc…)
En tout cas, il a l’air super intéressant, qu’on en juge par la 4ème de couverture:

« Grande figure de notre imaginaire, la fée Mélusine promet richesse et prospérité à Raymondin, son époux, à condition qu’il ne la regarde pas dans son bain le samedi.
Le mariage est heureux jusqu’au jour où, poussé par la curiosité, Raymondin perce un trou dans la paroi et découvre sa femme munie d’une énorme queue de serpent. Il ne dit rien mais, lors d’une querelle, la traite de « serpente ». L’interdit est transgressé et, dans un cri déchirant, Mélusine disparaît en s’envolant dans les airs. Tout en reprenant la célèbre histoire telle que nous l’ont contée Jean d’Arras, Coudrette et les légendes de nos terroirs, le présent ouvrage dévoile des horizons méconnus et, en interrogeant notamment la mythologie de l’anguille et du sel, renouvelle de manière décisive la compréhension du récit mélusinien.
Alors Mélusine est-elle femme poisson, femme serpent ou femme oiseau ? Philippe Walter la surprend dans ses différentes métamorphoses, en saisit l’écho dans diverses traditions, entre autres celtiques, et retrouve sa trace sur plusieurs continents, offrant ainsi une ampleur originale à l’interprétation de ce mythe clé du Moyen Âge ».

… et par les têtes de chapitres : Mélusine entre mythe et littérature. Mélusine et les Géants. L’Anguille Mélusine. Mélusine et les Monstres Marins. Mélusine et l’Esprit du Sel. Mélusine, fille des Vagues. Mélusine, la Sirène et la Canicule. Trois Soeurs. L’Envol de Mélusine. Le Sabbat de Mélusine.

Je m’en régale à l’avance …

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