Archive de Tag pour ‘Identité’.

Il y a 96 ans, du 24 au 30 avril 1916, Dublin, pleine de bruit et de fureur, était agitée par les Pâques Sanglantes, comme on appelle l’insurrection organisée par des groupes armés républicains et nationalistes qui voulaient chasser les britanniques d’Irlande… De nombreux faits d’armes émaillèrent ces événements au cours desquels se distinguèrent particulièrement deux femmes qui m’ont toujours fasciné : Maud Gonne et Constance Markiewitz

Maud Gonne MacBride ( Maud Nic Ghoinn Bean Mhic Giolla Bhríde,) fut une comédienne et militante de la cause irlandaise. Surtout connue pour ses engagements dans le mouvement féministe et pour l’indépendance de l’Irlande, elle est la mère de Seán MacBride, l’un des co-fondateurs d’Amnesty international. Elle demeure une icône du mouvement nationaliste.

Les premières années

Maud Gonne, née le 21 décembre 1866 et morte à Dublin le 27 avril 1953, est la fille de Thomas Gonne, un colonel de l’armée britannique issu d’une riche famille irlandaise et de Edith Cook. Deux ans après sa naissance, son père est affecté en Irlande. En 1871, sa mère meurt prématurément.
Elle est alors envoyée à Paris pour y être élevée. Elle rencontrera Lucien Millevoye, journaliste et homme politique radical dont elle tombe amoureuse et dont elle finit par partager les idées. À cette époque son père meurt de la fièvre typhoïde en lui laissant un héritage de 20 000 £. En 1889, elle rencontre pour la première fois le poète William Butler Yeats. C’est le début d’une longue relation ambiguë.

Militante et comédienne

En 1890 elle s’installe en Irlande, dans le comté de Donegal. Elle milite contre les expulsions des familles pauvres en participant à la construction de refuges et la levée de fonds, ainsi que par la rédaction d’articles pour divers journaux. Menacée d’arrestation, elle doit fuir en France, où elle donne naissance à son fils Georges, dont le père est Millevoye.
Durant son séjour parisien, elle fonde un mensuel, L’Irlande libre, pour attirer des sympathies à la cause de l’indépendance irlandaise. Elle finit par rompre avec Millevoye et retourne en Irlande, avec son fils Georges, qui meurt d’une méningite .
Elle rencontre Yeats une nouvelle fois qui tente de la consoler de la perte de son fils avec des rituels magiques, mais elle a surtout recours au chloroforme. Elle rejoint le Hermetic Order of the Golden Dawn, un groupuscule s’occupant d’occultisme, dont Yeats est déjà membre depuis un an. En 1893, il organise pour elle une tournée de lectures en Irlande et en France.

L’année suivante, le couple séjourne à Paris, où il fait l’expérience du haschisch. Le 6 août, elle donne naissance à une fille, Iseult. Le 22 mars suivant, elle débute une tournée de lectures en France.

L’année 1897 est particulièrement riche. En janvier elle participe, toujours avec Yeats, à la création de la branche parisienne de la Young Ireland, puis elle entame une tournée de réunions où elle prononce des discours : Paris, Dublin (le 21 juin ont lieu des émeutes anti-britanniques), Londres, York, Glasgow, Manchester, Cork, etc. D’octobre à décembre, elle voyage aux États-Unis pour collecter des fonds (1 000 £). Fin 1898, elle entreprend avec James Connolly la rédaction d’un manifeste sur le problème de la famine, Les Droits de la vie et les droits de la propriété.

« Inghinidhe na hÉireann  »

Puis Maud Gonne fonde un groupe militant, Inghinidhe na hÉireann (les Femmes d’Erin), qui édite un mensuel du même nom dans lequel elle signe des articles à connotations nationalistes et féministes . Ce groupe est impliqué dans le mouvement culturel irlandais (Gaelic Revival) dont le but est de promouvoir la langue et la culture gaéliques ( éducation des femmes, cours de gaélique, danses, chants irlandais, distributions de repas gratuits aux enfants pauvres.)

Avec William Butler Yeats et Lady Gregory, elle participe à la fondation de l’Abbey Theatre à Dublin. Yeats est toujours amoureux. Elle lui inspire de nombreux poèmes. Il écrit à son intention la pièce de théâtre Kathleen Ni Houlihan, créée à Dublin le 2 avril 1902, dont elle interprète le rôle principal.

Contre toute attente, ce n’est pas Yeats qu’elle épouse, mais John MacBride, un commandant de l’Irish Brigade, en 1903. Le mariage est un échec et il retourne rapidement en Irlande. De cette brève union va naître, l’année suivante, Seán MacBride, futur co-fondateur d’Amnesty international.
Elle rejoint Constance Markievicz, James Connolly et James Larkin dans la lutte pour contraindre les autorités à étendre la loi de 1906 sur les repas scolaires à l’Irlande, tout en s’activant pour nourrir les enfants pauvres de Dublin.

