You are currently browsing the tag archive for the ‘Sparte’ tag.

« Les uns après les autres, ils tournèrent leur visage vers Léonidas, qui se tenait droit et calme au centre de la ligne. En cet instant il était plus que leur général et plus que leur roi. Il était l’incarnation de Sparte, le symbole du courage et de la discipline qui les maintenaient à leur poste sans faiblir, devant un ennemi supérieur en nombre. Il était aussi leur ami, celui qui partageait avec eux leur brouet de blé noir et leur fromage de chèvre, celui qui plaisantait avec eux, qui pouvait battre chacun d’eux à la lutte et lancer le javelot plus loin qu’aucun autre.

2 à 300 pas seulement séparaient encore les deux groupes et la marche des Perses s’accélérait. Puis il n’y eut plus que 200 pas, 150… Les Spartiates étaient soudés les uns aux autres, boucliers contre boucliers, en un mur impénétrable hérissé de lances. Les Perses levèrent leurs boucliers et chargèrent.

Mardonios, maréchal de camp des Perses, commandait l’attaque en personne. Sous ses yeux, les Perses se battaient furieusement, chargeant les Spartiates à cent contre un, et toujours, les officiers derrière eux les fouettaient jusqu’au sang. Des douzaines d’entre eux culbutèrent par-dessus le bord de la falaise dans la mer en contrebas. Des centaines furent piétinés. Les Spartiates ne cédaient pas un pouce de terrain, se battant comme des démons, abattant les Asiates jusqu’à ce que le sol fut trempé de sang. Leurs lances ne tardèrent pas à se briser dans la violence de la mêlée; ils continuèrent avec leurs épées. Ils ne pouvaient résister longtemps à une telle pression, mais ils allaient vendre chèrement leur vie. Même blessés, même abattus, même couverts de sang, ils frappaient encore les Perses qui déferlaient au dessus d’eux. Chaque fois qu’un Spartiate tombait, son ilote prenait sa place. Dominant les hurlements des Perses, montait encore, invincible et clair, le cri « Eleleu! » invocation des Spartiates au dieu de la guerre. »

Roderick Milton, Va dire à Sparte. Robert Laffont.

———————————————————————————————

« L’issue de la crise du monde moderne passe par une reprise du cours naturel des choses, une fusion entre l’esprit de Sparte- où les qualités viriles chapeautent la hiérarchie des valeurs -et l’esprit sudiste – ceux qui « s’efforcent de vivre selon « la nature des choses » qu’ils ne prétendent corriger qu’en y ajoutant de la politesse et de la générosité. » (…)

Bardèche propose cette définition: « Je désigne donc sous le nom de sudistes tous ceux qui, à quelque moment, ont ressenti une contradiction profonde entre le mode de vie et de détermination qu’une idéologie prétendait leur imposer et leur tempérament, leur instinct, leur attachement à une certaine manière d’être qu’ils estimaient conforme à la nature des choses » (…)

La morale sudiste est une morale de l’épanouissement sous l’égide de l’abbaye de Thélème avec le sel de l’humour, l ‘humour sur soi comme il se révèle dans la littérature du bonheur des Blondin, Nimier, Aymé ou Anouilh. Un bonheur inscrit dans un lieu et une chair non dans l’universel (…)

Le spartiate et le sudiste ont une définition biologique de l’homme, reconnaissent une loi naturelle dont le respect est le principe du bonheur. (…)

La fusion de Sparte et du sudisme au sein de l’homme et de sa cité n’implique pas l’absence de conflit :si le spartiate défend, le sudiste lui, gère ,le spartiate est sûr de lui, le sudiste « ne l’est pas et ne peut pas l’être » (…)

En résumé Bardéche propose une issue à la crise de l’Europe axée sur une rupture avec l’ère des masses et la mise en place de centres de combat et de rénovation spirituelle puisant aux sources les plus profondes de notre être aussi bien historique qu’anthropologique. (…) »

Nestor Santalune, à propos de « Sparte et les Sudistes » de Maurice Bardèche

Quelques jours de retard pour cet ephéméride, mais qu’à celà ne tienne: mieux vaut tard que jamais…

On fait remonter au 6 août (-480), la Bataille des Thermopyles. Le roi de Sparte, Léonidas occupe le défilé avec 300 Spartiates, auxquels se sont joints 6000 autres Grecs. face à lui, la puissante armée perse ne compte pas loin de 2 millions d’hommes. Les troupes de Xerxès seront tenues en échec pendant deux jours. Le troisième, les Perses étant parvenus à prendre l’adversaire à revers, Léonidas fait renvoyer ses alliés et annonce à ses hommes que le soir même, ils « souperont chez Pluton ». les Spartiates seront tués jusqu’au dernier. On lira plus tard, sur le rocher des Thermopyles: « Passant, va dire à Sparte que nous sommes morts pour obéir à ses lois ».

pour me contacter

septembre 2020
L M M J V S D
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
282930  

a

Des racines et des elfes

Tigialon uscas

Blog Stats

  • 1 314 268 hits