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Jules Joseph Bonnot,anarchiste illégaliste, né le 14 octobre 1876 est mort le 28 avril 1912, abattu par la police dans sa cachette de Choisy-le-Roi.

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J’ai trouvé cette photo dans un livre sur « La Libération des deux Charentes. Soldats en sabots », par Christian Genet, aux éditions de La Caillerie-Gémozac. Elle n’a rien de particulier en soi, on en trouve des dizaines comme ça, dans des bouquins et sur le Net . Dans les albums photos familiaux de descendants de glorieux résistants, c’est par centaines qu’elles doivent se compter: abimées à force d’être regardées, bues des yeux, caressées comme autant de témoins de valeureux actes de guerre.

On tournerait donc facilement la page sans s’attarder davantage si la légende n’attirait quand même le regard : « A Jonzac, début septembre, lors de la libération de la ville par la colonne Soulé, scène très touchante d’un maquisard paternel tenant le bras d’une jeune fille éplorée« .

… sauf que cette espèce de sombre ordure est tout simplement en train de méchamment lui tordre le bras à la « jeune fille éplorée » et qu’il la tient fermement, avec cette ébauche de petit sourire sadique qu’on voudrait nous faire croire « bon enfant », pendant que l’autre fumier, avec sa tondeuse, est en train de lui tondre le crâne ! Quelle belle prouesse de guerre !!!

Bel exemple de comment on bâtit l’Histoire … et on vit toujours sur cette vision mensongère!

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Bon, puisqu’on en est presque à parler « révisionnisme », réjouissons nous : Sylvia Stolz et Vincent Reynouard sont sortis de prison après y avoir passé, respectivement 39 mois pour l’une et 9 mois et 39 semaines pour l’autre, pour un délit d’opinion qui, en principe, n’existe pas dans ces pays…

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20 avril 1868 : Charles Maurras
20 avril 1889 : Adolf Hitler
20 avril 1895 : Henry de Montherlant

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les Kollabos ont osé :

« Je ne crois pas qu’il faille faire de l’immigration légale liée au travail un problème […] Restons un pays ouvert, qui accueille de nouvelles cultures et profite du métissage […] [Face à la montée du populisme] le plus grand danger, ce serait de se refermer « .(Laurence Parisot, patronne des patrons, qui n’a, effectivement, pas grand chose à voir avec le peuple)

Le maire PRG Eddie Aït de Carrières-sous-Poissy a décidé de décaler la chasse aux œufs de Pâques pour ne pas heurter les enfants d’autres confessions, au nom de la laïcité.Toujours au nom de la laïcité, il a décidé dans le même temps de ne plus servir de poisson à la cantine le vendredi.(pour bien situer l’édile homo-et-fier-de-l’être, il faut aussi préciser qu’en partenariat avec le Mémorial de la Shoah, la Ville de Carrières-sous-Poissy propose fin avril une semaine en-mémoire-des-enfants-victimes-de-la-« barbarie-nazie »…tiens donc …)

Et la plus belle :

« Nous servons de la viande halal par respect pour la diversité, mais pas de poisson le vendredi par respect pour la laïcité. » ( Roland Ries, maire de Strasbourg, à des parents d’élèves).

« Ethnomasochisme : tendance masochiste à culpabiliser et à dévaloriser sa propre ethnie, son propre peuple.

L’ethnomasochisme s’apparente à la honte et à la haine de soi. C’est une psychopathologie collective, provoquée par un long travail de propagande en faveur d’une prétendue culpabilité fondamentale des peuples européens face aux autres, dont ils seraient les « oppresseurs ». Il faudrait dons se repentir et « payer la dette ». Ce travail de repentance, véritable imposture historique, est entamé aussi bien par les Églises que par les États européens.

L’ethnomasochisme est aussi à la base des politiques anti-natalistes qui visent subrepticement à limiter la reproduction des populations européennes. Implicitement, il s’assimile donc à un « auto-racisme ». L’homme européen serait frappé par un péché originel, une tare raciale intrinsèque, il serait coupable d’être ce qu’il est.

L’ethnomasocisme provoque l’apologie systématique du métissage et du cosmopolitisme. Curieusement il dénie aux Européens l’idée d’identité ethnique mais l’accorde aux autres. Les Européens ont le devoir de se diluer, mais pas les autres, pas les Africains par exemple. L’ethnomasochisme est le pendant de la xénophilie (l’amour et la survalorisation de l’étranger, de « l’autre »). Il s’apparente à un ethno-suicide. Dans l’histoire, l’ethnomasochisme n’est pas nouveau; il fut le symptôme des peuples las de vivre et de se perpétuer; des peuples vieillissants qui passent le relais à d’autres. Les élites européennes sont atteintes de cette maladie collective. Cette dernière explique le laxisme envers la colonisation migratoire et l’idée selon laquelle nous aurions à la fois le devoir et le besoin d’accueillir les nouveaux occupants. »

« Xénophilie. Etymologiquement : « amour de l’étranger ».

