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« Les druides ont du jouer un rôle prépondérant dans l’expression gauloise du politique. L’association constante chez eux des questions philosophiques, morales et religieuses avait produit une conception des règles de la vie en société qui se rapprochait, par bien des aspects, de ce que les Grecs ont inventé, l’art de gouverner. C’est certainement à leur influence qu’il faut attribuer les réticences des Gaulois à toute forme de monarchie et de tyrannie. Ces dernières n’ont pu être jugulées que par la mise en place de contre-pouvoirs, de nature aristocratique certes, mais suffisamment diversifiés pour assurer la défense de tous les citoyens, ceux de la plèbe notamment. César, reprenant Poseidonios, écrit à propos des partis : « il y a là une institution très ancienne qui semble avoir pour but d’assurer à tout homme de la plèbe une protection contre plus puissants que lui : car le chef de faction défend ses gens contre les entreprises de violence ou de ruse et, s’il lui arrive d’agir autrement il perd tout crédit. » Si l’on en croit ces deux auteurs qui, sur ces points, méritent toute notre confiance, un tel système suppose que tout citoyen, même le plus humble, devait appartenir à une faction. Plus ou moins directement, chacun devait participer à la vie politique. Cela nous éloigne considérablement de l’image caricaturale des Gaulois, barbares toujours prêts à suivre le dernier à avoir parlé. »

Jean-Louis Brunaux. Les Gaulois. Guide Belles Lettres.

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« Nous apprenons par Tacite que les Druides continuaient à jouer un rôle actif d’agitateurs en Bretagne à l’époque de l’insurrection de la reine Boudicca dans les années 60-61 après JC, sous le règne de Néron, lorsque le gouverneur romain Paulinus attaqua la forteresse sacrée des Druides sur l’île d’Anglesey. L’influence des druides bretons, souvent considérée être le foyer du nationalisme celtique, est fréquemment citée comme l’un des facteurs majeurs ayant décidé la gouvernement romain à conquérir la Bretagne. En 69 après JC, l’ « année des quatre empereurs « , alors que Rome était, à la mort de Néron, en proie à de graves conflits politiques pour assurer la succession impériale, les druides entreprirent opportunément d’inciter les tribus gauloises à une insurrection générale. »

Miranda Green, Les Druides. Editions Errance

Il est également plus que probable que quand Jules César en Gaule, multiplia les exactions (cf la décapitation du Sénon Acco « chef de la conjuration des Sénons et des Carnutes »), les druides réagirent. Et c’est sans aucun doute leur Assemblée qui tira de l’ombre Vercingétorix. Proclamé roi des Arvernes, il réunira en quelques mois toutes les forces politiques et militaires des tribus celtiques.

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Il y a quelques années, Nicolas Sarkozy a dit vouloir compléter le préambule de la constitution «pour garantir l’égalité de l’homme et de la femme, pour assurer le respect de la diversité et ses moyens, pour rendre possibles de véritables politiques d’intégration et pour répondre aux défis de la bioéthique».Il avait confié à Simone Veil (le choix veut tout dire) la présidence de la commission chargée de rédiger un projet de texte dans ce sens, en précisant : «Il s’agit que sur les problèmes philosophiques, moraux, éthiques posés par la modernité, notre Constitution soit en avance sur notre temps et non pas en retard».

A cette « volonté », j’opposerai celle-ci :

« Car si la politique c’est de l’histoire en train de s’écrire, et l’histoire elle même la description de la lutte des hommes et des peuples pour la survie et la reproduction, alors, la politique n’est en vérité que l’application de la lutte pour la survie d’un peuple ».

La citation est d’Adolf Hitler … et ce n’est pas de ma faute si la première est d’une nullité crasse à la syntaxe hasardeuse, qui brasse du vent dans de grandes envolées gonflées ne voulant au demeurant pas dire grand chose , à l’image de son auteur et de sa vision, courte, du monde tandis que dans l’autre on sent le souffle de la vision grandiose, cette exigence du grand et du beau, qui animait son auteur…

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« Sachons être suspect. C’est le signe, aujourd’hui, d’un esprit libre et indépendant, surtout en milieu intellectuel. Il faut, en effet, choisir entre la flatterie de l’idéologie dominante et la suspicion dont les parangons de cette idéologie accablent ceux qui refusent de se plier à la nouvelle mode. Vous n’êtes pas satisfait de l’explication jargonnante par la lutte des classes, l’aliénation et la distinction entre la structure et la superstructure : eh bien ! Vous n’êtes qu’un petit esprit ! On vous fera grief de vos analyses les mieux fondées même si vous indiquez clairement leurs limites, et l’on essaiera de démontrer qu’elles ont une source idéologique souterraine, dont vous n’avez pas conscience ou dont vous ne voulez pas prendre conscience, par conséquent que vous êtes le jouet de déterminations sociales de classe ou bien un être de mauvaise foi qui renonce à reconnaître ces déterminations. De la suspicion à la culpabilité il n’y a qu’un pas, vite franchi, surtout quand l’accusation se fait au nom des bons sentiments de la conscience dite mondiale.

L’institution de la censure est certes supprimée dans nos pays, mais les censeurs subsistent et l’hypocrisie aussi. Pour obtenir les faveurs des chapelles, proclamez à tort et à travers votre attachement à la cause de la paix et manifestez hautement votre horreur de la guerre, en prenant soin au moment d’un conflit de ne pas examiner les choses de près. Au contraire prenez immédiatement parti pour le camp désigné à l’avance comme le porteur du sens de l’histoire et considérez-le sans autre forme de procès comme le partisan de la paix, même s’il a pris l’initiative de l’agression et s’il déclare ouvertement mener une guerre révolutionnaire. La dialectique est suffisamment ingénieuse pour confirmer votre choix après coup en découvrant les raisons souterraines de la guerre et en démasquant les véritables fauteurs : la guerre révolutionnaire est une « guerre pour la paix »! »

Julien Freund (préface à Carl Schmitt : « la notion de politique »)

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