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Bon anniversaire à Arletty, née Léonie Bathiat le 15 mai 1898 à Courbevoie et à Michel Audiard, né à Paris le 15 mai 1920, qui font incontestablement partie du même Clan !

Arletty fut une grande amie de Louis-Ferdinand Céline. Au policier qui venait l’interpeller à la « Libération » pour cause de « sympathies pro-allemandes » et qui lui demandait comment elle se sentait, elle répondit : « pas très résistante ». C’est à des répliques de ce genre qu’on reconnaît la grandeur.

Et puis aujourd’hui où l’on intronise notre nouveau président de la république qui en profite démagogique ment pour honorer quelques morts célèbres, cet extrait, un peu long mais tellement réjouissant de la tirade du « Président » incarné par Jean Gabin sur un dialogue de Michel Audiard … ça ne pouvait pas tomber mieux :

« Messieurs, Monsieur le Député Chalamont vient d’évoquer en termes émouvants les victimes de la guerre… Je m’associe d’autant plus volontiers à cet hommage qu’il s’adresse à ceux qui furent les meilleurs de mes compagnons…

Au moment de Verdun, Monsieur Chalamont avait dix ans… Ce qui lui donne, par conséquent, le droit d’en parler… Étant présent sur le théâtre des opérations, je ne saurais prétendre à la même objectivité… On a, c’est bien connu, une mauvaise vue d’ensemble lorsqu’on voit les choses de trop près !… Monsieur Chalamont parle d’un million cinq cent mille morts, je ne pourrais en citer qu’une poignée, tombés tout près de moi…

J’ai honte, Messieurs… Je voulais montrer à Monsieur Chalamont que je peux, moi aussi, faire voter les morts… Le procédé est assez méprisable, croyez-moi !…

Messieurs, j’ai devant moi un très joli dossier, très complet, très épais, trois cents pages de bilans et de statistiques que j’avais préparé à votre intention… En écoutant Monsieur Chalamont, je viens de m’apercevoir que le langage des chiffres a ceci de commun avec le langage des fleurs… on lui fait dire c’que l’on veut !… Les chiffres parlent mais ne crient jamais… C’est pourquoi ils n’empêchent pas les amis de Monsieur Chalamont de dormir. Vous me permettrez donc de préférer le langage des hommes. Je le comprends mieux !…

Durant des années, à travers le monde, j’ai visité des mines, des camps de personnes déplacées… j’ai vu la Police charger les grévistes, je l’ai vue aussi charger des chômeurs… j’ai vu la richesse de certaines contrées, j’ai vu l’incroyable pauvreté de certaines autres… Durant toutes ces années, je n’ai jamais cessé de penser à l’Europe… Monsieur Chalamont a passé une partie de sa vie dans une banque à y penser aussi… Nous ne parlons forcément pas de la même Europe…

Lorsqu’il y a quelques mois, les plus qualifiés parmi les maîtres-nageurs de cette assemblée sont venus me trouver pour éviter une crise de régime, j’ai pris un engagement… celui de gouverner… Or, gouverner ne consiste pas à aider les grenouilles à administrer leur mare !… Tout le monde parle de l’Europe… Mais c’est sur la manière de faire cette Europe que l’on ne s’entend plus… C’est sur les principes essentiels que l’on s’oppose…

Pourquoi croyez-vous, Messieurs, que l’on demande à mon gouvernement de retirer le projet de l’Union Douanière qui constitue le premier pas vers une Fédération future ?… Parce qu’il constitue une atteinte à la souveraineté nationale ?… Non… Simplement parce qu’un autre projet est prêt… Un projet qui vous sera présenté par le prochain gouvernement… Je peux, Messieurs, vous en énoncer d’avance le principe !…

La constitution de trusts verticaux et horizontaux, de groupes de pressions qui maintiennent sous leur contrôle non seulement les produits du travail, mais les travailleurs eux-mêmes !…

On ne vous demandera plus, Messieurs, de soutenir un ministère, mais d’appuyer un gigantesque conseil d’administration !…

Si cette assemblée avait conscience de son rôle, elle repousserait cette Europe des maîtres de forges et des compagnies pétrolières… Cette Europe, qui a l’étrange particularité de vouloir se situer au-delà des mers, c’est-à-dire partout… sauf en Europe !… Car je les connais, moi, ces européens à têtes d’explorateurs !

– Je demande que les insinuations calomnieuses que le Président du Conseil vient de porter contre les Élus du Peuple ne soient pas publiées au Journal Officiel.

– J’attendais cette protestation… Je ne suis pas surpris qu’elle vienne de vous, Monsieur Jussieu… Vous êtes, je crois, conseil juridique des aciéries Krenner ?… Je ne vous le reproche pas…

– Vous êtes trop bon !…

– Je vous reproche simplement de vous être fait élire sur une liste de gauche et de ne soutenir à l’Assemblée que des projets d’inspiration patronale !

– Il y a des patrons de gauche, je tiens à vous l’apprendre !

