You are currently browsing the tag archive for the ‘Solstice d’Hiver’ tag.

« Ce feu résume une vivante tradition. Non pas une image inconsistante, mais une réalité. Une réalité aussi tangible que la dureté de cette pierre ou ce souffle de vent. Le symbole du solstice est que la vie ne peut pas mourir. Nos ancêtres croyaient que le soleil n’abandonne pas les hommes et qu’il revient chaque année au rendez-vous du printemps.

Nous croyons avec eux, que la vie ne meurt pas et que par-delà la mort des individus, la vie collective continue.

Qu’importe ce que sera demain. C’est en nous dressant aujourd’hui, en affirmant que nous voulons rester ce que nous sommes, que demain pourra venir.

Nous portons en nous la flamme. La flamme pure de ce feu de foi. Non pas un feu de souvenir. Non pas un feu de piété filiale. Mais un feu de joie et de gravité qu’il convient d’allumer sur notre terre. Là nous voulons vivre et remplir notre devoir d’hommes sans renier aucune des particularités de notre sang, notre histoire, notre foi entremêlés dans nos souvenirs et dans nos veines…

Ce n’est pas la résurrection d’un rite aboli. C’est la continuation d’une grande tradition. D’une tradition qui plonge ses racines au plus profond des âges et ne veut pas disparaître. Une tradition dont chaque modification ne doit que renforcer le sens symbolique. Une tradition qui peu à peu revit. »

Jean Mabire

—————————————————————————

Publicités

Le solstice d’hiver “se situe au milieu de la saison morte. C’est dans la nature une période où rien de particulier ne se passe sinon qu’elle est généralement suivie des jours les plus froids. La détermination de sa date est donc exclusivement due à l’observation solaire et non à des phénomènes terrestres.

On sait que les Gaulois comptaient le temps en nuits ce qui est logique eu égard à leurs conceptions de l’existence, s’appuyant sur la notion de la renaissance de la vie au sein des ténèbres et de la mort apparente. Pour eux la cycle quotidien débutait dans le mystère de l’obscurité. Il n’est pas surprenant que la même conception se soit appliquée au cycle solaire. Le solstice, caractérisé par le maximum de durée nocturne, représentait pour l’année ce qu’était la nuit pour la journée.

Le milieu de la nuit la plus longue constituait le point central de l’année. La détermination de ce moment privilégié supposait une série d’observations difficiles puisque les jours commencent à croître le soir depuis le 21 décembre alotrs qu’il faut attendre le 3 janvier pour qu’ils grandissent le matin. C’est le 23 décembre que se produit le solstice. La fête de Noël qui a pris la place de la célébration solennelle du solstice a été finalement fixée au 24 décembre dans la nuit. Ce décalage d’un jour s’explique par les diverses réformes du calendrier.

Soulignons que la détermination de cette fête requérait des calculs abstraits à partir d’observations concrètes. D’autre part, on perçoit le sens mystique des croyances attachées à cette nuit unique. On pressent le caractère fidéiste d’une adhésion à des phénomènes invisibles.

La célébration se déroulait sur douze jours. Mais on ignore si ces derniers encadraient le solstice ou s’ils le suivaient. La première hypothèse se soutient parce qu’il parait logique qu’une fête soit l’objet d’une préparation et d’une suite. La seconde éventualité trouve se justification dans le fait que notre actuelle Epiphanie remplace la célébration de l’accroissement matinal des jours. Quoi qu’il en soit, cette fête comportait une “veille” nocturne et donnait lieu à des manifestations symboliques en rapport avec tous les éléments de la nature: feu, eau, roches, animaux, végétaux.

En tant que représentation du soleil, source de la vie, le feu était l’objet de rites particulièrement importants. Il était recouvert de cendres avec précautions de façon à “couver” plusieurs jours dans l’âtre.

