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kernunnos

« La plupart des problèmes du monde actuel proviennent des idéologies monothéistes, répandues par des prophètes qui se croient ou se disent inspirés, et prétendent détenir la vérité. Ceci est évidemment une absurdité car la vérité n’est pas une. La réalité du monde est multiple et insaisissable. Seuls ceux qui sauront se libérer des monothéismes, des dogmatismes, des croyances aveugles, du christianisme, de l’islam, du marxisme pourront se rapprocher de la multiplicité du divin, remettre l’homme à sa place dans la Création et trouver la voie de la tolérance, de l’amour, ainsi que de l’amitié des bêtes, des hommes et des dieux. »

(Alain Daniélou. Le chemin du labyrinthe.)

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« Les prétendues «racines chrétiennes» de la France ne sont rien d’autre qu’une escroquerie intellectuelle entretenue par l’Église romaine. Est-il besoin d’être horticulteur pour savoir différencier une racine d’un greffon ? Le christianisme est un greffon oriental imposé à nos aïeux par la force et la ruse, grâce au concours successif de deux arrivistes sans foi ni loi : Constantin et Clovis. Charlemagne prit leur suite en imposant le christianisme aux Germains par la guerre. Il fit massacrer 4.500 Saxons qui refusaient le baptême chrétien. La peine de mort fut décrétée contre tous ceux qui voulaient demeurer païens. Prétendre que les Européens ont des «racines chrétiennes» est aussi absurde et mensonger que le serait de dire que les évangélistes afro-américains chanteurs de gospels ont des «racines chrétiennes», alors que le christianisme fut imposé à leurs ancêtres par les esclavagistes. Ce qui prouve à quel point il ne suffit pas d’être physiquement libre pour être délivré de ses chaînes mentales. Les chrétiens résiduels européens sont toujours des esclaves psychiques.

Les véritables racines du peuple français (comme des autres peuples européens), sont à rechercher dans les principes éthiques et philosophiques du paganisme, du polythéisme et du druidisme, honteusement calomniés depuis vingt siècles par les zélateurs de Rome, et de ce fait totalement ignorés des Français d’aujourd’hui, qui ont été littéralement amputés de leur propre Antiquité historique. Les monothéistes, qu’ils soient juifs, chrétiens ou musulmans, ne se rendent pas compte à quel point ils ont été «lobotomisés» dans leur enfance par des religions contre-nature qui n’ont cessé d’abaisser et d’humilier l’être humain pour le prosterner devant un Seigneur céleste imaginaire, au seul profit de pouvoirs despotiques soutenus par des clergés félons. »

Pierre Lance

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Est-ce que la normalité serait devenue le dernier truc à la mode ?

Après Hollande qui avait lancé « …si les Français m’accordent leur confiance, le président que je serai ressemblera au candidat que je suis, candidat respectueux, candidat rassembleur, candidat normal, pour une présidence normale, au service de la République », on apprend qu’Obaba, pardon Obama, lors de son investiture, a prononcé «le discours modeste d’un candidat normal »…

Pourtant, « Que l’individu se fasse à lui même son idéal pour en déduire sa loi, ses plaisirs et ses droits, voilà bien qui jusqu’à présent a passé pour la plus monstrueuse de toutes les aberrations humaines ; c’était l’idolâtrie en soi ; de fait, les rares qui l’osaient avaient toujours besoin d’en faire l’apologie à leurs propres yeux… Ce fut la force merveilleuse, l’art étonnant de créer les dieux, le polythéisme, qui permit à cet instinct de se décharger, se purifier, se perfectionner, s’ennoblir… Le monothéisme par contre, cette rigide conséquence de la doctrine de l’homme normal, -cette foi donc, en un dieu normal auprès duquel il n’y a plus que faux dieux- a peut-être été jusqu’à présent le plus grand danger de l’humanité… Dans le polythéisme on rencontre déjà une première image de la libre pensée, de la polypensée de l’homme : la force de se créer des yeux neufs, personnels, toujours plus neufs, plus personnels. »

F.Nietzsche. Le Gai savoir (cité dans « Le nouveau polythéisme » par David L.Miller. Imago)

