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fourmis« Le monde dans lequel nous vivons n’est pas une illusion. Il existe bel et bien, tous ceux qui souffrent dans leur chair le savent. Mais l’esprit peut prendre son envol pour d’autres couches de réalité, qui ne sont pas illusoires non plus. C’est une évidence de bon sens : plus on s’élève, plus la vue embrasse de choses. Et plus on embrasse de choses, mieux on perçoit les liens qui unissent ces choses et les abîmes qui les séparent. La fourmi besogneuse croit l’univers tout entier contenu dans le monticule de terre qui borne sa vue… mais l’homme qui voit la fourmilière, ses galeries, son organisation, saisit exactement quel est le rôle d’une fourmi dans l’étendue de la forêt. Il voit des centaines de fourmilières identiques, il voit les fourmis par milliers transbahuter des graines, les enfouir, les répartir sous le sol avec une étonnante intelligence. Il sait que de ces graines germeront de nouvelles pousses que la pluie fortifiera (…) L’homme qui voit tout ceci comprend que les fourmis redistribuent partout la vie des arbres, aèrent le sol, le débarrassent des détritus qui l’étouffent. Il comprend que la survie de la forêt dépend de la besogne de la moindre fourmi ; voilà pourquoi il remercie la nature de ses bienfaits, la nature qui lui prodigue tant d’astucieuses leçons. Pendant ce temps, la fourmi stupide gravit son monticule et transporte sa graine sans se poser de question, rejoignant dans sa tranquillité le sage qui la contemple. En effet, la cohérence des éléments ne parait claire et évidente qu’à deux types d’individus : les imbéciles, qui ne se posent jamais la moindre question, et les sages qui détiennent les réponses pour avoir eu un instant la vue haute. la plus grande partie de l’humanité se situe entre l’un et l’autre, ni fourmi stupide, ni sage, elle s’interroge et ne comprend rien, se débat, ne dort que d’un œil, ne sait plus vers quelle chimère se tourner, et prie finalement des simulacres de divinités pour ne pas mourir d’abandon. »

Cécile Guignard-Vanuxem. Vercingétorix. Le défi des Druides. Ed.Cheminements

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prière païen2Aucun texte ne nous est parvenu des Druides qui considéraient que l’écrit était une parole morte. Les prières qui sont dites aujourd’hui par les suivants de la Voie des hommes du Chêne ont donc été inventées, avec plus ou moins de bonheur, plus ou moins récemment. Les plus anciennes remontent à Iolo Morganwng (1747-1826), personnage controversé qui est l’auteur notamment de la Grande prière des druides qu’on retrouve dans la rituélie de la plupart des groupes (néo) druidiques.Il en est de même pour les rituels proprement dits.
Pourtant le druidisme n’est pas une tradition isolée. Il est l’aspect celtique d’une tradition et d’une religion qui s’étendaient toutes deux sur la totalité du domaine indo-européen. C’est pourquoi notre tradition est parente de la tradition germanique, de la tradition slave de la tradition grecque, de la tradition romaine et encore de la tradition védique.
La comparaison de ces traditions soeurs permet de trouver des éléments identiques entre elles et sans problème nous autorise, nous druides d’aujourd’hui, à des emprunts légitimes aux prières védiques qui, elles, nous sont parvenues dans leur état originel. Même remarque en ce qui concerne les prières grecques avec, notamment, ce très bel hymne Orphique adressé à Nature :

O Nature, déesse qui enfantes toutes choses,
mère inventive,
céleste, vénérable, divinité fondatrice, ô souveraine!
Indomptable, tu domptes tout, et splendide
tu gouvernes,
maîtresse universelle, à jamais honorée, la suprême,
impérissable, née la première, célébrée
depuis toujours, illustre,
nocturne, habile, porte-lumière, irrépressible.
Tu tournes, laissant la trace silencieuse de tes pas,
pure ordonnatrice des dieux, fin qui n’a pas de fin.
Commune à tous mais seule incommunicable,
sans père, par toi même enfantée,désirable,
délicieuse, grande et fleurie,
amoureusement tu tresses et mélanges, ô savante !
Conductrice et maîtresse, jeune fille qui donnes la vie
et nourris tout,
tu te suffis à toi-même, tu es Justice et des Grâces
la persuasion aux mille noms
régnant sur la mer, le ciel et la terre
amère aux mauvais, douce à ceux qui t’obéissent.
Tu es toute sagesse, don, sollicitude, ô reine absolue !
Opulente, tu fais croître et tu dissous ce qui a mûri.
Père et mère de toutes choses, tu élèves, tu nourris,
et tu hâtes les naissances, ô Bienheureuse, riche
en semences, élan des saisons !
Utile à tous les arts, ouvrière universelle, fondatrice,
divinité souveraine !
Eternelle, habile et très sage, tu meus tout,
et roules dans un tourbillon inépuisable le torrent
rapide;
tu coules en toutes choses, ronde, nouvelle
sous des formes changeantes.
Honorée sur ton beau trône, et, seule accomplissant
ton dessein
grondant au-dessus des porte-sceptres,
la plus puissante,
intrépide, dompteuse de tout, destin inéluctable,
souffle de feu,
tu es la vie éternelle et la providence immortelle.
À toi tout appartient, car toi seule as tout fait.
Je te supplie, ô déesse, d’amener avec les saisons
heureuses
la paix, la santé et la croissance de toutes choses.