Au début de la Première Guerre mondiale, elle milite contre la conscription des Irlandais dans l’armée britannique. Le 5 mai 1916, John MacBride est exécuté, après l’insurrection de Pâques.

Les derniers combats

Deux ans plus tard, elle est arrêtée et emprisonnée pour six mois à Holloway Prison (Londres), alors qu’elle poursuit son combat contre la conscription. À sa libération, elle retourne en Irlande et s’active au sein de la White Cross. Avec Charlotte Despard, elle fonde en 1922 une association pour défendre les prisonniers républicains, la Women’s Prisoners’ Defence League, et consigne des témoignages accablants sur les violences policières à Cork et à Kerry.

En 1938, elle publie ses mémoires, A Servant of the Queen. Elle meurt le 27 avril 1953. Elle est inhumée à Dublin, dans le cimetière de Glasnevin, aux côtés de Daniel O’Connell, de Charles Stewart Parnell, d’Éamon de Valera, de James Larkin, de Constance Markievicz, de Michael Collins et d’autres.


La comtesse Constance Markievicz (4 février 1868 – 15 juillet 1927), parfois surnommée la comtesse rouge en raison de ses convictions socialistes, est une nationaliste et révolutionnaire irlandaise. D’origine aristocratique, rien ne la prédestinait à prendre la défense des plus pauvres, et les armes pour la cause irlandaise. Avec Maud Gonne, elle est une des femmes les plus admirées d’Irlande.

 Les jeunes années

Constance Markievicz est née le 4 février 1868, à Lissadel dans le comté de Sligo (Connaught – nord-ouest de l’Irlande). Elle est la troisième enfant de Sir Henry Gore-Booth, et sa vie semble devoir se dérouler dans l’aisance. Durant la grande famine des années 1879 et 1880, son père pourvoit au ravitaillement de ses employés. Il semble que cette attitude soit à l’origine de sa préoccupation pour les plus défavorisés et de ses engagements ultérieurs.

En 1893, elle déménage à Londres pour étudier le dessin et la peinture . C’est à cette époque qu’elle milite auprès de la National Union of Women’s Suffrage Societies (NUWSS), qui demande le droit de vote pour les femmes. Quelques années plus tard, elle s’installe à Paris pour poursuivre ses études artistiques Pendant ce séjour en France, elle rencontre et épouse un comte polonais, Casimir Markievicz.

La lutte à Dublin

De retour en Irlande, elle s’installe à Dublin, où elle devient réputée pour ses peintures de paysages. En 1903, elle joue dans plusieurs pièces à l’Abbey Theatre, où elle fait la connaissance d’une autre comédienne, Maud Gonne ; les deux femmes vont se retrouver sur de nombreux points dont le féminisme, le socialisme et la lutte pour l’indépendance de l’île. Elle adhère au « Inghinidhe na hEireann » (les Femmes d’Erin), mouvement créé en 1900 par Gonne, et fréquente la Ligue gaélique.

En 1908 elle rejoint le Sinn Féin, fondé le 28 novembre 1905 par Arthur Griffith. Ce parti politique, dont le nom en gaélique signifie « nous-mêmes », prône l’abstention de toute collaboration politique avec l’administration britannique et une résistance non-violente. L’année suivante, elle crée la section jeunesse de l’Irish Republican Brotherhood (IRB) : NaFianna Eireann . En 1911, elle est arrêtée en compagnie d’Helena Moloney, une autre comédienne de l’Abbey Theatre, pour avoir manifesté contre la venue du roi George V en Irlande. Puis elle se joint a Maud Gonne, James Connolly et James Larkin dans la lutte pour contraindre les autorités à étendre la loi de 1906 sur les repas scolaires à l’Irlande. En 1913, elle participe au programme d’alimentation pour les enfants pauvres de Dublin et à l’organisation d’une cantine dans le « Liberty Hall » pendant le lock-out des ouvriers syndiqués. Cette même année, elle devient trésorière de l’Irish Citizen Army (ICA).

Pendant l’insurrection de Pâques 1916 à Dublin, elle est commandant en second de l’Irish Citizen Army (ICA) et dirige la brigade féminine. Au début, elle parcourt les rues de la ville pour distribuer des médicaments aux postes de combattants. Puis, avec quatorze autres femmes, elle décide de prendre les armes. Elle est la seule femme officier en uniforme et participe aux combats comme sniper au jardin public de St Stephen’s Green.

Arrêtée, elle est internée à la prison d’Aylesbury en Angleterre, puis à Kilmainham, où elle peut entendre les exécutions des seize dirigeants de l’insurrection. Elle-même est accusée de haute trahison et condamnée à mort par la cour martiale britannique, peine commuée en détention à perpétuité, la peine de mort n’étant pas appliquée aux femmes.

