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« Boyaux avides prolétaires contre boyaux contractés bourgeois. C’est toute la mystique démocratique. »

L.F. Céline

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Marcel Aymé est mort le 14 octobre 1967

(avec son ami Céline)

En 1949, invité à se rendreà l’Elysée pour recevoir la Légion d’Honneur, il décline l’invitation en précisant :

« Si c’était à refaire, je les mettrais en garde contre l’extrême légèreté avec laquelle ils se jettent à la tête d’un mauvais français comme moi et pendant que j’y serais, une bonne fois, pour n’avoir plus à y revenir, pour ne plus me trouver dans le cas d’avoir à refuser d’aussi désirables faveurs, ce qui me cause nécessairement une grande peine, je les prierais qu’il voulussent bien, leur Légion d’honneur, se la carrer dans le train, comme aussi leurs plaisirs élyséens.»

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« Propagée aux races viriles, aux races aryennes détestées, la religion de « Pierre et Paul » fit admirablement son œuvre, elle décatit en mendigots, en sous-hommes dès le berceau, les peuples soumis, les hordes enivrées de littérature christianique, lancées éperdues imbéciles, à la conquête du Saint Suaire, des hosties magiques, délaissant à jamais leurs Dieux, leurs religions exaltantes, leurs Dieux de sang, leurs Dieux de race.

Ce n’est pas tout. Crime des crimes, la religion catholique fut à travers toute notre histoire, la grande proxénète, la grande métisseuse de races nobles, la grande procureuse aux pourris (avec tous les saints sacrements), l’enragée contaminatrice.

La religion catholique fondée par douze juifs aura fièrement joué tout son rôle lorsque nous aurons disparu, sous les flots de l’énorme tourbe, du géant lupanar asiate qui se prépare à l’horizon.

Ainsi la triste vérité, l’aryen n’a jamais su aimer, aduler que le dieu des autres, jamais eu de religion propre, de religion blanche.

Ce qu’il adore, soin cœur, sa foi, lui furent fournis de toutes pièces par ses pires ennemis.

Il est bien normal qu’il en crève, le contraire serait le miracle. »

Louis-Ferdinand Céline, Les beaux draps

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Le 7 décembre 1932, Louis-Ferdinand Céline reçoit le prix Renaudot pour son « Voyage au bout de la Nuit ».

« Le colonel avait son ventre ouvert, il en faisait une sale grimace. Ça avait du lui faire du mal ce coup-là au moment où c’était arrivé. Tant pis pour lui ! S’il était parti dès les premières balles, ça ne lui serait pas arrivé.

Toutes ces viandes saignaient énormément ensemble.

Des obus éclataient encore à la droite et à la gauche de la scène.

J’ai quitté ces lieux sans insister, joliment heureux d’avoir un aussi beau prétexte pour foutre le camp. J’en chantonnais même un brin, en titubant, comme quand on a fini une bonne partie de canotage et qu’on a les jambes un peu drôles. « Un seul obus ! C’est vite arrangé les affaires tout de même, avec un seul obus » que je me disais. « Ah ! Dis donc ! Que je me répétais tout le temps. Ah ! Dis donc !… » »

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Exilé volontaire en Argentine, Robert Le Vigan meurt le 12 octobre 1972. En 1943, il avait adhéré au Parti Populaire Français de Jacques Doriot et rejoint Louis-Ferdinand Céline à Sigmaringen en 1944. Cette fuite avec l’écrivain en Allemagne pour échapper à la sanglante Épuration est décrite en détails par Céline dans « Nord » et « Rigodon » dont Le Vigan est un des protagonistes aux côtés de Lili, la compagne de Céline, et du chat Bébert. Marginal et excentrique : « Il dormait » , rapporte Madeleine Renaud,  » avec une hache et un vélo, pour se défendre et s’enfuir« .

Il avait joué dans les remarquables « Disparus de Saint-Agil » , « Goupi Mains Rouges » et « L’assassinat du Père Noël », films adaptés des romans du charentais Pierre Véry qui mourut curieusement, jour pour jour, douze ans précisément avant lui, le 12 octobre 1960.