– Il y a aussi des poissons volants, mais ils ne constituent pas la majorité du genre !…

La politique, Messieurs, devrait être une vocation… Elle l’est pour certain d’entre vous… Mais pour le plus grand nombre, elle est un métier… Un métier qui, hélas, ne rapporte pas aussi vite que beaucoup le souhaiteraient, et qui nécessite d’importantes mises de fonds car une campagne électorale coûte cher ! Mais pour certaines grosses sociétés, c’est un placement amortissable en quatre ans… Et s’il advient que le petit protégé se hisse à la présidence du Conseil, le placement devient inespéré… Les financiers d’autrefois achetaient des mines à Djelitzer ou à Zoa, ceux d’aujourd’hui ont compris qu’il valait mieux régner à Matignon que dans l’Oubangui et que de fabriquer un député coûtait moins cher que de dédommager un Roi Nègre !… Que devient dans tout cela la notion du Bien Public ? Je vous laisse juges…

Le gouvernement maintient son projet. La majorité lui refusera la confiance et il se retirera… Il y était préparé en rentrant ici…

J’ajouterai simplement, pour quelques uns d’entre vous, réjouissez-vous, fêtez votre victoire… Vous n’entendrez plus jamais ma voix et vous n’aurez plus jamais à marcher derrière moi… Jusqu’au jour de mes Funérailles Nationales, que vous voterez d’ailleurs à l’unanimité… Ce dont je vous remercie par anticipation… »

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J’aurais aimé pouvoir, ce matin, annoncer l’avènement en France d’un gouvernement national-socialiste, ou, à défaut, d’un régime fasciste … et bien non … nous avons droit une fois de plus et sans surprise à une espèce de social-démocratie-chrétienne protéiforme qui ne nous apportera de toute manière qu’un monde uniforme où notre seul statut sera celui de consommateur et où s’effaceront toutes nos libertés…

Allez, il est temps de nous approprier ce Chant :

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme.
Ce soir l’ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau : dynamite…

C’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève…

Ici chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l’ombre à ta place.
Demain du sang noir séchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute…

Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu’on enchaîne ?
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh…

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Certains membres de notre « mouvance », après avoir en 2002, moqué, vomi, vilipendé tous ces gauchiards péteux bon teint qui, grelottant de trouille, appelaient à voter au 2e tour des présidentielles pour l’escroc Chirac qu’ils couvraient pourtant quelques jours auparavant d’insultes et voulaient même voir en prison, et cela, pour barrer la route à la bête immonde; ces fachos-anti-démocrates-oui-mais, ces fachos-anti-parlementaires-oui-mais, appellent aujourd’hui, toute honte bue, et chacun pour soi sans mouvement d’ensemble, à voter pour tel ou tel candidat…

Ces cocus-contents qui avertissent : « attention, un vote nul c’est une voix pour Sarko », ou bien au contraire « un vote nul c’est une voix pour Hollande », ne savent-ils donc pas qu’on a, en l’occurence, à faire à un bonnet blanc qui s’oppose à un blanc bonnet ? et que la seule différence notable entre les deux est que l’un, Hollande, est à peu près franc sur les saloperies qu’il nous promet (droit de vote des immigrés, mariage des homos, économie libérale et mondialisation) alors que l’autre, Sarko, cherche à nous entuber jusqu’au bout en mentant comme un arracheur de dents pour arriver, en fait, au même résultat … salauds !

Mais je n’avais pas vraiment envie de parler de tout ça … parce qu’en définitive, c’est une fois de plus les deux faces d’une même pièce (comme on dit avec élégance, la gauche et la droite sont les deux fesses d’un même cul qui ne sert qu’à faire de la merde…) et que mon tout petit avis personnel ne compte pas pour grand chose… Je voulais simplement, en ce temps pourri de présidentielles et de promesses qui ne seront jamais tenues, ouvrir un parallèle avec ce week-end de Beltaine, ce week-end hors du temps que je viens de passer avec ma sorcière, épuisant, glacial, venteux et trempé mais tellement riche en enseignement et en initiations !…

Après lui avoir bavé dessus pendant des lustres, Sarko et Hollande sont vraiment pitoyables dans leur pêche à l’électeur du Front National. Pitoyables ! À chier ! Bien sûr, à grand renfort de promesses tous azimuts…

Rien de bien nouveau sous le soleil pourtant puisque Céline, déjà, dans son « École des cadavres » :

« Ce sont les francs-maçons aux ordres du juif Ximenès qui ont fait guillotiner Marie-Antoinette et Louis XVI. La plus fantastique campagne de calomnie maçonnique jamais déclenchée par Israël et menée tambour battant, triomphalement, jusqu’à la lunette de Samson, juif.
Monsieur Veto avait promis !
Madame Veto avait promis !
Vous avez promis, maçons de la Loge 38 bien davantage ! Depuis Veto, vous n’avez pas arrêté de promettre, vous avez exalté, fanatisé, enragé la meute de haines égalisatrices, de passions à baffrer, tout et tout de suite. Le tangible avant tout ! Toute la matière ! D’abord le Palpable ! Tout ce qui peut s’avaler, s’ingurgiter, s’approprier, s’accaparer, se boyauter. Vous l’avez mise en fringale matérialiste, irrésistible votre meute.

Apôtres du mieux-vivre, la meute va vous bouffer, vous d’abord. Vous êtes au bout de votre rouleau de promesses. Vous avez déjà donné tout ce qui vous appartient pas et puis en surplus tous les brouillards de la lune.

Tant pis pour vous ! Il ne reste plus rien de chiable dans votre boutique que vous-mêmes. Vous qui, pendant 150 ans, n’avez cesser de lyriser la mécanique, les droits du peuple, la muflerie, la matière, l’arrivisme et la merde, vous allez être servis merveilleusement ! Merdeux ! Vous vous êtes promis aux chiots révolutionnaires vous-mêmes ! Exorbités, aberrants, pontifiants, cafouilleux cancres vous avez commis au départ l’erreur capitale, inexpiable, vous avez misé sur la tripe, vous avez adulé, exalté, flagorné, glorifié la tripe. »

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« On ne saurait assez s’élever contre l’idée stupide que le génie pourrait-être le résultat du suffrage universel. »

A. Hitler

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