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KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA
« Le refus de la démocratie et la haine des « intellectuels » s’enracinent chez les anarchistes de droite sur une révolte profonde, constitutive, qui reflète non seulement une opposition absolue à la pensée progressiste, mais aussi une protestation vigoureuse (métaphysique ?) contre bien des aspects de la condition humaine et cela au nom de valeurs intellectuelles, morales et existentielles qui sollicitent l’individu dans tous ses pouvoirs de décision et de création. Dans cette perspective anarcho-droitiste, l’homme ne peut pas s’en remettre aux grandes abstractions humanitaires et aux slogans collectifs; il doit se fier à ses seules qualités, à sa propre capacité d’appréhender. Il doit savoir, par exemple, que toute révolte n’est pas bonne et se dire que la Révolution est le plus souvent un mythe, une vieille rengaine politique, même s’il l’appelle quelquefois de ses voeux. « Il y avait une académie de la Révolution, note Nimier à propos de la situation politique en France, en 1945, un conseil supérieur du désordre (…) Quitte à désespérer nos vieilles tantes démocrates, il fallait trouver autre chose. » Il convient donc, en toute occasion, pour un anarcho-droitiste, de garder un esprit critique, non pas en référence à une doctrine extérieure, à des principes admis ou imposés, mais en fonction de ses convictions personnelles. « Personne ne doit être né avant nous, affirme Micberth. Nous devons tout revoir, ne rien accepter a priori, de ce qui peut choquer notre raison, ne rien céder au système de connivences. » Et il ajoute : « Refuser l’héritage moral et politique de nos ascendants, refuser globalement dans un premier temps, pour ensuite, n’y prendre que l’indispensable, m’apparaît comme une saine démarche de l’esprit (…). Ainsi commence la liberté authentique de l’individu. »
François Richard. Les anarchistes de droite. Que sais-je ?

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migrants 2« Nous vivons actuellement un interrègne, ce moment historique, tragique où tout s’effondre, mais où tout peut, comme le Phénix, renaître de ses cendres : la nuit, le « minuit du monde », évoquée par le poète Hölderlin, coincée entre le crépuscule et l’aube. L’interrègne est le temps de la régénérescence entre le chaos et l’après-chaos, le moment de la tragédie où tout redevient de nouveau possible. Les peuples européens vivent actuellement les années décisives de l’interrègne. Métamorphique, la civilisation européenne a globalement connu trois âges distincts : l’Antiquité, puis la période médiévale qui s’est construite sur ses décombres, et à partir du XVIe siècle un Troisième Age d’expansion, celui de la « modernité », qui se termine après le terrible déclin annoncé avec la Première Guerre mondiale. Aujourd’hui, colonisée de l’intérieur par des peuples allogènes, notre civilisation est menacée de mort définitive au cours des vingt premières années du troisième millénaire. L’interrègne que nous vivons est donc actuellement la période la plus cruciale et la plus décisive depuis l’union des Cités grecques contre les Perses et les guerres puniques. Ou bien, les Européens s’unissent, se défendent, expulsent les colonisateurs, se libèrent de la tutelle américano-occientale, se régénèrent biologiquement et moralement et de ce fait retrouveront une souveraineté globale; ou bien leur civilisation disparaîtra définitivement : l’interrègne accouchera du Quatrième Age de la civilisation européenne ou de sa mort pure et simple. Tout se jouera dans les années décisives qui commencent. Et l’accouchement, s’il a lieu, se fera dans la douleur, dans ce sang et ces larmes qui sont le carburant de l’histoire. Le XXIe siècle sera, pour notre civilisation, celui d’une prestation sans filet de secours. »

(Guillaume Faye. Pourquoi nous combattons. L’Aencre)

(les faits ont pris un peu de retard par rapport aux prévisions de Guillaume Faye, le texte, qui date de 2001, n’en conserve pas moins toute sa pertinence).

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