Au cours de la nuit sainte, il était dégagé et réanimé. la première partie de cette nuit était réservée à la veillée plus solennelle et longue que les veillées quotidiennes. On prélevait des aliments en conserve pour en placer quelques échantillons près du foyer. Des gateaux étaient confectionnés et, dans les étables, on garnissait les mangeoires. Ces préparatifs s’effectuaient discrètement à l’intérieur des maisons. Au milieu de la nuit, le grand réveil se produisait. Chacun sortait de chez lui pour participer à l’explosion générale du renouveau invisible. On mangeait les gateaux de circonstance jusqu’à l’aube.

Puis, on allait répandre à travers les champs nus, la cendre qui avait protégé le feu afin qu’elle exerce son action bénéfique sur la terre endormie. Les charbons éteints étaient mis de côté pour protéger les maisons lors des orages d’été.

Les éléments : pierre, eau, air, étaient associés au renouveau général.

Les pierres étaient l’objet d’une vénération particulière. Réceptacles d’esprits, elles avaient la réputation de féconder les champs. Aussi allait-on visiter celles qui avaient servi à observer le soleil dans sa course : pierres verticales ou blocs surmontés d’un repère, appelées depuis “Pierres qui virent”. Des unions mystiques étaient censées se produire au cours de la nuit de Noël. Des pierres avaient la réputation de se déplacer pour aller se tremper dans une source ou une rivière voisine. D’autres se soulevaient pour libérer les richesses de l’An nouveau.

Les sources accueillaient les esprits bienfaisants qui venaient danser joyeusement alentour. Certaines d’entre elles voyaient leur eau devenir rouge comme le sang vivifiant ou le feu. Des serpents sortis des profondeurs de la terre ou de la roche, se rendaient aux fontaines pour y déposer les semences de vie.

Les airs frémissaient des poursuites d’animaux symboliques chassant devant eux les esprits de la mort afin d’assurer le triomphe de la vie nouvelle. Cette croyance est restée très vivace au cours des siècles. Elle prit le nom de Mesnie Hellequin au Moyen Age ou de Chasse Sauvage et représentait la lutte entre les puissances destructrices et celles du renouveau, lutte gigantesque qui assurait finalement la victoire des dernières.

Les animaux ne restaient pas étrangers à ce renouveau. Certains d’entre eux étaient plus représentatifs comme le cerf dont les bois tombent pour repousser plus grands chaque année. Ils étaient bien qualifiés pour anéantir les forces d’anéantissement. Le sanglier qui a des portées nombreuses, le cheval à la course rapide et d’autres étaient censés se livrer à la chasse des mauvais esprits. Les humbles habitants des étables participaient à l’oeuvre de renaissance. C’est pourquoi les hommes leur prodiguaient des soins vigilants en cette période cruciale. Durant cette dernière nos frères inférieurs participaient plus étroitement au monde de l’au-delà ce qui fit dire qu’ils étaient alors doués de la parole.

Les végétaux qui paraissent inanimés pendant l’hiver servaient aussi de symboles puisque au printemps ilsq vont de nouveau éclater d’activité. Les graines étaient associées aux rites du feu ou aux festivités alimentaires. Il est vraisemblable que ces graines, placées près du feu pendant les douze jours du cycle de renouveau, étaient mêlées le dernier jour à la provision destinée aux semis ou aux mets rituels de clôture, comme la fève enfermée dans le gateau du 6 janvier.

Le gui tenait une placé particulière. Cette petite plante parasite semble pleine de vigueur avec ses feuilles vertes et ses graines gorgées de liquide visqueux alors que l’arbre sur lequel elle se trouve est, lui, en complète léthargie. Bravant la chute des feuilles et le froid stérilisant, elle fait plus qu’annoncer la permanence de la vie qui va renaître, elle la contient déjà et le montre. De plus les oiseaux peuvent se nourrir de ses baies en ce temps de disette. C’est pourquoi les Gaulois allaient cérémonieusement en cueillir quelques bouquets qu’ils suspendaient au dessus du foyer. L’année se renouvelait sous le signe du gui. L’image des druides se rendant dans la forêt pour y cueillir le gui avec une faucille d’or sur le chêne est trop familière pour que nous nous y étendions. On sait que le chêne ne porte pour ainsi dire jamais cette plante parasite. La rareté même du phénomène pouvait inciter à des cérémonies solennelles. Mais la pratique plus simple effectuée par chaque famille était courante sans doute.