Fascination pour l' »Autre », si possible lointain, et négligence envers le Prochain, la xénophilie est l’une des grandes psychopathies collectives des Européens d’aujourd’hui. Elle provient d’une perversion de l’idée de charité mais aussi d’une absence de conscience ethnique. Elle se manifeste par l’idéologie contradictoire de l' »antiracisme », qui est en fait une obsession raciale retournée. Ce qu’on nomme « antiracisme » n’est que l’expression pathologique de la xénophilie.

La xénophilie survalorise systématiquement l’allogène, tout en le posant en victime et en le dévalorisant inconsciemment par là même. Elle part du principe que l' »étranger a tout à nous apprendre », elle s’avère contradictoire puisqu’elle associe différentialisme et universalisme, identité de l’Autre et métissage, prônant à la fois le « droit à la différence » pour tous mais en même temps l’uniformisation du genre humain. La xénénophilie est le pendant de l’ethnomasochisme.

Le rejet de la xénophilie ne doit pas conduire à la xénophobie, qui est tout aussi paralysante, mais à l’affirmation de soi comme peuple, c’est-à-dire à l’ethnocentrisme. »

Guillaume Faye, Pourquoi nous combattons. L’Aencre.

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Albert Simonin, l’auteur de l’inoubliable « Touchez pas au Grisbi », maître es argot est né le 18 avril 1905.

« Le truand, vivant le plus fréquemment sous des identités bidons, blazes fantoches, qualités supposées, état-civil de la Sainte-Farce, la coutume de souhaiter les anniversaires de naissance s’est, pour les raisons d’incertitude qu’on suppose, perdue dans le Milieu.

Quelques anniversaires peuvent toutefois se célébrer, entre gens sensibles, soucieux de marquer l’écoulement du temps. Il sera de bon ton de participer à ces commémorations, dès lors que vous y serez conviés, et notamment dans les circonstances suivantes.

Anniversaire entre équipiers.

L’anniversaire d’une affaire bégalante et où tout a baigné dans l’huile, peut se fêter entre équipiers par un solide casse-graine. Assurez vous toutefois au préalable que tous les hommes qui y assistent ont bien vieilli, faute de quoi, le repas risque de tourner au banquet d’anciens combattants. Il est en effet fréquent, les souvenirs s’émoussant, de découvrir chaque convive persuadé qu’il a été l’artisan de la victoire, et de s’entendre raconter une version purement imaginaire d’un turbin auquel vous avez pourtant participé.

Défiez-vous, au cours de ce genre d’agapes, des flambeurs chroniques. Ayant depuis longtemps évaporé leur fade sur les hippodromes, il n’est pas rare que ce genre de gonzes, se croyant reporté par la magie de l’évocation à la veille du partage, et se croyant de ce fait de l’artiche à emplâtrer, ne tentent au dessert de vous donner un coup de bottine.

L’anniversaire d’une sortie du bing, à l’issue d’un trop long séjour, peut aussi se fêter, mais uniquement entre intimes. »

Albert Simonin, Le savoir-vivre chez les truands. Hachette.

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Certains situent l’assassinat de Jean de Brem, historien, journaliste et militant nationaliste membre de l’OAS, le 18 avril 1963, d’autres, comme Jean-Marie Curutchet, optent pour le 17.

« Je venais d’apprendre par ma femme la mort de mon ami Jean de Brem, dit Alex. Il avait accepté de travailler à mes côtés à l’étranger. Mais par loyauté envers ses camarades et ses chefs parisiens, il avait tenu à retourner à Paris où il lui restait encore une dernière mission à accomplir.