Parlementaire et ministre

Après l’amnistie générale de 1917, Constance Markievicz est libérée au mois de juin. Son retour en Irlande prend l’allure d’un véritable triomphe. Rare survivante combattante de l’insurrection, les Irlandais la considèrent comme l’héroïne de leur pays ; elle intègre la direction du Sinn Féin. Son incarcération va lui donner un autre motif de combat : l’amélioration des conditions de détention des prisonniers politiques.

En 1918, elle est de nouveau arrêtée et emprisonnée pour six mois à Holloway Prison, à Londres, de même que Maud Gonne. Cette emprisonnement est motivé par son combat contre la conscription des Irlandais et leur incorporation dans l’armée britannique. C’est pendant cette incarcération qu’elle est élue député du Sinn Féin à la Chambre des communes, profitant de la ratification du Qualification of Women Act (accession des femmes aux élections) ; elle s’était présentée pour le Sinn Féin, dans le quartier saint Patrick, à Dublin. Les élus irlandais refusent de siéger à Westminster et rejoignent le Dáil Éirann (parlement), à Dublin. Le 2 avril 1919, elle est ministre du Travail, dans le gouvernement révolutionnaire de Éamon de Valera. En 1922, hostile au Traité de paix du 6 décembre 1921 entre l’Irlande et la Grande-Bretagne, qui consacre la partition de l’île, elle démissionne de son poste et part aux États-Unis pour promouvoir la cause de l’indépendance et récolter des fonds. Pendant la guerre civile (mai 1922 – juin 1923), elle reprend les armes, puis, réélue au Parlement, elle adhère au Fianna Fáil au moment de sa création.

Elle décède le 15 juillet 1927 à l’hôpital Patrick Dunn à Dublin, des suites d’un cancer. Les Irlandais vont s’incliner devant sa dépouille pendant quarante-huit heures ; elle est inhumée au cimetière de Glasnevin, à Dublin, non loin de Maud Gonne.

source : Wikipédia

—————————————————————————————————–

En 1994, les éditions Crève-Tabous publiaient « L’Âme européenne, réponse à Bernard-Henri Lévy » dans laquelle Robert Dun « lance ses flèches en tir groupé sur les religions « révélées » : les trois monothéismes dans lesquels il voit une inversion de la réalité, un total étouffement de la joie de vivre. Parce qu’impérialistes et universalistes avec leur dogmatisme totalitaire elles sont une catastrophe qui s’abat sur l’humanité où celle-ci peut périr ».(Zani- « Rencontres avec Robert Dun »)

Épuisée depuis, cette « Âme européenne » qui n’a pas pris une ride est enfin rééditée par nos amis « les Amis de la Culture européenne » qui avertissent : « l’Âme européenne traînée dans la boue dans Le Testament de Dieu par l’un des prophètes de l’antinature et des monothéistes lugubres bouffeurs de vie et de joie, est en passe de disparaître de la face du monde ainsi que les peuples qui l’ont magnifiée sous le jeu même plus subtil des thuriféraires de l’ordre marchand qui appliquent à la planète et ses formes de vie les règles du Monopoly.

Voilà pourquoi le cri de Robert Dun est un cri auquel il nous faut impérativement faire écho. Et les tonalités désespérées de nombreuses pages ne peuvent que nous encourager à crier avec lui, et si possible plus fort et plus loin que lui,  portés que nous sommes par le souvenir et la puissance réincarnée de nos millions d’ancêtres et par les yeux luisant d’innocence et de rêve de nos propres enfants.

Prix: 12 euros (port en sus)

