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Augiéras

« Écoutez les premiers pas du Sur-Homme : une espèce nouvelle s’annonce qui va refouler le Petit Homme Actuel. Le Monde doit perpétuellement se rajeunir par l’écroulement des âges périmés; la Création n’est pas terminée; l’Homme arrive nettement à une phase de métamorphose; l’Actuelle espèce humaine est entrée déjà dans un stade de dépérissement et de survivance; toute la force créatrice de cette région de l’Univers va se concentrer sur une nouvelle Race. Les deux variétés évolueront rapidement; l’une deviendra toujours plus grégaire, plus conditionnée, plus servile; l’autre s’épanouira. Elle dépassera infiniment l’Homme actuel. Le temps est venu des provocations, des agressions, fussent-elles très secrètes car il approche le moment de l’affrontement décisif entre l’Homme Résiduel et la race, mieux douée mentalement qui va lui succéder.
L’Homme ne peut continuer à être un « produit de série », issu de n’importe quel couple qui procrée en pensant à autre chose : la Nouvelle race sera contrainte de ne tenir pour « Homme » que le produit raisonné d’un couple conscient, déjà en cours de mutation favorable. Un reclassement est déjà commencé; il y a une humanité véritable en cours d’apparition, douée des organes psychiques qu’il faut pour revenir à l’Univers des Astres; il en est une autre qui n’est plus qu’une apparence, une humanité résiduelle, sordide, bassement terrestre, humaniste, irrémédiablement condamnée, coupée de l’Univers-Vivant, en partie par la faute du Christianisme qui n’a jamais été que la copie maladroite et frauduleuse des grandes Initiations. »

(François Augiéras. Domme ou l’essai d’occupation.)

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Le 15 octobre 1844 : naissance à Röken, en Prusse, du philosophe allemand Friedrich Nietzsche, critique radical de la religion chrétienne et apôtre du surhomme :

« La civilisation est une mince pellicule sur un chaos brûlant ».

(Éphémérides nationalistes)

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« La véritable anarchie est loin de l’image que l’on s’en fait : la libération de ses pulsions, passions, égoïsmes, jalousies, envies… C’est tout le contraire, leur domination et la conscience de la nécessité d’une vie sociale et communautaire si élevée et aiguë qu’elle se passe de lois. Elle est très élitiste, elle aspire au surhomme.

Cela se retrouve dans l’idéologie nationale-socialiste, mais assortie de la notion de hiérarchie. Ce que les égalitaristes et intoxiqués des Droits de l’homme se refusent absolument d’admettre. Les anarchistes véritables sont des nobles. Non pas des vaniteux de leurs titres ou des amasseurs de fric, mais des êtres conscients des besoins et des soucis des autres. Ils sont imprégnés du sens du symbole des chevaliers de la Table Ronde, concept s’il en fut, essentiellement païen. »

in Rencontres avec Robert Dun. Editions Les Amis de la Culture Européenne.

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je ne pense pas qu’il faille voir dans la « volonté de puissance » nietzschéenne une illustration de la « lutte pour la vie » d’inspiration darwinienne comme on cherche trop souvent à la réduire. Elle n’est rien d’autre que la volonté de « Créer » dans la mesure où le créateur est celui « en qui la puissance déborde« . Tout en nous cherche à aller au delà de ses limites. Etre puissant, c’est à dire créateur, c’est se dépasser sans cesse en direction des possibilités inexplorées, des perspectives inconnues (l’horizon grand ouvert), et c’est ça que Nietzsche appelle « la Grande Santé » (qu’on voudrait là aussi réduire faussement à une opposition faible-fort…)
La Grande Santé, c’est accueillir la multiplicité de perspectives sur le monde et la vie qui nous compose, c’est accueillir la contradiction, en un mot le tragique de l’existence. Trop souvent, et les monothéistes portent en ce domaine une écrasante responsabilité, l’homme veut ce qu’il appelle « le bien » sans vouloir ce qu’il appelle « le mal », la lumière sans les ténêbres alors que nous, païens (et je ne suis pas si éloigné de l’éthique et de la morale qu’on voudrait bien le croire à première vue …) voulons assimiler la lumière aux ténèbres, savons que l’une ne va pas sans l’autre si nous voulons respecter le bon ordonnancement des choses …pour Nietzsche, Dionysos symbolise l’homme qui accueille inconditionnellement en lui comme hors de lui, les polarités opposées: le bien et le mal (pour faire simple), la vie et la mort, la création et la destruction, ce qui est une démarche complètement païenne… Au delà de ces polarités, s’offre la joie tragique, celle de la lucidité et du oui à la vie : connais toi toi-même et tu connaitras l’Univers et les Dieux
C’est l’Amor Fati, l’amour de la destinée. Cette expression issue du stoïcisme n’invite pas à la résignation, nous vivons avec une définition des choses complètement faussée, qui voudrait que le stoïque soit une espèce de sado maso, l’épicurien un super bon vivant (alors que ce n’est qu’une sorte de stoïque volontaire et que c’est ainsi le confondre faussement avec l’hédoniste), etc. donc aucune résignation mais une acceptation joyeuse : »je veux apprendre toujours plus à voir, dans la nécessité des choses, le beau : je serai aussi un de ceux qui embellissent les choses. Je ne veux pas faire la guerre au laid. Je ne veux pas accuser, même pas les accusateurs. Que regarder ailleurs soit mon unique négation ! Je veux en toutes circonstances n’être plus qu’un homme qui dit oui ! » Telle est selon moi, la véritable figure du « surhomme » : l’homme dionysiaque qui a su redevenir enfant : jeu et nouveau commencement … et , toujours selon moi, la véritable figure du païen, loin de toute souffrance voulue, espérée, mais aussi loin de toute facilité …

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