Comme nous venons de le voir la nuit sainte devait se situer au milieu du laps des douze nuits les plus longues. Les dix premiers jours comportaient des offrandes de toutes sortes aux puissances de l’Autre Monde.

Divers aliments liquides étaient répandus sur les pierres aménagées à cet effet sous la forme de cupules et de rainures ou dans les fontaines. Ce rite rappelait l’habitude primitive de faire des cadeaux en vue d’obtenir des bienfaits en échange. La Nature généreuse ne manquait pas de répondre à cette invitation et sans attendre ses dons printaniers on représentait sa générosité par des cadeaux mystérieux offerts aux enfants et par des gâteaux, prémices des récoltes à venir (*).

Ces diverses pratiques sont remarquables par l’étroite interpénétration des éléments qui les composent. Le bois sert au feu, les graines sont associées à son sommeil et à sa résurrection, le gui, les mets, les champs sont associés comme les animaux à l’activité mystérieuse de la gestation générale. Cette cohérence aux innombrables facettes est un trait caractéristique de la religion gauloise.

(*) Il semble bien que notre croissant, consommé le matin exclusivement, soit le successeur du gâteau de cette fête solsticiale. Dans certaines régions, il était distribué en même temps que l’on disait la formule “Aguilaneu” ce qu’on a traduit, probablement par erreur: Au gui l’an neuf. Certains rapprochent cette formule d’une phrase celtique signifiant: le blé lève.”

Etienne Renardet: “Vie et croyances des gaulois avant la conquête romaine”.

—————————————————————————————-

En Suède on fête le temps du solstice d’hiver dès la sainte Lucie, le 13 décembre. Le rapprochement Lucie-lux-lumière semble assez évident pour expliquer ce choix. Pour fêter sainte Lucie, les jeunes filles revêtues d’une longue robe blanche, évoquant les antiques chemises de nuit de leurs aïeules, portent sur leurs blonds cheveux dénoués une couronne ornée de quatre bougies allumées. Cette couronne rappelle d’ailleurs singulièrement la couronne de l’Avent, par sa forme et son symbole. A l’aube de la Sainte-Lucie les jeunes filles ainsi parées font le tour des pièces de leur demeure, pour réveiller toute la maisonnée. Elles offrent à chacun des membres de leur famille une tasse de café et des petits pains. Dans ces gâteaux, d’une forme très particulière, on peut retrouver la roue du soleil, telle qu’elle figurait déjà sur les gravures rupestres des anciens Scandinaves de l’ère païenne.

Cette fête de la Sainte-Lucie, dont l’origine semble assez lointaine, a pris depuis la dernière guerre, une considérable et parfois regrettable extension : sainte Lucie est devenue dans certaines grandes villes une sorte de « Miss Lumière ». Élue à la suite d’un concours de beauté dans le pire style américain, elle reçoit les présents publicitaires des commerçants avant de faire le tour de la ville dans une luxueuse automobile décapotable. La robe virginale se trouve alors remplacée par une épaisse pelisse blanche, sous laquelle sainte Lucie se trouve en maillot de bain, si ce n’est pas en monokini. On ne peut mieux dénaturer une merveilleuse tradition. Néanmoins cette dégénérescence n’affecte nullement l’ensemble de la Suède.

On retrouve sainte Lucie en Alsace. Pendant la période de Noël, paraît une jeune fille vêtue de blanc, une couronne garnie de bougies sur la tête. Très souvent elle tient une clochette à la main et annonce par des sonnailles la période consacrée. A sa ceinture pendent parfois, de chaque côté de la robe, des rubans multicolores. Près d’elle se tient souvent un autre personnage : Hans Trapp. Cette coutume du Christkindel existe en Allemagne, particulièrement dans l’Odenwald (le « bois d’Odin »).