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Puisqu’on dit que le Principe Absolu, encore appelé dans le milieu du druidisme l’ « Incréé » ou l’ « Innommé », à la fois tout et le contraire de tout,  est ce que nous ne connaissons pas et qu’il est au delà de la connaissance ou de l’inconnaissance. Parce qu’il est celui qui fut avant l’origine de l’origine et qu’il réside partout et nulle part. Parce qu’il est le Vide mais aussi la Plénitude et l’Infini. Parce qu’il n’a pas de nom, de visage ou de forme et qu’on ne peut pas le penser ni le conceptualiser. Parce qu’il n’est rien de ce qui est visible ou invisible, et qu’il est au delà du savoir ou du non savoir, de la pensée ou de la non pensée.
S’il y a un Principe Absolu, il n’est pas du ressort de ma compréhension ou de mes possibilités de compréhension (prétendre le contraire ressort d’une prétention absolue) et il est en dehors –en deçà- au delà de l’échelle humaine et du domaine des hommes, je ne puis, éventuellement, que pressentir-reconnaître l’inconnaissabilité de ce Principe abstrait, sorte d’Energie Primordiale, et non pas l’honorer en tant qu’une divinité unique, ce qui d’ailleurs ne pourrait se faire qu’avec des « outils » humains, et donc, à mon sens, complètement inadaptés.
S’il y a Principe Absolu, il est beaucoup plus certainement « divin » que « dieu ». Je suis polythéiste et j’honore et vénère toutes les divinités du panthéon celtique (qui ont en elles une part de ce Divin comme nous l’avons nous même.)
Je les honore et les vénère parce qu’elles sont différentes, séparées et individualisées. Parce qu’elles sont réelles et ne sont pas seulement des symboles. Parce qu’elles ne sont pas de rassurantes images exclusivement mentales, ce qui ne serait qu’un bon moyen pour les « garder à distance ». Et parce qu’il serait trop triste qu’elles ne deviennent que des allégories se rapportant à de simples abstractions.

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J’ai peur que bon nombre de druidisants et autres païens ne soient en fait que des nostalgiques d’une religion chrétienne qu’ils ont abandonnée on ne sait trop pour quelle raison. Pourquoi, sinon, bâtiraient-ils leur foi autour de la transcendance (contre l’immanence, caractéristique du paganisme), loueraient-ils le Verbe (contre le mot juste caractéristique du paganisme), et vénéreraient-ils l’Incréé en tant qu’Unique (contre le polythéisme, caractéristique du paganisme) ?!… On sent bien qu’ils rêvent à des structures coercitives d’Église (et ce sont souvent ceux là même qui affichent une « sensibilité » humaine et politique « de gauche »…), et qu’ils prônent une fraternité qui n’a de fraternelle que le vocabulaire. On les verrait tout aussi bien, grenouilles de bénitiers, dans un souci d' »ouverture à l’autre », dans une séance de lecture de la Bible, à l’exemple de leurs cousins chrétiens d’Amérique.

Non, je ne suis pas de la famille de ces « païens » (?) là ! ne me sens aucune affinité avec eux. A la fréquentation de ces culs-bénits et s’il me faut choisir, je préfère encore celle d’athées à la mode Onfray, nietzschéen féru de philosophie antique !

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« Bien qu’un million ne soit en aucune manière plus proche de l’infini que « un » ou « deux » ou « dix », il peut sembler l’être du point de vue limité de nos perceptions et nous avons peut être une image mentale plus exacte du divin quand nous envisageons un nombre immense de dieux différents que lorsque nous cherchons leur unité car, d’un certain point de vue, le nombre « un » est le nombre le plus éloigné de l’infini. »

Alain Daniélou, Le polythéisme hindou.

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« Certains auteurs ont défendu la thèse du monothéisme druidique. Mais, outre que ces auteurs étaient eux-mêmes monothéistes et voulaient à toute force nourrir l’illusion d’une « supériorité » du monothéisme sur le polythéisme, il n’est pas un seul témoignage d’auteur ancien qui vienne conforter cette hypothèse.

Les Grecs et les Latins parlent toujours des dieux gaulois et non d’un seul. On a prétendu qu’Esus était primitivement le dieu unique des celtes, et il est vrai qu’Esus, qu’on peut identifier à l’énergie vitale, est un dieu primordial. Mais en tirer argument au profit d’un monothéisme celtique supposé reviendrait à prétendre que les Grecs étaient monothéistes puisqu’ils faisaient d’Éros le créateur du monde, la première force en action après le Chaos originel. Or les Gaulois, tout comme les Grecs, avaient pleine conscience (des siècles avant Darwin !) de ce que l’évolution biologique est essentiellement un processus de différenciation, de diversification et de sélection, qui enfante logiquement le particularisme concurrentiel de toute manifestation animique. Individualisme et monothéisme sont nécessairement inconciliables car le premier distingue et particularise, ce qui favorise l’élévation des meilleurs, tandis que le second uniformise, égalise et grégarise, paralysant ainsi tout progrès de la vie

Cette exaltation de la personnalité de chaque être (…) était le fondement de la philosophie gauloise. »

Pierre Lance : Alésia, un choc de civilisations.

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