You are currently browsing the tag archive for the ‘survivalisme’ tag.

raboliot_15« Un matin que j’étais en visite chez un ami, on vint m’informer soudain que vingt soldats de l’armée Rouge cernaient ma demeure pour m’arrêter et qu’il me fallait fuir sur le champ. Aussitôt j’empruntai un vieux costume de chasse à mon ami et, muni d’une petite somme d’argent, m’échappai en toute hâte, à pied, par les petites rues de la ville. J’atteignis bientôt la grand’route et engageai les services d’un paysan qui, en quatre heures, m’avait transporté à une trentaine de verstes et déposé au milieu d’une région très boisée. En chemin, j’avais acheté un fusil, trois cents cartouches, une hache, un couteau, un manteau en peau de mouton, du thé, du sel, des biscuits et une bouilloire. Je m’enfonçai au cœur de la forêt et parvins à une cabane abandonnée, à moitié calcinée. Dès ce jour, je menai l’existence d’un trappeur, mais j’étais bien loin de me douter à quel point cet état forcé allait se prolonger. »

Ferdynand Ossendowski. Bêtes, Hommes et Dieux. Phébus.

—————————————————————————————–

Publicités

Rues barbares

Comment survivre en ville ?

La planète est au bord de l’abîme. La mondialisation débridée et la globalisation qu’elle engendre nous précipitent dans une période d’accélération et de convergence de problèmes considérables. Crises économiques, politiques et sociales, dérèglements climatiques, surpopulation, pénurie de pétrole et de matières premières, dettes colossales des Etats, périls alimentaires et sanitaires, l’effondrement de toute vie « normale » menace à tout instant. Le chaos, temporaire ou de longue durée prendra le plus grand nombre d’entre nous au dépourvu, et la majorité de la population mondiale qui vit dans les villes, se retrouvera plongée dans un environnement de violence, sans pitié, piégée dans de véritables rues barbares livrées aux révoltes, aux guerres et à la famine.

La survie, en cas de crises majeures, est une préoccupation quotidienne  pour Piero San Giorgio, auteur du bestseller « Survivre à l’effondrement économique », et Vol West, auteur du blog « Le Survivaliste ». Ils nous proposent dans ce livre de partager leur réflexion, leurs expériences et leur savoir-faire sur ce sujet.

Eau, nourriture, hygiène, défense, lien social… Comment se préparer aux conditions extrêmes   d’un anéantissement de la « normalité ». Vous saurez tout sur la mise en place d’une véritable Base Autonome Durable urbaine pour augmenter vos chances de survie ! Si vous ne lisez pas ce livre, nous ne donnons pas cher de votre peau de citadin ! Etes-vous prêts ? Attachez vos ceintures, enfilez votre gilet pare-balles, c’est parti !

Passer commande 

« … une vaste gamme de comportements; ils allaient des préparatifs que dictait à l’homme de bon sens la nécessité de défendre sa communauté, jusqu’à la paranoïa antisociale des maniaques de la gâchette. »

David Brin. Le Facteur. J’Ai Lu.

Brève bibliographie :

Robert Merle : Malevil
René Barjavel : Ravages
Julia Verlanger : La terre sauvage
Cormac McCarthy : La route
Piero San Giorgio : Survivre à l’effondrement économique
(à suivre)

——————————————————————————————————————————-

C’est le 3 avril 1996 que fut arrêté Theodor Kaczinski, dit Unabomber, brillant mathématicien et ancien professeur à l’université de Berkeley. Âgé de 55 ans, il a terrorisé l’Amérique durant 18 ans, envoyant seize colis habilement piégés à des professeurs d’universités ou des informaticiens, personnes qu’il jugeait responsables d’une évolution technologique destructrice pour l’ humanité (trois morts, 23 blessés). Il vivait depuis 25 ans dans une cabane du Montana, où il confectionnait amoureusement, pièce après pièce, ses bombes. Il avait négocié l’arrêt d’envoi de celles ci en échange de la publication, dans plusieurs grands journaux américains de son Manifeste : l’avenir de la société industrielle. Son frère reconnaîtra alors son style et le dénoncera au FBI. « La seule vraie liberté est de reprendre le contrôle individuellement ou au sein d’un tout petit groupe, des problèmes fondamentaux de l’existence ; se nourrir, s’abriter et se protéger contre les menaces qui pèsent sur l’environnement dans lequel on vit. »

(source : Emmanuel Ratier et Patrick Parment, Éphémérides nationalistes.)