« Fêtes païennes des quatre saisons », sous la direction de Pierre Vial.

———————————————————————————————-

Correspondances pour les 4 fêtes solaires (équinoxes, solstices)
stonehedge
.
Équinoxe de Printemps :
correspondances au niveau du calendrier : point culminant printemps,
de l’élément : air -humide et chaud =jaune,
du gardien : sylphe
et des offrandes : fleurs ,
du symbole : corbeau – genêt,
du calendrier agraire : semailles,
de l’heure : aurore,
de la situation : jour égal à la nuit,
du vent : solanus,
des arbres/plantes : trèfle,
des animaux : merle, oiseaux en général,
du thème de célébration : réveil,
de l’âge humain : adolescence (7-14 ans), période mercurienne
du comportement : raisonnement,
de la psychologie : réceptivité à la sagesse,
de l’organe/physiologie : l’esprit,
de la fonction corporelle : souffle, respiration,
du symbole druidique : l’Épée, apportée de l’île de Findias par le druide Uscias
.
Solstice d’Été :
correspondances au niveau du calendrier : point culminant été,
de l’élément : feu -sec et chaud = rouge,
du gardien : salamandre
et des offrandes : encens ,
du symbole : dragon, bruyère,
du calendrier agraire : sommet agraire,
de l’heure : midi
de la situation : jour le plus long, nuit la plus courte,
du vent : auster,
des arbres/plantes : chêne, mélisse, verveine,
des animaux : cerf, lièvre, aigle,
du thème de célébration :célébration de la générosité de la terre. Pouvoir intense et magique,
de la caractéristique : herbes de la saint-Jean,
de l’âge humain : jeunesse/adulte (20-30 ans), période martienne,
du comportement : intuition et enthousiasme,
de la psychologie : expression —> réalisation,
de l’organe/physiologie : l’intellect,
de la fonction corporelle : chaleur corporelle,
du symbole druidique : la Lance apportée de l’île de Gorias par le druide Escras.
.
Équinoxe d’Automne :
correspondances au niveau du calendrier : point culminant automne,
de l’élément : eau -humide et froid = bleu
du gardien : ondines
et des offrandes : vin, ,
du symbole : saumon, peuplier,
du calendrier agraire : fin des moissons,
de l’heure : soir,
de la situation : jour = nuit,
du vent : favonius,
des arbres/plantes : chêne,
des animaux : grue, grenouille, saumon, cygne, chien,
du thème de célébration : seconde récolte et Mystères,
de l’âge humain : maturité (50-70 ans), période jupitérienne,
du comportement : affectivité,
de la psychologie : évocation/réflexion,
de l’organe/physiologie : l’émotion,
de la fonction corporelle : le sang,
du symbole druidique : le Chaudron, apporté de l’île de Murias par le druide Semias.
.
Solstice d’Hiver:
correspondances au niveau du calendrier : point culminant hiver,
de l’élément : terre -sec et froid = vert,
du gardien : gnomes
et des offrandes : pain ,
du symbole : pin argenté, serpent,
du calendrier agraire : la graine commence à germer, elle devient lumière au sein de la terre,
de l’heure : nuit,
de la situation : jour le plus court, nuit la plus longue,
du vent : septentrio (ou Borée)
des arbres/plantes : houx, gui,
des animaux : serpent, ours, bœuf, taureau,
du thème de célébration : renouveau et renaissance au cœur de l’hiver,
de l’âge humain : mort et renaissance,
du comportement : pratique, sensualité,
de la psychologie : inspiration (écoute de l’intuition),
de l’organe/physiologie : le corps,
de la fonction corporelle : la chair,
du symbole druidique : la Pierre, apportée de l’île de Falias par le druide Morfessa.
_____________________________________________________________________________

pour me contacter

août 2019
L M M J V S D
« Fév    
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031  

a

Des racines et des elfes

Tigialon uscas

Blog Stats

  • 1 280 705 hits
Publicités