A découvrir, ce site sur la Vigue comme l’appelait Céline :

http://encinematheque.net/seconds/S43/index.asp

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Quand je feuillète l’édition ancienne en livre de poche de « Mort à crédit », je ne peux pas m’empêcher, quasiment à chaque fois, d’être encore surpris par les coupes sombres (d’après l’appellation paradoxale et contrôlée) qui y avait effectuées la censure. Toujours un peu surpris qu’on ait pu connaitre une époque où ce genre de pratiques pouvaient être courantes… Aujourd’hui, la censure n’est prétendue exister que, essentiellement, dans deux domaines : le cinéma (avec la Commission de classification des œuvres cinématographiques), et les publications pour la jeunesse.

Toutefois, à côté de la forme la plus courante qui est l’auto-censure, on trouve encore des cas ponctuels de censure directe ou indirecte dont l’une des plus dégueulasses est encore celle ci :

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censure qui, pourtant, n’atteint pas forcément son but puisque la découverte de ce placard m’a au contraire poussé à « ignorer cet avertissement », à visiter le site concerné et à me donner l’ envie de commander quelques numéros de la revue …

liens intéressants : http://www.revue-acropolis.com/ et http://www.nouvelle-acropole.fr/

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races-humaines

J’aurais pas du… oui je sais j’aurais pas du… je savais bien que j’allais me faire du mal: j’aurais pas du regarder cette vidéo où l’on voit le mari de la chanteuse faire la retape pour le métissage …

http://www.youtube.com/watch?v=UCs4ZcsDo4E

On sait qu’en définitive le but recherché est de créer une super race, une sorte d’homme, complètement acculturé, sans repères, consommateur bâti sur un même et unique modèle, et donc complètement interchangeable, élevé dans un immense camp de consommation, prêt à avaler sous toutes les latitudes le même cheese-burger , porter la même casquette de base ball et utiliser le même désherbant sélectif… Quand on sait ça, il faut vraiment être débile, ou avoir une âme de Collabo pour écrire des trucs du genre « il faut être conscient et instruit de sa propre culture  pour respecter la culture des autres et pouvoir se métisser » , comme je l’ai lu il y a quelques jours, comme si le métissage était la panacée universelle alors qu’il est justement devenu l’ arme privilégiée pour parvenir à cette déculturation et donc à cet homo consomatorus universel… Et c’est pourquoi le double discours du personnage susnommé est étrange et probablement éclairant : pour les nations européennes : métissage obligatoire, il n’y a pas le choix, et à coups de pied au cul si besoin … mais pour l’Arabie Saoudite : pas question de toucher aux identités parce qu’il n’y a « rien de plus dangereux qu’une identité blessée » … Face à une telle offensive, agressive et généralisée, il n’est plus temps de rester tiède car comme le disait Céline, « à force de ne pas parler des choses, par élégance, on ne dit rien, et on l’a dans le cul ! » alors on ira chercher une proposition d’explication chez Guillaume Faye :

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« L’idéologie dominante, au nom d’un prétendu anti-racisme, affirme que le métissage est l’avenir de la planète. Or seuls les peuples européens sont actuellement victimes d’un métissage avec les allogènes. Les autres peuples du monde ne se métissent pas, ou plus : ils s’organisent au contraire en blocs ethniques, soucieux de préserver leur identité.

Avec la colonisation de peuplement que nous subissons, le métissage aboutit à la destruction progressive du germen, c’est à dire de la racine de la civilisation européenne. Les sociétés métissées sombrent rapidement dans le racisme intérieur de supériorité, ce qui provoque l’affaiblissement des liens nationaux de solidarité. L’exemple de l’aire latino-américaine est parlant : la hiérarchie sociale s’organise, qu’on le veuille ou non, en fonction du critère implicite du « plus ou moins de sang blanc ». L’idéologie du métissage aboutit donc au racisme implicite et généralisé.

