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12 août 1827 : mort du poète et peintre anglais William Blake

Fils de bonnetier, William Blake développa très jeune des talents pour le dessin et la poésie et ses parents ne s’opposèrent pas à cette vocation, au contraire.
Adulte, il eut le privilège de travailler tant à l’abbaye de Westminster que pour les sociétés savantes anglaises. Ayant inventé un système original de gravure sur cuivre, ses ouvrages eurent toujours beaucoup de succès dans les milieux littéraires et artistiques (Poetical Sketches, 1783; Songs of Innocence, 1789; Books of Prophecy, 1791; Gates of Paradise, 1793; America, a prophecy, 1793; Europe, a prophecy, 1794; Songs of Experience, 1794; Marriage of Heaven and Hell, 1800, The Grave, 1808; Le Pèlerinage de Canterbury, 1809; Jerusalem, the emanation of the great Albion, 1804; Milton, a poem, 1804 et Job, 1826, principalement).
Ce fameux poète anglais fut aussi un crypto-druide de la mouvance tolandienne du Druid Order à la fin du XVIIIe siècle. Certains, comme Michel Raoult , lui attribuent le grand druidicat du Druid Order en Angleterre durant la période révolutionnaire française.

Parfois je me demande si je ne suis pas un tantinet infirme car, en règle générale, sauf exceptions, la poésie m’emmerde un peu… Je la trouve parfois vaine, souvent superfétatoire et donc limite inutile.
Mais comme il semble de bon ton de se fendre parfois d’une page poésie, j’ai bien voulu essayer de me plier au jeu… mais j’ai du me rendre à l’évidence, je ne suis pas capable de trousser un joli petit poème genre « chanson à texte » lisible/écoutable/acceptable par tous…
Car la poésie que j’aimerais savoir écrire serait une poésie d’amour… mais de cet amour lourd de senteurs de couches, lourd d’odeurs fortes de sueur, de sexe, de salive et de sperme, de sang aussi parfois… Comment chanter la mémoire des draps en bouchon, tachés, déchirés par des ongles crispés ?… comment chanter la moiteur, la touffeur, la langueur comment chanter la matéria primae dont est fait l’amour auquel je crois, à mille lieues de la recherche du sexe incertain des anges mais bien dans la roideur humide, dans le creux humide, dans l’opposition et la complémentarité… dans le clair et l’obscur (car je crois qu’elle est là la fonction sacrée de la sexualité…)… donc il a fallu que je me rende à l’évidence, je n’en suis pas capable… mais d’autres le sont, heureusement:

« Brune encore non eue,
Je te veux presque nue
Sur un canapé noir
Dans un jaune boudoir,
Comme en mil huit cent trente.

Presque nue et non nue
A travers une nue
De dentelles montrant
Ta chair où va courant
Ma bouche délirante.

Je te veux trop rieuse
Et très impérieuse,
Méchante et mauvaise et
Pire s’il te plaisait,
Mais si luxurieuse !

Ah, ton corps noir et rose
Et clair de lune ! Ah, pose
Ton coude sur mon coeur,
Et tout ton corps vainqueur,
Tout ton corps que j’adore !

Ah, ton corps qu’il repose
Sur mon âme morose
Et l’étouffe s’il peut,
Si ton caprice veut,
Encore, encore, encore !

Splendides, glorieuses,
Bellement furieuses
Dans leurs jeunes ébats,
Fous mon orgueil en bas
Sous tes fesses joyeuses ! »

et puis…:

« Rustique beauté
Qu’on a dans les coins,
Tu sens bon les foins,
La chair et l’été.

Tes trente deux dents
De jeune animal
Ne vont point trop mal
A tes yeux ardents.

Ton corps dépravant
Sous tes habits courts,
-Retroussés et lourds,
Tes seins en avant.

Tes mollets farauds,
Ton buste tentant,
-Gai, comme impudent,
Ton cul ferme et gros.

Nous boutent au sang
Un feu bête et doux,
Qui nous rend tous fous,
Croupe, rein et flanc.