pour commander : http://editions-ace.com/

——————————————————————————————————

« Le droit du sol est une aberration criminelle ! Un pays, ce n’est pas seulement un espace à partager, sur lequel, chaque nouvel arrivant disposerait du droit absolu d’agir et de décider à sa guise, quelles que soient les raisons de sa venue ou le temps de son séjour. Un pays, c’est une famille, avec ses nuances, ses disputes, ses enfants prodiges et ceux que l’on veut oublier, ses heures de gloire et ses échecs, ses haines féroces et ses amours. Comme toutes les familles il a un nom, un visage, des origines, une histoire, des cousins proches ou éloignés, des caractéristiques communes qui sont la marque de son identité supérieure, celle qui unit au-delà des différences. Un pays, c’est une langue, une manière de croire et de célébrer Dieu, de jouer la musique, de ressentir et de décrire les émotions, c’est un regard sur les choses et le monde, une approche des gens, un lien particulier avec la terre. On ne naît ni ne grandit semblable, selon que l’on a vu le jour sur les plages de Papeete, le désert de Gobi ou les forêts de Norvège. Affirmer ses différences, ce n’est ni faire injure, ni manquer de respect à quiconque, c’est au contraire reconnaître et valoriser tout ce qui fait l’autre, son identité profonde, c’est protéger toutes les cultures, et donc les véritables différences, de l’uniformisation forcée, c’est préserver toutes les histoires de l’oubli. Derrière l’impérialisme égalitaire, il y a la plus monstrueuse entreprise de décérébration et de déculturation jamais entreprise. Le voilà bien le pire des crimes contre l’humanité ! Bien sûr, on peut se plaire en la compagnie de ses voisins, aimer leur rendre visite et partager avec eux ce que l’on a de plus précieux. Rien ne vaut la rencontre et l’échange pour apprendre, comparer et s’enrichir mutuellement. Faut-il qu’il y ait encore matière à comparer et à partager. Mais doit-on pour autant installer voisins et étrangers sous notre toit, vivre avec eux, leur abandonner jusqu’au droit de choisir notre propre environnement, les règles avec lesquelles nous voulons vivre ? Faut-il que « chez nous » n’ait à ce point plus de sens qu’il en devienne suspect ? Quels crimes, quelles hontes secrètes et collectives aurions nous à expier pour accepter pareille folie ? Derrière la fumée de leurs gesticulations convulsives, pour qui œuvrent-ils ces apprentis sorciers du verbe, ces distillateurs de poisons, qui ont fait du mensonge et de l’ignorance une morale au nom de laquelle ils ruinent et saccagent tout ? Pour quelle logique absurde, pour qui tant d’acharnement à détruire, tant de petites haines vulgaires et mesquines pour tout ce qui a été et ce qui a compté avant nous ? Eux qui vont jusqu’à réécrire le passé pour mieux le récuser, savent-ils vers quel néant ils nous précipitent ? De dogmes en réformes, de lois en condamnations, d’utopies en mensonges, jusqu’où nous faudra-t-il boire la lie de leurs échecs avant d’oser dire : maintenant c’est assez ! Quand verra-t-on ces générations de politiciens aveugles, d’écrivains ratés, de journaleux complaisants, de philosophes de comptoirs et de juges encartés, tous complices dans le même crime contre le peuple, comparaître au tribunal de l’histoire ? Puisqu’ils ont tellement foi en eux, qu’ils osent le référendum ! Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes n’est plus qu’une farce, lorsque la réponse à la question de l’identité tient toute entière dans le code pénal. Mais peut-être est-ce sans importance pour qui trouve au tam-tam autant de voluptés qu’au piano ? »

Pierre Cévennes, Les irascibles. Éditions du Lore.

————————————————————————————————–

Souvenir d’une civilisation qui n’est déjà plus ce qu’elle était … c’est aussi ça, notre identité …

“Que chacun s’asseye à sa place, ordonna le chef, on va partager.

Les patates d’abord, faut commencer par quelque chose de chaud, c’est mieux, c’est plus chic, c’est comme ça qu’on fait dans les grands diners.”

Et les quarante gaillards, alignés sur leurs sièges, les genoux à angle droit comme des statures égyptiennes, le quignon de pain au poing, attendirent la distribution.

Elle se fit dans un religieux silence : les derniers servis lorgnaient les boules grises dont la chair d’une blancheur mate fumait en épandant un bon parfum sain et vigoureux qui aiguisait les appétits.

On éventrait la croûte, on mordait à même, on se brûlait, on se retirait vivement et la pomme de terre roulait quelquefois sur les genoux où une main leste la rattrapait à temps; c’était si bon ! Et l’on riait, et l’on se regardait, et une contagion de joie les secouait tous, et les langues commençaient à se délier.

De temps en temps, on allait boire à l’arrosoir.

Le buveur ajustait sa bouche comme un suçoir au goulot de fer-blanc, aspirait un bon coup et, la bouche pleine et les joues gonflées, avalait tout, hoquetant sa gorgée ou recrachait l’eau en gerbe, en éclatant de rire sous les lazzi des camarades.

“Boira! boira pas! parie que si! parie que ni!”

C’était le tour des sardines.

La Crique, religieusement, avait partagé chaque poisson en quatre; il avait opéré avec tout le soin et la précision désirables, afin que les fractions ne s’émiettassent point et il s’occupait à remettre à chacun la part qui lui revenait. Délicatement, avec le couteau, il prenait dans la boîte que portait Tintin et mettait sur le pain de chacun la portion légale. Il avait l’air d’un prêtre faisant communier les fidèles.

Pas un ne toucha à son morceau avant que tous ne fussent servis : Tigibus, comme il était convenu, eut la boite avec l’huile ainsi que quelques petits bouts de peau qui nageaient dedans.