C’est au cours de cette ultime mission qu’il trouva la mort. Surpris par les policiers au moment où il s’emparait avec Serge Bernier d’une voiture destinée à une mission opérationnelle, Alex ouvrit le feu pour se dégager. Il blessa mortellement un policier, mais fut à son tour atteint par une rafale de PM. Tombé à terre il porta à sa bouche une feuille de carnet où se trouvait quelque renseignement qui ne devait pas tomber aux mains de l’adversaire. Un policier arriva à sa hauteur, l’acheva d’une balle dans la tête, puis lui trancha la gorge pour récupérer le papier qu’il n’avait pas eu le temps d’avaler. « Je mourrai sans postérité, stérilisé par l’atome ou égorgé par un fanatique » avait-il écrit dans l’avant-propos de son « Testament d’un Européen ». Bernier, que les policiers avaient capturé et déjà fait allonger par terre, ne dut d’avoir la vie sauve qu’à l’arrivée de quelques passants attardés. Cela se passait le 17 avril 1963 en plein Paris, rue de l’Estrapade, à deux pas du Panthéon !

Jean de Brem a traversé comme un météore le ciel sombre de ma clandestinité. Notre amitié n’a pas duré trois mois. Je ne pourrai cependant jamais oublier ce lumineux ami de vingt-sept ans. Ni les nuits passées à discuter de l’avenir que nous voulions bâtir ensemble. Ni cette dernière soirée de Pully, une semaine avant sa mort et quarante huit heures avant mon arrestation. Ni ce 21e concerto de Mozart, écouté plusieurs fois de suite ce soir là, et dont je ne puis plus entendre l’andante sans penser à mon frère assassiné. »

Jean-Marie Curutchet, Je veux la tourmente. Robert Laffont.

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« Il naitra de faux fascismes. Car la démocratie est fourbue. Dans son agonie, elle aura des sueurs et des cauchemars : et ces cauchemars seront des tyrannies brutales, hargneuses, désordonnées. Il y aura des fascismes de l’anti-fascisme. Il y aura des « dictateurs de la gauche ». Et nous verrons s’élever au nom de la défense des républiques des régimes qui auront pour maxime de refuser la liberté aux « ennemis de la liberté ». Nous le savons. Et c’est pourquoi nous savons aussi que c’est mensonge et vanité de définir le fascisme par des caractères extérieurs. La suppression de la liberté, les arrestations arbitraires, les camps de concentration, la torture qu’on prétend rejeter sur le fascisme, sont tout aussi bien et tout aussi souvent le propre des régimes dirigés contre le « danger fasciste ». Tous les caractères extérieurs par lesquels les adversaires du fascisme le définissent, ils se retrouvent ou peuvent se retrouver dans les régimes antifascistes : c’est qu’ils ne définissent pas le fascisme qui, finalement, est une manière de réagir, un tempérament, une manière d’être, incarnée dans un certain type d’hommes.

C’est ce type d’hommes, c’est cette attitude devant la vie qui, au fond, commandent toutes les réactions fascistes et les formes, diverses selon les peuples, que le fascisme a prises et prendra dans l’histoire. Là où ces hommes dirigent, là ou leur esprit inspire l’action de pouvoir, il y a un régime fasciste. Au contraire, lorsqu’ils sont persécutés ou combattus, quoi qu’on vous dise et quelque bruit que fasse la trique en tournoyant, reconnaissez les signes de la décomposition, de la décadence et le règne de l’or et des pharaons de l’étranger. Voulez-vous reconnaître à coup sûr et instantanément le faux fascisme ?. Vous le reconnaitrez à ces signes : il emprisonne au nom des droits de la personne humaine et il prêche le progrès, mais il respecte les milliards et les banques sont avec lui. Ne cherchez pas plus loin. Vous verrez quelques mois plus tard le faux fascisme faire la chasse au courage, à l’énergie, à la propreté. Il vous dévoilera ainsi son vrai visage. Il a besoin d’esclaves assez abrutis pour ne pas trop sentir leur collier. »

Maurice Bardèche, Qu’est-ce que le Fascisme ? Les Sept Couleurs.

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Sénèque est mort le 12 avril 65.

Il y a quelques années, les éditeurs avaient lancé la mode des recueils « de Sagesse ». Sagesse amérindienne, sagesse orientale, sagesse des Troubadours, j’en passe et des meilleurs … à se demander comment les gens ont pu rester aussi cons … Dans la sagesse antique, c’est probablement Sénèque qui occupait la meilleure place, avec ses traités philosophiques comme De la colère, Sur la vie heureuse ( De Vita beata) ou De la brièveté de la vie (De Brevitate vitæ), et surtout ses Lettres à Lucilius . On a tendance à oublier pourtant que ce philosophe stoïcien pour qui « Le souverain bien c’est une âme qui méprise les événements extérieurs et se réjouit par la vertu », était fabuleusement riche : assurément une drole de façon de mépriser les évènements extérieurs… Et c’est sans doute dans le but de se réjouir par la vertu qu’il prêta de force 10 millions de drachmes aux principaux chefs bretons qui n’en voulaient pas, et leur réclama tout d’un coup le remboursement avec des intérêts usuraires: « Il obtint des autorités romaines qu’elles usassent de sévices pour faire payer les Bretons et ce fut une cause de la révolte icène » (Yann Brékilien, La reine sauvage) et de l’épopée de la reine Boudicca.