Le petit vacher
Tout fier de son cas,
Le maitre et ses gas,
Les gas du berger.

Je meurs si je mens,
Je les trouve heureux,
Tous ces cul-terreux,
D’être tes amants. »

(les deux sont signés Verlaine…)

____________________________________________________________

J’ai quand même retrouvé ces quelques rimes que j’ai écrites je ne sais plus trop dans quelles circonstances mais qui, pour une raison ou une autre, ne me déplaisent pas : Celles ci, d’abord, qui font peut être « joli » mais qui, en fait, ne veulent rien dire :

Comme une belle hulotte,
sur les traces du Père Huc,
Un jour dans ma culotte,
j’avais perdu un truc.
Qu’était-ce? je ne sais,
pressé de dégraffer
j’arrachai ma ceinture
pour tout laisser tomber.
J’avais perdu une rime
qui sur la pointe des pieds
s’en fut la bel’mutine
vers un pot de peinture
pour rattraper ce lai…
qui lui n’en pouvait mais.
**********************

Celles ci (avec une morale s’il vous plait … ) :

La ronce s’est refermée sur le pied de l’enfant
qui crie haut, maintenant, tout en se débattant.
« Tu m’as marché dessus en me volant mes mûres,
m’a plus fait mal que le cerf avec ses ramures.
Le renard, le blaireau et puis le sanglier
ne me dérangent pas plus que le pigeon ramier…
Toi, tout entier possédé par la gourmandise
ne vois dans la nature qu’une grosse friandise ».
******************************************

et celles ci, qui se veulent minimalistes, sans doute provoquées par mon agacement devant la logorrhée de certains (certaines) :
Toum toum
tambour
la nuit
les feux

Toum toum
tambour
les pieds
la danse

Toum toum
tambour
le coeur
les tripes

Toum toum
tambour
le sang
la sève

Toum toum
tambour
la sueur
le sexe

Toum toum
tambour
l’orgasme
la Vie

(samedi 8 mars 2008)

Dans son livre sur Mélusine, Philippe Walter écrit que pour le monde moderne, c’est la poésie qui est devenu le refuge du mythe. Mais dans la mesure où les mythes expriment les vérités fondamentales et concrètes de la société et de l’homme, je crois qu’il serait préférable puisque le mythe, et donc son expression, ont une valeur de démonstration et d’enseignement, que n’importe quel(le) plumitif ne se sente pas autorisé à écrire le genre de merde que j’ai pu lire à maintes reprises sur certains fora en confondant logorrhée débile et talent … en mettant de l’ordre dans mes notes, j’ai d’ailleurs retrouvé quelques vers perso que m’avaient inspiré certains « mohèmes » rencontrés ça et là … (ah oui, j’allais oublier de parler de l’orthographe la plupart du temps déplorable de ces pouèts qui semblent mesurer l’étendue de leur talent à l’aune de la densité de fautes au centimètre carré …)

Tu voulais un poème
mais tu n’en auras pas
à moins que si tu aimes
tu veuilles celui là.
Moi je ne comprends pas
qu’on puisse gagner sa croute
en pondant pas à pas
tout au long de la route
des cacas mis en rimes
qui parfois me dégoutent.
Tant, que devant mes pas
bientôt s’ouvre un abîme
que je ne puis combler
que par un tas de prouts.
(noms censurés…)
tous autant de poètes
qui soulèvent leur casquette,
et leurs seins raplapla
qui se gonflent d’émoi
d’avoir osé faire ça…
_______________________

chaaaaarie, je vous vite un soir au craipuscule,
traversé l’aurée des sous bois sous la lune
et mon choeur en un hinstant shambala
car il été heureux de vous voir là.
Il sut sans que le doute fu pairmis
que vous aitiez celle qui lui été promi
et rendit grasse à tout les dieux
sachant que jamais ils ne pourraient fer mieux.

(une précision importante quand même : je ne considère pas que mes « mohèmes » valent mieux que ceux qu’ils sont sensés critiquer/imiter/parodier/relativiser… quoi que …)

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