Il n’y en avait pas gros, mais c’était du bon ! Il fallait en jouir. Et tous flairaient, reniflaient, palpaient, léchaient le morceau qu’ils avaient sur leur pain, se félicitant de l’aubaine, se réjouissant au plaisir qu’ils allaient prendre à le mastiquer, s’attristant à penser que cela durerait si peu de temps. Un coup d’engouloir et tout serait fini ! Pas un ne se décidait à attaquer franchement. C’était si minime. Il fallait jouir, jouir, et l’on jouissait par les yeux, par les mains, par le bout de la langue, par le nez, par le nez surtout, jusqu’au moment où Tigibus, qui pompait, torchait, épongeait son reste de “sauce” avec de la mie de pain fraiche, leur demanda ironiquement s’ils voulaient faire des reliques de leur poisson, qu’ils n’avaient dans ce cas qu’à porter leurs morceaux au curé pour qu’il put les joindre aux os de lapin qu’il faisait baiser aux vieilles gribiches en leur disant : “Passe tes cornes !” (*)

Et l’on mangea lentement, sans pain, par petites portions égales, épuisant le suc, pompant par chaque papille, arrêtant au passage le morceau délayé, noyé, submergé dans un flux de salive pour le ramener encore sous la langue, le remastiquer à nouveau et ne le laisser filer enfin qu’à regret.

Et cela finit ainsi religieusement.”

(*) sans doute : Pax tecum !

Louis Pergaud, La Guerre des boutons.

————————————————————————————————

juste paru:

————————————————————————————

-et pour bien enfoncer le clou : -

Dans un livre superbement illustré qu’il vient de consacrer aux Celtes, Venceslas Kruta évoque, parmi beaucoup d’autres sujets, l’épopée irlandaise d’autrefois . Il est frappant que celle-ci décrive un idéal héroïque analogue à celui des poèmes homériques. L’acteur principal de ces récits dont la tradition orale a été transcrite au Moyen Âge est Cuchulainn, héros du royaume d’Ulster. Tout jeune, il entend dire selon les présages druidiques : “Le petit garçon qui prendra aujourd’hui les armes sera brillant et célébré, mais aura la vie courte.” Aussitôt, il abandonne ses jeux et va demander au roi de recevoir ses armes. Les ayant obtenues, il retrouve le druide auteur de la prédiction. Celui-ci tente de le dissuader, suggérant avec effroi le sort qui lui serait réservé. Mais Cuchulainn n’éprouve nulle crainte : “Ne serais-je au monde qu’un jour et qu’une nuit, peu m’importe, pourvu que restent après moi mon histoire et le récit de mes hauts faits.”

On songe naturellement au personnage d’Achille dans l’Iliade. Par avance, lui aussi connaît son sort et l’a choisi. Tout jeune, comme Cuchulainn, le choix lui a été offert entre une vie longue et paisible loin des combats, et une vie intense, glorieuse et brève, coupée net dans l’éclat de la bataille. Et c’est celle-ci qu’il a voulue, léguant aux hommes de l’avenir un modèle de grandeur tragique. Comment expliquer une telle identité aux deux extrémités du monde européen ancien, sinon par une parenté fondamentale ? Le culte du héros sacrifié à sa propre gloire ne se rencontre dans aucune tradition littéraire d’autres grandes cultures, alors que, de façon tardive et appauvrie, il sera encore chanté dans La Chanson de Roland.

L’identité spirituelle que révèlent les épopées européennes anciennes est confirmée par l’archéologie. L’âge du bronze européen, que l’on voit se former entre le IVe et le IIe millénaire avant notre ère, présente une grande unité formelle. Les mêmes épées, les mêmes boucliers et les mêmes cuirasses d’un style pur et d’une finesse admirable sont présents dans les sépultures mycéniennes de la Grèce archaïque et dans les tombes du Danemark, des Grisons ou de Champagne. Il en est de même pour bien d’autres objets significatifs. Et l’on sait, grâce aux travaux des linguistes, que les peuples européens anciens proviennent d’une même souche parlant une même langue indo-européenne archaïque, dont sont issues toutes les langues de l’Europe actuelle. On sait encore, grâce cette fois aux travaux de la mythologie comparée, qu’une même vision du monde était commune à tous ces peuples, qu’ils soient celtes ou hellènes, en attendant les Romains et les Germains .

Ce n’est qu’après la dispersion des peuples indo-européens que l’on pourrait aussi appeler boréens, pour distinguer la langue et les locuteurs, que ceux-ci connaîtront des évolutions différentes, influencées par leur contact avec des peuples autochtones et par des conditions climatiques qui ont déterminé des modes d’existence distincts. Deux mille ans et plus sous le soleil sec de la mer Égée ont nécessairement façonné le mode de vie, l’idée que l’on se fait des choses et le style décoratif autrement que les forêts nimbées de brume de l’Europe continentale et septentrionale. De ces différences sont nées la culture grecque et la culture celte . En apparence, elles sont étrangères l’une à l’autre, alors que ce sont deux manifestations contrastées d’une même tradition dont Homère nous a légué l’expression littéraire la plus achevée et la plus accessible.