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Le 9 avril 1865, la bataille d’Appomattox met fin à la guerre de Sécession, l’acte de reddition est signé entre le général Lee et le général Grant.

« L’accueil de Grant est déférent. Il s’efforce de rendre l’instant moins pénible. Il évoque des souvenirs communs de la guerre du Mexique. Après quelques instants, Lee doit lui rappeler la raison de leur rencontre. Il demande que ses hommes puissent emmener les mules et les chevaux pour reprendre les travaux des champs. Grant acquiesce. L’acte de reddition est rédigé et signé.

Au moment de remonter sur Traveler, le général Lee pose la tête sur l’encolure de son vieux compagnon. Il reste ainsi plusieurs secondes, prostré. D’un violent effort, il se reprend. Une fois en selle, il salue Grant qui s’incline.

Lee s’éloigne vers ses lignes.

En le voyant, ses hommes l’acclament comme ils le font quand il passe dans leurs rangs, mais à voir ses traits bouleversés, leurs cris s’étranglent. Ils hésitent pendant qu’il continue sa route. Puis, d’un mouvement spontané, ils s’élancent vers lui.

– Général, nous sommes-nous rendus ?

La question le gifle en pleine face. Il essaye d’avancer mais ils l’entourent. Leurs visages faméliques, et leurs regards en délire tendus vers lui. Il doit s’arrêter. Les mots lui sont une torture :

– Soldats, nous avons combattu ensemble et j’ai fait ce que j’ai pu pour vous. Vous serez tous relâchés sur parole et vous pourrez rentrer chez vous.

Il veut encore parler, mais il ne peut articuler qu’un difficile : « Au revoir, au revoir… »

Des larmes coulent sur ses joues hâlées, tandis qu’il s’éloigne sans voir où mènent les pas de son cheval. »

Dominique Venner, Le blanc soleil des vaincus. La Table Ronde.

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François Rabelais est mort à Paris le 9 avril 1553.

Où l’on voit que du temps de Rabelais, les va-t-en-guerre n’étaient pas rares et qu’en ce triste début de siècle, nous n’en avons pas l’apanage …Peut-être est-il temps de relire la guerre Pichrocoline …

« Pichrocole ordonna que chacun se mit en marche en hâte sous son enseigne.

Alors, sans ordre ni mesure, ils battirent la campagne pêle-mêle, ruinant et pillant partout où ils passaient, n’épargnant pauvre ni riche, lieu sacré ni profane ; ils emportaient bœufs, vaches, taureaux, veaux, génisses, brebis, moutons, chèvres et boucs, poules, chapons, poulets, oisons, jars, oies, porcs, truies, gorets ; ils gaulaient les noix, grappillaient les vignes, emportaient les ceps, abattaient tous les fruits des arbres. C’était un désordre comme on n’en avait jamais vu. Et ils ne trouvèrent personne qui leur résistât ; tous se livraient à leur merci, les suppliant d’être traités plus humainement, eu égard au fait qu’ils avaient été de tout temps de bons et aimables voisins, et qu’ils n’avaient jamais commis envers eux d’excès ou de dommages pour mériter d’être ainsi soudainement molestés ; et Dieu les en punirait bientôt. A toutes ces remontrances, ils ne répondaient rien sauf qu’ils voulaient leur apprendre à manger de la fouace. »

(Gargantua)

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Le national-socialisme hitlérien.