—————————————————————————————————

J’ai trois livres qui sont mes guides dans le domaine du survivalisme:

manuel de la vie sauvageAlain Saury : le Manuel de la Vie Sauvage. Ed. Dangles . « Un ouvrage passionnant de 450 pages qui nous fait découvrir et nous enseigne mille et une chose utiles – voir indispensables – pour nous réconcilier avec la nature. Source inépuisable de renseignements sur le temps (prévisions, climats, nuages…). Se chauffer (allumer un feu dans n’importe quelles conditions, chauffer son logis, faire son charbon de bois…). Marcher, s’orienter, boire et trouver de l’eau (la filtrer, la stocker, creuser un puits, irriguer, construire une pompe…). Cueillir, identifier et récolter les plantes, conserver les aliments, les différentes formes de chasse, gibiers, et pêcher en mer ou en rivière. Se loger : différents types de construction. Replanter : techniques, compost… Soigner et sauver : plaies, brûlures, entorses, morsures, empoisonnements…»

vivre en pleine natureFrançois Couplan : Vivre en pleine Nature. Ed. Sang de la Terre . « Avec la civilisation, l’homme s’est sédentarisé et a pris l’habitude de vivre en milieu urbain. Isolé de son environnement naturel, il ne retrouve plus ses repères et se sent vite démuni. Pourtant, la richesse de la flore sauvage recèle toutes les ressources pour lui permettre de vivre de manière autonome en milieu naturel. Cet ouvrage est un véritable mode d’emploi pour se sentir en harmonie dans ce milieu qui est celui où nous nous sommes construits et qui nous a permis de devenir ce que nous sommes.

On y trouve tout ce qu’on doit savoir pour séjourner agréablement en pleine nature : apprendre à se nourrir en sachant reconnaître les plantes et les champignons comestibles de ceux qui sont toxiques, les rendre appétissants à l’aide de recettes simples, apprendre à faire un feu pour se réchauffer et cuisiner, à se procurer et à stocker l’eau, savoir s’orienter, s’ abriter, bivouaquer, mais aussi se soigner, se laver en se débrouillant avec les  » moyens du bord « . »…

protegor-front-coverGuillaume Morel et Frédéric Bouammache : « Protegor. Guide pratique de sécurité personnelle, Sel-Défense et Survie urbaine ». Ed. Amphora . »Contrairement aux autres ouvrages actuellement disponibles sur la sécurité, voici le premier manuel francophone à traiter en détail les trois aspects complémentaires que sont la sécurité personnelle, la self-défense et la survie urbaine.

Les auteurs détaillent ces thèmes en trois parties distinctes ponctuées d’encarts pratiques, et illustrées de nombreuses photos et de schémas explicatifs :

– la sécurité personnelle présente toutes les informations qui permettent d’éviter une situation dangereuse (comportement, communication gestuelle et orale, équipements spécifiques)

– la self-défense détaille les principes et techniques de combat, avec ou sans arme et sans ratachement à une école d’arts martiaux spécifique, à utiliser lors d’une situation d’agression

– la survie urbaine couvre deux aspects : d’une part la survie après une agression (premiers secours, survie psychologique et juridique), d’autre part l’ensemble des connaissances utiles dans des situations extrêmes, notamment lors de voyages à l’étranger (terrorisme, épidémie, guerre…). »

