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sanglier-a-l-ancienne

Point de festin solsticial sans cochon ! Nous devons être, comme l’étaient nos ancêtres, hommes et femmes de grand goût et donner par conséquent au cochon -à Monsieur (lou moussur comme on le nomme en Périgord) le cochon- la place qui lui revient de droit, chez les Européens : celle de maître de la table. Cochon sauvage ou domestique, peu importe, il doit nous accompagner dignement, lui qui est haï et craint par les peuples et religions du désert, lors de nos fêtes majeures.

Ragoût de sanglier et pommes rôties

Pour 6 personnes :

1 kg 500 d’épaule de sanglier coupée en morceaux

un peu de farine, sel, poivre

1 pomme par personne

confiture de coing et airelles

Pour la marinade :

1 litre de vin rouge corsé

2 oignons émincés (là, j’ai tout à fait arbitrairement supprimé 2 gousses d’ail, mais libre à chacun de rajouter ce truc…)

4 carottes en rondelles

Thym, laurier, 4 clous de girofle

et 15 baies de genièvre

Faire mariner au frais la viande dans le vin avec tous les ingrédients pendant 3 jours. Egoutter la viande et filtrer la marinade. Faire revenir les morceaux dans un peu de beurre et laisser dorer. Saupoudrer d’un peu de farine. verser la marinade, saler, poivrer et laisser mijoter à feu doux pendant trois heures. Evider les pommes et les couper en moitié. Verser au cœur un peu de confiture de coing et ajouter quelques airelles. Faire cuire les pommes au four chaud pendant environ 30 minutes. Servir le ragoût entouré des pommes rôties.

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« Lorsque la nuit enveloppe le monde nordique, les Suédois, dans la chaleur du foyer, préparent soigneusement la fête. Sainte Lucie, ou Luce est célébrée avec beaucoup plus d’éclat que Jul, Noël, qui a un caractère intime et familial. La Sainte Lucie annonce la victoire sur les ténèbres et en son honneur le rouge et le vert, couleurs de vie, transforment la maison en réceptacle festif, où trône le traditionnel bouc de paille. C’est l’occasion de grandes réjouissances : la cuisine traditionnelle est mise à l’honneur ; victuailles et friandises jettent un défi à l’obscurité extérieure en proclamant à profusion le bonheur et l’abondance. (…)

La paille est présente partout pour cette fête sous forme de suspensions, de poupées, d’étoiles, ou encore dans la fabrication d’un bestiaire stylisé qui deviendra par la suite, décoration de l’arbre de Noël dont le but n’est pas seulement d’assurer une heureuse combinaison de couleurs. Au cœur de l’hiver, il est toujours utile de rappeler l’épanouissement du soleil d’été par la matière qui en est symbole par excellence.

Quels que soient les noms, celtique Lug ou romain lux, auxquels se rattache cette fête de la lumière, et malgré la diversité des rites pratiqués dans les différents pays, c’est bien toujours le même réseau de symboles liés au feu et à l’abondance, à la lumière et aux ténèbres, à la mort et à la renaissance, qui apparaît. »

Yvonne de Sike, Fêtes et croyances populaires en Europe. Bordas.

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« Pour les scandinaves, comme pour les autres peuples européens, un cycle de douze jours marque la célébration du solstice d’hiver : c’est la période de Jul. Pendant ces douze jours, il semble que le soleil se soit arrêté, comme s’il hésitait à reprendre sa course annuelle. La nature semble retenir son souffle, dans l’attente de la renaissance solaire. Vivant en harmonie avec la nature, les hommes doivent eux aussi se reposer douze jours, abandonner leurs travaux quotidiens et surtout éviter les « mouvements rotatifs ». Chez les paysans, le fléau, instrument qu’on n’arrête pas de tourner, doit avoir fini son travail. Doivent s’arrêter aussi les « mouvements rotatifs » revenant aux femmes : celui du moulin à tambour, dont les meules tournent en rond pour moudre la farine des céréales (à l’époque viking), celui des fuseaux et des dévidoirs, tournant chaque soir pour faire le fil destiné aux vêtements et aux couvertures. »

Pierre Vial, Fêtes païennes des quatre saisons.

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Ce feu résume une vivante tradition. Non pas une image inconsistante mais une réalité. Une réalité aussi tangible que la dureté de cette pierre ou ce souffle de vent.Le symbole du solstice est que la vie ne peut pas mourir. Nos ancêtres croyaient que le soleil n’abandonne pas les hommes et qu’il revient chaque année au rendez-vous du printemps.

Nous croyons avec eux que la vie ne meurt pas et que, par delà la mort des individus, la vie collective continue.

Qu’importe ce que sera demain. C’est en nous dressant aujourd’hui, en affirmant que nous voulons rester ce que nous sommes, que demain pourra venir.

Nous portons en nous la flamme. La flamme pure de ce feu de foi. Non pas un feu de souvenir. Non pas un feu de piété filiale. Mais un feu de joie et de gravité qu’il convient d’allumer sur notre terre. Là nous voulons vivre et remplir notre devoir d’hommes sans renier aucune des particularités de notre sang, notre histoire, notre foi entremêlés dans nos souvenirs et dans nos veines…

Ce n’est pas la résurrection d’un rite aboli. C’est la continuation d’une grande tradition. D’une tradition qui plonge ses racines au plus profond des âges et ne veut pas disparaitre. Une tradition dont chaque modification ne doit que renforcer le sens symbolique. Une tradition qui peu à peu revit.

Jean Mabire

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« Nous n’allons pas chercher en Orient nos racines comme le font les chrétiens qui ainsi trahissent leurs ancêtres et leur sang. La Foi du Nord, c’est d’abord la fidélité à notre sang.

Nos ancêtres n’étaient pas des bergers sémites mais des guerriers indo-européens descendants eux-mêmes des grands chasseurs de la plus lointaine préhistoire de l’Europe.

Nous n’allons pas chercher « au-delà des étoiles » des raisons de croire et d’espérer; c’est sur ce monde que nous portons notre attention et notre dévotion. La Foi du Nord, c’est aussi la fidélité à la terre.

Nos dieux ont déserté le monde, car un dieu juif jaloux et exclusif les en a chassés. Mais le dieu juif est mort dans sa résidence d’arrière-monde. La rumeur de sa mort se répand et les Eglises des chrétiens se vident. Désormais, le retour de nos dieux est proche. En fait, ils sont déjà là, nous le pressentons, il ne suffit que de les nommer pour qu’ils viennent de nouveau, libres au milieu de nous !

La Foi du Nord, c’est donc la foi dans nos ancêtres, dans notre sang, dans l’immortalité que confère la continuité biologique des générations; c’est la foi en nous-mêmes, dans le dieu qui habite en nous, dans cette part de sacré que les Nornes – les puissances du destin – ont déposé en nous dès notre naissance: le megin que faisaient valoir les héros des sagas. »

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les frondaisons de la forêt pîcarde doivent encore résonner et frémir de ces mots qui y retentirent samedi soir autour du feu !…

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