Dominique VENNER : éditorial de la NRH n°21

——————————————————————————-

A l’heure où paradoxalement (mais le paradoxe étonne-t-il encore ?), on parle d’identité nationale et qu’on laisse planer en même temps le projet (ferme intention ?) de supprimer l’enseignement de l’Histoire-Géographie (Histoire-Identité, le lien n’est-il pas évident ?), je crois qu’il est loin d’être superflu de ressortir ce texte remarquable de Dominique Venner…

L’européanité est attestée par l’histoire et le caractère transnational des grands faits de culture. Au-delà d’un art rupestre spécifique à toute l’Europe voici déjà 30.000 ans, au-delà des pierres levées et des grands poèmes fondateurs, ceux des Hellènes, des Germains ou des Celtes, il n’y a pas une seule grande création collective qui, ayant été vécue par l’un des peuples de l’ancien espace carolingien, n’a pas été vécue également par tous les autres. Tout grand mouvement né dans un pays d’Europe a trouvé aussitôt son équivalent chez les peuples frères et nulle part ailleurs. (…)

Comme tous les peuples unis par une même culture, les Européens sont les dépositaires d’une très ancienne tradition, mais ils ne le savent pas. La perception leur en a toujours été refusée. En dehors des poèmes homériques, ils n’ont pas d’écriture sainte, bien que la matière en soit offerte par leurs légendes, leur littérature épique et la philosophie antique. (…)

Tout grand peuple a une histoire sacrée qui révèle ses valeurs propres, celles qui donnent un sens à la vie de chacun des siens. Mais la longue histoire des Européens ne leur a jamais été contée. Elle n’a jamais été montrée ni perçue pour ce qu’elle est, un flux continu, comme si un même être, porteur des mêmes significations, avait traversé le temps (…).

L’Europe n’est pas née des traités de la fin du XXe siècle. Elle est issue de peuples frères qui, entre la Baltique et l’Egée, sur quelques milliers d’année, donnèrent naissance à une communauté de culture sans égal. L’Europe peut donc se définir comme une tradition très ancienne, tirant sa richesse et son unicité de ses peuples constitutifs et de leur héritage spirituel. (…)

[On doit constater] la vigoureuse unité de culture des Européens de l’âge du bronze, de la Baltique à l’Egée, de la Cornouaille à la Volga, voici quatre ou cinq mille ans. [Il s’agit de] l’une de nos civilisations premières, [avec] ses dieux solaires, ses déesses-mères, ses héros invaincus, ses légers chars de guerre, les trésors somptueux de ses palais, ses longues barques audacieuses. (…) Découvertes sous un tumulus du Danemark ou dans une tombe de Mycènes, les épées semblaient toutes sortir d’un même moule, affichant l’unité esthétique d’un même monde (…)

Les peuples de l’ancienne Europe étaient réfractaires à l’écriture, bien que celle-ci leur fut connue, comme en témoignent les signes logographiques de la préhistoire, ancêtres sans doute de l’écriture runique. Plusieurs siècles après Homère, en Gaule et dans les îles Britanniques, les druides refusaient encore de transcrire par écrit leur enseignement qui, de ce fait, est perdu. Les Grecs avaient, eux aussi, privilégié l’oralité et divinisé la Mémoire. (…) Jusqu’à Homère, la mémoire avait été mythique et nullement historique. Les Grecs avaient donc perdu le souvenir de leurs origines et de leur histoire ancienne, celle qui avait précédé l’arrivée de leurs ancêtres sur les rives de l’Egée. Ils en avaient cependant conservé le souvenir mythique, celui d’une origine septentrionale associée à la légende des Hyperboréens (…)

Pourquoi appelle-t-on « indo-européenne », et pas simplement « européenne », la famille des langues parlées aujourd’hui presque partout en Europe ? Tout simplement parce que cette famille de langues s’étendait jadis de la Cornouaille au Penjab, sur d’immenses distances correspondant à l’aire d’expansion des différents locuteurs. (…) Le fait indo-européen est d’abord d’ordre linguistique (…)

Chez tous les peuples indo-européens, que l’on devrait plutôt appeler « boréens », la société aristocratique élargie, celle des hommes libres, à la fois guerriers et propriétaires du sol, anticipe sur ce que sera la cité grecque à partir du VIe siècle avant notre ère. On en voit l’expression dans l’assemblée des guerriers de l’Iliade, très semblable au Thing germanique et scandinave décrit par Snorri Sturluson. Les Celtes participent du même ordre politique, dont témoignera plus tard la Table Ronde. En revanche, nulle part dans le monde européen on ne verra des roi-prêtres à la tête de castes sacerdotales de type babylonien ou égyptien. A l’époque médiévale et classique les monarchies et les noblesses européennes continueront de résister aux prétentions théocratiques du Saint-Siège, tout en maintenant l’équilibre entre les trois ordres.