Deux principes gouvernent l’idéologie nationale-socialiste :
Le principe du chef : le parti a une mission double : c’est par ses multiples canaux que la volonté du Führer se répand dans son peuple. C’est par l’intermédiaire du parti que le peuple manifeste sa confiance en son Führer. C’est la définition même du « Führer-Prinzip ».
Le principe de l’unité : Un peuple, une nation, un chef. Il faut que les intermédiaires disparaissent au maximum, que plus rien ne s’élève comme écran entre le peuple et le chef. Celui ci devient alors la voix de son peuple, une espèce de haut-parleur par lequel s’exprime la volonté populaire. Par ailleurs le chef consulte son peuple en des référendums qui doivent, eux aussi, être une manifestation de l’unanimité du peuple.
On n’adhère pas au parti national-socialiste comme à un vulgaire parti bourgeois. Ce n’est pas une cotisation qu’on va y demander. C’est une adhésion totale et affective, où le militantisme joue un rôle énorme.
La vie est une lutte et le national-socialisme un combat de chaque jour qu’il importe de gagner. Pas un seul instant l’empris ne doit être relachée, « qui n’avance pas recule ».
Les deux motivations de l’Etat sont le ang et le sol. Le national-socialisme se bat pour la création d’une communauté raciale germanique ayant fixé son expansion vers l’Est. Les S.S. ont été développés dnas ce but, afin de peupler et de protéger les zones à conquérir.
L’Ordre SS se voit fixer trois tâches :
Défendre l’Etat.
Encadrer les meilleurs éléments de la jeunesse.
Etre les défenseurs de l’Empire (SS combattants)
Si l’Allemagne de 1914 a perdu la guerre, c’est par la faiblesse intérieure : donc, volonté de lutte contre les traîtres à la nation, en particulier contre les internationales.
La lutte anti-communiste du parti national-socialiste a été encore plus durement mené qu’en Italie. C’est en effet plus à la clientèle populaire que s’attaquait le parti. Les communistes sentant le danger engagèrent une lutte quiu ne devait se terminer que par l’élimination physique de l’un des deux adversaires. Les militants du « Front Rouge » furent les premiers internés. En Italie, la faiblesse du PCI avait entraîné un combat fasciste axé sur la lutte contre le socialisme, mené d’ailleurs avec une violence extrême.
Le national-socialisme se proclame l’héritier des constructeurs de l’Allemagne. La seule bonne politique est une politique de peuplement. Une intervention ne sera pas nécessaire contre les pays de l’Ouest, sauf si ces derniers s’opposent à l’agrandissement vers l’Est de l’espace vital allemand, car c’est à l’Est que se trouvent les vastes zones peu peuplées et mal exploitées qu’il s’agit de rattacher à l’Allemagne.
Le national -socialisme est marqué par deux philosophies : celle d’Hegel et les philosophies existentielles. Il se proclame anti-communiste car le communisme est une invention juive donc néfaste. Il s’oppose aussi à la lutte des classes contraire à l’unité nationale.
A son origine, le parti était violmemment anti-capitaliste. Le pression d’évènements extérieurs le contraignit à ralentir cette action, surout en prévision d’une guerre, mais il n’y a aucun doute qu’Hitler ne nourrissait nulle sympathie envers les capitalistes. Son seul désir, une fois la guerre gagnée, aurait été de mettre fin à leurs activités et de donner au Reich un tour plus socialiste. La pression de l’aile gauche du Parti (Goebbels) resta permanente à ce propos.
Les raisons de son anti-démocratisme sont grosso modo les mêmes que celles de l’Italie, avec l’argument de la « lie biologique » pour caractériser la « domination du peuple ».
Le national-socialisme prétend instaurer un ordre nouveau essentiellement basé sur la classe paysanne en transformant le paysan famélique en un propriétaire de moyenne entreprise prospère. mais le point essentiel de l’action c’est la jeunesse. Pour ce faire la jeunesse sera unie dans la Hitler Jugend qui jouit d’une grande liberté par rapport au reste du parti et qui prétend se substituer à lui pour instaurer un nouveau type de Régime, tentative avortée du fait de la guerre.
Le régime s’instaure en s’appuyant sur deux bases : la propagande et la contrainte. Au début, en 1933, 44% des Allemands sont nationaux-socialistes. Puis, petit à petit, en voyant le régime tenir ce qu’il a promis, réaliser toujours du nouveau, un nombre de plus en plus élevé d’Allemands adhèrent au national-socialisme (pas loin de 90% avant la guerre).
L’armée, ou Wehrmacht, est placée en dehors du parti. Elle prête serment à Hitler en tant que chancelier de l’Etat. Pendant la guerre il y aura une lutte perpétuelle entre les deux branches de l’armée : la Wehrmacht prussienne, aristocratique et réactionnaire et la S.S. populaire et révolutionnaire, mais les cadres subalternes de l’armée partagent d’assez prêt l’idéologie de la S.S.
L’encadrement de la population était assurée par de nouveaux organismes chargés de maintenir cette population dans le national-socialisme, et chargés d’amener les ouvriers, traditionnellement réticents, au nationa-socialisme ; telles furent les raisons de la création du Front du Travail et de la Kraft Durch Freude, « la Force par la Joie ».

François Duprat, Les mouvements d’extrême droite en France. Ed. Albatros.

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