L’apologie constante et répétitive du métissage comme impératif de société est tout d’abord un trait de l’ethnomasochisme des élites européennes; mais c’est aussi le fruit d’une utopie optimiste qui asserte que l’européen de l’avenir sera un métis pour son plus grand bien. Ce dogme s’appuie sur des considération pseudo-scientifiques, issues du catéchisme biologique de la pensée unique (Jacquard, Coppens…) selon lequel, les « races pures » seraient dégénératives et l’homogénéité ethnique un handicap historique. Il est à noter aussi cette contradiction flagrante : les partisans du métissage (qui sont les mêmes que ceux de l’ »anti-racisme ») s’appuient sur la prétendue nécessité biologique de « mélanger les races ». Or ils soutiennent par ailleurs que « les races n’existent pas » et que la plupart des déterminismes biologiques ne valent rien…

Ce dogme du métis, homme de l’avenir, s’apparente aussi au rêve universaliste de l’homme unique, d’une humanité uniforme, débarrassée des peuples. L’idéologie du métissage comporte un aspect totalitaire, celui de l’État mondial et de l’homme nouveau partout semblable, idée commune aux trotskistes et à l’ultra-libéralisme.

Le métissage est possible et tolérable s’il est exceptionnel, et non massif, s’il est aléatoire et non obligatoire et systématique.

Dans la même veine, on prône également le « métissage culturel » qui débouche concrètement non pas sur l’objectif affiché d’une culture universelle, mais sur la destruction de la seule culture européenne (par afro-américanisation), à qui l’on impose cet impératif de métissage. Ce dernier, habillé d’une phraséologie très élaborée, est devenu en Europe, dans tous les domaines, un point de passage obligé de tous les discours intellectuels.

Il est certain qu’en matière biologique et culturelle, il serait stupide de rejeter tous les mélanges au nom d’un dogme obsidional de pureté. Mais pour être féconds, les mélanges doivent être des unions de proximité. C’est une loi générale de la vie. Les alliances trop proches, comme trop lointaines échouent : les premières mènent à la stérilité, les secondes au chaos. Quoi qu’il en soit, dans les faits observables, l’humanité ne se dirige nullement vers un métissage généralisé; seules les sociétés déclinantes succombent à cette illusion ».

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Ces derniers temps je me suis un peu cantonné dans mes celteries et mes paganotrucs parce que je n’avais pas envie de parler de l’actualité (pour l’essentiel, les évènements au Proche Orient)… qu’est-ce que j’aurais pu en dire … et surtout qu’est-ce que j’aurais pu en dire qui n’avait pas été dit par d’autres ?…. que, désolé j’ai beau faire, j’ai beau essayer, je n’éprouve pas plus de sympathie, ni de compassion pour ceux qui manifestent pour les morts juifs que ceux qui manifestent pour les morts palestiniens…les juifs ont l’air de mener une bataille ici qui pourtant se déroule là bas (mais ils restent ici …) et les pro palestiniens en font autant avec cette petite cerise sur le gâteau que ce sont ceux là mêmes qui rêvent de nous foutre sur la gueule et de nous envoyer de l’autre côté de la Manche, ou de la Mer du Nord … Je serais curieux de voir la tronche de Bouchet qui écrit « Paris ! Gaza ! Intifada ! » mais aussi celles des bonnes consciences de gôche, Besancenot avec sa tête de veau pleurnichard en premier (alliés objectifs on aura tout vu …), quand ils se prendront sur le coin de la gueule le pavé ou la bombe de l’Intifada qu’ils appellent ainsi de leurs voeux …

Les deux cousins ennemis revendiquent d’être là bas chez eux, invoquent l’enracinement et l’identité, mais les juifs sont les premiers à hurler au fâââchisme quand on ose brandir ici notre identité européenne… et les Palestiniens qui parlent de Gaza comme d’un gigantesque camp de concentration ont l’air d’oublier que c’est aussi un non moins gigantesque camp d’entraînement où on forme des tueurs… Je pourrais dire aussi que c’est facile de montrer des photos de gosses palestiniens morts, ensanglantés, histoire de faire pleurer dans les chaumières anti-sionistes, surtout que j’en soupçonne quelques unes d’être truquées (un gosse dont la moitié du bras vient d’être arraché ne pleure pas,comme si on venait de lui retirer un jouet: il est évanoui ou il est mort, vidé de son sang …), même la photo d’un « chat palestinien » tué dans les bombardements !… et que ce doit être tout aussi facile de trouver des gosses juifs, ou des gosses bosniaques ou des gosses serbes, ou des gosses croates ou des gosses tchètchènes au libre marché des photos gore selon l’effet désiré … les uns seraient plus respectables que les autres ? Plus dignes d’amour, leur mort plus digne de pleurs ???