Il ne faut pas croire pour autant que je me disperse … en fait, c’est même le contraire, c’est la continuation logique de ma démarche :  outre le fait que je suis persuadé qu’on aura, un jour où l’autre, besoin de maitriser certaines pratiques qui nous sont pour la plupart complètement inconnues aujourd’hui, les matières traitées dans le Saury et le Couplan recouvrent très exactement tout ce que j’ai besoin de savoir pour devenir un vate tout à fait honorable…

———————————————————————————————————————-

Je suis passé ce matin chez mon père où je continue à récupérer des bouquins. Aujourd’hui, c’était « J ‘ai tué pour rien », par Pierre Giacomoni (« un commando Delta à Alger »), « la Guerre à l’Est », par Von Kageneck, « La Division Nordland » et « Jersey sous l’Occupation », par Jean Mabire, « Un Soldat parmi les Soldats », par Von Choltitz,  « Front de l’Est, le Rêve éclaté », par  Philippe Randa, « Le Boqueteau 125 », par Ernst Jünger, et surtout « Le Soldat traqué » par Christian Malbosse.

Je dis « surtout » parce que, étrangement, ce bouquin (l’un des rares que je n’ai pas encore  lu  sur le sujet) semble vouloir faire écho à ma nouvelle passion : le survivalisme.

Le survivalisme est une doctrine selon laquelle l’homme doit se préparer à survivre dans un monde en passe de lui devenir hostile et qui désigne les méthodes utilisées pour se préparer à une hypothétique catastrophe locale ou plus globale dans le futur, voir une interruption de la continuité sociétale ou civilisationnelle au niveau local, régional, national ou mondial.

le soldat traque« Une section de Waffen SS français reflue vers les lignes américaines, à la fin de la guerre. Le sous-officier qui les commande abandonne : « Tout est perdu ! » Mais il n’est pas questionde se rendre aux Russes, et Christian , le héros du livre, va survivre pendant trois ans, caché dans les forêts allemandes. Pour manger, il accepte des besognes aussi insolites qu’héroïques, récupérer des instruments agricoles au milieu de champs de mines, faire passer la frontière des lignes russes à une vielle femme qui veut revoir son fils…Il devient « Robinson de terre ferme » : Les forêts sont pleines d’obus, de mines , de grenades. Christian prépare des pièges explosifs pour se procurer de la viande des sangliers et des cerfs qui n’ont pas été chassés depuis des années. Il retrouve un vieux fusil de guerre, qu’il répare et qui lui rendra la chasse plus aisée. On se prend à avoir faim, froid, avec lui, à dormir à ses côtés sous une raide toile de tente, au milieu d’un fourré…

Mais le tatouage du groupe sanguin qu’il porte sous le bras, comme la plupart des soldats d’élite de l’armée allemande, le rend vulnérable. Il est arrêté, s’évade, est repris. »

——————————————————————————-

Mon père est ronchon…

Pour le 15 août, jour du 65e anniversaire du débarquement en Provence, le correspondant du journal local a découvert qu’il était un des seuls survivants, voir le seul ancien combattant du département à avoir participé à trois débarquements : en Corse, puis en Italie puis à Toulon… Rendez vous pris, entretien, article dans le journal…ça donne quatre colonnes sous un gros titre « Mémoire du débarquement ». Mais papa n’est pas trop content : d’après lui le journaleux s’est emmêlé les pinceaux, et lui, l’ancien combattant, le vieux colonial de la 9e DIC, il estime que sur la photo, on ne le reconnaît pas … comme s’il n’y avait que les autres qui devaient vieillir…Pourtant l’article n’est pas si mal, il m’a même appris des choses sur mon père, entre sa fuite de la zone occupée en 41 et sa démobilisation quatre ans plus tard…

————————————————————————————————————————————-

pour me contacter

juin 2019
L M M J V S D
« Fév    
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930

a

Des racines et des elfes

Tigialon uscas

Blog Stats

  • 1 276 111 hits
Publicités