(…) Depuis la « révolution » du carbone 14, on a fortement reculé dans le temps, au-delà du Ve millénaire, l’époque du dernier habitat commun des Indo-Européens. (…) A une époque très ancienne, remontant vraisemblablement à plus de 10.000 ans, quelque part dans le vaste espace entre Rhin et Volga, au sein d’une population spécifique et nécessairement homogène, s’est cristallisée la langue que les linguistes appellent pré-indo-européenne (…) l’analyse linguistique permet de penser qu’une première dispersion s’est produite vers le Ve millénaire, par la migration de peuples indo-européens vers le sud-est, l’Asie Mineure et au-delà. (…) La plupart de ces peuples pensaient que leur berceau primordial se trouvait dans un « nord » mythique et imprécis. L’Inde védique, l’Iran ancien, la Grèce, le monde celtique et germanique ont conservé le souvenir légendaire d’un habitat nordique désigné comme les « Iles au nord du monde », le « Pays des dieux » ou le « pays des Hyperboréens ». (…)

On ne saura jamais avec certitude où, quand et comment s’est produite l’ethnogenèse des Indo-Européens, que l’on devrait plutôt appeler Boréens afin d’éviter une confusion entre la langue et l’ethnie dont elle est bien entendu l’une des manifestations essentielles. Une langue voyage avec ses locuteurs, elle peut conquérir aussi des populations sans rapport précis avec le peuple originel … C’est pourquoi la distinction entre langues indo-européennes et peuples boréens paraît souhaitable.

Dès la préhistoire ou la très haute Antiquité, les Boréens, porteurs initiaux des langues indo-européennes, se sont imposés sur de nouveaux territoires à des populations qui n’avaient pas exactement la même origine, ne sacrifiaient pas aux mêmes dieux ni n’avaient la même vision du monde. Les mythes grecs, latins, celtes et germaniques des guerres de fondation rappellent les conquêtes anciennes de nouveaux territoires, mais aussi, comme le pense Jean Haudry, la projection mythique d’une préoccupation de concorde civile.

Le souvenir des guerres de fondation se décrypte dans la légende historisée de Rome et l’enlèvement des Sabines. Elle s’exprime aussi dans l’Edda scandinave qui décrit deux races divines (…) Le même schéma peut se lire dans la théogonie grecque. (…) Voilà ce qui est en gestation dès le IIIe millénaire, époque du bronze européen, beaucoup mieux connue que les précédentes en raison d’une grande richesse archéologique et des réminiscences conservées par les poèmes homériques. Partout en Europe, de la Baltique à l’Egée, de l’Atlantique à la Caspienne, on voit s’affirmer la nouvelle religion solaire et de nouvelles valeurs, l’héroïsme tragique devant le Destin, la souffrance et la mort, l’individualité et la verticalité du héros opposées à l’horizontalité indistincte de la multitude. La vaillance, vertu masculine essentielle, est récompensée par l’éternisation des meilleurs, très présente dans l’Edda, et la féminité est reconnue, respectée et admirée. Simultanément, on voit s’établir des royautés féodales reposant sur des aristocraties guerrières et terriennes. C’est alors que se façonne la physionomie spirituelle qui restera celle de l’Europe.

——————————

« Notre monde [européen] ne sera pas sauvé par des savants aveugles

ou des érudits blasés. Il sera sauvé par des poètes et des combattants,

par ceux qui auront forgé ‘l’épée magique’ dont parlait Ernst Jünger,

l’épée spirituelle qui fait pâlir les monstres et les tyrans. »

- Dominique Venner :  Histoire et tradition des Européens, éditions du Rocher.

————————————————————————————-

C’est chez ElleN,  en voyant les illustrations qu’elle avait choisies pour accompagner son texte sur l’identité que je me suis à mon tour demandé comment, moi, je pourrais illustrer un tel sujet. Et sans pouvoir aller plus loin, j’ai bloqué sur cette photo de mon grand-père qui date de presque cinquante ans, pendant que me venait à l’esprit cette remarque de Maurice Rollet : « si je me demande quelle gueule avait mon ancêtre antique, et bien c’était la même que la mienne » (je cite de mémoire).  La même que la mienne et la même que mon grand-père qui personnifie, là, l’héritage qui m’a été fourni par la nature et la culture : et c’est la volonté d’accepter, d’assumer et de revendiquer cet héritage qui, selon Pierre Vial, définit l’Identité.

« Identité. Étymologiquement : « ce qui rend singulier ». L’identité d’un peuple est ce qui le rend incomparable et irremplaçable.

La caractéristique de l’humanité est la diversité et la singularité de ses peuples et de ses cultures. Toute homogénéisation est synonyme de mort et de sclérose, d’entropie. Les universalismes ont toujours voulu marginaliser les identités, au nom d’un modèle anthropologique unique. L’identité ethnique et l’identité culturelle forment un bloc : le maintien de l’héritage culturel et son développement supposent une proximité ethnique au sein des peuples.

L’humanité ne pourra survivre aux défis qu’elle se lance, que si elle demeure un pluriversum, c’est à dire un côtoiement pas toujours pacifique de peuples profondément différents mais ethnocentrés.

Attention : le fondement premier de l’identité est biologique : sans lui, les deux autres niveaux, culturel et civilisationnel, ne sont pas durables. Autrement dit, l’identité d’un peuple, de sa mémoire et de ses projets, repose avant tout sur des dispositions concrètes et héréditaires ».