Ouais, bof, enfoncement de portes ouvertes tout ça: la guerre n’est pas jolie malgré ce qu’on a pu en dire : « toutes ces viandes saignaient énormément ensemble » écrivait joliment Céline dans son « Voyage » … et même si ( c’est peut être vrai) elle permet à des personnalités de s’épanouir et de devenir une « expérience intérieure » (voir Jünger), elle ne se conjugue, avec toutes les meilleures raisons du monde, qu’avec son lot de viols, de pillages, de morts aveugles et de tueurs presseurs de boutons (même du temps des épées et des poignards, ça devait pas être joli-joli d’ailleurs) …… Car en plus elle tue, bé oui quelle horreur… Et elle est facteur d’héroïsme et de grandeurs, mais tout autant de lâchetés et de cruautés et si la rose peut être au fusil, l’odeur qui domine est celle de la merde, de la sueur , du sang , de la pourriture… comme dit encore Céline, « quand on a pas d’imagination, mourir c’est peu de chose, quand on en a, mourir c’est trop »…

Oui, pour ce qui nous occupe, je partage rigoureusement l’analyse, entre autres, d’Ivane (http://aumilieudesruines.blogspot.com/2009/01/mmoires-courtes.html ) : Israélien je serais faucon. palestinien, moudjahidine (en ajoutant « probablement » parce que quand même, on ne sait jamais …), mais en tant qu’européen, le mot d’ordre qui me séduit le plus est encore : «  Ni keffieh, ni kippa. »…

Il n’y a pas si longtemps, c’était en 1946, dans son « Gala des Vaches » Albert Paraz écrivait :

« je note ici une des licences que Céline prend avec la grammaire, à laquelle je ne m’habitue pas. Elle est pourtant logique, instinctive. C’est de considérer ON, mis à la place de nous, comme un pluriel et de l’accorder comme tel aux adjectifs.
Nous sommes foutus ou on est foutus.
Ça me rappelle quand on était gamine (maman), il me semble que le pluriel s’impose pour gamines et non pour était.
Et dans cette phrase : On est toutes bien arrivé! Il est évident que si on l’admet, et comment ne pas l’admettre, elle est courante, il faut le féminin pluriel. On est toutes bien arrivées. Un truc pour l’autoriser: disons que c’est une syllepse. »


Aujourd’hui, on a un peu l’impression que Paraz coupe ici les cheveux en quatre mais en fait il n’en est rien et il y a bien eu une époque où ce genre d’interrogation pouvait passer pour être tout à fait commune. On se demande pourtant ce que le père de Bitru penserait aujourd’hui de l’évolution de la langue et de l’orthographe. Je crois bien que ça l’emporterait encore plus vite que sa tuberculose… Je ne vais pas, là, refaire le procès de l’éducation (nationale ?), d’autres l’ont fait avant moi et avec beaucoup plus de talent… et pourquoi s’étonner quand un « film » comme « entre les murs », qui s’inspire du « livre » de François Bégaudeau, reçoit la Palme d’Or à Cannes ?… d’ailleurs, il faudrait aussi faire le procès de toutes celles et tous ceux qui détiennent le moindre parcelle de responsabilité dans la déliquescence de la langue : les journalistes, dans ce rôle sont bien placés, et je crois que jamais je n’oublierai ce canard local qui titrait sur le « Big Band » pour annoncer une exposition sur la formation de l’Univers comme si tout s’était passé en musique … et l’erreur était reprise dans le corps de l’article pour bien montrer qu’il ne s’agissait pas d’une faute de frappe… Internet aussi, et n’importe quel forum, comme si la mère du correcteur d’orthographe était encore à naître, réservent leur lot de surprises qui vont du langage sms à l’écriture phonétique la plus improbable. A mon sens, la place de choix est ici occupée par l’inénarrable «au pré à l’Able » par lequel il faut obligatoirement passer avant d’aller plus loin … on remarquera toute la valeur initiatique de la démarche et l’expression est plutôt jolie : elle me fait penser, allez savoir pourquoi, à la jument de Michao … sans doute parce qu’avec son petit poulain, elle a passé dans le pré et mangé tout le foin … ça n’en est pas moins affligeant … et je me demande bien ce que le pauvre Able a fait pour mériter ça…

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