Guillaume Faye : Pourquoi nous combattons

———-

Pour la petite histoire, une des dernières fois où j’ai parlé d’ « identité » une « lectrice » d’occasion, à la bonne conscience inébranlable, m’avait écrit pour me dire, qu’elle avait eu envie de « signaler ce texte à  SOS Racisme » au nom des « valeurs », bien sur,  de « l’amour » et de « la compréhension humaine », de « l’humanisme » et du « dialogue »… Qu’on n’aime pas ce que j’écris, je le conçois tout à fait, qu’on le critique, ou tout simplement qu’on ne le lise pas … mais que son premier réflexe ait été l’ envie de me moucharder , à SOS Racisme qui plus est, sans qu’elle comprenne que c’est ce qui me choquait le plus, est tout à fait symptomatique… à la campagne, il existe une petite chanson : « rapporteur à la maison, il aura des coups de bâton… rapporteur à l’écurie, il aura des coups de fusil… »

———————————————————————————-

Cet article tombe à pic parce que je commençais vraiment à me croire et me sentir bien seul … et je vois qu’il n’ en est rien…

inquisition« L’union ? Nous entendons déjà les clameurs des éternels cocus de l’identitarisme qui vont venir nous chanter la sempiternelle ritournelle de l’union sacrée contre l’islam, le mondialisme judéo-américain…Nous crions « halte au sketch! » Qu’avons nous à gagner avec les partisans d’un christianisme œcuménique qui souhaite que l’on s’ouvre toujours plus à l’ « autre » quand cet « autre » se revirilise et nous crache à la gueule ? Que l’on tende la joue et que l’on baisse notre froc ? Ce n’est pas le genre de la maison… Et les cathos tradis alors ? Nous avons quelques ennemis communs avec eux, pas plus. Ça ne suffit pas pour partager une vision du monde (…). D’ailleurs, en les poussant dans leurs retranchements plus que sinueux, beaucoup d’entre eux nous passeraient bien au fil de l’épée au même titre qu’ils le feraient pour un Sarrasin ou un Hébreu (…)

Non, dans la grande révolution de demain, si l’Europe veut retrouver sa liberté, son identité et sa puissance, il ne pourra jamais y avoir alliance avec ceux qui, d’une manière ou d’une autre, colportent une croyance et une idéologie dont nous mourons à petit feu, car il ne faudra pas réinoculer demain le germe pathogène mortifère. »

(Réfléchir et Agir n°24)

(pour mémoire : « ceux qui ne sont pas avec moi sont contre moi. Et ceux qui ne veulent pas que je règne sur eux, amenez-les moi et étranglez les devant moi » -Matthieu, 12, 30)

———————————————————————————————————————-

dscf0821L’association Des racines et des Elfes est née en décembre 2008 de la volonté de ses sept fondateurs réunis physiquement pour l’occasion après une période de travail préparatoire sur Internet.

L’objet de l’association est défini en ces termes par les statuts :

“L’association participe à la sauvegarde et favorise la pérennité de l’environnement et du patrimoine commun des peuples européens. Elle poursuit cet objectif dans le respect des équilibres naturels et avec le souci constant de favoriser la fraternité entre leurs membres. Elle a notamment pour vocation de promouvoir et soutenir la création d’un lieu de rencontre et d’échanges.”
La conservation et la transmission de notre environnement et de notre patrimoine sont nécessaires au maintien d’une identité menacée de tous côtés. Nous savons ce que nous devons aux grands équilibres naturels qui en fondent une large part. Les préserver participe de la même volonté de sauvegarde qui guide nos actions en tous temps et en tous lieux.

Renouer avec une fraternité bien comprise, trop souvent oubliée au profit d’un individualisme galvaudé ou d’un matérialisme débridé permettra à chacun de savoir qu’il peut compter sur les siens. En favorisant l’entraide entre nos membres et sympathisants, nous voulons construire une communauté qui s’unit et se soutient face à l’adversité, y compris dans les actes les plus bénins de la vie quotidienne.

L’action de l’association est constructive et volontariste. Le constat de l’état dans lequel se trouve notre société est largement fait par ailleurs et, si nous le partageons bien souvent, nous voulons aller au-delà. Convaincus que la fatalité n’existe pas, nous souhaitons regrouper les forces, les compétences et les moyens de ceux qui savent que notre avenir dépend en grande partie de ce que nous en ferons.

Si, vous êtes vous aussi convaincus de la nécessité d’unir les bonnes volontés dans le combat pour nos valeurs, votre place vous attend parmi nous.

Adhérez à l’association ou apportez-lui votre soutien dès aujourd’hui.

pour me contacter

 

mai 2012
L Ma Me J V S D
« avr    
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031  

a

Des racines et des elfes

Tigialon uscas

Blog Stats

  • 475,692 hits
Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.